Présentation du podcast :

Avez-vous déjà ressenti une frustration face à un système qui semble ne pas vous offrir les opportunités que vous espériez ?

Sur Français dans le monde (FDLM), le média de la mobilité internationale, nous abordons une question brûlante pour de nombreux étudiants et leurs familles en France: que faire après Parcoursup, surtout si vos vœux n’ont pas été exaucés? Rejoignez-nous alors que nous explorons les solutions possibles pour transformer un échec apparent en opportunité.

Aujourd’hui, Gauthier Seys reçoit Florence Chabert d’Hiers, formatrice en interculturel et Amélie Farizon, experte en orientation scolaire et professionnelle. Elles partagent leurs précieux conseils pour naviguer dans la phase complémentaire de Parcoursup. Elles offrent un soutien indispensable aux élèves et à leurs parents en quête de nouvelles options après les résultats décevants de la plateforme d’admission française.

Dans cet épisode, nous discutons des alternatives disponibles pour les étudiants qui n’ont pas obtenu leur premier choix via Parcoursup. Florence et Amélie mettent en lumière des solutions telles que l’année de césure, qui permet aux jeunes de prendre du temps pour réfléchir à leur avenir tout en développant de nouvelles compétences. Elles expliquent comment cette pause peut être une opportunité de croissance personnelle et professionnelle, en explorant des projets internationaux et en renforçant des compétences linguistiques. Un épisode inspirant pour ceux qui cherchent à transformer un obstacle en une aventure enrichissante.

► Podcast n°2942 (juin 2026)

00:00:01-Présentation de l’épisode sur Parcoursup
00:00:29-Début des discussions sur Parcoursup
00:00:58-Fonctionnement de Parcoursup expliqué par Amélie
00:02:00-Phase complémentaire de Parcoursup et réorientation
00:03:20-Alternance et opportunité scolaire
00:04:48-Rôle des conseillers en orientation
00:05:30-Discussion sur l’année de césure
00:06:45-Bénéfices de l’année de césure
00:08:30-Valorisation de l’année de césure à l’international
00:09:50-Importance de la préparation du départ et du retour
00:10:50-Solutions pour les déçus de Parcoursup
00:11:45-Fin et remerciements de l’épisode

