Stratégies pour « Réussir aux USA » par Vanina Joulin Batejat

Avez-vous déjà rêvé de vivre le rêve américain ?

Que ce soit pour vous, votre famille ou votre entreprise, l’idée de s’installer aux États-Unis peut sembler séduisante, mais elle est souvent parsemée de défis. Dans cet épisode de Français dans le Monde, nous explorons les étapes essentielles pour réussir votre transition vers une nouvelle vie américaine. Quels sont les obstacles à anticiper et comment les surmonter efficacement ?

Notre invitée, Vanina Joulin Batejat, également connue sous le nom de JB, est une experte en droit et entrepreneuriat avec un parcours international impressionnant. Née à Paris, elle a vécu sous le soleil de Montpellier, au Canada, et s’est finalement installée aux États-Unis. Son livre, Réussir aux USA, est une mine d’or de conseils pour les entrepreneurs souhaitant s’implanter aux États-Unis. Forte de son expérience personnelle et professionnelle, Vanina a accompagné entre 150 et 200 entrepreneurs dans leur aventure américaine.

Dans cet épisode, nous discutons des nombreux aspects à considérer pour réussir son installation aux États-Unis. Vanina souligne l’importance de bien s’entourer, que ce soit sur le plan juridique ou entrepreneurial, et d’avoir un capital suffisant pour faire face aux imprévus. Elle partage également ses conseils pour choisir le bon état en fonction de votre activité et de vos besoins familiaux. Avec des anecdotes et des conseils pratiques, cet épisode est un guide précieux pour quiconque envisage de franchir le pas vers le rêve américain.

Pour en savoir plus :
https://www.vaninajb.com/

Pour acheter le livre :
https://www.lireka.com/fr/pp/9791039711050-reussir-aux-usa-entreprendre-travailler-et-vivre-aux-etats-unis

Transcription IA du podcast :

