Maintenir le français ou l’anglais au sein de votre famille et si la solution au pair était la bonne. 10 Minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gautier Seyss et aujourd’hui, on décolle avec Floriane Monnet, direction l’Ecosse.
10 Minutes, 10 minutes, le podcast des Français dans le monde.
Et j’ai le plaisir de vous emmener à Edimbourg pour retrouver une petite française qui a développé un super concept. On va en parler avec vous. Floriane, bienvenue. Merci. C’est la première fois, je crois, que tu fais un exercice de podcast, mais bon, ça va bien se passer.
Oui, oui, très bien. Je ne vais pas te foutre la pression, mais 130 000 francophones nous écoutent chaque jour aux quatre coins du monde. En tout cas, je crois que c’est vraiment à eux qu’on va pouvoir expliquer un super concept qui est le concept au pair. Mais on va en parler dans un instant. D’abord, un mot sur toi, ton parcours.
Tu es originaire de l’Ouest parisien. Je vais envoyer à nos auditeurs qui sont loin de la France des images magnifiques de Saint-Germain-en-Laye, qui a d’ailleurs un lien avec l’Écosse. Oui, c’est ça. La dernière reine d’Écosse a grandi à Saint-Germain-en-Laye et c’est vrai que ça se retrouve assez souvent dans l’histoire écossaise. On entend beaucoup de parler de la région parisienne et de Saint-Germain-en-Laye.
Incroyable. Tu vas faire tes études dans la région parisienne du côté de Sergi Pontoise et puis tu vas vivre une expérience au pair à Dublin. Tu as 22 ans. Raconte-moi un peu d’où t’est venue cette envie. Je suppose que c’était pour développer ton anglais.
Oui c’est ça, j’avais commencé des études de droit et je me suis dit que c’était peut-être le bon moment de voir autre chose et donc je suis partie à Dublin pendant un an dans une super famille avec qui je suis toujours en contact. Donc les enfants avaient moins de 6 ans, il y avait 4 enfants de moins de 6 ans, c’était quand même assez sport. Mais ça m’a appris vraiment plein de choses, aussi bien sur la garde d’enfants que sur moi-même finalement, ce que j’avais envie de faire pour la suite. Et donc voilà, c’était en 2015, c’était vraiment une super expérience et maintenant on part en vacances ensemble. Génial!
Il y a un peu un prolongement de la famille les uns des autres. Au-delà, en effet, de l’apprentissage de la langue, c’est l’apprentissage de la vie. Te découvrir une expérience dans un autre pays, la famille, les enfants, jouer avec eux. C’est hyper complet comme expérience. Oui, c’est hyper complet, aussi bien sur la découverte du pays que sur l’apprentissage de l’anglais, la découverte de ce que j’aimais, ce que j’avais envie de faire ou ne pas faire plus tard.
J’ai repris aussi des études pendant l’année. Ça a été vraiment très, très complet. Alors, en effet, tu vas rentrer après cette expérience. À quand tu vas être assistante juridique dans un cabinet d’avocats pendant quatre ans? Mais c’est pas ton dada de ouf et peut-être que l’expérience à l’international te titille encore.
C’est compliqué, je trouve, de rentrer dans son pays après une expérience pareille et de revenir juste à la vie quotidienne et reprendre un peu ce que j’avais prévu à la base, travailler dans le milieu du juridique, être avocate, etc. Quelque chose que j’avais toujours eu envie de faire et l’expérience au père a vraiment tout changé pour le coup dans ma vision des choses. Donc après 4 ans, ça a été assez clair pour moi qu’il fallait que je change de voie. Évident de revivre l’expérience. Tu vas t’installer en Écosse.
Pourquoi tu vas choisir l’Écosse? Alors vraiment, parce qu’à la base, j’avais hésité entre l’Irlande et l’Écosse. Et puis, étant déjà partie en Irlande un an, je me suis dit que j’allais voir autre chose. Et puis, ça arrivait vraiment au moment du Brexit. Donc, je pense qu’il y avait un peu aussi une volonté de partir en Écosse.
