Si vous comptez partir étudier aux États-Unis à la rentrée, votre dossier risque de rester bloqué. La coupable ? La Coupe du monde de football, qui bouscule totalement les services de visas américains.
Pour faire simple, l’administration américaine a fait un choix : la priorité absolue est donnée aux visas des millions de touristes et de supporters. Conséquence directe ? Les demandes de visas étudiants sont reléguées au second plan. Les rendez-vous en ambassade sont gelés ou massivement retardés, et le secteur de l’enseignement supérieur américain panique. Réunis fin mai en Floride, les directeurs d’universités ont tiré la sonnette d’alarme : beaucoup d’étudiants étrangers ne pourront jamais arriver à temps pour le début des cours.
Il faut dire que la situation était déjà très tendue, notamment à cause des nouvelles restrictions administratives imposées par la Maison-Blanche. Ce blocage est une très mauvaise nouvelle pour l’attractivité américaine. Aujourd’hui, les États-Unis perdent du terrain face à une dizaine de pays concurrents, qui en profitent pour dérouler le tapis rouge aux cerveaux étrangers.
Au-delà de la crise universitaire, c’est toute l’économie américaine qui risque de trinquer. Les experts le rappellent : la présence des étudiants internationaux est un moteur d’activité immense. Aux États-Unis, on estime que trois étudiants étrangers suffisent à créer ou à maintenir un emploi national.
En voulant réussir la fête du football mondial, Washington prend le risque de pénaliser durablement ses universités et son économie.
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