Présentation du podcast :

Avez-vous déjà envisagé de vivre à l’étranger, dans un pays où la culture et les traditions sont radicalement différentes des vôtres ?

Dans cet épisode proposé par « Français dans le Monde (FDLM), le média de la mobilité internationale« , nous explorons les défis et les découvertes de l’expatriation au Japon, un pays souvent perçu comme un mélange fascinant de futurisme et de traditions ancestrales.

Notre invitée, Pauline Bocquillon, est une expatriée française vivant à Tokyo. Originaire de Paris, Pauline a voyagé à travers le monde, vivant des expériences enrichissantes en Asie du Sud-Est et en Europe avant de s’installer au Japon avec sa famille. Passionnée par les podcasts, elle voit ces derniers comme un lien précieux entre les francophones dispersés aux quatre coins du globe. Aujourd’hui, elle partage son quotidien au Japon, ses défis en tant que mère expatriée, et son rôle au sein du « Petit Journal – Tokyo« , où elle s’efforce de décrypter la culture japonaise pour ses compatriotes.

Dans cet épisode, Pauline nous parle des chocs culturels qu’elle a rencontrés en arrivant au Japon, un pays où la langue et les coutumes peuvent constituer de véritables barrières. Elle décrit comment elle et sa famille se sont adaptés à cette nouvelle vie, tout en soulignant l’importance de rester connectés à la communauté française locale. En tant que contributrice Lepetitjournal – Tokyo, elle s’engage à relier et à informer les expatriés français, tout en explorant les multiples facettes de la vie japonaise, de l’administration complexe aux traditions uniques. Découvrez comment Pauline navigue dans cette aventure extraordinaire, tout en partageant ses observations et ses réflexions sur un pays qui ne cesse de surprendre.

 

► Podcast n°2953 (juillet 2026)

00:00:02 – Introduction et présentation de l’invité
00:00:29 – Arrivée au Japon et découverte de Tokyo
00:01:06 – Impact des podcasts sur la connexion internationale
00:01:93 – Défis du décalage horaire
00:02:137 – Parcours d’expatriation et premières impressions
00:02:157 – Installation au Japon et vie de famille
00:03:172 – Communication avec les enfants depuis l’étranger
00:04:240 – Choc culturel et adaptation au Japon
00:05:304 – Particularités de la vie au Japon
00:08:428 – Le Japon, entre modernité et tradition
00:10:641 – Rôle au Petit Journal Tokyo
00:12:739 – Curiosités et paradoxes de la vie japonaise
00:13:814 – Conclusion et remerciements

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Transcription IA du podcast :