C’était un peu maintenant ou jamais, quoi. Et justement, comment c’est la vie à Édimbourg? Alors c’est vraiment chouette, c’est une ville qui est très verte, pleine d’histoires, c’est très actif aussi, et donc oui, c’est vraiment chouette. J’étais censée partir quatre mois, et ça fait cinq ans et demi. – Oui, donc ça se passe bien.
– C’est ça. – Alors pour un Français, évidemment, je vais te poser la question, comment c’est la nourriture, comment c’est les relations humaines, la fête? Alors, la nourriture, on s’y fait assez bien. Je pense qu’on a plein de clichés sur la nourriture britannique, mais au final, on s’y fait très bien et j’apprécie. J’apprécie la nourriture écossaise.
Les relations sociales, ça se passe très, très bien. C’est vrai qu’ils ont une culture vraiment balancer la vie pro et la vie perso, quelque chose qui soit équilibré. Donc, il y a plein de choses d’organiser après le travail et c’est assez fréquent qu’on se retrouve pour aller au pub ou un pique-nique ou faire une marche. La nature est très présente et il y a énormément de montagnes, de campagnes autour, donc c’est très facile de se retrouver finalement en dehors du centre-ville assez rapidement. Alors, on va maintenant parler de ton agence Trip Family.
Alors là, je trouve que c’est une idée super, Floriane, parce que l’expérience au père est absolument fabuleuse. Elle permet d’ouvrir les portes, d’ouvrir son cerveau, d’apprendre une langue, de découvrir ce que c’est que de vivre au loin de chez soi, dans une autre famille, d’avoir une relation en effet avec les enfants. C’est très ancien, tu me disais, le concept au père. Oui, je pense que ça a dû commencer dans les années 50-60 finalement, au moment où les gens ont commencé à vraiment sortir de leur pays, à voyager, où les expériences internationales ont commencé à se populariser. Donc oui, je pense qu’on peut dater ça au moins les années 60.
Et en l’occurrence, les expats ou les ex-expats sont particulièrement intéressés par ce sujet au père puisque c’est l’occasion de maintenir à la maison, au sein de la vie quotidienne des enfants, la langue qu’on a pu connaître quand on a vécu à l’étranger ou tu fais dans l’autre sens aussi. Ça peut être aussi prendre des anglo-saxons qui vont vivre l’expérience dans une famille française. Les deux se font. Oui, c’est ça. Une grosse majorité de nos clients sont expats ou d’anciens expats.
Donc, on a beaucoup de clients français, par exemple, qui partent à l’étranger et qui ont envie d’avoir un soutien francophone supplémentaire à la maison. Dans ce cas-là, on leur propose des candidats francophones. Ça peut être des Français, des Belges, des Canadiens. Et on a aussi le système inverse d’anciens expats qui sont venus en France et qui veulent maintenir un environnement international à la maison. Dans ce cas-là, on peut proposer des candidats du pays duquel ils reviennent.
Alors Floriane on a l’expression jeune fille au père, bon on peut laisser de côté jeune fille parce que ça peut être aussi des jeunes garçons. 10% De ta clientèle est composée de garçons. Est-ce que tu peux nous rappeler ce qu’est le principe au père? Oui. L’idée de base, c’est un candidat étranger qui vient dans une famille étrangère aussi pour apprendre une langue.
En France, pour expliquer un petit peu le système en France, c’est de l’échange culturel principalement. Ce n’est pas du salariat, c’est un mode de fonctionnement qui est vraiment très simple. On se met d’accord avec le candidat sur les conditions de l’hébergement, on fait en sorte que tout convienne à tout le monde. Ensuite, on signe un contrat et tout se fait assez simplement finalement. En termes de réglementation, c’est entre 25 et 30 heures par semaine selon la nationalité du candidat.
