Présentation du podcast :

Partir faire rire un public en français à des milliers de kilomètres de chez soi, dans un pays où l’on ne parle pas vraiment la langue — est-ce un pari fou ou une chance unique ?

Jérémy Charbonnel est humoriste depuis quinze ans. Originaire de Lyon, il a grandi dans une famille peu habituée aux voyages, avant de troquer une école de commerce — dont il a été renvoyé, mononucléose oblige — contre les planches parisiennes. Aujourd’hui, il joue son spectacle Seul Tout au Théâtre des Mathurins à Paris, tourne en France et commence à porter son humour à l’étranger : Amsterdam, Barcelone, Madrid, Londres… et bientôt New York, San Francisco, Los Angeles et San Diego.

Dans cet épisode, Gauthier Seys de La radio des Français dans le monde, le média de la mobilité international, s’entretient avec lui à quelques jours du départ. Jérémy raconte une tournée américaine qui a failli ne jamais avoir lieu — un contrôle de visa prolongé par les autorités américaines avait contraint à reporter l’aventure d’un an. Il évoque aussi la singularité de jouer en français pour des communautés francophones éparpillées aux États-Unis, la nécessité d’adapter son spectacle selon les références culturelles du public, et ce que ces expériences scéniques à l’étranger lui apportent personnellement. Entre excitation sincère et lucidité sur la précarité du métier, il livre un témoignage touchant sur la chance de faire de ses péripéties une matière à faire rire.

► Podcast n°3008 (Octobre 2026) réalisé en partenariat avec FRENCH TALENT USA

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00:00:02 – Bienvenue avec Jérémy Charbonnel
00:00:50 – L’incrédulité face à l’aventure qui arrive
00:01:40 – San Diego, San Francisco, Los Angeles, New York
00:01:52 – Jouer en français aux États-Unis, un rêve devenu réalité
00:02:50 – Une enfance lyonnaise sans voyages
00:04:13 – L’école de commerce et la mononucléose qui a tout changé
00:05:24 – 15 ans d’humour sans regrets
00:06:29 – L’humour, un métier difficile et immédiat
00:07:23 – Adapter le spectacle Seul Tout au public français de l’étranger
00:08:27 – Les défis logistiques et les visas américains
00:09:44 – Un doudou comme grigri français
00:11:18 – Revenir changé de cette aventure unique
00:11:54 – Ouverte à tous les Français du monde

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Transcription IA du podcast :

[00:00:02] Gauthier Seys: Quand un humoriste français traverse l’Atlantique pour partir à la rencontre de son public aux USA. 10 minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Say et aujourd’hui, on décolle avec Jérémy Charbonnel. Pour l’instant, il est à Paris, mais bientôt aux USA. 10 minutes, 10 minutes, le podcast des Français dans le monde. Eh oui, on va tous ensemble traverser l’Atlantique avec notre invité pour vivre cette grande expérience de partir à la rencontre d’un public de Français, mais peut-être un peu déconnecté avec ce qui se passe dans notre pays. Est-ce que ça va bien se passer? Est-ce que je vais stresser mon invité? On va voir tout de suite. Bonjour, bienvenue Jérémy.

[00:00:49] Jeremy Charbonnel: Salut Gauthier.

[00:00:50] Gauthier Seys: C’est vrai que quand je le dis comme ça, alors qu’on est à quelques jours de monter dans l’avion pour partir vivre cette aventure, est-ce que ça picote un peu au fond de toi?

[00:00:59] Jeremy Charbonnel: Ce qui est incroyable, c’est que je n’arrive toujours pas à y croire. C’est-à-dire que tu vois, pour moi, je pars dans 10 jours et ça me paraît tellement fou. Puis là, j’ai eu toute ma rentrée parisienne avec mon spectacle au Théâtre des Maturins à Paris, mes premières dates de tournée en France que je n’arrive toujours pas à réaliser. Surtout que pour le fun fact, on devait faire cette tournée l’année dernière et j’ai eu un petit souci avec mon visa à l’ambassade des États-Unis. Ils m’ont fait un background check, donc on a pris du retard sur, on va dire, la validation de mon visa. Donc on a décidé de reporter cette tournée à cette année. Et du coup, je n’arrive pas vraiment à y croire. Il y a un truc qui est… J’arrive pas à me dire que dans 10 jours, je suis dans un avion pour aller jouer à New York, tu vois. C’est, ça paraît tellement lunaire et irréel, mais je suis trop content, je suis hyper excité.

