Quand Didier Deschamps, le sélectionneur, a dévoilé sa liste pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026, se déroulant du 11 juin au 19 juillet, un détail a sauté aux yeux : la quasi-totalité des Bleus jouent désormais à l’étranger.
Sur les 26 joueurs sélectionnés, seuls 8 évoluent encore en Ligue 1, le championnat français. Tous les autres jouent dans les grands championnats européens, mais aussi en Turquie ou en Arabie saoudite.
Le championnat anglais, la Premier League, est le plus représenté parmi les joueurs présents, avec 7 joueurs. On retrouve ensuite le championnat italien, la Serie A, avec 4 joueurs, puis la Liga avec 3 joueurs. Le reste est éparpillé en Europe, avec un seul joueur évoluant en Arabie Saoudite, Théo Hernandez.
Par exemple, le capitaine Kylian Mbappé évolue désormais au Real Madrid en Espagne. Cette tendance s’explique surtout par la compétitivité du football européen. Le championnat français est l’un des moins bons. Le Paris Saint-Germain domine la scène nationale, les autres clubs ont plus de mal à rayonner.
Les championnats anglais et espagnols sont au dessus du reste en termes de niveau et de prestige, expliquant le choix des joueurs pour atteindre les titres les plus convoités, dont la Ligue des Champions.
Et pourtant, ironie du sort, les deux dernières éditions ont été remportées par un club français, le Paris Saint-Germain.
Revenons dans le temps. En 1998, lors du premier titre mondial des Bleus, près de la moitié des joueurs évoluaient encore dans le championnat français. Aujourd’hui, les meilleurs talents partent souvent très tôt à l’étranger.
Et ce phénomène crée un parallèle intéressant avec les expatriés français partout dans le monde. Parce que oui, ces joueurs, bien que mondialement connus, vivent l’expatriation comme les autres. Ils sont loin de leur famille pour la plupart, ne reviennent qu’en France pour les matchs internationaux et vivent dans les villes proches dans leur club.
Pour beaucoup de Français expatriés, cette équipe devient donc très identifiable.
Comme eux, les Bleus vivent à l’étranger, s’adaptent à différentes cultures… mais gardent un lien fort avec la France.
Et finalement, à des milliers de kilomètres de leurs premières années de vie, voir les Bleus jouer pendant la Coupe du Monde, c’est peut-être aussi voir une autre image de la France d’aujourd’hui : une France qui voyage, qui s’exporte… mais qui continue de se retrouver autour du même maillot bleu.
