Et si on planifiait son parcours de vie pour transmettre en toute confiance et pour partir l’esprit tranquille. 10 Minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gautier Seyss et aujourd’hui, on décolle avec Maria Estrada Coccoli, entre Paris et le Brésil.
10 Minutes, 10 minutes, le podcast des Français dans le monde.
Il faut une belle paire de jambes pour faire Paris-Brésil, mais tu y arrives. Bonjour, bienvenue, Maria. Bonjour Gauthier, merci. Content de faire ta connaissance grâce à Expat Pro. Nous allons découvrir LigneDeVie.com dans un instant, mais avant de découvrir LigneDeVie, on va découvrir ton parcours de vie qui n’est pas tout à fait banal.
Déjà, ça commence d’une façon exotique. Tes parents sont argentins. Tu nais en Argentine. Exactement, je suis née en Argentine, j’ai fait mes études en France, je me suis mariée en France et je me suis expatriée au Brésil où j’ai eu mes quatre enfants qui sont donc les quatre Brésiliens, franco-brésiliens et puis après j’ai continué mon petit chemin de vie familial puisqu’on nous sommes partis à Istanbul Puis en Angleterre, à Londres, nous avons fait un mini stop à Paris, histoire de dire on est en France. Et puis nous sommes repartis au Brésil.
Ça fait un peu de voyage pour toute la petite famille. Je reviens sur tes études en France, architecte d’intérieur, mais une passion aussi pour le rock acrobatique. Et c’est au cours d’un cours de rock que tu vas rencontrer ton mari français vivant au Brésil, il faut le faire pour le trouver quand même. Oui, il faut le faire, mais je pense qu’il y avait une petite destinée là-dedans. Nous sommes deux danseurs de rock et de rock acrobatique.
C’est un peu plus dur avec l’âge, mais nous sommes toujours des bons danseurs. Et tu me parlais des quatre enfants franco-brésiliens. Ils se sentent plus l’un ou l’autre. Ils se sentent quand même pas mal français.? C’est important pour eux.
On a fait de sorte dans leur vie qu’ils aient un repère de la France pour qu’on puisse voguer partout dans le monde et de se sentir foncièrement, intrinsèquement français. Et c’est le cas, même s’ils parcourent le portugais, l’anglais, etc. Maintenant ils sont en France, ils font leurs études supérieures en France, donc ils se sentent français. Mais le lien avec le Brésil est là, puisqu’on a toujours une maison au Brésil et les vacances au Brésil. Et à table, on parle quelle langue?
À table, on parle plutôt français, mais quand mes parents sont là, ça diverge vers l’espagnol. Et quand nous avons des invités brésiliens, ça parle portugais, donc pas de barrière de langue. Et quand on se dispute, c’est en quelle langue? Alors, ça dépend. Alors quand on se dispute c’est plutôt en français.
Et moi, quand je pousse un grand cri, c’est plutôt en espagnol. Je ne suis pas surpris. Alors, on va maintenant arriver sur LignesDeVie.com. On salue Sophia qui est ton associée et qui, elle, vit à New York. Décidément, vous aimez les décalages horaires.
Exactement. Elle vient à New York et elle passe quand même pas mal de temps à Casablanca parce qu’elle est marocaine. Elle a fait une formation dans la psychologie et elle travaille beaucoup dans les métiers de la santé. Donc, elle m’accompagne et je suis ravie. Je l’ai rencontrée à Sao Paulo.
Donc, rien à voir ni à Casa, ni à New York, à Sao Paulo, au Brésil, où on s’est évidemment entendus. On a passé une partie de notre vie ensemble. Cent mille auditeurs chaque jour suivent la radio des français dans le monde. Ils savent ce que c’est que la distance, d’avoir ses aînés rester en France, d’avoir de la famille un peu loin. Et puis, les années passant, on arrive aussi souvent à un moment où on devient soi-même aidant.
Et le principe de Ligne de Vie, c’est justement de s’organiser avec ses aînés. Comment est venue l’idée de CréerLigneDeVie.com? On a constaté à travers nos propres parcours que l’éloignement géographique amplifie le besoin d’organisation face à l’imprévu. En fait, ne serait-ce que bêtement de prendre l’avion, on se pose la question, si on ne revient pas, qu’est-ce qui se passe après? Comment je vais gérer ça avant et comment vont gérer mes proches et mon compagnon ce genre de situation?
On a créé une plateforme digitale qui permet de centraliser de manière sécurisée les documents clés, les documents administratifs, les contrats, les directives anticipées, en essayant d’éviter le risque de perte lié à la distance. Mais ça permet également de transmettre cette information aux autres, donc à une personne de confiance que vous allez nommer, qui pourra avoir accès à votre parcours de vie, que cela soit de votre vivant ou lors de votre départ. Ce qui est quand même incroyable, c’est que lorsqu’on va voir ses parents, qu’on est en France, qu’ils sont eux en France, qu on fait 30 kilomètres pour aller les voir, on se pose pas tellement la question, alors que statistiquement, faire un trajet en voiture est plus dangereux que monter dans un avion. Mais donc, notre cerveau est quand même un petit peu particulier. Le fait de monter dans un avion nous fait peut-être plus logiquement penser à ce qui pourrait se passer si.
