Présentation du podcast :

Avez-vous déjà envisagé de vivre à l’étranger, et comment cela pourrait-il transformer votre vie personnelle et professionnelle ?

Dans cet épisode de « 10 minutes » réalisé en partenariat avec Expat Pro, Gauthier Seys vous invite à explorer cette question fascinante en compagnie de Philippe Namiech, un expatrié français qui a fait de Miami son foyer depuis de nombreuses années. Ensemble, ils discutent des défis et des opportunités qu’apporte la vie à l’étranger, et de ce que cela signifie de vraiment s’immerger dans une culture différente.

Philippe Namiech est le directeur général de WellAway, une compagnie d’assurance santé dédiée aux expatriés et étudiants internationaux. Originaire de Paris, Philippe a étudié à l’étranger avant de s’installer aux États-Unis. Son parcours professionnel l’a conduit à travailler chez Microsoft, où il a souvent voyagé entre la France et les États-Unis. Il partage avec nous son expérience unique de vivre à Miami, une ville qu’il décrit comme cosmopolite et en constante évolution. Philippe nous offre un aperçu de sa vie quotidienne et de sa vision du monde en tant qu’expatrié.

Dans cet épisode, nous plongeons dans le monde de l’assurance santé pour expatriés, un sujet crucial pour ceux qui envisagent de vivre à l’international. Philippe explique comment WellAway aide les expatriés à naviguer dans le système de santé complexe des États-Unis et dans 180 autres pays. Il souligne l’importance de planifier à l’avance pour éviter les surprises budgétaires liées aux soins de santé. De plus, l’épisode aborde les défis culturels et linguistiques auxquels les expatriés et leurs familles peuvent être confrontés, ainsi que l’importance de maintenir un lien avec ses racines culturelles tout en s’intégrant dans une nouvelle communauté.

► Podcast n°2931 (juin 2026)

00:00:01-Bienvenue et introduction de Philippe Namiech
00:00:28-Présentation de WellAway et contexte de l’interview
00:01:17-Parcours académique international de Philippe
00:03:00-Expérience professionnelle chez Microsoft et installation à Miami
00:04:28-Premières impressions et choix de Miami
00:05:45-Évolution culturelle de Miami
00:07:20-Cosmopolitisme et vie d’expatrié à Miami
00:07:45-Création de WellAway et services offerts
00:08:54-Importance de l’assurance santé pour les expatriés
00:11:00-Conseils pour les futurs expatriés
00:12:35-Expérience familiale et transmission culturelle
00:13:38-Ce qui manque de la France à Miami
00:14:28-Conclusion et remerciements

