Présentation du podcast :

Êtes-vous prêt à découvrir comment les élections consulaires de 2026 pourraient transformer la vie des Français vivant à l’étranger ?

Dans ce podcast spécial Français dans le Monde (FDLM), réalisé en partenariat avec le think tank « La France & le Monde en commun », Cléa Cornet & Gauthier Seys de La radio des Français dans le monde accueillent Anne Boulo & Philippe Loiseau pour plonger au cœur de cet événement crucial qui façonne l’avenir des expatriés. Ils partagent leur expertise sur la démocratie consulaire et l’importance des conseillers consulaires, des figures essentielles pour représenter les intérêts des Français à l’étranger.

Cléa, notre journaliste, nous présente une enquête révélatrice sur l’état de la démocratie consulaire. Quelles sont les attentes des Français résidant hors de France ? Les intervenants abordent les défis liés à l’inscription au registre consulaire, un aspect souvent négligé mais fondamental pour garantir une participation électorale équitable. Ils examinent également les inégalités géographiques qui peuvent influencer la voix des expatriés dans ces élections cruciales.

Les élections consulaires ne sont pas seulement un acte de vote, mais un véritable engagement civique. Nos experts soulignent la nécessité d’une meilleure communication entre les institutions et les citoyens, ainsi que les efforts déployés pour mobiliser les électeurs. La fatigue démocratique est un sujet brûlant, et ce débat met en lumière les obstacles à la participation qui persistent, tout en encourageant les auditeurs à ne pas laisser ces défis les dissuader de s’engager dans la vie citoyenne.

En écoutant cet épisode de Français dans le Monde (FDLM), vous découvrirez non seulement les enjeux politiques de ces élections, mais aussi le parcours et le métier de nos invités, tous deux impliqués dans la mobilité internationale. Leur expérience enrichissante offre des perspectives uniques sur la manière dont les Français à l’étranger peuvent se faire entendre et influencer les décisions qui les concernent.

► Enquête du think tank disponible ici.

► Podcast Spécial ELECTIONS CONSULAIRES(29 mai 2026 – 18h Paris time)

  • 00:02 : Introduction aux élections consulaires 2026

  • 01:46 : Présentation des invités et du sujet

  • 02:49 : Analyse de l’enquête sur la démocratie consulaire

  • 06:48 : Rôle et importance des élus consulaires

  • 13:09 : Défis et enjeux des élections consulaires

  • 35:03 : Comment voter et participation électorale

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Transcription IA du podcast :

bonjour à toutes, bonjour à tous, merci de nous écouter. Bonjour ou bonsoir, je ne sais pas quelle heure il est chez nous. chez vous, puisque c’est une radio internationale où vous avez été 4 millions à écouter en audience cumulée ces 30 derniers jours la radio des Français dans le monde. Petit rappel, c’est un média à destination de tous ceux qui se préparent, qui vivent ou qui ont vécu la mobilité internationale. Et j’ajoute aussi les familles d’expat qui sont touchées par le sujet de l’expatriation. La mobilité internationale, ça représente en France à peu près 3 millions de Français qui vivent hors de France. C’est beaucoup. Un joli générique, je remercie Vincent qui s’est occupé de l’habillage de notre antenne. Ancien français de Singapour, il est de retour en France. Il fait un travail magnifique pour notre antenne. Bravo à lui, bravo à toute l’équipe de la Radio des Français dans le monde. Je salue notamment notre journaliste Cléa qui est avec nous et qui va nous accompagner et nous éclairer avec ses informations. Bonjour Cléa.

Orateur #3
Bonjour.

Orateur #2
Et puis nous avons deux invités qui sont également avec nous, partenaires de la radio des français dans le monde, le SIGTANK. La France et le monde en commun, nous avons parlé ensemble déjà de francophonie, de mariage, d’Europe écologique, nous avons parlé des relations sino-américaines, et puis j’ai le plaisir de retrouver Anne Boulot et Philippe Loiseau pour parler élection aujourd’hui et la vie citoyenne. Bonjour, bienvenue Anne !

Orateur #4
Bonjour, bonsoir, merci.

Orateur #2
Bienvenue, tu es en Afrique au moment où on enregistre cette émission, enregistrée quelques heures avant une diffusion sur notre antenne. Et bonjour à Philippe qui habituellement est en Allemagne, mais qui aujourd’hui est à Marseille. Bonjour Philippe.

Orateur #5
Oui, bonjour et bonsoir de Marseille. Et merci pour l’invitation.

Orateur #2
Eh bien, nous allons passer un peu de temps ensemble pour parler des élections consulaires 2026. Au moment où vous enregistrez, au moment où vous écoutez cette émission, les bureaux de vote sont ouverts à travers le monde. Alors on va en parler, parfois c’est pas très simple parce qu’il n’est pas à côté de là où vous habitez. C’est pas aussi simple qu’une élection qui se passe en France. Mais en tout cas c’est en ce moment et c’est jusqu’à dimanche à minuit. Les résultats ensuite seront à découvrir sur l’antenne de la radio des Français dans le monde. la semaine prochaine avec des rapports que Cléa aura l’occasion de nous faire. D’ailleurs Cléa, veux-tu introduire cette émission spéciale s’il te plaît ?

Orateur #3
Oui bien sûr, alors pour bien comprendre les enjeux de ce scrutin, nous nous appuierons aujourd’hui sur une enquête majeure publiée le 18 mai dernier par le Think Tank, La France et le Monde en commun, un rapport sans concession sur l’état de la démocratie consulaire et les attentes des Français de l’étranger. Pour en parler, nous accueillons donc ces deux rédacteurs au micro. Anne Boulot et Philippe Loiseau. Anne, tu es professeure des écoles en République du Congo et élue conseillère des Français de l’étranger au Congo également et présidente du conseil consulaire de Pointe-Noire. Ça fait beaucoup. Toi, Philippe, tu es conseiller des Français de l’étranger en Allemagne et membre fondateur du think tank sur les Français de l’étranger. Bonjour à vous.