[00:01:40] Gauthier Seys: Alors il y aura quelques belles villes, San Diego, San Francisco, Los Angeles, New York. C’est un peu l’American Dream du coup qui va commencer. Ça fait partie, toi, l’imaginaire américain, d’un truc assez fort dans ta tête?

[00:01:52] Jeremy Charbonnel: Non mais j’aurais jamais, déjà je parle très mal anglais, donc autant te dire que moi, aller jouer en anglais dans le monde, c’est pas possible. Je joue donc mon spectacle en français pour des communautés francophones, donc c’est encore plus délirant de se dire que je peux jouer un spectacle en français dans un pays étranger comme les États-Unis, c’est dingue. Alors New York, j’ai eu la chance de le faire il y a une dizaine d’années avec un de mes super potes, mais par contre la côte ouest, je ne connais pas du tout. Et c’est vrai que c’est des images comme New York, tu es dans des images de films en permanence. Et tu vois, le Golden Gate Bridge, c’est La Fête à la maison qui était une série, je sais pas si tu te rappelles de cette série avec les sœurs Olsen où tu vois ils sont dans la décapotable et ils roulent sur ce pont. Tu vois, c’est, je crois que c’est Madame Doubtfire, c’est à San Francisco. Aussi avec les routes comme ça, les routes qui descendent. Exact. Et moi je me dis waouh, ça c’est encore une fois, je n’arrive pas à y croire. C’est-à-dire que c’est dans mon imaginaire, je vois les images, mais me dire que je vais les voir en vrai, c’est encore irréel.

[00:02:50] Gauthier Seys: Alors faut dire que tu es originaire de Lyon, dans une famille qui n’a pas spécialement l’habitude de voyager à l’étranger. On est plutôt bien en France.

[00:02:56] Jeremy Charbonnel: Ah non, nous on voyageait pas, on partait en vacances tous les ans au même endroit. D’abord la Bretagne, puis après on est parti dans le sud de la France parce que mon père en avait marre, parce qu’en Bretagne il pleuvait tout le temps l’été, il en avait marre. Vous êtes contents les Bretons! Et maintenant non, la Bretagne sera la nouvelle Côte d’Azur, tu vas voir dans très peu de temps. Mais du coup, on faisait aucun voyage à l’étranger, mais vraiment aucun. On a peut-être fait une fois la Grèce et c’est le bout du monde. Mais du coup, dans mon enfance, j’ai jamais appris à prendre l’avion, à voyager, à découvrir d’autres cultures, d’autres langues. Et j’ai commencé à faire ça plutôt avec mes potes, un de mes super potes qui m’a fait pas mal voyager, qui est un ancien joueur de tennis. Et du coup, on a fait Shanghai, l’Afrique du Sud, New York. Et là, depuis peu, je voyage grâce à mon spectacle et ça, c’est incroyable, dans des pays étrangers. Donc là, je vais venir aux États-Unis, mais j’ai déjà fait Amsterdam, je suis allé à Barcelone et à Madrid, à Londres bien sûr. Là, je vais bientôt aller à Munich en Allemagne et c’est l’occasion pour moi parfois de pouvoir emmener mon fils avec moi. Alors pour les États-Unis, il sera pas là, mais je l’ai emmené à Barcelone et à Madrid, c’était pendant les vacances de Pâques l’année dernière et c’est fou de partager ça avec son enfant, d’aller dans un autre pays, de découvrir une autre culture, à la fois des gens qui parlent parle pas ta langue et puis des gens qui sont de ton pays dans un pays étranger. Je peux dire que l’ambiance, elle est incroyable.

[00:04:13] Gauthier Seys: Dire que le début de tes études en école de commerce, ça t’aurait peut-être amené à faire des stages à l’international, mais dans le cadre du business, ça change de décor.