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Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent, qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gautier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Philippe Namiche, directeur général de WellAway.
10 Minutes.
Dans le cadre du partenariat avec Expat Pro, on va découvrir Walloway et son directeur général, l’histoire de la société et beaucoup plus encore. Bienvenue sur l’antenne de la radio des Français dans le Monde, Philippe. Bonjour Gauthier, merci de me recevoir. Alors, tu es un Français qui, exceptionnellement, est en France en ce moment. Tu profites de ce beau soleil.
Exact, deux jours à Paris pour visiter mes parents qui ont deux enfants expatriés, moi-même aux US et ma sœur à Londres, tous les deux depuis plus de 20 ans. Et donc tu es en plein dans la capitale à un moment où il fait très chaud, mais la chaleur tu connais puisque depuis le 1er mai 2004, tu vis à Miami. Miami, c’est le soleil toute l’année. C’est le soleil toute l’année effectivement, avec un petit peu de pluie dans cette période d’été, mais globalement c’est le soleil et les palmiers toute l’année. C’est un peu privé, mais c’est la vérité.
Et les alligators dans le jardin aussi. Et les alligators et les lamantins dans le jardin. Très bien. Un excellent sujet à écouter sur les Français expatriés qui vivent proches d’animaux un peu chelous. Avant d’arriver à Miami, on repart à Paris, d’où tu es originaire.
Très vite après le bac, tu vas découvrir l’international. Une université à Tel Aviv, puis à Montréal. Tu savais pourquoi cette envie d’aller voir ailleurs est apparue dans ton parcours? En fait, j’avais envie de voyager, mais j’avais aussi envie d’étudier. Et donc, je me suis dit le seul moyen de concilier les deux, c’est finalement de ne pas faire un cursus en France, mais de partir directement et de faire un cursus à l’étranger.
Donc, je suis parti faire une licence en Israël, comme aux Etats-Unis, c’est quatre ans, donc à Tel Aviv, donc grosse chaleur. Puis après, j’ai eu envie d’un petit peu de de froid on va dire. Donc je suis parti faire un MBA à McGill à Montréal et alors là je suis passé d’un climat donc très chaud à un climat pour le coup très très froid pendant l’hiver. Un choc total. On va prêcher des auditeurs convaincus mais découvrir le monde, ses cultures, c’est extrêmement enrichissant et professionnellement aussi?
Alors professionnellement aussi et l’avantage c’est que quand tu pars pour une durée assez longue donc dans le cas des études avant même de partir travailler, le fait de partir plusieurs années ça te permet vraiment 1 d’apprendre la langue, et puis de connaître les gens et de connaître les cultures, ce qui effectivement est très difficile à avoir quand tu pars trois semaines en vacances pendant l’été. Donc c’était un bon moyen d’élargir, on va dire, mon horizon culturel en rencontrant d’autres cultures dans les pays dans lesquels j’ai habité. Et en préparant cette interview, t’as fait le calcul dans ta tête et tu t’es dit, oh ben, j’ai été plus longtemps à Expat que Français de France. C’est vrai. Alors toujours avec une relation très proche avec la France.
Je suis même rentré à l’époque, après Montréal, faire mon service militaire qui était obligatoire en France. Donc, j’aurais pu y échapper puisque j’avais une dispense en tant que Français vivant et étudiant à l’étranger. Mais à l’époque, c’était obligatoire. Il y avait encore le service obligatoire en France. Et donc, j’étais rentré faire mon service militaire.
Dans ton cursus professionnel, tu vas avoir l’occasion de travailler chez Microsoft. Résultat, pas mal d’aller et retour avec les Etats-Unis et une envie d’y vivre, un American Dream qui était encore très présent en toi et qui t’a amené avec ton épouse à prendre la décision de t’y installer. Tu quittes la France un 1er mai, un jour où personne travaille, et t’arrives aux Etats-Unis. Et là, premier choc. Premier choc, le 1er mai est un jour tout à fait normal.
Il n’y a pas de grève, il n’y a pas de manifestation, tout le monde va au bureau. Donc effectivement, c’était déjà le premier jour un choc culturel différent puisque mon père était un leader syndicaliste et donc le 1er mai avait toujours été dans ma famille quelque chose d’important. Et tout d’un coup, c’est plus rien. Quand on a l’American Dream, on constate que le pays est grand quand même. Il faut choisir où se poser.
Pourquoi ce sera Miami? Alors, avec Microsoft, je faisais beaucoup d’aller-retour à Seattle, qui est une très belle ville dans une très, très belle région. Mais je crois qu’il pleut 300 jours par an. Donc en partant de Paris, ce n’était pas du tout mon objectif. Et donc avec Microsoft, on faisait une réunion annuelle de tous les commerciaux et des équipes marketing dans une ville des États-Unis.