C’est fou quand même. Oui, notre cerveau divague, mais effectivement le point de rentrer dans un avion et de se dire qu’il peut se passer tout et rien, je peux ne plus revenir, ne plus être auprès de mes proches, on se pose effectivement cette question de la transmission de laisser les documents, ses affaires à peu près organisées pour que quelqu’un puisse prendre le relais. Et c’est quelque chose que l’on fait aussi un peu automatiquement quand on est à l’expatriation, puisque le fait d’avoir un bouger d’un pays à l’autre, à chaque fois nous repose cette question de l’organisation, de la structuration de notre vie, de notre parcours de vie. Alors Maria, sur la radio, on a déjà évoqué un dossier spécial autour de la relation avec les aînés, avec les seniors et l’expatriation. C’est vrai que ça nous fait poser des questions, même si on ne va pas se cacher, on est sur un sujet qui, dans notre culture, reste un sujet tabou.
Oui, c’est un sujet même très tabou. Les gens ne souhaitent pas en parler, ne veulent pas en parler. Cependant, quand on commence à raconter l’histoire de l’Indevis, ce que ça peut amener comme tranquillité d’esprit aux gens, ils adhèrent. Donc, il faut faire cette démarche pédagogique d’éducation des gens pour leur montrer que On n’est pas en train d’appeler la mort quand on choisit ces sujets. Ce qu’on essaye, c’est de construire justement un avenir serein pour soi et pour les autres.
Et c’est vraiment une charge mentale supprimée, je ne dis pas supprimée, mais en tout cas allégée lorsqu’on l’impose sur cette plateforme, sur son tableau de bord, ces différentes décisions, ces informations pour que quelqu’un d’autre soit au courant. Et là, c’est très lié à des sujets culturels, puisque en France, évidemment, c’est très tabou. Mais tu me disais, par exemple, chez les anglo-saxons, c’est un peu un réflexe qui est plus courant. Ou alors les pays, notamment, qui ont légiféré sur la fin de vie. Parce que paradoxalement, légiférer sur la fin de vie, ça veut dire devoir s’organiser en amont.
C’est important quand même. Exactement, c’est devoir se poser les questions en avant et de se dire qu’est-ce que je réfléchis concrètement. Je sais que je vais mourir, j’ai choisi de mourir. Qu’est-ce que je vais concrètement transmettre aux autres? Qu’est- ce que je veux laisser comme héritage?
Mais ce n’est pas simplement se poser la question de l’héritage patrimonial, c’est vraiment se poser la question de l’héritage tout court. Qu’est ce qu’on veut laisser? Ne serait-ce que pareil le sujet de l’immortalité numérique. C’est un sujet qui est aussi important, donc c’est tous ces sujets là effectivement que l’on se pose, que l’on doit construire. Quand on a décidé malheureusement de mourir, et que ces pays comme la Suisse surtout, qui est très avancée là-dessus, il n’y a plus de tabou pour eux, ils sont conscients de l’importance de cette étape.
En l’occurrence, tu le disais, c’est vrai qu’on peut préparer les choses un peu techniques, la succession par exemple, pour éviter de laisser trop d’impôts aussi à ce moment-là, mais ça va beaucoup plus loin, parce que tu parlais d’identité numérique, la trace qu’on veut laisser de son passage sur Terre? Oui, en fait, on vit dans un monde digital, on vit dans un monde numérique, on laisse toujours une empreinte numérique, que l’on fasse quoi que ce soit, on laisse une empreinte numérique, ne serait-ce qu’avec déjà le tout numérique de l’État, tout le monde est amené à être dans le monde digital. Donc cette empreinte numérique Il faut qu’on sache la gérer. L’idée c’est de se dire, qu’est-ce que je veux laisser de cette trace numérique? Est-ce que je veux qu’on supprime toutes mes données?
Est-ce que je veux transmettre quelque chose? Est-ce que je veux laisser quelque chose d’intéressant pour mes survivants, pour mes descendants, pour mes arrière-arrière-petits-enfants? Quel est le choix que je fais? Qu’est-ce que je veux transmettre à mes descendants. Donc ça c’est important et on a des experts qui sont justement spécialisés pour vous aider à traiter cette immortalité numérique parce qu’elle va vous survivre, vous non, mais elle va vous survivre.
Maria, si un auditeur a une petite lumière qui s’est allumée dans sa tête et qu’il veut en savoir plus, je suppose que ça commence par lindevie.com. Exactement, lindevie.com, vous avez pas mal d’informations déjà sur le site vitrine. Vous avez des témoignages, vous avez des blogs. Et puis après, il vous suffit de créer un compte gratuit. Vous avez accès en fait à un tableau de bord qui vous permet de naviguer sur vos parcours, des parcours thématiques, des questionnaires qui vous aideront à vous prendre conscience de l’importance de décisions à prendre sur les directives anticipées, sur la transmission, les obsèques, ce que vous souhaitez.
En fait, on vous accompagne, on vous prend par la main. Et on vous met à disposition des experts qui pourront vous aider dans ces choix de parcours de vie. Eh bien, Maria et Sofia, c’est une très belle idée. Félicitations. J’invite nos auditeurs à découvrir ton site, en passant notamment par notre partenaire Expat Pro.
Merci beaucoup. Aujourd’hui, tu es à Paris. Le Brésil, c’est pour quand? Je suis arrivée hier du Brésil, donc je repartirai au mois d’octobre. Eh bien, merci beaucoup pour ce témoignage.
Je te souhaite une très belle journée dans la capitale. Merci beaucoup. Merci Gauthier. Français dans le monde, le média de la mobilité internationale, radio et podcast sur fdlm.fr.