Bienvenue au Japon, un pays au futur rétro. 10 Minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gautier Seysse et aujourd’hui, on décolle avec Pauline Boquillon, direction Le Petit Journal Tokyo. 10 Minutes.
Évidemment, vivre la mobilité internationale, c’est découvrir d’autres cultures, mais là, on pense être particulièrement gâté. Quand on débarque sur le sol japonais, vivant à Tokyo, dans le quartier des Français, on retrouve Pauline. Bienvenue, Pauline. Bonjour, merci de m’inviter. Je suis très content de t’accueillir.
En plus, t’es une fidèle auditrice des podcasts. Tu considères que ça crée un trait d’union entre les francophones du monde entier qui vivent la mobilité? Bien sûr, heureusement que les podcasts existent, sinon je crois que je n’y serais pas encore. Non, non, vraiment, heureusement, heureusement. J’en écoute effectivement beaucoup, beaucoup.
Ça me nourrit, ça me… Toute la journée. Parfois, tu te sens un peu seule sur ton île au bout du monde Evidemment, évidemment. Et puis le décalage horaire qui est un élément qui est vraiment difficile à gérer, un grand décalage horaire de 7 ou 8 heures en fonction de si on est en été ou en hiver.? Et le podcast, c’est une invention magique qui permet de toujours être connecté au monde et notamment à la France.
Je dois avouer que c’est des podcasts que j’écoute en français, notamment les infos parfois. Je coupe quand ça parle de la météo quand même. Oui, mais ça te concerne un tout petit peu moins. En tout cas, puisque tu parles de la France, on va revenir à Paris. C’est là d’où tu es originaire.
Tu vas faire tes études et ensuite, tu vas commencer l’aventure de la mobilité avec des stages en Asie du Sud-Est. Tu m’as dit ces stages m’ont ouvert les horizons. Tu t’es dit après ces stages, il faut que je découvre le monde. J’ai un souvenir très précis au Vietnam, d’avoir fait monter ma moto dans un bateau pour traverser un bac et il pleuvait. Je me souviens, je regardais l’horizon et à me dire mais waouh, le monde est vaste, quelle aventure, c’est formidable, il faut y aller.
Alors ce qui tombe bien, c’est que ton mari va avoir la même passion que toi. Lorsque vous vous rencontrez, vous allez vivre plusieurs expatriations avec des retours en France à chaque fois. La Belgique, pas le plus exotique. Non, pas le plus exotique, mais malgré tout. Hong Kong, Singapour, puis vous rentrez 12 ans en France.
Et depuis deux ans, vous vous êtes installés au Japon. Vous avez aujourd’hui trois enfants. Je vais parler à la maman, la plus grande des filles, fait ses études en France. Là aussi, ça ne va pas être très facile. Non, non, pas facile du tout.
Pour être tout à fait honnête, le départ a été très difficile. Et puis, je dois avouer, petit à petit, en fait, je pense qu’on arrive à communiquer presque plus que quand elle était en France. On a nos habitudes, nos rituels. Avec le décalage horaire, on s’appelle. Et avec WhatsApp, en visio, on se voit.
Donc ça, c’est vraiment formidable. Et malgré tout, il n’y a pas tellement de place pour l’imprévu. On ne peut pas se voir comme ça, vient dîner, vient déjeuner, on passe le week-end ensemble. Non, il faut prévoir. Alors on a la chance, on s’était dit en partant, on va mettre un gros budget pour les billets d’avion et donc elle arrive à venir souvent nous voir et moi je vais la voir aussi.
Mais ça représente quand même un aspect assez difficile. France-Japon, en avion, il faut combien de temps? Alors en ce moment, il faut 14 heures. On ne peut plus survoler la Russie. Donc avant, mais moi je n’ai même pas connu, c’était je crois 11 heures.
Maintenant, c’est 14 heures. Donc c’est quand même très long. Bon, on s’habitue. Franchement, on s’habitue. Mais ça reste loin.
Alors Pauline, on va maintenant découvrir ta vie au Japon. Je le disais dans l’intro, c’est un pays avec un choc culturel. Quand on y arrive, les premiers jours, on se dit pourquoi j’ai accepté Bien. Sûr, évidemment, ça dure même plusieurs semaines, voire plusieurs mois.? Mais qu’est-ce que je suis venue faire ici?
Mais pourquoi? Pourquoi choisir la difficulté? Pourquoi délibérément se mettre à nu? Alors intellectuellement, j’avais toute une série d’arguments, l’aventure, la découverte, l’enrichissement, rompre avec le côté linéaire d’une vie en France qui ronronnait un peu. Et là, vraiment véritablement m’enrichir, nous enrichir la famille.