[00:04:24] Jeremy Charbonnel: Je vais te dire un truc, c’est que je me suis fait virer de cette école de commerce. Entre la première et la deuxième année, je devais faire un stage à l’étranger et pendant ces 2 mois de vacances, j’ai la mononucléose. Je suis cloué au lit pendant 3 semaines et je peux pas partir à l’étranger. Et en septembre, le directeur de l’école convoque mes parents pour dire, Jérémy, il n’a pas fait son stage à l’étranger, on ne peut pas le garder. Et mes parents tombent des nues. Mais il dit, mais il était malade, il avait la mononucléose. Et mes parents ne suivant pas vraiment bien mes études, eh bien, c’était rédhibitoire et je me suis fait virer de cette école de commerce à ce moment-là. J’étais président du BDE de cette école, donc j’ai fini mon mandat de président de BDE. J’ai organisé toutes les soirées pour mes potes et l’année suivante, j’ai dit à mes parents, je pars à Paris, je veux essayer ce métier d’acteur et d’humoriste et on voit ce qui se passe. Mais c’est dingue, j’aurais dû partir à l’étranger en voyage d’études pour mon école de commerce. Malade, j’y suis pas allé. C’est fou comme j’étais pas prédestiné à voyager à la base.

[00:05:15] Gauthier Seys: Et a priori, la mononucléose, on ne le fait qu’une fois. Tu risques pas de retomber malade dans les 10 prochains jours?

[00:05:19] Jeremy Charbonnel: Normalement non.

[00:05:20] Gauthier Seys: Parce que là, ce serait vraiment satanique.

[00:05:21] Jeremy Charbonnel: En tout cas, là, je me protège, j’embrasse personne, c’est promis.

[00:05:24] Gauthier Seys: Tu étais le petit dernier de la famille, tu amusais la foule, tu regardais Les Nuls l’émission, tu adorais la série H. Tout ça t’a amené à faire un drôle de choix. Est-ce que Aujourd’hui, tu as décidé, tu le fais depuis 15 ans, d’être humoriste. Tu n’as aucun regret?

[00:05:40] Jeremy Charbonnel: Non, c’est totalement insouciant. Et puis là, je me rends compte aujourd’hui le plaisir et la chance immense que j’ai de faire ça. Et puis attention, on n’est pas arrivé nulle part. Ça peut s’arrêter demain. Il peut y avoir plein de choses dans la vie qui fassent que ça s’arrête. Les gens viennent plus dans les spectacles. Peut-être qu’il y a des… Voilà. Je mesure la chance que j’ai de pouvoir voyager avec ce spectacle, la chance que j’ai de jouer à Paris au Théâtre des Mathurins, qui est un 400 places magnifique théâtre à l’italienne. Et je mesure la chance que j’ai d’aller en tournée dans des salles pleines un peu partout en France et à l’étranger. Donc c’est franchement, c’est trop bien. J’aurais jamais imaginé ça. C’est vraiment ce truc de se dire je bosse avec un prépa mental en plus de ma psy et on parle souvent de ce truc de on s’en fiche du résultat, c’est le chemin et le chemin là, il est trop chouette et je sais pas où je serai dans un an. Je peux même pas te le dire, j’en ai aucune idée moi-même. Donc voilà.

[00:06:29] Gauthier Seys: Mon métier m’a amené à interviewer beaucoup de chanteurs, beaucoup d’acteurs et j’ai l’impression que parmi tous ces métiers artistiques, même si ça doit être très cool de faire rire des gens, être humoriste, ça fait partie des métiers les plus difficiles.

[00:06:41] Jeremy Charbonnel: Bah, c’est que tu as une réponse immédiate, il y a pas à dire.

[00:06:45] Gauthier Seys: Si tu es nul, ça rigole pas et l’affaire, elle est réglée.

[00:06:47] Jeremy Charbonnel: Ça rigole pas, c’est qu’il y a un souci. Après, l’humour, c’est subjectif. Je veux dire, tu peux pas faire, tu peux pas plaire à tout le monde. Après, tu as des vannes qui peuvent plus ou moins bien fonctionner, que tu peux travailler. Et puis il y a aussi ce que tu as envie de raconter. Il est vrai que voilà, j’ai traversé une période dans ma vie un peu compliquée avec ma séparation, le fait de devenir un papa célibataire, et ça m’a donné de la matière. J’ai essayé d’en faire de la matière. J’ai d’abord essayé de me soigner pour être plus fort et en faire de la matière aujourd’hui pour revenir faire marrer les gens. Et je me rends compte à quel point c’est fédérateur. En tout cas, ce qui m’a été très personnel est devenu un peu universel pour certaines personnes.