Orateur #4
Bonjour Cléa, merci.

Orateur #2
Et nous allons parler de ces élections consulaires. Il y a quelques heures, je regardais une émission en France qui s’appelle Quotidien qui est diffusée sur TMC. Le journaliste fait un sujet sur une union des droites un petit peu étonnante d’ailleurs au passage, mais on n’est pas là pour parler politique aujourd’hui, plus de l’action citoyenne de pouvoir faire voter les Français de l’étranger. Et nous allons commencer cette émission en écoutant un extrait de cette émission. Voici ce que disait le journaliste sur le plateau.

Orateur #6
Pour la première fois, une liste d’union des droites a été créée pour une petite élection dont tout le monde se fout royalement. les élections consulaires. Alors en un mot, c’est une élection où c’est les Français de l’étranger qui votent pour élire leurs conseillers consulaires. C’est des gens qui représentent les Français de l’étranger dans les consulats. C’est un peu l’équivalent des municipales pour les Français de l’étranger. Les conseillers consulaires, c’est des gens importants parce qu’ils font partie des grands électeurs qui votent sénatorial, qui élisent les sénateurs. Donc ce dimanche… 31 mai, c’est les élections consulaires et il y a deux candidats qui se présentent dans deux circonscriptions.

Orateur #2
Alors voilà, donc c’est assez étonnant d’avoir entendu cette phrase du journaliste. Une petite élection dont tout le monde se fout. Est-ce que pour planter le décor et avant de lancer le premier chapitre de cette émission, est-ce que c’est pas révélateur finalement de ce que pensent les quelques 77 millions de Français de France sur les 3 millions de Français de l’étranger ? Tout le monde s’en fout, Anne.

Orateur #4
Eh bien écoute, oui, c’est sûrement révélateur parce que finalement, nous sommes officiellement environ 2 millions. Nous sommes sûrement un peu plus, mais on est loin, on a choisi de partir, ou pas forcément, mais on est né à l’étranger et français. On représente juste une infime partie de la population française à l’étranger. Ce qui s’y passe n’intéresse pas beaucoup la métropole.

Orateur #2
On va être précis, lorsqu’on est français de l’étranger, on peut s’inscrire sur un registre. Au 31 décembre 2025, 1 784 975 Français… Ils étaient inscrits, mais beaucoup aussi décident de ne pas s’y inscrire. Sachez qu’en majorité, 40% des expats sont basés en Suisse, en numéro 1, aux USA, au Royaume-Uni, en Belgique et au Canada. 49,82% sont des femmes, 50,18% sont des hommes, mais donc de nombreuses dizaines, centaines de milliers de Français ne sont pas inscrits sur ce registre. ce qui a d’ailleurs un impact sur les élections. dont on va parler aujourd’hui, puisque le nombre de représentants est indexé sur ce nombre au registre. Ça veut dire que peut-être que vous nous écoutez quelque part dans le monde, que vous n’êtes pas inscrit et que donc du coup, de façon mécanique, la représentativité peut-être fonctionne un peu moins bien, Philippe ?

Orateur #5
C’est tout à fait cela, effectivement. Le directeur écrite doit être inscrit sur une inspectorale consulaire, or qui n’est pas inscrit n’a pas le droit de vote. Les implications sont aussi budgétaires, puisque les consulats, sont dotés en personnel et en budget en fonction du nombre d’inscrits au registre. Et tout ça est donc une chaîne de responsabilité et aussi de budget.

Orateur #2
Alors on va parler de tous ces sujets, on va essayer d’être le plus complet possible pour que l’on comprenne bien à quoi servent les élus, comment fonctionne ce système de vote, parfois un peu compliqué. Voici le premier chapitre. À quoi servent nos élus ?

Orateur #0
Élections consulaires 2026

Orateur #1
Émission spéciale sur la radio des Français dans le monde

Orateur #2
Alors évidemment, pour bien voter, il faut comprendre à quoi ça va servir de voter. Peut-être Cléa, peux-tu nous rappeler un peu le principe et le rôle de ces élus ?

Orateur #3
Avant d’entrer dans le vif des chiffres, un constat s’impose. ces élections souffrent d’un immense déficit de notoriété. Lors du dernier scrutin en 2021 donc, le taux de participation a péniblement atteint les 15%. Une des raisons peut-être, la campagne commence le 18 mai, soit 15 jours avant et c’est court, très court même, certains candidats s’en plaignent. Pourtant, ces conseillers des Français de l’étranger, c’est leur nom officiel, jouent un rôle quotidien crucial. Ils incarnent notre démocratie locale à l’échelle internationale. Sur le terrain, ils siègent plusieurs fois par an avec les ambassadeurs et les consuls. Et ce sont eux qui votent les bourses scolaires pour les enfants expatriés, qui gèrent les aides sociales pour les Français en difficulté, ou encore qui soutiennent le tissu associatif local. Bref, ils sont le lien direct entre les expatriés et l’administration française. Et ce n’est pas tout, ils ont aussi un rôle national majeur. Ces 433 conseillers sont des grands électeurs. En fait, ce sont eux qui élisent les 12 sénateurs qui représentent les Français de l’étranger au Parlement. Autant dire que leur influence est loin d’être anecdotique.

Orateur #2
Et un rôle loin d’être anecdotique aussi, surtout depuis que le monde a traversé la pandémie. On a bien senti à ce moment-là le rôle des élus qui pouvaient faire le tampon, qui pouvaient remonter des problématiques du terrain. Entre Anne et Philippe, qui veut préciser un peu cette définition du rôle des élus ?