Et si ce podcast était le début de votre nouvelle vie américaine? Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Vanina Djebi. Nous partons en Californie.
10 minutes.
Ah le rêve américain, vous avez une envie de vous y installer, vous, votre famille, votre entreprise. Donc vous pouvez y aller seul ou en famille. En tout cas, j’ai quelqu’un avec moi aujourd’hui au micro de la radio des Français dans le Monde qui va vous être bien utile. Vanina Joulin-Batteja. Mais comme aucun Américain arrive à dire ton nom, Vanina, on va dire JB.
Bonjour, bienvenue sur la radio des Français dans le Monde. Bonjour Gauthier, merci de me recevoir. Content de te retrouver à l’occasion de la réédition de ton livre « Réussir aux USA », disponible un peu partout, notamment chez notre partenaire L’EREKA, je vous mets le lien dans le descriptif. Vanina, on va parler du livre, mais avant, revenons un peu à Paris, là où tu es née. Avant, assez vite, de te promener d’abord en France, sous le soleil de Montpellier, Puis un peu partout dans le monde, une expérience au Canada avec une usine gaufre belge, ça ne s’invente pas.
Et puis aux USA depuis quelques années, Caroline du Nord, puis la Californie. Ce parcours international, est-ce que tu sais pourquoi tu as été irrésistiblement appelée par le monde et par les promenades dans le monde? Alors j’ai surtout été appelée au départ par les États-Unis. J’avais ce rêve américain, j’avais toujours cette vision que c’était les Américains qui avaient sauvé la France pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Et donc je suis partie aux États-Unis pour trois mois et j’ai vécu le rêve américain puisque deux jours après on m’offrait un job en tant que directrice juridique d’une société. Il a fallu le temps d’obtenir mon visa H-1B qui était long, j’avais fait un an à l’époque et donc je suis partie comme ça avec ma valise. Après, bon, les soucis de la vie, c’était le krach boursier de 2000, l’entreprise a fermé, donc je suis retournée en France. Donc j’avais toujours ce rêve américain global dans la tête et donc je suis repartie en France travailler et je suis repartie après au Canada. J’ai eu mon visa permanent cette fois et j’ai participé au montage d’une usine de gaufres belge, donc à côté de Montréal, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Donc là-bas, malheureusement, il fait très froid. J’ai eu du mal à m’acclimater. J’ai adoré les Canadiens qui sont un peuple extraordinaire. Mais vraiment, c’est un des peuples les plus extraordinaires que j’ai rencontré. Le climat, par contre, pour moi, ce n’était pas du tout extraordinaire.
Et en plus, j’ai rencontré mon mari qui était français, français, franco-français. Donc je suis retournée en France, j’ai travaillé cette fois dans le sud, surtout dans mon sud. Et après, donc je suis tombée enceinte et donc mon mari travaillait à Paris et moi dans le sud. J’ai dit ce serait bien qu’on habite ensemble. Et on s’est dit tous les deux, pourquoi pas les Etats-Unis?
Donc nous repartions en visa investisseur quand nous avons gagné la carte verte. Donc j’ai fait naître mon enfant. Et je suis partie avec mon enfant qui avait un mois et demi aux Etats-Unis. Voilà. Parce qu’on avait six mois pour partir.
On avait six mois. Et là-bas, tu vas faire une entreprise de vêtements de turbulette. Bon, ça n’a pas marché, la turbulette.
Pas du tout. C’est là que je me suis aperçue que ce n’est pas parce que les Américains n’ont pas quelque chose qu’ils n’en veulent pas. Ça n’a pas marché pour du chantreuseux aussi, qu’il y avait beaucoup de réglementations. Au départ, j’ai voulu faire fabriquer en Chine et c’était beaucoup de réglementations. Alors on dit les tarifs.
mais c’est très facile de bloquer les imports avec des réglementations, j’ai bien compris ça. Donc j’ai liquidé entre guillemets ma société, j’ai vendu ça en format Tupperware, donc j’ai liquidé tout mon stock et après on avait monté l’autre société qui marchait très bien là, de fabrication de créanceurs par aspiration, mon mari l’a continué évidemment. Et donc j’ai monté Réussir aux USA qui tout de suite a pris avec toutes ces connaissances que j’avais acquises Voilà, ça me permettait aussi de donner tout ça à mes clients. De repartager ce que tu avais
toi-même appris. Exactement. Et voilà. Et ça, ça a pris très bien. Et voilà, ça a été un
choix extraordinaire. Alors tu es experte juriste et puis donc, on l’a bien compris, entrepreneur. Tu as décidé en 2009 d’écrire une première version en auto-édition avant de faire une parution en 2023 d’un livre qui s’appelle Réussir aux USA. À ce jour, tu as accompagné entre 150 et 200 entrepreneurs. Je t’ai posé la question, mais tu m’as dit honnêtement que tu n’avais pas réellement calculé, peut-être même un peu plus.
Donc on va faire le point ensemble, si tu veux bien, pour ce qui est de Réussir aux USA. D’abord, tu m’as dit, il faut bien savoir s’entourer. Exact. Quand on arrive ici, déjà, il faut pouvoir avoir son visa, donc il faut comprendre le système et il faut s’entourer avec les bonnes personnes pour comprendre.
C’est un chemin aussi bien juridique qu’entrepreneurial, donc c’est des coûts aussi. S’entourer aussi au niveau, il y a des brokers, il y a des consultants, il y a des assureurs. Il faut trouver tous ces partenaires qui ont un long process. C’est ce que je facilite notamment parce qu’il faut des années pour trouver les bons dans tous les états. Voilà, donc c’est ce que je veux dire.
Et il ne faut pas hésiter à prendre des avocats quand on a besoin. Maintenant, il ne faut pas prendre n’importe quel avocat parce que ça peut vous coûter de 1 à 100. Ce que je veux dire, il y a des différences de prix de 1 à 100. Il ne faut pas hésiter à s’entourer aussi avec des experts comptables. Tout ça, c’est un tout, ce que je veux dire.
Et aux Etats-Unis plus qu’ailleurs, il ne faut vraiment pas de dire bon ben ça je vais bricoler moi-même, ça ne va absolument pas marcher. Moi j’ai vu des gens qui ont voulu bricoler leur comptabilité, ça a été un état que si vous avez lié un reste sur le dos, vous repartez et vous payez toutes vos dettes surtout et vous repartez. Donc non, il faut vraiment être très sérieux. Alors tu accompagnes d’un boulanger français qui va s’installer aux USA jusqu’à des filiales de grandes entreprises.