Mais parfois, je dois avouer, au début, c’est un peu cher payé. C’est une affaire de temps. Il faut un peu de temps. Pourquoi quand on a connu comme toi plusieurs expériences un peu partout dans le monde, pourquoi c’est plus étonnant le Japon? On sait, les relations humaines sont différentes, le travail c’est différent, manger c’est différent.
C’est quoi? C’est le côté radicalement différent qui étonne? Oui, c’est le côté radicalement ça, j’étais assez surprise parce qu’ayant été déjà expatriée, je me suis dit, je sais à peu près faire. Et en fait, quand on arrive au Japon, non, ça n’a rien à voir. Ça n’a rien à voir avec une expatriation telle que Hong Kong ou Singapour.
Et là, je pense qu’une des raisons principales, c’est la langue. Et ce qui est très particulier au Japon, c’est qu’ils ne parlent pas anglais. En tout cas, ils disent qu’ils ne parlent pas anglais et qu’ils ne le comprennent pas, même si je pense qu’en vrai, ils doivent un peu plus le comprendre que ça. Mais bon, le fait est qu’on ne peut pas communiquer avec eux par l’anglais, ce qui n’est évidemment pas le cas à Hong Kong et Singapour. Donc ça crée une barrière.
Et en plus là-dessus, tout l’aspect culturel de la civilisation japonaise qui rajoute une immense barrière, ça fait qu’on est complètement perdu, complètement perdu sur une autre planète avec des codes impénétrables au début. Donc en ça, c’est beaucoup plus difficile. C’est un pays vraiment C’est un peu impensif, mais vraiment à part. Il a été fermé pendant 200 ans. Ce n’est pas pour rien, même plus, 250 ans.
Il est rouvert depuis pas si longtemps, depuis 120 ans. Ça en dit quelque chose. Alors justement, dans l’intro, j’ai été un peu provocateur en parlant d’un futur rétro, dans l’imaginaire du français. Pendant très longtemps, le Japon était en avance sur son temps, avait inventé des choses nouvelles, notamment dans le domaine des technologies. Les Walkman qu’on avait dans les années 80, c’était japonais.
Et aujourd’hui, c’est comme si ce futur avait pris du retard et qu’aujourd’hui, il était un peu ringard. Qu’est-ce qui s’est passé pour que ce pays évolue de cette sorte? Alors je pense que c’est principalement la crise économique des années 90. Le Japon était en croissance, croissance et puis ça s’est arrêté. Donc en fait effectivement aujourd’hui on a l’impression que tout s’est un peu figé depuis 30 ans.
Alors sur certains points évidemment, pas sur tout. Le Japon est le pays de la nuance donc je ne voudrais pas… Il ne faudrait pas tomber dans des clichés qui seraient évidemment faux, mais sur certains points, il y a beaucoup d’aspects rétros. Pauline, je vais prendre un exemple, refaire son permis de conduire, l’administration japonaise, il vaut mieux se lever tôt? Il vaut mieux se lever tôt, il vaut mieux être accompagné d’un japonais qui parle japonais, parce que ça peut prendre un temps fou et on fait la queue à plusieurs guichets, on se lève, on s’assoit, on est pris en photo, on doit répondre à des questions, on doit tamponner avec un petit tampon des toutes petites cases, toutes petites, et puis l’agent administratif est supervisé par un chef qui lui-même a un chef et tout ça, ils observent le remplissage des papiers, ça prend la journée et le bâtiment est complètement vieillot, il y a une odeur de vieillot, tout est vieillot dans ce bâtiment administratif.
Alors qu’on a cette image d’un Tokyo, l’hyper centre, foisonnant, moderne, clignotant. Je pense que c’est la voie quand on vient 15 jours, 3 semaines en vacances. Effectivement, on va voir tout ça et on en tire cette conclusion-là. Donc ça, ça fait partie de la réalité aussi. Mais pas que.
Alors, il y a à peu près 15 000 Français qui vivent au Japon, dont 10 000 dans la capitale. Aujourd’hui, vous êtes installé près du Palais impérial, près du lycée français aussi. C’est le quartier des geishas, tu m’as dit. Oui absolument. Alors le lycée français est encore plus loin.