Orateur #5
Je vais reprendre les propos de Cléa en disant que le mandat de conseiller et de conseillère des Français de l’étranger est un mandat certes bénévole et consultatif, et là on aurait tort de l’ignorer, il faut donc le rappeler, mais c’est aussi un mandat politique, et là on aurait aussi tort de l’ignorer, puisque beaucoup l’ignorent ou feignent de l’ignorer en jouant sur leur engagement. Il faut le dire, le rôle des élus est primordial au local. ce sont les seuls élus élus au suffrage universel direct par les Français de l’étranger, hormis les députés.

Orateur #2
Alors, on nous écoute à Buenos Aires, à Tokyo, à Berlin. Qu’est-ce que ça change dans sa vie de tous les jours ? Quels sont les dossiers de ces élus, Anne ?

Orateur #4
Effectivement, on est dans les prérogatives définies par la loi. On est consultatif sur l’attribution des bourses scolaires, les aides sociales, sur l’attribution d’aides aux tissus associatifs. Voilà, on est aussi, par contre, notre rôle est essentiellement un rôle de médiateur, médiateur entre les Français et les services consulaires, sur tout ce qui touche à la vie des Français de l’étranger, la sécurité, mais aussi les démarches administratives. Et puis, en fait, on est aussi des lanceurs d’alerte, puisqu’on travaille en réseau avec les autres élus et aussi avec les parlementaires. Donc ça, ça n’est pas défini par la loi, mais voilà, c’est un rôle important et on crée du lien plus ou moins fortement selon les engagements des uns et des autres, mais on est là aussi pour créer du lien.

Orateur #2
Quand on dit bénévole, c’est bénévole ?

Orateur #5
Oui, bénévole. Les indemnités perçues par les conseillers et conseillères sont celles qui sont comparables au niveau local en France, entre 150 et 350 euros par élu et par mois. Merci. selon les circonscriptions. Et j’ajouterais justement, en direction du journaliste que tu as cité tout à l’heure, sans le nommer, qu’il ne faut pas comparer les élections consulaires aux élections municipales, ça n’a rien à voir. Il n’est pas nécessaire de comparer pour exister et de se comparer pour exister.

Orateur #2
Et puis il n’est pas nécessaire non plus de dire que c’est une petite élection dont tout le monde se fout. C’est mon avis, pourtant j’aime bien cette équipe de quotidien, je trouve que là, l’utilisation de ces mots, mais qui est en effet très révélateur, Même, on m’a déjà dit, Hélène de Grise, présidente de l’AFE, m’a déjà dit sur cette antenne, même les autres députés et sénateurs français n’ont pas toujours la bonne connaissance de ce que c’est que d’être français de l’étranger. Ce n’est pas tous des évadés fiscaux, ils ne sont pas tous au soleil en train de prendre un bon petit cocktail. Pourquoi cette image d’épinal reste aussi forte selon vous ?

Orateur #4
Finalement… On intéresse quand il s’agit d’élections nationales. Finalement, les élections présidentielles se profilent et donc on voit quand même des candidats s’intéresser aux Français de l’étranger et au quelques pourcentages de voix qu’ils représentent. Après, c’est vrai que tant que les quotidiens nationaux ne parlent pas des Français de l’étranger, c’est difficile d’exister en fait. Il y a beaucoup de médias comme le vôtre qui parlent des Français de l’étranger. Mais voilà, effectivement, il y a un manque d’informations sur les Français et l’étranger.

Orateur #2
Je me vantais des 4 millions d’auditeurs cumulés ces 30 derniers jours. 4 millions, c’est ce que fait France Info Radio chaque jour. Donc, ils pourraient peut-être en parler. Moi, je n’ai rien entendu sur les élections consulaires sur les médias français. Ça, c’est absolument évident. Je parlais tout à l’heure de la crise Covid. Il y a cette année, la crise au Moyen-Orient. Est-ce que le rôle des élus, pour conclure sur ce sujet, prend tout son sens quand il y a une crise ?

Orateur #5
Dans des pays à risque, notamment à risque économique, politique ou risque naturel, de catastrophe naturelle, oui, car ils contribuent en tant qu’îlotiers, en tant que coordonnateurs locaux, à ce que l’information passe en matière de sécurité, en matière de rapatriement d’urgence, en lien avec les consulats, avec les ministères des Affaires étrangères. Donc il y a une réalité, il y a une chaîne de solidarité qui s’organise, avec laquelle participent les élus, tout à fait naturellement, de façon bénévole, de façon déterminante dans des communautés qui sont parfois réduites à quelques centaines de personnes.

Orateur #2
Français dans le monde, le média de la mobilité internationale a fait un dossier spécial sur la crise au Moyen-Orient. On a interviewé une îlotière de Dubaï qui expliquait véritablement son rôle et qui notamment au début de la guerre expliquait qu’elle ne dormait pas beaucoup. On va attaquer et et analyser votre travail d’enquête, Anne et Philippe. Cléa, je pense que tu as justement lu ce dossier attentivement.

Orateur #3
Si on regarde les chiffres de plus près de votre rapport, certains interpellent, et le premier enseignement concerne le renouvellement politique. Sur les 532 listes enregistrées pour ce scrutin de mai 2026, on compte 41% de nouvelles têtes de liste. Le paysage bouge, mais la parité, elle, elle stagne. La loi impose en fait une alternance… hommes-femmes sur les listes, mais les têtes de liste restent majoritairement masculines. Seulement 40,7% de femmes mènent une liste cette année. Et surtout, l’enquête révèle une immense disparité géographique. L’Europe du Sud est la championne de la parité avec 79% des listes menées par des femmes. Et à l’inverse, l’Asie et l’Océanie ferment la marche avec seulement 26% de candidats en tête de liste. Le rapport montre aussi une baisse mécanique. Le nombre total de conseillers à pourvoir dans le monde passe de 442 à 433 sièges cette année en raison de l’évolution des inscriptions administratives. Des pays, par exemple, comme la Belgique, gagnent des élus, tandis que la Chine ou l’Algérie en perdent. Et c’est des chiffres qui laissent aussi deviner la nouvelle carte géographique de l’expatriation française.

