[00:00:02] Gauthier Seys: Investir dans l’immobilier, c’est important quand on est expat. Notre invité nous donne son point de vue. 10 minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saez et aujourd’hui on décolle avec Tony Lafosse à Londres. 10 minutes, 10 minutes, le podcast des Français dans le monde. Et on va se promener dans le quartier de Clapham où se trouvent plusieurs familles françaises selon mon invité Tony qui connaît bien cette capitale anglaise puisqu’il y vit depuis 20 ans. Tony, bonjour, bienvenue.
[00:00:42] Tony: Bonjour Gauthier.
[00:00:43] Gauthier Seys: Tu me disais en effet que c’est un quartier plutôt agréable de Londres.
[00:00:47] Tony: Oui, non, Clapham c’est un super quartier à Londres. Il y a beaucoup de familles, des parcs, c’est très chaleureux et on est à un quart d’heure du centre. En plus, une petite communauté d’expats français. Donc voilà, c’est toujours sympa de pouvoir se retrouver de temps en temps.
[00:01:03] Gauthier Seys: Lorsque tu es arrivé il y a quelque 20 ans à Londres, tu n’imaginais pas y être encore. A priori, tu es arrivé pour quelques mois, quelques années seulement. La vie est pleine de surprises.
[00:01:13] Tony: Oui, effectivement. Quand je suis arrivé à Londres, le plan, c’était de rester 2 ans, 2-3 ans, faire une expérience et puis ensuite continuer l’expatriation ailleurs ou peut-être même faire un retour en France. Et puis, au fur et à mesure, de fil en aiguille, j’ai eu des opportunités professionnelles Puis je me suis installé plus durablement à Londres. J’ai aussi rencontré ma compagne, formé une famille. Donc me voilà 20 ans plus tard toujours à Londres.
[00:01:40] Gauthier Seys: Magie de l’amour, tu vas rencontrer une Française en Espagne pour vivre à Londres. Tu aimes bien les choses un peu compliquées toi.
[00:01:48] Tony: Oui, effectivement. Après Londres, c’est une ville où il y a beaucoup de de couples, de familles très cosmopolites avec toujours des histoires un petit peu intéressantes. Donc voilà, on reste dans cette ligne-là.
[00:02:02] Gauthier Seys: Londres a été très longtemps un vrai melting-pot européen. Il y a eu le Brexit, ça a un peu évolué. Tu me disais qu’aujourd’hui c’était plus international, voire plus asiatique.
[00:02:12] Tony: Oui, c’est vrai que depuis le Brexit, on va dire que l’ambiance a un petit peu changé, un peu évolué. Londres, c’était vraiment un melting-pot européen où on voyait vraiment toute l’Europe, surtout des jeunes qui venaient faire leur première expérience à Londres. Et puis depuis le Brexit et les difficultés pour obtenir des visas notamment, là c’est vrai que la population a changé et on voit moins d’Européens et plus de populations venues de plus loin.
[00:02:37] Gauthier Seys: Tony, si tu veux bien, on va commencer par le début. Retour dans les Hauts-de-Seine. Tu vas grandir du côté de Sceaux. La seule chose que je connais, c’est le parc de Sceaux, là où Madonna achetait sa petite culotte à l’époque.
[00:02:50] Tony: Exact. Et d’ailleurs, ma mère et mon frère étaient au concert.
[00:02:54] Gauthier Seys: Ah oui, c’était il y a quelques années. Madonna est toujours sur scène, mais elle ne lance plus sa petite culotte. Heureusement pour le public d’ailleurs.
[00:03:00] Tony: C’est peut-être mieux comme ça.
[00:03:01] Gauthier Seys: Je suis bien d’accord. Tu vas faire une école de commerce à Rouen et en 2005, première aventure d’expatriation. Coup de cœur pour la vie aux USA. Tu débarques à Chicago pour faire un VIE. On rappelle à nos auditeurs le VIE, un dispositif assez sensationnelle pour débuter sa carrière et vivre à l’international.
[00:03:22] Tony: C’est sûr que j’ai eu une opportunité assez fantastique de pouvoir partir à Chicago, loin de chez moi, dans le Midwest aux États-Unis. C’est une expérience qui a été vraiment enrichissante, tant au point de vue professionnel que personnel, culturel. Il y avait un grand melting-pot et puis aussi une grosse communauté de Français en VIE avec qui je me suis accointé, avec qui on est toujours en en contact même si on est un petit peu aux quatre coins du monde.
[00:03:50] Gauthier Seys: Absolument, je ne suis pas surpris. VIE, c’est un dispositif, on peut le rappeler, quand on est jeune étudiant, ça permet de travailler dans une entreprise française en expatriation. Tu le conseilles aux autres, aux plus jeunes?
[00:04:03] Tony: Absolument, c’était, c’est un statut excellent pour commencer l’expatriation.
[00:04:10] Gauthier Seys: On est en 2026 maintenant, quand on regarde, le rêve américain ne s’est-il pas un peu abîmé?