Historiquement il était là, le lycée français maintenant il est plus au nord et c’est un vieux quartier japonais très très traditionnel dans lequel il y a pas mal de français du fait de ce lycée français qui avant était là et maintenant n’est quand même pas très loin. Donc il y a des petites ruelles Je ne voudrais pas, encore une fois, qu’on s’imagine des maisons traditionnelles en bois, pas du tout, parce que c’est toujours un peu de briquet de broc. Il y a beaucoup de tôles, il y a beaucoup de matériaux de récupération parfois, et des amas. D’éléments, de matériaux qui sont là entassés, on ne sait pas trop pourquoi, et donc des toutes petites ruelles. Et donc moi, dans le quartier qui s’appelle la Kagurazaka, effectivement, c’est le quartier historique des geishas.
Elles ne sont pas plus très nombreuses, mais il y en a. J’en ai croisé une la semaine dernière. Et ça, c’est toujours un grand moment assez… Typique. Oui, c’est unique.
Et là, je me dis, mais quelle chance. Mais quelle chance j’ai de pouvoir voir ça. Alors, dans les différentes expatriations que tu as connues, tu étais à la place du conjoint accompagnateur. Tu as dû te réinventer plusieurs jobs différents, mais tu étais toujours lectrice Le Petit Journal dans les différents pays. Arrivé au Japon, tu as proposé tes services et depuis mai dernier, tu t’occupes de développer cette édition avec deux objectifs, décrypter le Japon.
Visiblement, j’ai bien compris qu’il fallait de temps en temps décrypter un peu ce pays et puis relier les Français qui y vivent. Absolument, oui. C’est un peu les deux axes que je vais développer, décrypter. Oui, c’est indispensable et c’est sans fin, sans fin. Je crois que tous les jours, dans mon téléphone, j’ai un petit bloc note et je note tout ce qui m’étonne et le bloc note est rempli.
C’est des idées d’articles, évidemment. Je prends des photos. Vraiment, potentiellement, tous les jours, il y a à peu près trois ou quatre choses qui m’étonnent, qui m’amusent. C’est quand même rare, je me dis ça c’est vraiment une vie assez riche. L’idée ça va être ça, de décrypter, là par exemple j’ai écrit un article sur les chiens, là c’est mon dernier article, les chiens au Japon c’est tout un truc.
Je vous laisse le découvrir. Et puis l’autre axe, ce serait relié, puisque ces francophones du Japon, on a un peu besoin quand même d’être liés les uns aux autres, étant donné l’éloignement, la difficulté, cette culture si différente. Il me semble, en tout cas moi, j’ai besoin de voir mes compatriotes, de parler français, et puis de faire vivre cette communauté en la liant, en la liant, en faisant connaissance, en la faisant connaître, en la valorisant. Et il y a tellement de parcours différents de français et francophone au Japon, du businessman qui fait des choses, du business au chef d’orchestre par exemple. J’ai un ami chef d’orchestre à Kyoto, français, qui est là depuis 20 ans, des artistes beaucoup évidemment, et des français qui ont plein d’idées.
On va découvrir tout ça dans les pages de l’édition Tokyo Le Petit Journal. Toi, tu me parlais des chiens. Moi, j’ai entendu beaucoup d’ours. Il y a une histoire d’ours qui vivent et qui entrent dans les villes. J’ai écrit un article sur les ours.
Mais ce qui est amusant, c’est qu’on en entend parler beaucoup en France. Donc j’ai fait un article avec cet angle-là, alors qu’au Japon on en entend parler quand même pas mal, mais ça ne représente pas grand-chose en fait ces attaques d’ours. Mais je pense que c’est traité en France parce que ça intrigue, on ne comprend pas en fait ce lien entre le Japon ultra-moderne, enfin l’idée qu’on se fait du Japon ultra-urbain, ultra-moderne. Qu’est-ce que c’est? Pourquoi il y a des ours en fait?
Et je pense que c’est un paradoxe qui étonne et tout simplement il y a des ours parce qu’il y a de plus en plus de villages qui sont dépeuplés et donc les ours descendent pour aller chercher de la nourriture. Et ils arrivent dans les villes. Et ils arrivent dans les villes ou dans les villages. Bon, en tout cas, fais attention à toi la prochaine fois que tu fais des courses, Pauline, s’il te plaît, merci. On découvre ton travail, Le Petit Journal, le lien est dans le descriptif de ce podcast.
Je te souhaite, puisque tu es la tête à l’envers par rapport à moi, une bonne fin de journée alors que pour moi, elle commence. Eh bien, merci beaucoup. Merci beaucoup et à bientôt à tout le monde sur le site du Petit Journal. Et voilà, et tu vas pouvoir t’amuser à t’écouter puisque maintenant, tu es rentrée dans la galerie des podcasts de la radio des Français dans le monde. Eh ben magnifique, je suis très contente.
À bientôt Sally. Merci.

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