Orateur #2
On va creuser et analyser cette enquête qui est disponible dans le descriptif de ce podcast. Oubliez une question avant d’enchaîner. Petite question, les élections présidentielles, c’est dans quelques mois maintenant. Anne, tu disais qu’à ce moment-là, les réservoirs des 2 millions de Français de l’étranger pouvaient servir à quelque chose de façon concrète. Ça peut même modifier un résultat, ça peut être substantiel ?

Orateur #4
Je ne suis pas sûre que ça puisse faire pencher une balance, mais si les résultats sont serrés… Je pense qu’on pèse entre 2 et 3% je crois, dans la mesure où les gens vont se mobiliser. Je crois que le taux de participation était autour de 55% à la dernière élection. Donc effectivement, c’est un réservoir de voix qu’il ne faut pas négliger.

Orateur #2
Très bien, on va parler du taux d’abstention sur cette élection consulaire dans quelques instants. On marque une légère pause, on se retrouve après ça.

Orateur #0
Le classement 2025 des lycées français dans le monde.

Orateur #7
Cette année, le réseau AEFE affiche des résultats impressionnants.

Orateur #3
Le quotidien d’un français. en Russie. Mais le plus difficile pour ces expatriés reste le lien avec la France.

Orateur #7
L’info de la mobilité internationale s’écoute chaque jour sur la radio des Français dans le monde et en podcast sur toutes les plateformes habituelles.

Orateur #0
Informer. Comprendre. Décrypter. Rendez-vous sur fdlm.fr Chaque jour de la semaine, à minuit, 6h, midi et 18h Paris Time, écoutez la seule émission qui relie les expats. Les Français parlent aux Français. Retrouvez l’actu de la mobilité internationale et découvrez le podcast du jour. Merci de m’accueillir sur cette antenne. Moi, j’aime beaucoup la radio des Français dans le monde. Une interview de 10 minutes a retrouvé Retrouvez sur fdlm.fr

Orateur #7
Informer, partager, divertir sur le média de la mobilité internationale Français dans le Monde.

Orateur #0
Agora Expat, parrain de la première émission qui relie les Français dans le Monde, devient

Orateur #7
Care Expat America.

Orateur #0
Care Expat, l’assurance santé qui va plus loin, tout comme vous. Le médian de la mobilité internationale.

Orateur #2
Merci. FDLM.fr Merci d’écouter la radio des Français dans le monde. N’oubliez pas d’installer votre application gratuite mobile sur votre store. Vous recherchez Français dans le monde.

Orateur #0
« Élections consulaires 2026.

Orateur #1
Émission spéciale sur la radio des Français dans le monde. »

Orateur #2
En partenariat avec le Think Tank, la France et le monde en commun, avec mes invités Anne et Philippe. Il y a également Cléa qui a préparé une petite enquête. Avant d’écouter son analyse, vous allez faire le même travail que vous avez fait ici sur les élections consulaires pour les élections présidentielles. Un petit scoop pour la radio ?

Orateur #4
Pourquoi pas, oui. On a encore un petit peu de temps, mais pourquoi pas, oui, ce serait intéressant. Bonne idée, merci.

Orateur #2
Ça va vite. Il ne reste plus de candidats qui veulent devenir président que deux jours avant l’élection, mais ça va aller vite quand même. L’enquête a été publiée le 18 mai avec un tableau précis de la situation. Commençons par les principales préoccupations, notamment… La scolarité, je pense qu’un certain nombre d’auditeurs à ce moment-là vont arrêter de faire ce qu’ils font pour écouter. Qu’est-ce qu’on peut dire sur notamment les frais qui augmentent ?

Orateur #5
Alors là, on aborde le sujet de l’enseignement français à l’étranger. C’est bien de cela que tu souhaites parler, si j’ai bien compris, qui est aux mains de l’opérateur public, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, et ses ramifications et ses partenaires comme la MLF, l’OSU. Ce qui est à l’actualité, c’est que la réforme est en cours, ou serait en cours pour donner à l’AEFE un nouveau souffle après une trentaine d’années de fonctionnement. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’enseignement français hors de France est payant, d’où les frais de scolarité que tu as évoqués, qui sont à la charge des familles, qui scolarisent leurs enfants dans le réseau français d’enseignement à l’étranger. et c’est cela qui effectivement intéresse beaucoup Beaucoup de nos compatriotes hors de France, là où les établissements sont présents, dans les communautés françaises les plus importantes, c’est je crois quand même environ 600 établissements dans le monde aujourd’hui et 400 000 élèves et 130 000 élèves français. Ces 130 000 élèves français peuvent bénéficier de bourses scolaires à la différence des autres élèves du réseau qui eux n’en bénéficient pas sauf à… à évoquer des bourses d’établissement ou des aides des pays hautes. Voilà, c’est la question qui se pose aujourd’hui pour l’enseignement France à l’étranger, son pilotage, ses perspectives et puis son financement à terme, à court terme et à moyen terme.

Orateur #2
L’éducation est un sujet important, mais la santé aussi. On constate une hausse des mutuelles récemment. Pareil, est-ce que ces élus peuvent faire avancer le dossier ?

Orateur #4
Oui, dans le sens où ils peuvent porter les demandes des Français de l’étranger. en travaillant avec les parlementaires. Et puis, par exemple, si on parle de la CFE, le conseil d’administration de la CFE est constitué essentiellement d’élus qui sont issus de l’Assemblée des Français de l’étranger. Voilà. Alors après, effectivement, c’est une question très préoccupante puisque moi, j’ai été élue et j’ai vécu dans deux pays, donc le Vietnam et le Congo-Brasaville. Et dans ces deux pays, même la troisième catégorie D était trop chère. pour beaucoup de gens. Donc finalement, beaucoup de gens ne cotisaient pas et donc n’avaient pas de protection sociale, ce qui donne lieu quand même à des situations dramatiques. Et voilà, souvent on fait appel à la solidarité de la communauté française. Mais voilà, ce n’est pas une bonne solution. Après, ça va dépendre des pays. Si on est en Union européenne ou hors Union européenne, ça va dépendre de la couverture sociale du pays en question. En fait, on a des… Des situations très diverses, mais effectivement le coût des prestations sociales, des cotisations et aussi le coût de la santé dans le pays dans lequel on est, c’est vraiment essentiel.