Et puis la personne est hébergée, nourrie, logée, blanchie entre guillemets, en échange de ses 25-30 heures d’aide par semaine. Il y a aussi un peu d’argent de poche. Il y a un peu d’argent de poche aussi, donc nous au sein de l’agence on a fixé ça à un minimum de 100 euros par semaine pour 25 heures, ce qui vous revient entre 400 et 450 euros par mois pour l’argent de poche. Alors en effet, la personne peut travailler du lundi au vendredi en général, peut-être de temps en temps le week-end, mais elle peut aussi profiter de ce temps libre pour faire les activités qu’elle souhaite. C’est très réglementé, comment ça se passe?
Est-ce que vous gardez le contact une fois que la personne est dans la. Famille Oui, on a des accompagnements d’un. Une fois que la famille est inscrite chez nous, on aide la famille à trouver les candidats, à faire tout ce qui est sélection, présélection de candidats.? Ensuite, on s’occupe de tous les contrats, demandes de visa. Les demandes de visa sont prises en charge par l’agence.
Et ensuite, il y a un suivi pendant toute la durée du séjour. En moyenne, c’est entre 10 et 12 mois. Les familles, les candidats peuvent nous recontacter à tout moment pour des questions. Et on a mis en place aussi des First Aid Trainings pour les candidats qui sont obligatoires. Donc c’est un peu une spécialité de notre agence, c’est les cours de premiers secours et des cours qui seront potentiellement donnés pendant l’année pour aider au développement de l’opère, compléter éventuellement ses connaissances sur tout ce qui est garde d’enfants, ça peut être du développement personnel, enfin voilà, il y a tout un programme de cours aussi qui est donné au candidat.
Alors en l’occurrence, nos auditeurs, qu’importe où ils se trouvent, qu’importe dans quel sens ils voudraient avoir la possibilité d’accueillir un jeune garçon ou une jeune fille au pair. Il peut être anglo-saxon pour maintenir l’anglais à la maison. Il peut être français pour avoir du français quand on vit à l’étranger. Tu occupes tous les quatre figures. Oui c’est ça, on est assez flexible aussi bien sur la nationalité de la famille, sa localisation, la nationalité du candidat qui va les rejoindre, tout est très flexible.
Et donc comment ça se passe concrètement? Si on écoute cette interview et qu’on se dit tiens, c’est vrai que ça pourrait être une super aventure, une bonne aide à la maison également, on te contacte toi? Oui, alors on contacte moi ou on contacte l’agence, on prend contact, on regarde si le projet est faisable de notre côté, quelles sont vos motivations, le planning type que vous allez proposer au candidat. Ensuite, on vous fait des pré-sélections de candidats en fonction de vos besoins. Ensuite, on s’occupe de tous les contrats, etc.
Alors en tout cas, pour la famille, pour les parents, pour les enfants et pour la personne qui va vivre cette aventure au père, j’ai l’impression qu’on n’en sort pas autrement qu’avec un nouveau mindset, avec une ouverture sur le monde. Oui, c’est sûr qu’on apprend énormément pendant l’année et de tous les retours que j’ai pu avoir sur les séjours au père, je pense qu’il n’y a pas une personne qui ne m’a pas noté un changement dans son mode de vie, dans ses projets de vie, etc. Et. Concernant le Royaume-Uni pour terminer, une bonne nouvelle c’est que Erasmus c’est de retour en janvier 2027. Ce sera aussi l’occasion de remettre en place avec l’Angleterre des opères.
C’est ça, alors on est en train d’ouvrir une branche à Edimbourg, qui va arriver notamment pour septembre-octobre. On devrait ouvrir je pense que d’ici octobre au maximum. Et l’idée ce serait de pouvoir accueillir des étudiants qui viennent non seulement au cadre d’Erasmus, dans des familles locales. C’est vrai que pendant toute la période, ces cinq dernières années, ça a été un peu plus complexe parce qu’on n’avait pas les bons visas pour pouvoir faire venir les candidats. Là, avec ce retour d’Erasmus, c’est de nouvelles opportunités pour les francophones et même pour tous les Européens.
Florian, bravo pour cette idée. Ça s’appelle Trip and Family. Le lien est disponible dans le descriptif de ce podcast. Je te souhaite le meilleur de vivre une belle aventure, un beau développement. Au plaisir de te retrouver.