J’ai fait plusieurs villes avec Microsoft et en 2000, on a fait une réunion à Miami. Et donc quand je suis rentré, j’ai dit à ma femme, c’est bon, j’ai trouvé l’endroit où on va vivre. C’est Miami Beach, c’est le paradis. Alors, c’était loin d’être ce que c’est aujourd’hui. Ça a énormément évolué en plus de 20 ans.
C’est assez exceptionnel d’avoir vécu, d’avoir eu l’opportunité de vivre dans une ville qui se transforme à une rapidité presque inhumaine. Mais voilà, mais j’avais eu un coup de foudre à l’époque. En bien ou en moins bien? Non, elle se transforme en bien. Quand on est au-delà de la partie paillette, etc.
Qu’on peut imaginer, quand on s’est installé il y a 22 ans, au niveau culturel, c’était vraiment absolument très, très pauvre. Et au fur et à mesure des années, il y a eu un développement au niveau de la musique, de la musique classique, de l’opéra, du théâtre, enfin, assez incroyable. Pour quelque chose où, il y a 22 ans, c’était le niveau zéro de la culture, on va dire. Et aujourd’hui, comment le petit Frenchie Philippe vit sa vie à Miami? En fréquentant d’autres Français expatriés ou tu vis une vie américaine?
Alors déjà, une vie américaine à Miami, c’est compliqué parce qu’il n’y a pas vraiment d’Américains. Il y a des Américains, on est tous Américains, mais globalement, il y a très peu de… C’est très rare de rencontrer quelqu’un, en tout cas de ma génération, qui soit né à Miami. La génération des enfants, évidemment. C’est une ville totalement cosmopolite.
On dit que c’est la capitale de l’Amérique latine. Donc, on n’a pas vraiment une vie américaine. L’avantage, c’est qu’on peut évoluer dans plein de milieux Donc on a effectivement des groupes d’amis français ou francophones, puis on a des groupes d’amis de différentes nationalités. Dans ma rue, qui est une petite rue, je pense que dans mes voisins, il doit y avoir une dizaine de nationalités. On va dire que c’est un environnement d’expatriés du monde entier qui se retrouvent dans une ville totalement cosmopolite et faite pour les expatriés.
Alors tu vas à côté boulot créer une compagnie d’assistance voyage sur la zone Amérique Latine, compagnie que tu vas vendre à April. Tu vas devenir du coup dans la foulée directeur général Amérique pour April. Et en 2018, une opportunité, une rencontre avec ton associé et tu crées la compagnie WellAway, une compagnie d’assurance pour expats. Un petit mot pour expliquer le nom aux auditeurs? Oui, alors c’est mon associé qui a eu cette idée de marque, donc WellAway, keeping you well while you’re away.
Donc on vous maintient en bonne santé quand vous êtes loin de chez vous, et donc c’est la mission de WellAway qui n’offre de l’assurance voyage qu’aux expatriés et aux étudiants internationaux. Alors on ne connaît pas forcément la marque aujourd’hui sur la radio des Français dans le Monde, puisque pas mal de vos services sont vendus à travers des courtiers, mais la marque aujourd’hui a son site web et s’expose. Oui, on est présent depuis la création. La création, elle a été faite un petit peu avant mon arrivée. Je pense que c’était 2015.
Mais c’est vrai que notre mode de distribution fait qu’on favorise plus nos courtiers qu’une présence de notre marque en avant. En fait, on souhaite être plus reconnu par les services et par ce qu’on apporte aux expatriés que par une présence massive de la marque. Dans différents médias de communication. En l’occurrence Well Way, on va le présenter à nos auditeurs, une solution d’assurance santé pour des expats. Voilà, donc on assure les expatriés dans le monde entier avec une spécificité, on est très très fort aux Etats-Unis, notamment parce que notre centre de gestion qui nous appartient est basé aux Etats-Unis et tous nos employés sont expatriés.
Donc nos employés et les dirigeants et propriétaires de la société. Donc en fait on a vécu cette expérience et donc dans le service qu’on rend aux expatriés on sait exactement à qui on a affaire et c’est très différent de prendre un contrat dans une compagnie américaine où les employés qui vont répondre au téléphone pour la plupart n’ont jamais rencontré un expatrié de leur vie ou un service qui va être offert depuis une autre région du monde et donc sans une compréhension complète des problématiques qui peut exister aux États-Unis dans la santé qui est vraiment un environnement très complexe pour les expatriés. Les français de France qui suivent notre programme ont parfois un peu de mal à imaginer ce que peut être la santé quand on voyage dans le monde. Vous couvrez 180 pays aujourd’hui. C’est un vrai sujet.