Orateur #2
Tout augmente, ma petite dame. Philippe ?

Orateur #5
J’ajouterais que les deux points qu’on a évoqués, la question de l’engagement de l’État se pose, tant en matière de développement du réseau scolaire français étranger qu’en matière de prestations sociales. pour les organismes locaux d’entrée de solidarité qu’on appelle les ONES, mais également pour le financement de la partie subventionnée, comme l’a précisé Anne, de la catégorie ED, c’est-à-dire la participation de l’État sous forme de subvention, afin de permettre aux personnes les plus défavorisées de pouvoir s’assurer à la CFE. Le mystère est total quant aux suites qui arrivent.

Orateur #2
Je dis tout augmente, même le déficit. Et aujourd’hui, on constate aussi que l’État a parfois moins de moyens, qu’il y a des économies qui doivent être faites à gauche et à droite. Est-ce que les économies sont un peu plus amplifiées encore lorsqu’il s’agit d’aider les structures pour les Français de l’étranger ?

Orateur #5
Oui, nous subissons en tant que Français de l’étranger la rigueur budgétaire, la régulation budgétaire. Ce n’est pas nouveau, mais c’est… Quand on suit les projets de loi de finances qui sont présentés au Parlement en tant qu’élu des Français de l’étranger, on s’aperçoit bien que les économies sont faites sous affaires étrangères et notamment sur les aides consulaires et les budgets qui ne suivent plus ou qui ne suffisent pas à combler les besoins, notamment en matière de bourse scolaire, tant est trouvé encore que tous les budgets sont aussi utilisés et épuisés chaque année.

Orateur #2
Nous avons sur l’antenne de la Radio des Français dans le monde, avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, eu l’occasion de mettre en avant plusieurs modernisations pour les services consulaires, avec des dématérialisations. Enfin, on avance un peu. Il y a les élections quand même, que l’on peut faire en vote électronique aujourd’hui par Internet. Qu’est-ce qu’on peut dire sur cette dématérialisation, sur cette modernisation ?

Orateur #4
D’un côté, c’est bien. C’est bien, mais dans la mesure où tout le monde est connecté, où il n’y a pas de fracture numérique, puisque à l’étranger aussi, la fracture numérique existe. Les Français de l’étranger ne sont pas tous des expatriés dans les grandes entreprises. Donc, il y a vraiment des situations sociales très diverses. Et ça dépend aussi du pays, du coût de la connexion à Internet. On retrouve finalement à l’étranger les mêmes… les mêmes questions qu’en France sur l’accès de chacun à Internet, la possibilité de se servir de l’outil numérique. Voilà, c’est bien, je trouve ça bien, mais il ne faut pas délaisser l’accueil humain.

Orateur #5
J’ajouterais, puisque l’on parle d’élection et du vote Internet, qu’un premier bilan a été fait cette semaine par la Direction des Français de l’Étranger et le Bureau de l’Électronique. Apparemment le vote électronique pour l’élection de conseillère de 2026 est extrêmement décevant puisqu’on arrivera à peu près à 12% de participation, ce qui correspond à peu près au chiffre des élections de conseillère de 2021. Il faut dire aussi qu’il y a non seulement la fracture numérique mais aussi la fracture politique puisque dans les pays le vote électronique n’a pas fonctionné pour des raisons de réception de textos, de SMS. pour des réseaux de blocage de réseaux. C’est notamment le cas en Chine, en Iran, et aussi au Burkina Faso, on ne citait que trois pays. Ce qui implique des conséquences négatives sur l’expression du choix universel direct pour nos compatriotes, qui seront peut-être dans la capacité de voter dimanche prochain, comme c’est le cas au Burkina, puisque le gouvernement a décidé de suspendre les opérations électorales qui étaient prévues dimanche.

Orateur #2
Pour rebondir sur ce que tu viens de dire, Cléa a fait un flash cette semaine, Retrouvez l’ensemble de ces flashs d’ailleurs sur l’info des français dans le monde, avec un cas un peu étonnant puisque qu’on comprenne que des sms ne puissent pas partir dans un pays, c’est une chose, mais là je parlais d’une famille en Corée du Sud, le mari reçoit son login et son password, sa femme ne reçoit pas le password, donc son mari a pu voter, elle, elle n’a pas pu. Je ne sais pas s’ils se sont disputés suite à ça, mais en tout cas, c’est quand même un petit peu étonnant. Alors, je lui ai dit, évidemment, est-ce que tu as bien validé que c’était le bon numéro, le bon email ? Elle a dit, j’ai tout bien fait avant, en prévision de ces élections. Il y a des citoyens très appliqués. Là, c’est quand même un peu étonnant.

Orateur #5
Ça l’est, mais il y a beaucoup d’imprévus. Il y a beaucoup de paradoxes aussi, en fonction du prestataire qui assure la plateforme haute électronique. des choses ont été faites, notamment au ministère, pour dépanner les Français qui étaient en difficulté. Il y a eu une sorte de ligne de hotline qui a été mise en place toute la semaine encore, jusqu’à vendredi dernier, pour permettre le vote électronique là où ça coinçait. Encore une fois, dans des familles, parfois, une seule adresse e-mail est renseignée pour plusieurs membres de cette famille, et là ça bloque tout de suite. On ne peut pas voter sur le même ordinateur pour des raisons si évidentes. confidentialité et d’unicité du vote. Donc il y a peut-être des réponses à trouver, mais qui devraient être des réponses que le prestataire devrait pouvoir tournir, vu le coût impacté par le vote électronique sur le budget de l’État.

