Changer de vie à 54 ans : L’aventure de Patrice Knanec

Avez-vous déjà envisagé de tout quitter pour commencer une nouvelle vie ailleurs ?

Dans cet épisode de Français dans le Monde, nous vous invitons à explorer cette question intrigante. Gauthier Seys nous accueille pour une conversation inspirante avec Patrice Knanec, un chef d’entreprise dans le domaine de l’audiovisuel, qui s’apprête à débuter une nouvelle vie en Californie. À travers son parcours, nous nous interrogeons sur les défis et les opportunités qu’un tel changement peut apporter.

Patrice Knanec, notre invité du jour, est un entrepreneur de 54 ans avec une carrière impressionnante dans les médias. Originaire du Touquet, il a gravi les échelons du journalisme en passant par des stations comme Europe 2 et Canal+. En 2003, il a fondé sa propre société audiovisuelle, In The Garden. Aujourd’hui, il s’apprête à réaliser son rêve américain en s’installant à Los Angeles, une ville qui l’a toujours fasciné depuis sa première visite en 2024.

Dans cet épisode, nous plongeons dans les préparatifs de Patrice pour son grand départ. Il partage avec nous les démarches administratives, les défis logistiques et les décisions personnelles qu’il a dû prendre pour concrétiser son rêve. Patrice discute également de l’importance du réseau professionnel et de l’acquisition d’un visa E2 pour entreprendre aux États-Unis. Avec l’appui de ses contacts et de son expérience, il est prêt à relever ce défi à 54 ans, prouvant qu’il n’est jamais trop tard pour changer de vie et suivre ses passions.

https://www.linkedin.com/in/patrice-knanec-realisateur/

Transcription IA du podcast :

