C’est bientôt les vacances d’été, mais pour la rentrée, envisagez-vous d’aller étudier ou de laisser votre enfant étudier en Allemagne ? En tout cas, Berlin aimerait bien !
En effet, d’ici 2036, pratiquement 20 millions de travailleurs prendront leur retraite quand seulement 12 millions entreront sur le marché du travail. Pour combler ce déficit, le pays doit absolument se tourner vers une main-d’œuvre étrangère. Les universités cherchent donc à façonner une immigration qualifiée en formant dès aujourd’hui les travailleurs de demain.
Il y a 10 ans, les établissements allemands qui recrutaient à l’étranger se comptaient sur les doigts de la main. Changement de décor radical : avec près de 500 000 étudiants internationaux enregistrés l’année dernière, l’Allemagne s’impose désormais comme la quatrième terre d’accueil étudiante mondiale, juste derrière les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie. Ces étudiants étrangers viennent principalement d’Asie (44 %) et d’autres pays européens (31 %).
Mais attention, pour être sûr de décrocher un emploi à la sortie des études, une condition majeure s’impose : parler allemand. C’est la langue indispensable pour s’insérer sur le marché du travail, en particulier au sein des petites et moyennes entreprises (PME), qui constituent le véritable pilier de l’économie allemande.
Seule ombre au tableau pour les futurs étudiants : la difficulté de trouver un logement. La discrimination reste une réalité sur le marché de l’immobilier, puisque près de 40 % des étudiants étrangers peinent à se loger, contre seulement 24 % des Allemands.
Retenez bien cette formule : former les étudiants c’est bien, les faire rester c’est mieux !
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