Orateur #2
Votre think tank met également le doigt sur la fatigue démocratique. Alors là, peut-être que quand on veut voter et qu’on n’y arrive pas, ça crée peut-être une petite fatigue démocratique, on ne va pas se mentir. Le manque de visibilité, notre média, je pense au petit journal avec qui… On est partenaire, fait son travail pour aller interviewer, pour aller sur le terrain. Mais toutefois, ça reste parfois un petit peu difficile. Alors, ne parlons pas des votes physiques. Le monde est grand. On a fait avec Cléa un petit tour, par exemple, du bureau qui est disponible pour les Français qui sont au Canada. Si vous avez idée de la taille de ce pays, vous avez donc des bureaux à Toronto, à Moncton, à Montréal, à Québec et à Vancouver. En l’occurrence, vous pouvez être à quelques heures de vol du premier bureau de vote. Il n’y a pas réellement de solution sur ce sujet ?

Orateur #4
Non, il n’y a pas vraiment de solution. C’est aussi pour ça que le vote par Internet avait été créé. Il n’existe pour aucun autre Français, en fait. C’est ça aussi la dématérialisation. Il y a aussi beaucoup de procédures dématérialisées qui sont à la pointe pour les Français d’étrangers qui peut-être après vont être appliquées en France. En tout cas, pour les bureaux de vote, ce n’est pas possible d’en mettre partout où il y a des Français. Par exemple, au Congo-Brasaville, il y en a deux, à Pointe-Noire et à Brasaville. Il y a des gens qui habitent en dehors. Voilà, sinon pas voter par Internet, voilà, ils peuvent se déplacer. Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de pays où ça pose question, par exemple à Madagascar. Enfin voilà, c’est difficile. Si les gens eux-mêmes ne se misent pas pour voter par Internet ou pour prendre d’avance une procuration, pour établir une procuration.

Orateur #2
Mais en fait, il faut être comme très proactif pour arriver à voter du coup.

Orateur #4
Oui, après, les gens arrivent à aller voter pour les élections présidentielles ou pour les législatives. Je pense qu’il y a aussi une question de cette élection-là consulaire. Est-ce qu’elle est connue ?

Orateur #3
Est-ce que les gens pensent que ça sert à quelque chose ? C’est ça aussi.

Orateur #2
C’est pour ça qu’on a essayé sur l’antenne de la radio d’expliquer le plus possible le rôle. Mais c’est peut-être un petit peu long, Cléa. On va s’intéresser au rôle des partis et… des indépendants dans cette élection ?

Orateur #3
Votre enquête pose une question fondamentale. Ce mandat est-il devenu trop politique au sens partisan du terme ? Officiellement, beaucoup de candidats revendiquent fièrement leur apolitisme et se présentent comme des indépendants, centrés uniquement sur l’action locale et le consensus. Mais dans la réalité, ce scrutin est profondément politique parce que déjà, on le rappelle, ce sont ces élus qui choisissent notamment les sénateurs. Et donc les grands partis nationaux basés à Paris regardent ces élections de très près, cherchent à labelliser ou soutenir des listes à l’étranger. Votre rapport met d’ailleurs en lumière les rouages de l’Assemblée des Français de l’étranger, l’AFE, qui est élue de manière indirecte juste après. Et là, les stratégies des partis reprennent le dessus. Vous parlez dans ce document de parachutage de candidats ou de chaises musicales avec des démissions en cascade pour faire siéger des… des collègues de partis. Ce tiraillement entre le besoin d’indépendance locale et la logique partisane nationale, c’est l’un des grands défis de cette gouvernance.

Orateur #2
Qu’avez-vous à réagir ? Vous avez pas mal acquiescé. Certains peuvent voir des extraits vidéo, mais… Nous les autres sont en radio, vous avez pas mal acquiescé à ce que disait Cléa.

Orateur #5
Bien sûr, nous n’avons rien inventé, nous constatons, nous posons des constats. Et les constats, comme ils viennent d’être évoqués, rapprochent en quelque sorte le vote des Français de l’étranger du vote des Français de France. La politique n’est jamais absente, n’est jamais très loin, mais c’est quand même une bonne chose que la politique soit présente dans nos vies. C’est elle quand même qui permet d’offrir des options et de permettre le choix démocratique.

Orateur #4
Oui, pour poursuivre, en fait, si on prend le sens propre du terme politique, c’est s’occuper de la vie de la cité. Donc voilà, nous sommes tous profondément politiques puisqu’on s’engage dans un mandat. Après, effectivement, on n’est pas obligé d’appartenir à un parti politique pour s’engager dans cette élection. Mais à un moment donné, un ami me disait… Faire de la politique, c’est aussi faire des choix. À un moment donné, les gens, même s’ils ne se sentent pas proches d’un parti politique, vont devoir faire un choix pour élire un sénateur ou une sénatrice, pour donner leur mandat, s’ils sont présidents ou présidentes du Conseil consulaire, à un candidat pour l’élection présidentielle. À un moment donné… L’indépendance à ses limites. Mais on peut, effectivement, c’est un mandat local pas très politisé en fait. Il va être politisé dans le réseau avec lequel on va travailler peut-être, mais au jour le jour, finalement, on est d’accord sur l’essentiel des sujets. Pareil, il y a l’Assemblée des Français et l’étranger pour y avoir siégé. Tout le monde est d’accord pour maintenir ou augmenter le budget des bourses, etc. Et là, on est comme… Là-dessus, on est tous d’accord, quelle que soit la mouvance politique ou philosophique, mais voilà, effectivement, on est tous politiques dans le sens où à un moment donné, on va faire des choix, des choix de société, aussi de vie en société, et qu’on appartienne ou pas à un parti, on est politiques quand même.