Dans tous les cas, tu m’as dit bien s’entourer et puis arriver avec un petit peu d’argent parce que justement tous ces conseils, ce réseau qu’il faut mettre en place, ça coûte. Ça coûte et il faut de l’argent pour le business lui-même. Donc il ne faut pas arriver et il faut de l’argent si vous venez en famille pour la famille aussi. parce qu’il faut savoir qu’il faut payer ses assurances, etc.
Et comme j’expliquais, j’ai eu des clients qui sont arrivés ici en plein Covid, ils ont dû fermer le jour de leur grand opening. S’ils n’avaient pas un peu d’argent de côté, en fait, ils allaient perdre tout leur investissement. Un, ils ont eu cet argent de côté. Deux, ils ont su s’adapter. Il faut deux choses primordiales pour arriver ici, un minimum d’argent.
s’entourer et s’adapter. Et il ne faut pas croire que le marché américain c’est comme en France. Il faut vraiment s’adapter et comprendre le marché et utiliser le savoir-faire qu’il y a ici. En utilisant le savoir-faire français, parce qu’en termes d’engineering, les français sont extrêmement bons.
Tu me disais en effet que les ingénieurs pouvaient rester français, mais les commerciaux par contre américains sont excellents. Voilà. Aucun français ne va battre les commerciaux compétences en Américains en matière commerciale et marketing. Par contre, en engineering, ils sont très, très bons.
Il y a beaucoup d’entreprises qui ont beaucoup de leurs ingénieurs qui sont restés en France, qui apportent le support. Ils ont quand même un ou deux ingénieurs ici pour pouvoir faire le support technique au jour le jour. Et après, ils ont tous les commerciaux, l’administratif ici, évidemment, et ils ont reçu son tour avec les compétences juridiques, expertise comptable, etc. local.
Vanina, tu m’as parlé aussi de savoir trouver son marché, parce qu’attention, ce n’est pas le même pays. Il y a des changements, il faut savoir s’adapter. Exactement. Alors selon ce qu’on fait, d’abord, il faut choisir l’état où on va démarrer.
Il y a des états qui sont plus propices en fonction de l’activité qu’on va faire. Pour une petite entreprise comme une boulangerie, on choisit l’état en fonction de sa famille. parce que c’est un projet de famille souvent, donc il faut savoir que la famille soit bien. Pour les sociétés un peu plus grosses, si vous avez beaucoup de logistique avec la France, il vaut mieux s’imposer sur la côte Est, que ce soit dans New Jersey ou New York ou la Floride, ça fait beaucoup plus de sens. Et après, dans tout ce qui est tech et la biotech, je considère que la côte ouest, vous aurez bien plus d’opportunités, notamment pour oser des fonds et dans la biotech San Diego, c’est vraiment le pôle de la biotech aux Etats-Unis.
Donc, ça dépend vraiment du secteur où vous allez. Pour vendre des produits, c’est pareil, ne vendez pas de la France. Il va falloir implanter une sales company ici. C’est très, très important. Et là, si vous avez des stocks à faire venir et que vous mettez un warehouse ici, Le mieux, c’est de la mettre dans le niveau de Jarvet, ça fait beaucoup plus de sens que d’aller jusqu’à la Côte Est, ça fait quand même beaucoup plus de chemin.
Maintenant, si vous vendez sur la Côte Ouest, il faut absolument s’inventer sur la Côte Ouest. En lisant Réussir aux USA, on va notamment déconstruire certaines idées reçues, certains stéréotypes que l’on a nous en tête. C’est très important de les connaître pour bien commencer pour réussir.
Exact. D’abord, il faut savoir que les Etats-Unis, ce n’est pas les Etats-Unis, c’est 50 Etats. Donc, chaque Etat est clairement différent. Donc, ça dépend du projet qu’on a. Comme je disais, il faut savoir, si on est en famille, il faut vraiment décider dans quel Etat on va être bien.
Que ce soit au niveau… Certains Etats, par exemple, il y a beaucoup d’armes. Dans certains Etats, il y en a moins. Dans certains états, il fait très froid comme en ce moment, New York ou Boston, c’est tout bloqué et c’est bloqué souvent en hiver. Voilà, donc il y a ce premier, c’est des critères environnementaux je dirais et après il y a les critères culturels et après évidemment il y a les critères purement entreprises.
Et pareil, quand on vend un produit, il vaut mieux commencer petit par un état, comprendre l’état, et se développer petit à petit. C’est comme si on disait je vais vendre en Europe et je fais tous les pays d’Europe en même temps. C’est ridicule. Il y a une langue. Il y a une langue commune aux Etats-Unis, mais il y a des distinctions entre les Etats égales aux distinctions entre les
pays européens. Et puis, on ne va pas terminer cette interview sans parler de la réélection de Donald Trump en 2024, où il y a quand même eu quelques changements, notamment sur les règles d’immigration, qui se sont durcies avec certains visas qui coûtent un peu d’argent. Voilà, alors au niveau du Visa Investisseur E2, ça n’a pas changé. C’est simplement qu’il faut venir vraiment préparer, il ne faut pas bricoler, il faut prendre les bons avocats et il faut bien faire le dossier de A à Z.
Donc le Visa E2, si on est bien préparé, on va l’avoir. Le Visa H1B, là où on embauchait beaucoup d’ingénieurs entre autres, ou des gens spécialisés, est devenu plus compliqué puisque maintenant il y a un ticket à payer de 100 000 dollars. Il y a des avocats qui essaient de le faire sauter mais pour l’instant il y en a quoi. Si vous avez ce rêve américain en vous et que vous voulez réussir aux USA, ça passe par le livre de mon invité Vanina, « Réussir aux USA, entreprendre, travailler et vivre aux Etats-Unis » aux
éditions GéRéseau, c’est ça? Oui. Merci Vanina pour tous ces conseils. Je te souhaite une bien belle journée.
C’est sûr que là, à San Diego, il fait meilleur que quand tu étais à Montréal. 22 degrés. Pas mal.
Au plaisir de te retrouver. En tout cas, on se retrouvera pour la suite de tes aventures. Avec plaisir Gauthier. Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr.

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Podcast n°2669 (février 2026)

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