Il faut vraiment s’y pencher. Il faut trouver des vrais partenaires pour s’assurer sa santé. Et c’est surtout quelque chose qu’il faut prendre en compte avant de partir. Et je me rends compte quand j’ai l’occasion de discuter avec d’autres expatriés que c’est souvent une problématique qui n’a pas été prise en compte avant de partir et surtout qui n’a pas été budgétée. Donc quand on va s’installer dans un pays Quand on va s’installer en Thaïlande, on peut avoir un contrat d’assurance santé qui ne va pas être très très cher et on peut se dire bon voilà je ne l’ai pas prévu mais c’est pas très grave.
En revanche quand on part s’installer aux Etats-Unis, si on n’a pas prévu dans son budget un contrat d’assurance santé pour sa famille et le coût que ça va représenter, on peut se retrouver dans une situation critique en n’ayant pas les moyens finalement de s’assurer. Donc c’est malheureusement une problématique qui n’est pas prise en compte avant de partir. Alors on le conseille très régulièrement et dans de nombreux domaines, organisez-vous en amont. Philippe, si toutefois on l’a mal fait, est-ce qu’il est trop tard? Non, il n’est jamais trop tard.
On peut toujours s’assurer en étant sur place. En fait, la problématique, ce n’est pas l’assurance elle-même, c’est de budgéter l’assurance dans son budget global. Je vais ouvrir un salon de coiffure à Los Angeles ou une crêperie à Sarasota et je fais un business plan en me disant je vais gagner 70 000 dollars la première année. Il se trouve que j’ai une femme et deux enfants et que l’assurance santé peut me coûter 30 000 dollars. Tout d’un coup, c’est un trou d’air énorme dans un budget.
Après, trouver un plan une fois qu’on est sur place, ce n’est pas un problème. Comment on commence l’aventure WellAway? Il y a notre partenaire qui nous réunit aujourd’hui, Expat Pro, et puis votre site Internet. Oui, bien sûr. Comme je le disais, on est distribué essentiellement par des courtiers spécialisés dans l’expatriation.
L’information est aussi disponible en français sur notre site internet wallaway.com. Philippe, aujourd’hui à Paris, mais ta vie est à Miami. Comment tu vois le reste? Tu as aussi dans la famille pas mal d’expats. Est-ce que tu as, par exemple, fait des enfants qui sont de futurs expats aussi?
Est-ce que tout ça va bouger dans le futur? Non, non, mes enfants sont… J’ai deux enfants qui sont nés en France. Quand on est partis, ils avaient 7 ans et 5 ans, une fille et un garçon. Donc, ils ont aujourd’hui 29 et 27 ans.
Et j’ai une petite fille qui est née à Miami, donc qui, elle, n’est pas expat, qui, elle, est américaine, qui, un jour, si elle le souhaite, pourra se présenter aux élections présidentielles, ce qui n’est pas le cas des deux aînés. Voilà. Donc, mes enfants parlent très bien français, même celle qui est née aux États-Unis. Dans la famille, on parle un mélange de français et d’anglais parce qu’on s’est rendu compte très tôt, et ça c’est important, un conseil pour les états qui n’a rien à voir avec l’assurance, mais on s’est rendu compte très tôt qu’il faut être capable de parler dans la langue de ses enfants. Donc quand ils rentraient de l’école, si on leur demandait en français comment était ta journée, la réponse était bien ou pas bien.
Une réponse très courte avec un ou deux mots. Si on leur posait la question en anglais, on avait le droit à une réponse bien plus complète, etc. Ce qui n’empêche pas qu’on parle en français et qu’ils parlent très bien français. Mais il y a des choses sur lesquelles, quand ils ont vécu quelque chose dans la langue du pays, Ils vont le raconter beaucoup plus facilement dans la langue du pays versus dans la langue maternelle. Donc voilà, on a ce mélange de français et d’anglais qui est très important pour qu’ils se sentent à la fois américains, parce qu’ils sont américains, mais aussi rattachés à la culture française parce que globalement, c’est l’origine de leur famille.
Et Philippe, ma dernière question, tu as dit tellement de bien de Miami et de son climat et de tout ce qu’on peut y faire. Dis-moi quand même, lorsque tu es là-bas, un truc qui te manque de la France. Écoute j’écoute encore alors c’est paradoxal mais j’écoute encore les informations françaises pour la politique parce que je suis passionné de politique et je dois dire qu’en France vous êtes bien Le spectacle est intéressant, voilà. Donc ce qui me manque, c’est… Aux Etats-Unis, le système est très compliqué parce que c’est un très grand pays, puis il y a les Etats, etc.
Donc on n’arrive pas à s’attacher réellement aux personnalités politiques, alors qu’en France, on va dire que le jeu est intéressant. Et nous de France, quand on regarde la politique américaine, en l’occurrence, le monsieur tout là-haut, il est étonnant, je dirais.
Merci en tout cas pour ce témoignage. Au plaisir de te retrouver. Une belle journée. Merci Gauthier. Au revoir à tous.
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