Orateur #2
Et il faut voter, c’est le propos de notre troisième chapitre que l’on va retrouver dans un instant. Juste un breaking news, Patrick Bruel a décidé d’annuler… Ces dates de concerts en France s’est tombée pendant l’enregistrement de ce podcast. Artiste qui a eu la chance d’être déprogrammé déjà de notre antenne ces dernières semaines. Bravo et respect pour ce cursus qui restera dans l’histoire de la musique. Petite pause, à tout de suite.

Orateur #0
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Orateur #7
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Orateur #0
Partagez, partagez, inspirez. Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Changer de pays, c’est changer de vie. Mais avant de savourer votre première matinée à l’autre bout du monde, il reste une étape redoutée, le déménagement. Ce soir, ce soir, je te préviens, on déménage tous les états.

Orateur #7
Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale, vous propose un dossier spécial pour vous aider à réussir votre déménagement international. Des podcasts inspirants et pratiques avec des experts et des témoins.

Orateur #0
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Orateur #7
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Orateur #0
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Orateur #2
fdlm.fr Et si vous ne voulez rien louper de ce qui se passe sur notre antenne, vous pouvez vous inscrire Il y aura notre infolettre. Ça se passe directement sur la page d’accueil du site françaisdanslemonde.fr Élections consulaires 2026

Orateur #1
Émission spéciale sur la radio des Français dans le monde

Orateur #2
Dernière partie de notre émission spéciale Élections consulaires 2026 C’est maintenant que vous pouvez voter Français du monde entier. L’émission est diffusée samedi à midi. nuit et midi heure française et dimanche à 6h et 18h. Donc un peu partout les bureaux sont ouverts. On a même bien compris avec Léa pourquoi il y avait un décalage dans les votes entre les Français qui vivent aux Etats-Unis et aux Antilles, aux Caraïbes. Voilà ça.

Orateur #4
Voilà c’est ça.

Orateur #2
J’ai eu du mal. En tout cas eux c’est le samedi et pour le reste du monde c’est le dimanche. Les résultats seront ensuite remontés au Quai d’Orsay et tomberont dans la nuit de Dimanche à lundi, écoutez la radio des français dans le monde pour tout savoir. Maintenant qu’on a bien compris le rôle de ces élus, parlons pratique. Comment vote-t-on ? On a évoqué le sujet d’internet tout à l’heure. Visiblement, Philippe, tu me disais que le chiffre n’était pas très très bon et qu’on avait constaté des problèmes techniques. C’est un bon résumé ?

Orateur #5
C’est une habitude.

Orateur #2
C’est une habitude. Est-ce que ça ne serait pas une mauvaise habitude ?

Orateur #5
Les bilans d’année en année, où des élections en élections se ressemblent, 2014, c’était la première élection consulaire, on a essuyé beaucoup de plâtre. En 2021, il y a eu l’effet Covid, qui a peut-être aussi déporté beaucoup de votes à l’urne sur le vote Internet. Et on s’aperçoit qu’en 2026, le vote Internet reste une facilité de vote comme la diane, sans toutefois, la participation augmente considérablement. Donc le problème, il est ailleurs. Comme on l’a dit, il est d’abord de nature politique. Il y a aussi un problème de communication, mais ce n’est pas seulement un problème de modalité de vote.

Orateur #4
Après, je pense qu’il y a aussi des grandes disparités dans le vote par Internet. Par exemple, ici, il y a eu 5% de taux de participation, alors que je crois que c’est en Finlande ou en Suède ou en Norvège, il y a eu 20% de taux de participation. il y a des très grandes disparités dans la participation en France Au vote par internet. 20% de participation à Berlin.

Orateur #2
Cléa, je pense que tu as quelques rappels de dates et de logistique sur ces élections.

Orateur #3
Oui, je peux faire un petit rappel puisque là, c’est le moment d’aller voter. Donc, on va juste rappeler les dates. Donc, le vote physique à Lurne, il se tient le samedi 30 mai pour la zone. Donc, comme Gauthier l’a rappelé, Amérique et Caraïbes. Avec du mal. Et le dimanche 31 mai. pour le reste du monde, donc là ça va c’est facile, directement dans les consulats et les bureaux de vote dédiés. Et la grande spécificité pour les Français de l’étranger, c’est le vote par Internet dont on a longuement parlé, et c’est quelque chose qui marche bien, puisque en 2021 par exemple, 85% des votants ont choisi cette modalité en ligne pour s’éviter des heures de voyage jusqu’au consulat le plus proche. Mais par contre, attention toutefois, Le vote par internet a lieu quelques jours avant, généralement. En l’occurrence, cette année, c’était jusqu’aux 27 000.

Orateur #2
J’ai commencé l’émission en rappelant que les Français de France ne parlaient pas beaucoup des Français de l’étranger. Mais à l’inverse, est-ce que les Français de l’étranger ne doivent pas particulièrement se mobiliser quand il y a une élection qui est faite pour eux, et notamment pour que la voix des expats, qui est un slogan qu’on utilise de temps en temps, soit le plus entendue possible dans notre démocratie ?

Orateur #5
Alors les cas sociaux sont mobilise considérablement. Ça, c’est une nouveauté par rapport aux élections présentes qui ont eu lieu auparavant. La communication du Quai d’Orsay s’améliore aussi d’année en année. Il y a eu des visuels qui ont été publiés, des messages envoyés à chaque électrice. Et les Français s’intéressent à ce sujet, y compris hors de France. C’est quand même un assez bon signe, ça.

Orateur #4
On a vraiment scruté la communication du MEAE, du ministère des Affaires étrangères, et là vraiment cette année il y a eu un grand bond en avant, des visuels, des vidéos explicatives très bien faites, dynamiques, des messages. Il suffit d’aller sur la page France Consulaire, sur tous les réseaux sociaux et on peut suivre vraiment tout le pas à pas. Les candidats et les candidates communiquent beaucoup par les réseaux sociaux. Certains envoient une lettre d’information. Il y a des parlementaires aussi qui se mobilisent. Après, c’est aussi aux gens d’aller chercher l’information. Mais on ne peut pas dire que le ministère et les candidats ne font rien.