[00:07:23] Gauthier Seys: Alors cette tournée s’appelle Seul Tout. Tu la joues déjà en France depuis un moment, mais est-ce que tu vas l’adapter pour le public français vivant aux USA qui n’a peut-être pas forcément les mêmes refs?

[00:07:34] Jeremy Charbonnel: Eh bien alors c’est une super question parce que j’ai vraiment hâte de savoir quel public j’aurai en face, si c’est des francophones ou des Français. Parce que typiquement, tu vois, quand je vais jouer en Suisse ou en Belgique, je dois adapter beaucoup plus mon spectacle que quand je suis allé jouer à Amsterdam pour une communauté francophone où il y avait principalement des Français. Parce que tu vois, par exemple, ne serait-ce que je parle du fait que j’ai sauté le CP dans le spectacle, ceux qui sont français savent ce que c’est que le CP alors qu’en Belgique et en Suisse, il n’y a pas de CP. Et donc ça va être très intéressant de voir quel public je vais avoir en face et ça va faire l’objet de super échanges au début du spectacle pour faire connaissance. Et puis forcément, il sera teinté de plein de choses parce que j’ai plein de choses à raconter sur cette aventure américaine avant que j’arrive aux États-Unis, parce que j’ai eu quelques péripéties. Et puis de ressentir la ville comme je fais dans chaque ville où je vais jouer, de ressentir l’énergie, de venir, voilà, raconter ça sur scène.

[00:08:27] Gauthier Seys: Côté logistique, tu en as un peu parlé tout à l’heure, un petit souci avec les visas. Faut dire que l’Amérique de Trump n’est pas fastoche pour avoir ses visas. On a entendu plein de groupes de musique qui ont finalement dû annuler parce qu’ils ont pas pu avoir les accords. Mais il y a pas que ça, ensuite il y a s’organiser, ses bagages, son décalage horaire. Est-ce que tout ça, ça te stresse un peu? Est-ce que tu penses que ça peut rentrer en ligne de compte dans ton show? Non, ah non, pas du tout.

[00:08:53] Jeremy Charbonnel: Alors là, la fatigue, tu as une excitation, c’est comme quand tu pars en vacances. En fait, dans ce sens-là, tu sais, quand tu vas du côté des États-Unis, donc tu recules en termes d’horaire, tu t’adaptes, j’ai l’impression, beaucoup plus vite. J’étais parti jouer en Martinique par exemple l’année dernière Tu t’adaptes en 2 nuits, tu es quasiment calé. Donc au contraire, ça me fait pas du tout peur dans ce sens-là. En plus, je fais un stop à New York avant d’aller sur la côte ouest, donc après tu reprends 3 heures dans les dents. Et ça, non, au contraire, ça me, ça me, ça m’excite plus de pouvoir me caler assez vite, de me mettre sur le rythme, tu vois, américain. Et puis après, bah Voilà, j’ai hâte de rentrer sur le territoire et de pouvoir profiter à fond de cette expérience unique de faire 5 dates aux États-Unis.

[00:09:44] Gauthier Seys: Est-ce que dans tes bagages, tu auras un objet so French qui va être un peu ton grigri, qui va t’accompagner?

[00:09:50] Jeremy Charbonnel: Tu sais, j’ai déjà demandé à mon fils si je pouvais partir avec un de ses doudous. Je vais partir avec mon doudou à moi et comme je ne peux pas l’emmener avec moi pendant ces 15 jours, je lui ai demandé s’il voulait que j’emmène un doudou avec moi, un des siens. Pour lui envoyer des petites photos, des petites vidéos. Alors je sais pas si c’est so French, c’est Doudou, mais en tout cas, voilà, ce sera ma partie intime de France que j’emmènerai avec moi.

[00:10:13] Gauthier Seys: On salue French Talent USA qui organise cette tournée.

[00:10:18] Jeremy Charbonnel: Les équipes, elles sont formidables.

[00:10:19] Gauthier Seys: Tu m’as dit aussi que tu parlais pas bien l’anglais. Là, tu comptes sur eux pour qu’ils t’aident un peu dans toutes les situations?

