Alors que depuis quelques jours la France est secouée par l’affaire du meurtre de la petite Lyhanna, 11 ans, les citoyens en colère pointent du doigt les défaillances de la justice face aux violences sexuelles sur les enfants.
Pourrait-on prendre exemple sur nos voisins ? Et si oui, lesquels sont leaders en matière de protection de l’enfance ? Sans surprise, les pays qui reviennent en premier dans les études sont ceux d’Europe du Nord.
Le modèle absolu en Europe, c’est l’Islande, avec le système « Barnahus », la maison des enfants. Le principe est simple : quand un enfant est victime, ce n’est pas lui qui court les commissariats, ce sont les adultes qui se déplacent. Les juges, les policiers et les psychologues se réunissent sous un même toit, dans un lieu chaleureux. L’enfant n’est entendu qu’une seule fois. L’entretien est filmé et sert de preuve légale. On évite le traumatisme de répéter l’histoire cinq ou six fois, et l’enquête est bouclée en quelques jours.
On peut ensuite mentionner la Suède. C’est le tout premier pays au monde à avoir interdit les violences corporelles dès 1979. Contrairement à la France, où les juges des enfants gèrent une masse de dossiers gigantesque et généraliste, la Suède s’appuie sur des unités de police et des magistrats formés exclusivement aux violences intrafamiliales et infantiles. De plus, dès qu’un signalement est fait, la loi impose des délais de traitement extrêmement courts pour évaluer le danger immédiat, là où en France certains dossiers restent parfois sur des bureaux pendant des mois.
Ces pays prouvent une chose : protéger les enfants n’est pas une option administrative, c’est un choix politique.
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