Et si ce podcast était le début de votre nouvelle vie? Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seyss et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Patrice Knanek. Dans 3 jours, il débute sa vie, sa nouvelle vie en Californie.
10 minutes.
Patrice a 54 ans, comme moi. Il travaille dans les médias, comme moi. Et Patrice, je le connais dans la vraie vie. Il est chef d’entreprise dans le monde de l’audiovisuel et il va nous raconter le début de sa nouvelle vie. Bienvenue Patrice.
Écoute Gauthier, je suis assez ému de pouvoir partager ce moment avec toi, puisqu’il faut quand même qu’on le dise. Absolument. Si en 92, un certain Gauthier, à l’époque sur Europe de Lille, ne m’avait pas permis de faire des chroniques dans le décrochage local le soir avec Laurent Dereault, l’animateur, je n’aurais pas eu certainement cette carrière. Ça m’a fait énormément progresser. Je suis très touché, ému de te…
Tu n’as pas changé. Merci d’abord. Et puis, c’est vrai que moi aussi, je suis ému parce que du coup, on se connaît dans la vraie vie. Il s’avère que ton parcours de vie nous amène sur la radio des Français dans le Monde aujourd’hui et qu’on va raconter une belle histoire à nos auditeurs et que du coup, on se retrouve moins interviewer. La vie a plus d’imagination que n’emporte nos rêves, comme dit Ridley Scott.
C’est Marie, c’est Marie. On va commencer par revenir sur ton parcours. Tu es originaire du Touquet. Tu joues même au tennis avec le beau papa de notre président, s’il te plaît. Il m’a toujours battu d’ailleurs.
Ah il t’a toujours battu. Tu vas passer un bac C pour les plus anciens, c’est donc un bac dans le monde de l’économie, une maîtrise à Villeneuve d’Ascq et puis tu vas débuter quelques stages, dont le stage dont tu viens de parler. Le journalisme t’a toujours attiré, les médias, tu voulais aller là-dedans, même si papa, maman n’étaient peut-être pas à fond dans le projet? Tu vois que tu me connais bien. Mon père, absolument pas.
Moi, j’ai toujours rêvé de faire de la télévision et c’est un grand reporter qui m’a dit commence par la presse écrite. La Voix du Nord, j’ai fait quelques piges et puis derrière, effectivement, la radio et la télé et ça m’a toujours attiré. Et pour la petite histoire, on verra, on en parlera dans 10 ans. Ma grand-mère pensait que je serais dans le cinéma, mais pour l’instant elle ne s’y trouve pas. Pour l’instant, parce que que dit le reste de ton parcours à suivre?
Tu vas en effet fréquenter Europe 2, AB Sport, Canal+, où tu vas animer une émission de sport automobile pendant une quinzaine d’années. et créé ta société en 2003 qui s’appelle In The Garden, donc une société d’audiovisuel. Mais dans un coin de ta tête, il y a toujours cet American Dream. Tu as toujours été fan, notamment de la Californie, de Los Angeles, des jeux… Mathel, tu m’avais dit Non, mes premiers
jouets préférés, c’était les Big Jim, qui étaient plus petits que les Barbie, donc ça n’allait pas.? Mais je préférais les Big Jim à Ken, et c’est Mattel, qui est une entreprise de Los Angeles. En 2024, pour la première fois, tu vas débarquer à Los Angeles, et là, en te promenant dans les rues, tu vas te dire, il faut que je vive ici. Oui, tu sais tout. Voilà, c’est exactement ça.
J’ai eu une espèce de… de picotement à l’intérieur. Je me suis arrêté. J’étais avec une amie que je connais depuis 45 ans qui vit, elle, depuis plus de 10 ans en Californie. Et on se baladait, j’étais avec mes deux enfants, et à un moment je disais, oh popop, qu’est-ce qu’il se passe?
Ça va pas? Je disais, non ça va pas, faut que j’habite ici. Et ils m’ont dit, mais qu’est-ce que tu me racontes là? Je dis, laissez-moi tranquille, faut que j’habite ici, voilà c’est ma place. J’ai pensé, pardon, ça a fait un peu bizarre, mais c’est la vérité.
Et donc voilà. J’ai commencé à creuser un peu. Tu rentres et tu vas tout mettre en œuvre pour organiser des rencontres, des échanges. Sur LinkedIn, tu vas rencontrer Vanina, que j’ai interviewée récemment et qui aide les chefs d’entreprise à s’installer, notamment en Californie. Et puis, tu vas prendre ta décision en mars 2025.
C’est là-bas que tu vas vivre. Alors, on va être pratique pour nos auditeurs. Se construire une nouvelle vie, ça veut dire entre la décision et ton départ dans trois jours, devoir réaliser un certain nombre de points, des détails logistiques, administratifs, mais aussi prendre des décisions. Tu me parlais des enfants, ils ont aujourd’hui 16 et 13 ans, tu es divorcé, résultat, aujourd’hui tu les as un week-end sur deux, ça va changer. Oui, alors il va falloir que je gagne beaucoup d’argent pour que je puisse acheter mon jet privé et les faire venir un week-end sur deux.
Mais sinon, non, ils gagneront pendant les vacances. Mais quelque part, je pense que l’idée, c’est de les… Je vais les voir moins, mais j’aimerais les voir mieux. C’est beau, hein? C’est beau, c’est très beau.
Il va falloir résoudre le problème du visa. Quand on veut entreprendre aux États-Unis, il y a un visa qui s’appelle le visa E2. Il nécessite un peu d’investissement quand même. Un peu d’investissement, j’ai un parrain qui s’appelle Hervé Dumas qui croit en moi et m’a aidé. Il m’a dit tu as 10 ans pour me faire fortune et me rembourser.
Et puis surtout, l’avantage c’est que j’ai tout mon matériel de ma société qui a été valorisé et qui est rentré dans l’investissement. C’est un visa qui coûte à peu près une centaine de milliers d’euros. Oui, c’est ça. En fait, de ce que j’ai compris, Pour être sûr qu’on te dise oui, il vaut mieux arriver avec cette somme-là. Encore une fois, j’ai fait 70% matériel et 30% investissement.
Et au-delà du visa, il faut aussi trouver un logement, organiser un peu sa nouvelle vie là-bas. Résultat, quand tu vas débarquer dans trois jours avec tes deux valises en soute et tes deux valises en cuisine… En cabine! Et tes deux valises en cabine, tu auras ta vie sur toi. C’est ça, c’est ça.
