La Place, à Madrid et Barcelone. La Place, la référence du Conseil en gestion de patrimoine dédié aux Français expatriés depuis plus de 30 ans. La Place Iberia, parrain du dossier spécial, s’installait à Madrid.
Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Dans le cadre de notre dossier spécial s’installer à Madrid, zoom sur l’information et l’information des expats de vivants en Espagne avec notre partenaire, le petit journal Espagne et mon invité du jour, Vincent Garnier. 10 Minutes. 10 Minutes.
Bonjour Vincent. Bonjour Boitier. Si je te dis que tu as sans doute plus d’affinité à tendre ton micro qu’à ce qu’il soit dirigé vers toi, est-ce que je me trompe? Non, tu as bien raison, c’est souvent moi qui pose les questions effectivement. Et bien aujourd’hui on va changer un tout petit peu.
Nous sommes partenaires avec Le Petit Journal partout dans le monde, mais l’Espagne est une zone très importante. Un dossier est en cours justement pour tous ceux qui veulent aller s’installer à Madrid. Mais avant d’arriver à Madrid, on commence par Lyon, Grenoble. Tu es originaire de là-bas, c’est là que tu vas faire une école de commerce à Marseille. Ton premier Erasmus, c’est Athènes.
Est-ce que c’est pour toi le premier contact avec une autre culture, un autre monde? Ce n’est pas le premier contact avec une autre culture parce que ma mère est anglaise, donc un autre monde, je l’ai toujours porté en moi. La différence culturelle, le regard sur l’autre, le regard sur soi-même, ça a toujours été enrichi par les origines étrangères de ma mère et les origines italiennes au second degré de mon père. Dans ma famille, des mélanges culturels et des regards venus d’ailleurs. Et en effet, il y aura même Mélange qui va aller au-delà puisque tu vas rencontrer ta future femme qui est espagnole et qui va d’ailleurs être importante dans ce dispositif.
D’abord, on retourne à tes études. Tu bosses dans l’industrie électronique, sauf qu’à 25 ans, tu fais un petit point sur ta vie. Tu te dis, je vais me prendre une année sabbatique et là, tu vas partir en Amérique du Sud. J’ai l’impression, quand tu m’en as parlé, que ça a ravivé quelques excellents souvenirs chez toi. C’était quand l’année où on prend la liberté de se balader sans avoir de compte à rendre à personne et puis surtout en ayant de la gratuité et en découvrant des espaces et des peuples que je ne connaissais pas du tout.
J’avais un petit peu Tintin au Tibet à l’esprit, cette boule de cristal, mais des images d’épinales et je les ai confrontées à la réalité. Ça a été passionnant. Après cette année sabbatique, tu rentres, mais tu conserves un lien avec la Bolivie. Tu vas faire une entreprise qui va travailler avec la Bolivie. Et puis, tu vas aussi découvrir le journalisme.
Tu vas faire des piges pour Le Progrès, qui est un grand journal sur la région Rhône-Alpes. Découvrir ce métier de journaliste, ça a été une vocation un peu sur le tard, d’un coup? J’étais attiré par la question de la rédaction, j’avais très envie d’écrire. Quand j’étais petit, j’avais lu KSL aussi, le métier de grand reporter nous a tous fait rêver, ou en tout cas moi m’a fait rêver quand j’étais petit. Donc moi j’ai fait le grand reporter dans les quartiers alliants et j’ai eu l’occasion de rencontrer des gens humbles qui avaient des initiatives à petite échelle mais qui m’ont paru vraiment passionnante.
J’ai trouvé ça vraiment intéressant. En 2008, ton épouse va avoir le désir de retourner dans son pays d’origine. Tout de suite, tu t’es dit c’est OK, on y va. Ou est-ce que tu as eu des doutes un peu? En 2008, c’était encore un peu l’Eldorado, l’Espagne.
Tout le monde regardait. C’est marrant, comme il y a eu des hauts et des bas, mais à l’époque, On avait un regard vraiment plein de promesses par rapport à l’Espagne. Donc oui, j’avais très envie d’y aller. Je connaissais peu. J’y avais évidemment pas vécu et j’y suis allé vraiment avec un certain enthousiasme.