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Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde, pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Florence Chaberdière et Amélie Farison. On vous parle de l’après parcoursup. 10 Minutes. 10 Minutes.
Alala, j’ai dit le mot qui donne la migraine et aux enfants et aux parents. Parcoursup, ça y est, on est dans une phase complémentaire. Et si vous êtes un peu perdus, si vous avez besoin de lumière, j’en ai deux pour vous. Bonjour et bienvenue, Florence. Hello Gauthier, how are you?
Fine, thank you. Et Amélie, qui était également avec nous. Bonjour. Salut Gauthier. Content de vous retrouver pour parler de ce grand sujet.
Parcoursup, on peut peut-être rappeler, parce que les plus anciens, comme moi par exemple, on n’avait pas cet outil à l’époque. Est-ce que Amélie, tu peux nous rappeler en quelques mots comment fonctionne ce système de parcoursup en France? Parcoursup, c’est une plateforme qui permet aux élèves de terminale ou des élèves en réorientation de pouvoir faire une liste de vœux pour préparer leurs études supérieures, candidater à des écoles avec des dossiers de candidature à travers 10 vœux qui ont été normalement remplis en avril dernier et donc les résultats sont tombés il y a quelques jours. Et parfois, Parcoursup a fait quelques émoi dans les familles, il y a des déceptions aussi, donc c’est pour ça qu’on est là pour aider les parents qui se retrouvent dans cette situation. Alors si vous aviez fait un vœu et qu’aujourd’hui vous avez la place dans l’établissement que vous voulez, tout va bien, mais alors pour les déçus, on va faire un petit état des lieux, regarder un peu quelles sont les solutions.
Cette phase, on l’appelle la phase complémentaire, c’est-à-dire c’est la phase où on essaye de trouver les solutions. C’est ça. En fait, généralement, les élèves ont pu avoir leur vœu ou en tout cas sont en attente de leur vœu. On parle de Parcoursup, mais on parle aussi des élèves qui ont fait mon master, donc après la licence, et puis les élèves qui sont en réorientation. Cette année, Parcoursup, c’était environ 600.000 élèves qui sont aussi intégrés.
Un tiers d’entre eux sont en réorientation. Donc c’est aussi important de le savoir parce que ce sont des élèves qui ont aussi une expérience supplémentaire et qu’il faut aussi intégrer dans leur dossier. Maintenant, depuis quelques jours, la phase complémentaire a commencé. D’autres vœux ont éclos, des écoles qui ont pu découvrir qu’ils avaient éclusé la liste d’attente de leurs élèves et qui ouvrent une phase complémentaire avec la possibilité d’intégrer leur école. Donc, la première solution qu’on propose aujourd’hui aux élèves, d’une part, c’est d’accepter la situation et de se dire, bon ben, Parcoursup, pourquoi ça n’a pas fonctionné?
Prendre un peu de temps pour accepter tout ça. Et puis, qu’est-ce qui pourra mieux fonctionner dans cette phase complémentaire, voire même l’année prochaine? Donc dans cet état des lieux de choses à penser, bien sûr il faut en tirer les leçons pour les élèves qui ne sont pas tout à fait ravis en tout cas de leur vœu. Cette phase complémentaire va être aussi une opportunité de relancer leur motivation sur le dossier Parcoursup. Mais il y a aussi une possibilité qui s’ouvre à eux, c’est l’apprentissage, où les vœux sont en alternance, sont ouverts pour des BUT, pour des BTS, pour des écoles de commerce, ou même des écoles d’ingénieurs.
Il y a encore des places, donc c’est vraiment le moment de pouvoir intégrer ces écoles-là, si ils le souhaitent bien sûr. Et cette phase va se dérouler jusqu’à septembre prochain. Donc tout n’est pas perdu quelque part. Il y a des solutions. Et puis rappelons que puisque nos auditeurs sont aux quatre coins du monde, ça marche pour les Français de France, mais ça marche aussi pour tous les petits Français qui étudient dans des circuits de lycées français dans le monde.
Exactement. Et alors, à ce moment-là, effectivement, si toutefois les parents sont très inquiets sur la situation, etc. Et qu’ils n’ont pas encore eu de réponse à leur école, on va dire, favorite, leur premier vœu, il ne faut pas hésiter à appeler l’école, à les contacter. Directement parce que c’est vrai que parfois il peut y avoir des désistements de dernière minute, etc. Et je conseille quand même toujours de pouvoir appeler l’établissement avant de pouvoir clore directement le dossier de cette école-là.
Et si on est un peu perdu, il y a des conseillères en orientation scolaire et professionnelle comme toi pour essayer de trouver des solutions. Il y a toujours une solution finalement? Il y a toujours une solution. Alors effectivement, j’ai de la chance, mes élèves ont tous eu leur vœu favori. Donc je ne suis pas dans cette phase complémentaire, mais je comprends tout à fait les parents qui sont un peu désespérés.
Mais mon background d’ancienne RH me permet aussi de pouvoir les aider. À construire peut-être aussi une année qui ne sera pas perdue, quoi qu’il arrive, et peut-être même une année qui sera bénéfique. Et c’est pour ça que je souhaite parler aussi de la possibilité de faire une césure. Cette césure, elle est l’occasion pour l’élève et ses parents, en tout cas l’élève, de pouvoir gagner un peu d’argent pour préparer aussi son études supérieures, avoir le temps de réfléchir aussi à son avenir. Alors, saisure, on ne peut pas dire aller surfer en Australie pendant un an, bien sûr.
Une saisure bien construite avec un projet adapté à l’élève, quelque chose qui puisse être revendu sur le CV l’année d’après sur Parcoursup, c’est vraiment quelque chose que je recommande. Et on voit, si on peut rassurer les parents, ce n’est pas parce que l’élève part un an en année de césure qu’il ne va pas vouloir reprendre les études après. Au contraire, la plupart des élèves que nous accompagnons en césure, même 100% jusqu’à présent, souhaitent revenir dans un établissement scolaire pour apprendre un diplôme qu’ils ont choisi et qu’ils ont eu le temps de mûrir. On va dire que cette césure, c’est l’opportunité de se remettre sur le bon chemin, sur le bon rail et d’utiliser les mois qu’on a devant soi pour transformer l’essai finalement. C’est exactement ça.