Je vais emmener deux doudous de mes enfants dans mes bagages aussi. C’est important. Et puis, on va redémarrer. Là, je vais être en collab’ dans un premier temps avec le fils de mon ami.
Bref, j’ai trouvé des bureaux super dans un studio photo avec vue sur l’océan. C’est pas facile. C’est pas facile. Est-ce qu’entre mars 2025, quand tu prends la décision et ton départ dans trois jours, il y a des moments où tu as failli tout stopper, tout arrêter? Ça m’est arrivé, surtout la nuit en fait, où tu es un peu, avec le jet lag au départ, un peu déphasé.
La nuit, on sait qu’on a souvent des idées noires et là, c’est plus par rapport aux enfants. Et puis en même temps, je fais ça pour moi et je fais ça pour eux aussi. Qu’ils aient le choix ou l’opportunité de vivre autre chose et découvrir des choses. Donc je me suis dit j’ai quand même beaucoup beaucoup de contacts puisque ce qui est incroyable aux Etats-Unis, au-delà du fait que je sois extrêmement sympathique et nous sommes d’accord, c’est que tu rencontres des gens très facilement, des chefs d’entreprise avec des voix très très très importantes. Et là j’ai à peu près, j’ai fait mon petit tableau Excel sur à peu près 100 contacts en 4 allers-retours, alors chaque fois je suis resté un mois.
Le mindset entrepreneurial est très différent en Californie, toi tu arrives avec une solide expérience dans le monde de l’audiovisuel, en échangeant avec des professionnels comme Vanida qui conseille ses clients de bien s’entourer, de bien trouver son marché, d’avoir les bonnes assurances et de créer du réseau, tout ça tu l’as fait. Oui, je l’ai fait et je dois encore le faire. Mais en tout cas, tout ce que j’ai commencé à faire depuis le départ va être complètement dans ce sens-là. Et effectivement, s’il y a d’agréable, encore une fois, je reste sur du factuel et de l’expérience personnelle, 54 ans, 30 ans d’expérience, les gens te respectent et disent, je pense que tu vas pouvoir nous aider avec ton savoir-faire. Ça fait plusieurs années en France que je n’y arrive plus.
J’ai aussi ma part de responsabilité, attention. Mais à un moment, je me suis épuisé, donc ça s’est peut-être ressenti aussi, j’en sais rien, alors que j’ai plein d’énergie là-bas. Mais là-bas, oui, je suis… Ils n’aiment pas TikTok, donc ça va, ils aiment bien les vrais reportages faits par des sportifs, on a mis ces réalisateurs. Dans l’intro du podcast, je dis et si c’était le début de votre nouvelle vie, parce que ça va sans doute inspirer et résonner dans la tête d’un certain nombre d’auditeurs. Toi, tu as conscience que là, à 54 ans, dans trois jours, c’est une nouvelle vie qui commence?
Complètement, je suis à la fois un peu nostalgie, je vais y arriver, ça fait bizarre et en même temps, il faut avancer, il faut aller de l’avant. Et puis le défi est génial et je me suis même dit aussi pour répondre à ta question d’avant, à 54 ans c’est pas trop tard, mais non. Parce que même si j’ai toujours voulu bosser avec des compagnies américaines, il y a un moment où je pense que j’étais pas prêt. Et finalement ces deux ans de galère avec ma boîte française m’ont vachement appris, j’en ai tiré beaucoup de leçons et beaucoup de positifs. Donc là je suis prêt à 54 ans.
à changer de vie. Alors la société américaine, la LLC, va s’appeler Skyduster en faisant référence aux palmiers. On reste un peu dans le jardin finalement. C’est ça. Donc là, tout est prêt.
Personne n’est au courant. C’est vrai, c’est un scoop. Oui, ça fait plaisir. J’espère que tu l’as déposé, du coup. Sur la partie professionnelle, t’es rodé, tu as de l’expérience, tu as créé du réseau, tout va bien.
Mais est-ce que quand on regarde les infos et qu’on voit les déclarations de ce président un peu farfelu, Trump, est-ce qu’on a aussi des suées nocturnes? Parce que la Californie n’est pas les États-Unis, mais ça reste le président des Californies. For sure. J’étais obligé. Je trouve que l’économie ne va pas bien en France.
Je n’ai pas envie de parler de politique, je ne connais pas assez. Je sais aussi que les médias aiment bien exagérer des choses que je n’ai pas forcément vécues. Après, je suis aventurage. Je suis à 50 minutes au nord de Los Angeles, à 30 minutes au sud de Santa Barbara. Peut-être qu’on est un peu protégé.
Passons à un moment, comme je dis à certaines personnes, je ne vais pas vivre en coloc à la Maison Blanche. Donc il faut bien trouver aujourd’hui, économiquement et en termes de projet de business, c’est là-bas où je peux, c’est mon choix numéro un parce que j’ai rencontré des gens, j’ai discuté. C’est pas un rêve, tu vois? Donc je me dis que c’est la meilleure solution pour moi pour avancer. Eh bien Patrice, sur la radio des Français dans le Monde, on aime que les histoires durent.
Résultat, on va te laisser prendre l’avion, t’installer, défaire tes valises et puis on se retrouvera dans un mois pour que tu nous fasses un débrief de cette nouvelle vie qui commence. sur le sol californien, en nous donnant, en toute franchise, les bons points, les mauvais points, les bonnes surprises, les mauvaises surprises. Et puis, ton rapport à la France, sache que si tu veux garder un petit bout de France avec toi, tu peux installer l’application Français dans le Monde sur ton téléphone. Alors c’est déjà fait, cher ami. C’est très bien.
Depuis longtemps. Que ce soit clair entre nous. Et je prendrai un autre décor, peut-être avec des palmiers derrière. Oui, la brique du Nord sera sans doute un décor que tu vas laisser derrière toi. Merci pour ce témoignage.
On aime sur la radio des Français dans le Monde vivre l’aventure de la mobilité internationale. Là, on la vit vraiment avant le départ, donc à suivre. Bon voyage à toi. Je vous remercie infiniment.

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Podcast n°2670 (février 2026)

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