On est arrivé en pleine crise, donc il a fallu tout de suite mettre de l’eau dans son vin. Et puis surtout, c’est ce que je te racontais, moi, quand on a décidé de partir en Espagne, je me suis mis sur Internet pour chercher un petit peu des infos, pour voir à quelle sauce j’allais manger. Sans carrière, sans plan professionnel et tout de suite je suis tombé sur le petitjournal.com et je m’étais dit dès le début il faudra quand même jouer sur cette valeur française qui est la mienne, ce maîtrise de la langue, tout ce bagage culturel qui pourrait être un plus sur le marché de l’emploi parce qu’il fallait bien s’y préparer. Je suis tombé sur le petitjournal.com et comme je t’expliquais à l’époque la rédaction internationale du petitjournal.com était à Villeurbanne en banlieue Donc ça m’a vraiment permis tout de suite de prendre bouche avec les équipes et de mieux connaître le projet et de m’y impliquer dès mon arrivée. Alors justement, au passage, on salue Hervé et les équipes du Petit Journal International.
On va parler des éditions que tu pilotes. En 2009, il y a Madrid. En 2011, Barcelone. Il y a aussi Valence et Malaga ou plus globalement l’Andalousie. L’Espagne est un lieu, un pays à forte audience pour le réseau du Petit Journal.
Je suis franchisé pour les éditions de Madrid et de Barcelone, et j’ai des homologues à Valence et à Malaga. On travaille avec des homologues intelligents, on a une série de synergies rédactionnelles et journalistiques. Et qui permettent de générer des audiences qui font sens puisque l’Espagne est le pays qui génère le plus d’audience dans le réseau du petitjournal.com qui est un réseau global sur les cinq continents. Il s’avère qu’en Espagne, on a un grand nombre d’expatriés, on a des liens très forts avec la France, on a un pays voisin, il se passe plein de choses au niveau culturel, économique, commercial. Et ça nous donne d’autant plus de raisons de revenir journalistiquement sur ces sujets-là, mais aussi d’avoir une communauté extrêmement active dans plein de domaines, ça nous amène à faire des contenus très riches et à générer des audiences.
Alors justement, qu’est-ce qui intéresse le plus les francophones vivant en Espagne? Tu peux le voir à travers les audiences de tes articles, on sent que le réseau est important en Espagne. Oui, il y a plusieurs portes d’entrée en fait pour capter notre lectorat et puis on a un lectorat à mon avis qui est assez transversal et hétérogène. Il y a une porte d’entrée toujours, c’est la question très pratico-pratique, savoir quelles sont les démarches administratives à réaliser en tant qu’expatriés français en Espagne et ça c’est toujours un petit peu par là qu’on prend par la main nos lecteurs qui, si on a un peu de chance, nous accompagnent sur un cheminement un petit peu plus long. Ce cheminement, il va passer notamment par l’actualité de la communauté Française Expat.
Ça ne génère pas des millions de pages sur Google de savoir ce qui se passe au sein de ce petit collectif, ce petit village gaulois. Mais par contre, c’est vraiment notre cœur de métier. Moi, je dis, je vous l’expliquais, je viens de la PQR, la Presse Quotidienne Régionale. Au cours de la Lyon, on travaillait sur la proximité. Et ici, en Espagne, on continue à travailler au plus près de notre public.
Et quand on va à la rencontre de nos Français expatriés, on sent qu’on a vraiment mis le doigt sur ce que nos lecteurs attendent en faisant des portraits, en mettant en relief. Actions et les initiatives des associations, des institutions, des entreprises et de l’ensemble des organismes qui font ce pays-là. Après tu me demandais, je vais être un peu synthétique, mais voilà un sujet qui a vraiment été très récurrent ces dernières années dans nos pages, c’est la question de l’immobilier. L’Espagne est devenue un hub l’attraction immobilière, notamment pour les personnes qui souhaitent investir dans le domaine. Et donc, on a eu l’occasion de faire mille et un sujets sur cette question-là.