C’est aller chercher un petit peu qui on est, aller explorer la partie que Florence finalement va aller chercher dans le sable un peu pour trouver le trésor. Mais on est là aussi ensemble à travailler pour accompagner les jeunes. Dans toute sa construction de lui-même et de sa personnalité et de ce qu’il a envie de faire plus tard. Et en creusant dans le sable, je découvre une application, une app pour les 14-25 ans, ça s’appelle Rise Shine. Et c’est là où justement, Florence va nous faire briller cette année de césure en la transformant en une aventure à l’international, par exemple.
L’année de césure, c’est vraiment prendre du temps pour en gagner. On va pouvoir accompagner les jeunes et leurs familles avant, pendant et après cette année de césure. Cette année de césure va être faite sur mesure selon les besoins du jeune, que ce soit au niveau du budget, de ses envies? Est-ce qu’on a envie d’approfondir une langue? Est-ce qu’on a envie d’aller faire du volontariat?
Est-ce qu’on a envie d’aller faire des cours à l’étranger pour découvrir un autre système? Dans les pays anglo-saxons, comme vous le savez, étant basé à Londres, la gap hier est quelque chose qui est très valorisé et c’est vrai que ça arrive petit à petit en France et c’est quelque chose auquel on ne pense pas forcément. Et du coup nous notre rôle est à travers ces questions identitaires on va pouvoir construire tant un parcours identitaire et aussi académique parce qu’on ne vous lâche pas à travers l’application et aussi à travers nos rendez-vous en face-to-face pour qu’on puisse vraiment capitaliser sur ses compétences. Et je vais ressortir un mot en anglais, Gauthier, qui est grâce à l’année de césure, on va pouvoir rise and shine, mais surtout find a purpose. Et une fois que ces jeunes ont trouvé un purpose, donc vraiment quelque chose qui les porte et qui les anime, ils vont pouvoir être à même finalement d’éviter, en tout cas dans la plupart des jeunes que nous accompagnons, une réorientation plus tard.
Donc c’est vraiment prendre du temps pour en gagner. On construit l’identité à travers l’international. Alors notamment, par exemple, apprendre une langue. Si on veut travailler dans le commerce, le commerce international, ça va être un passage obligé. Autant utiliser ces petits mois qu’on a avant le retour de Parcoursup l’année prochaine pour devenir bon, tout simplement.
Et donc là, l’aventure d’une vie quelque part dans le monde. Exactement, alors effectivement une nette césure va être construite, on a énormément de destinations donc ça va dépendre si par exemple l’anglais est déjà bien instauré parce qu’on est dans un lycée français à l’étranger et bien on va pouvoir par exemple capitaliser sur l’espagnol et puis après surtout on a envie que de pouvoir proposer, par exemple, trois mois à s’occuper des éléphants en Thaïlande, trois mois, par exemple, à aller faire des cours d’anglais et peut-être faire demi-opère en Australie. Et puis, il y a aussi une chose, ce n’est pas parce que nos enfants vont partir loin que ce sera forcément plus cher. Donc, du coup, voilà, c’est la raison pour laquelle on crée vraiment sur mesure et que ça dépend des envies, du budget, de façon à satisfaire tout le monde et à rassurer tout le monde, parce qu’au final, ça devient une aventure tant pour le jeune une aventure aussi familiale. On devient un vrai relais pour les parents.
Et ça, c’est vraiment la beauté de notre accompagnement. Et l’idée, ce sera de se mettre sur le bon chemin, donc avec l’aide d’Amélie, conseillère en orientation, et de le faire dans un cadre interculturel maîtrisé. On le dit toujours sur cette antenne, il faut se préparer à vivre cette aventure. Et c’est là que tu interviens, Florence. Exactement, parce que je dis souvent, un départ se prépare, mais le retour se prépare au moment du départ.
Donc avec les jeunes qui nous accompagnons en année de césure, ça prend encore plus son sens que pour les familles expatriées, on va dire, plus traditionnelles. Finalement, avoir loupé la marge de Parcoursup, c’est presque une bonne nouvelle avec votre solution. Exactement. Et sachez Amélie, on ne l’a pas dit, mais vous pouvez cocher année de césure sur Parcoursup, n’est-ce pas Amélie? Oui tout à fait, même si vous ne l’avez pas coché à la base en tout cas, au moment de l’enregistrement des vœux, il n’est jamais trop tard pour pouvoir le faire et ensuite de toute façon on a toujours une solution au sein de notre organisme pour trouver des solutions dans ce sens là.
Il faut savoir quand même que le retour sur Parcoursup peut être agrémenté d’une fiche de suivi par une conseillère en orientation qui remplace la fiche à venir de l’établissement scolaire. Donc ça c’est aussi important de bien être accompagné puisque l’avis de la conseillère en orientation scolaire comptera dans le choix du retour sur Parcoursup l’année prochaine. Si l’étudiant a un petit doute, s’il est un peu perdu, si c’est pas trop où aller, l’idée c’est qu’il perde un peu de temps maintenant pour se poser les bonnes questions. Pour en gagner. Et pour en gagner plus tard.
J’ai bien compris du coup. Tout à fait. Parfait. Je peux être jeune à nouveau et m’inscrire moi-même sur Parcoursup. En tout cas, pour ceux qui sont déçus, la bonne nouvelle c’est qu’il y a Rise Shine.
Vous pouvez en savoir plus en cliquant sur le lien disponible dans le descriptif de ce podcast. Vous n’avez jamais de vacances du coup les filles? Non, jamais. Trop dur la vie. Eh bien, écoutez, en tout cas, je souhaite le meilleur à ceux qui nous écoutent et qui viennent peut-être de se dire, ah, il y a une solution pour moi.
C’est ici que ça se passe. Merci, mesdames, au plaisir de vous retrouver. Merci Gautier. Bye bye Gautier. Vos podcasts sur la mobilité internationale sont.
Sur fdlm.fr et sur YouTube en cherchant Français dans le monde.

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