Orateur #5
Il y a des Français de l’étranger qui s’en mêlent, comme la radio de Gauthier.

Orateur #2
Et ben voilà, on essaye de faire notre petit travail citoyen. À la page, je vais essayer de trouver la page précise, page 18 de votre rapport, on parle du coût de ces élections. Qu’est-ce qu’on peut annoncer aux auditeurs ? Parce qu’il faut le dire.

Orateur #5
Le vote électronique c’est environ 2 millions d’euros en loi de finances, plus à peu près autant pour organiser le vote à l’urne et le travail de propagande électorale. officielle, encadrée par la loi et par les décrets. Je dirais que la démocratie coûte cher, mais elle n’a pas de prix.

Orateur #2
Très bien, merci beaucoup.

Orateur #4
Pour la communication, c’est environ 500 000 euros aussi, un budget de 500 000 euros cette année.

Orateur #2
Et est-ce que, comme pour les élections municipales, il y a des frais de campagne qui sont remboursés aussi ?

Orateur #4
Alors, les frais de campagne qui sont remboursés, c’est juste l’impression des bulletins et des affiches. Donc, en fait, c’est là parce que c’est des frais de campagne.

Orateur #5
0,7 cent par bulletin de vote imprimé et 2 euros par affichage. L’électorat est assez dérisoire quand même, parce que, correctement, il faut envoyer la fiche électorale au ministère pour avoir droit à un remboursement. Il y a d’autres solutions plus simples.

Orateur #2
On peut peut-être supprimer ce budget et le mettre sur Internet, non ?

Orateur #4
Et après, par contre, ça pose aussi la question de l’encadrement des frais de campagne, puisque là, il y a vraiment une grande disparité. Ça pose aussi la question de qui a les moyens de se présenter aussi.

Orateur #5
Il n’y a pas de contrôle des comptes.

Orateur #2
Ah, ben voilà, ça va nous faire un nouveau chapitre dans votre prochain rapport. Je voulais vous remercier tous les deux d’avoir été avec nous. Bravo pour le travail. Je vous rappelle que le document sur lequel on s’est appuyé aujourd’hui est disponible. Vous pouvez le lire très facilement. Il est accessible dans le descriptif de ce podcast. Vous avez aimé travailler sur ce dossier. Vous pouvez peut-être nous annoncer les prochains travaux du Think Tank. Anne et Philippe ?

Orateur #4
Alors, moi j’ai beaucoup aimé travailler sur ce dossier avec Philippe, c’est notre deuxième étude en commun, puisqu’on avait écrit l’étude sur la francophonie, est-ce que la France a la francophonie au cœur ? Et donc, voilà, oui c’était un vrai plaisir, et je pense qu’on va poursuivre, je te laisse annoncer la suite Philippe.

Orateur #2
D’ailleurs, je t’arrête sur la francophonie, depuis le podcast qu’on a fait ensemble… La France a gagné une place dans le classement des langues mondiales. Peut-être qu’on a fait notre boulot un petit peu au passage.

Orateur #4
Mais voilà, tout à fait.

Orateur #2
Je ne suis pas certain que la relation de cause à effet soit aussi évidente, mais si on peut se jeter des fleurs, faisons-le. Philippe, annonce-nous un scoop.

Orateur #5
Oui, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Mais ce qu’on espère, c’est pouvoir écrire bientôt sur le bilan des actions consulaires 2026 et de tirer les enseignements qui devront l’être à notre façon, de manière libre, mais aussi raisonner en comparant. en comparant ce qui est comparable et puis en donnant une respiration aussi à la démocratie de notre point de vue de think tank dédié aux français de l’étranger, la France et le monde en commun.

Orateur #2
Et je ne suis pas membre de votre think tank, mais je vous ai déjà supputé une autre étude sur les présidentielles et le poids des français de l’étranger dans cette élection. Voilà, c’est cadeau, ça fait plaisir. Merci beaucoup à tous les deux. Merci Cléa que l’on retrouve régulièrement sur notre antenne, puisque tu nous animes les 60 secondes expats qui sont tous disponibles en podcast. J’apprends plein de choses avec toi Cléa.

Orateur #3
Oui, merci beaucoup. Chaque jour de la semaine, je réalise des flashs sur les expatriés. Donc, merci à vous.

Orateur #2
On a fait notamment, il n’y a pas longtemps, un sujet sur les pays où il y a des drôles de bébêtes et où on vous donne quelques conseils avant de sortir votre linge du panier. Attention, secouez-le, il peut y avoir un scorpion ou un serpent. C’est les joies de la vie dans des pays chauds. Merci beaucoup. Oui, Philippe.

Orateur #5
Je crois que votre travail est précieux et va continuer absolument. Je vous remercie au nom du Sim Tank, remercie à la Radio des Français de l’étranger avec Anne, parce qu’il faut parler, il faut informer.

Orateur #2
Merci beaucoup. D’ailleurs, je vais passer un petit message pour les auditeurs. C’est un média libre et indépendant. Nous ne sommes pas subventionnés. Et si vous voulez nous aider parce que vous aimez notre travail, vous avez la possibilité de le faire en soutenant notre association. C’est disponible sur le site. Ce n’est pas facile tous les jours de faire un média libre et indépendant. Alors, j’ai eu l’occasion de passer ce petit message sur la route. Merci. Votez. Surtout, c’est jusqu’à dimanche, où que vous soyez dans le monde. Merci.

Orateur #1
Bon week-end. Au revoir. Merci. Au revoir.

Orateur #5
Merci.

Orateur #0
Élections consulaires 2026

Orateur #1
Émission spéciale sur la radio des Français dans le monde Musique

Orateur #0
L’info de la mobilité internationale à retrouver en podcast

 

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