Et l’Espagne a aussi un gros problème de logement et d’accès au logement, ce qui nous amène aussi à rebondir assez régulièrement sur la question. Alors justement, on parle des Français expatriés, des francophones globalement qui sont basés en Espagne, mais il y a aussi tous les touristes. Et là, on n’a qu’à se poser devant l’aéroport de Barcelone ou de Madrid pour voir toutes les 90 secondes un avion qui arrive chargé de touristes. Ça a créé finalement des tensions au bout d’un moment. Tu le disais sur le marché du logement, presque un peu un rejet des Espagnols.
Autant de tourisme? L’Espagne est devenue la deuxième destination au monde en termes d’accueil de touristes étrangers derrière la France et talonne vraiment la France de près. Donc, ça pose des sujets très sérieux, effectivement, sur la durabilité du modèle ou la possibilité de supporter un si grand nombre de touristes qui consomment, qui consomment de l’eau, qui consomment du logement, qui mettent en cause les infrastructures qui n’étaient pas forcément toujours prévues pour accueillir autant de monde. Ça a généré des tensions. Il y a plein d’autres villes dans le monde, j’imagine, d’accès au logement.
C’est criant dans les baléares, à Barcelone, et ça commence à être de plus en plus sensible à Madrid notamment, mais dans d’autres villes aussi, à Malaga notamment, ça crée certaines tensions. Et puis après, il y a des amalgames, c’est-à-dire qu’il y a évidemment des personnes qui souffrent de cette situation et qui sont amenées à remettre en cause non seulement le tourisme, mais aussi la figure de l’étranger, soit qu’il est expatrié ou immigré de façon un petit peu plus modeste. Qui vient en Espagne. Et donc, effectivement, il y a des tensions. Oui, c’est vrai, ce n’est pas la seule réalité, mais il y en a et ça demande de faire de la pédagogie.
Ça demande aussi de faire de la pédagogie non seulement envers les Espagnols, mais aussi et surtout envers les personnes qui arrivent dans le pays et qui sont appelées à s’y intégrer, s’y installer et à y adopter la culture et les motivations des personnes qui les accueillent. On parlait des infrastructures. Deux fois l’année passée, j’ai eu l’occasion de me tourner vers Paul qui était sur Valence et Barcelone au sein du Petit Journal parce qu’il y a eu les inondations, parce qu’il y a eu la grande coupure électricité. Il y a des sujets quand même aujourd’hui assez importants. Sanchez fait souvent la une de l’actualité, notamment avec son positionnement anti-Trump et anti-guerre.
Mais tu me disais qu’aujourd’hui, dans les journaux espagnols, c’est surtout la corruption qui est sur la table. Oui, c’est-à-dire qu’on peut faire le lien entre, par exemple, les infrastructures et leur hyper-utilisation, ou la tension qu’elles ont pu subir avec la dana avalance, l’usage qui est fait des boîtes de communication, et notamment, il y a eu un accident il y a quelques mois en Andalousie, un accident ferroviaire. Qui a coûté la vie à un certain nombre de personnes, et il y a des problèmes du rail un petit peu partout, en Catalogne, à Madrid, assez régulièrement, parce que ces infrastructures sont vraiment mises à l’épreuve par un usage qui est en pleine explosion, notamment lié à la question touristique. Donc ça, c’est des points que les Espagnols, ils sont très sensibles et ils interrogent en tout cas, qui sollicite le gouvernement sur ces questions-là. C’est vrai que l’image de Sanchez qu’on peut avoir depuis l’extérieur de la France, qui est celle d’une grande figure qui se positionne sur la question du trumpisme notamment, elle est beaucoup plus nuancée.
Dans des questions domestiques depuis l’intérieur de l’Espagne, où on vient aussi le challenger sur des sujets beaucoup plus liés à la vie courante, notamment celui des infrastructures, notamment celui de la gestion, dans le cas de Valence, des catastrophes naturelles ou la gestion des grands blackouts qu’il y a eu lorsque toute l’Espagne a été sans courant durant un certain nombre d’heures, il y a quelques mois dorénavant. Et puis, pour terminer, effectivement, Sanchez est arrivé au pouvoir avec une motion de censure contre son prédécesseur, qui était liée au sujet de corruption qui entachait le gouvernement du Parti populaire de droite, et ça a permis d’accéder au pouvoir à l’époque. Mais le problème, c’est qu’aujourd’hui, Sanchez, il a des cas de corruption qui concernent directement un certain nombre de cadres dirigeants ne sont plus au cadre du Parti Socialiste, ce qui rentache beaucoup son positionnement et son discours d’arrivée au pouvoir.