[00:10:26] Jeremy Charbonnel: Non, de toute façon, il va bien falloir que je me débrouille. Mais non, c’est juste que j’ai pas confiance, tu vois. J’ai un anglais très scolaire malheureusement et j’ai jamais vraiment pratiqué. Après oui, je compte sur elle pour m’aider si j’ai vraiment des petites galères, notamment avec les régisseurs qui seront principalement, je pense, anglais dans les salles où on va jouer. Donc voilà, il faut que j’apprenne tout le vocabulaire, tu sais, de la scène. Comment on dit un plein feu, une perche, un pied de micro. Voilà, ça va être rigolo.

[00:10:57] Gauthier Seys: Côté cours, côté jardin, bah on va voir si tu me diras parce que je ne sais pas non plus. Moi non plus je sais pas. Jérémy, ma dernière question. Et si c’est pas comme ça là-bas, ils vont se dire c’est cinglé ce type. Ma dernière question Jérémy, est-ce que tu penses qu’en revenant de cette aventure américaine, le spectacle pourra s’enrichir un peu de ce que tu auras vécu là-bas?

[00:11:18] Jeremy Charbonnel: Sûrement, tu sais, je prends beaucoup de toutes les expériences que je fais en jouant. Il est fort probable que je revienne changé. De toute façon, c’est une expérience unique à à vivre. Après, est-ce que le spectacle en soi va évoluer? J’en suis pas certain. Par contre, est-ce que moi ça va me changer? C’est sûr. C’est unique, enfin c’est unique de vivre ça. Et j’ai, encore une fois je te dis, je mesure la chance énorme que j’ai de pouvoir participer à cette aventure et à faire cette tournée aux US.

[00:11:47] Gauthier Seys: On termine cette interview sur la radio des Français dans le monde. Dis-moi en toute honnêteté, est-ce que tu savais qu’il y avait 3 millions de Français qui vivaient hors de notre territoire?

[00:11:54] Jeremy Charbonnel: Non, mais qu’ils hésitent pas à m’envoyer là où ils sont. Je viens jouer avec grand plaisir partout dans le monde. Tu sais que c’est mon grand kiff. L’île de la Réunion, on n’arrête pas de me demander. Tahiti, Singapour. Non mais c’est des trucs, je dis mais moi je viens quand vous voulez. Mettez-moi juste en relation avec quelqu’un qui a une salle où on peut jouer et je me débrouille.

[00:12:11] Gauthier Seys: Ah mais tu sais, on est partenaire avec notamment les Alliances françaises qui reçoivent beaucoup d’artistes. Alors c’est le moment de faire ta liste de courses. Tu vas où? Ah bah vas-y, vas-y, vas-y, ça va marcher.

[00:12:19] Jeremy Charbonnel: Il y a les villes qui me font rêver, il y a celles qui reviennent beaucoup sur mes réseaux sociaux. Dans les villes qui me font rêver, Tu vas avoir Tahiti et ça revient beaucoup sur les réseaux sociaux. Mais il y a toute l’Asie aussi, Shanghai, Singapour, Hong Kong. On m’en parle souvent parce qu’il y a une forte communauté de Français là-bas. Après, il y a l’Amérique du Sud. Alors là, tu vois, que ce soit Brésil, Argentine, Pérou, ce serait fou.

[00:12:42] Gauthier Seys: Tu vas partout en fait.

[00:12:43] Jeremy Charbonnel: L’Australie, alors là, l’Australie serait incroyable aussi. Nouvelle-Zélande. Enfin, moi, à un moment donné, c’est une chance. Tu te dis si c’est possible de faire ça, j’irais partout. Vraiment.

[00:12:54] Gauthier Seys: Jérémy Charbonnel World Tour grâce à la radio des Français dans le monde. Je t’invite à installer l’application Français dans le monde sur ton téléphone. Grave! Tu mettras quelques podcasts dans l’avion. Au plaisir de te retrouver. Je te souhaite le meilleur pour cette rencontre avec le public français aux USA.

[00:13:08] Jeremy Charbonnel: Merci Gauthier. Français dans le monde, le média de la mobilité internationale.

[00:13:16] Gauthier Seys: Radio et podcast sur fdlm.fr.

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