Engagé et partagé sur ces sujets-là, peut-être plus que sur les sujets de son positionnement sur des questions de politique internationale, même si ça lui permet de regrouper la partie de gauche sur des positionnements communs, notamment concernant la paix en Palestine et son rejet de la guerre, notamment en Iran. Et on va terminer, si tu le veux bien, en parlant de la royauté. Il y a un roi en Espagne dans tous les podcasts que j’ai fait à l’occasion de ce dossier spécial. On n’en a encore jamais parlé. Pourtant, c’est une figure importante pour les Espagnols.
Notamment parce que le prédécesseur du roi actuel est celui qui a assuré quand même la survie du projet démocratique. C’est quelqu’un qui a été extrêmement aimé par les Espagnols, dont la figure a été entachée par des cas de corruption, par un certain nombre de dérives dont il a été le protagoniste. A passé le pouvoir à son fils, qui a vraiment œuvré pour redresser l’image de la royauté en Espagne, qui est plus ou moins arrivée. C’est une institution importante qui a un rôle avant tout de représentation d’Espagne et notamment à l’extérieur. Mais qui marque le cap sur des grands sujets de société, avec à chaque fois le positionnement du roi qui est un petit peu un curseur quand même sur ces sujets-là, mais qui est quand même remis en cause parce que la société évolue aussi, parce que le voisin français qui a décapité et guillotiné ses rois peut être un exemple pour une partie de la société espagnole aussi.
Donc voilà, ça fait débat. On se retrouvera fin d’année pour les Trophées des Français en Espagne, une des fiertés du réseau du Petit Journal puisque c’est l’occasion d’éclairer justement des francophones qui font des choses importantes, donc on se retrouvera à cette occasion s’il le veut bien. Oui effectivement, on va organiser ces trophées avec une cérémonie qui aura lieu en novembre à Madrid. Même si on va commencer à communiquer sur cette initiative et notamment à lancer l’appel à candidature dès la rentrée après l’été. C’est vrai que c’est une initiative qui est très gratifiante parce qu’elle nous amène à être en contact avec des personnes ni connues ni reconnues mais qui ont des parcours particulièrement inspirants, souvent exceptionnels dans des domaines tels que l’entrepreneuriat, la culture, l’innovation, l’éducation.
Pouvoir non seulement aller à leurs rencontres, mais en plus les mettre en lumière, c’est très gratifiant, effectivement. Très impatient qu’on puisse organiser cette édition des Trophées des Français de l’Espagne, parce qu’on devrait être bien entourés et parce qu’on va s’appuyer sur une dynamique qu’on a lancée l’an dernier avec plutôt du succès. On souhaite pouvoir rééditer l’automne prochain. Eh bien, restez à l’écoute de la radio des Français dans le monde, quelque chose me dit que vous en entendrez parler. Vincent, merci pour ce moment.
Ça y est, tu peux retourner à ta place, c’est-à-dire sur l’autre chaise, sur la place de celui qui tend le micro aux autres. Merci Gauthier, écoute, pour ta bienveillance et ta proximité aussi, et puis salut à tous les auditeurs de la radio qui sont en Espagne ou qui le souhaitent s’y installer. C’est le premier pays d’écoute après la France et ce mois-ci, on peut le dire aussi, un petit cocorico. On a atteint les 4 millions d’auditeurs cumulés, ce qui est la première fois dans l’histoire de la radio. À bientôt Vincent, salut.
Merci. Vous rêvez de Madrid? Du soleil de la Puerta del Sol à l’effervescence de la Gran Vía? Mais attention, une expatriation réussie ne s’improvise pas. Pour tout savoir avant de poser vos valises, français dans le monde, le média de la mobilité internationale vous propose son dossier spécial, s’installer à Madrid.
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