[00:04:16] Tony: On parle toujours de l’exceptionnalisme américain. Alors la politique a changé, mais je pense que quand même que les fondamentaux de l’Amérique restent quand même assez inébranlables et c’est un pays qui attire toujours beaucoup.
[00:04:33] Gauthier Seys: Et qui pourrait encore te tenter parce que bon, là la famille est installée à Londres, mais l’idée, alors peut-être toi ou les enfants quand ils vont grandir, faire des études Ça reste un territoire qui pourrait t’intéresser?
[00:04:46] Tony: Pour moi, à ce stade, peut-être pas, parce que je tiens plus à me rapprocher progressivement de la France. Mais pour mes enfants, ça serait une opportunité à laquelle je les ouvrirais pour leurs études ou démarrer leur carrière professionnelle potentiellement.
[00:05:03] Gauthier Seys: On le rappelle chaque jour sur la radio des Français dans le monde, pour un étudiant, avoir le mindset de l’international, ça change quand même tout le cursus.
[00:05:11] Tony: C’est sûr de se confronter à une autre culture, ça permet de développer son intellect et ses capacités aussi à évoluer en société. Et puis bien sûr d’apprendre une nouvelle langue parce qu’aujourd’hui, surtout l’anglais, c’est essentiel.
[00:05:26] Gauthier Seys: 2007, tu vas avoir une opportunité d’un job dans une société financière direction Londres. Tu y arrives donc, c’était pour quelques années seulement. Mais voilà, la vie, en effet, l’amour et puis même l’immobilier va un petit peu te faire rester dans cette capitale. C’était important pour toi d’investir dans l’immobilier. Tu me disais en préparant cette interview, déjà c’est bien d’investir, c’est une valeur sûre l’immobilier, mais en plus quand on est expat, il y a une dimension supplémentaire. Qu’est-ce que tu peux me dire sur ce sujet?
[00:05:59] Tony: Ouais, ouais, bah premièrement c’est toujours bien d’investir quoi qu’il arrive. Deuxièmement, quand on est expat, ça devient même nécessaire puisque les systèmes de retraite sont complètement différents dans les pays anglo-saxons dans lesquels j’ai évolué par rapport à la France. Et typiquement, on a des retraites qui sont très faibles, les retraites versées par l’État, et donc on doit se constituer son patrimoine pour s’assurer qu’on ait des revenus une fois la carrière professionnelle terminée. Et puis de là, il y a plusieurs solutions qui s’ouvrent. L’immobilier en est une, comme l’investissement en produits financiers.
[00:06:41] Gauthier Seys: Alors en 2009, il va y avoir une crise sérieuse avec des occasions immobilières à faire dans la foulée. Ce sera ton cas, tu vas avoir une résidence principale donc à Londres. Parfois, il faut savoir utiliser les opportunités quand elles se présentent, justement une crise financière et tout ça, on connaît ça aujourd’hui. Alors malheureusement, elle fait pas baisser les prix de l’immobilier en ce moment, Mais il y a des coups à faire.
[00:07:08] Tony: Oui, tout à fait. Mon premier investissement, comme beaucoup de jeunes professionnels, ça a été ma résidence principale. Et donc, à Londres, c’est vrai que l’immobilier a toujours été très cher. Mais en 2009, on a eu une grave crise, la crise des subprimes, qui a beaucoup impacté l’immobilier, notamment en Angleterre et à Londres. Et c’est vrai qu’un ou deux ans après, il y avait encore des prix immobiliers qui étaient corrects. Et qui permettait d’investir en espérant un petit peu une plus-value à moyen terme, ce que j’ai fait à l’époque.
[00:07:41] Gauthier Seys: Alors tu t’intéresses aussi à l’investissement en France. Aujourd’hui, tu as aussi donc investi sur une zone à la montagne et tu as rejoint le réseau ImmoNéos, partenaire de la Radio des Français dans le Monde. C’était il y a 2 ans. Est-ce que tu peux nous dire comment tu es rentré en contact avec ImmoNéos et comment tu as cultivé cette communauté?
[00:08:03] Tony: Oui, tout à fait. C’est-à-dire quand on est expatrié et qu’on souhaite investir dans l’immobilier, qui plus est en France, on fait face quand même à pas mal de complexités. Et c’est vrai que c’est important de s’informer et d’échanger sur les différentes contraintes et étapes nécessaires pour boucler un investissement. Et en faisant des recherches, je suis tombé sur la communauté Immonéos qui est un groupe Facebook et une page web qui est bien étoffée en termes d’informations. Et de là, j’ai pu échanger, développer mes compétences aussi en investissement immobilier en tant qu’expat et me faire des contacts, voilà, avec qui j’échange régulièrement.
[00:08:48] Gauthier Seys: Évidemment, on a plein de questions, des questions fiscales, comment investir de l’Angleterre vers la France, comment faire des crédits immobiliers, enfin ça engendre toute une série de questions et parfois sur internet on n’a pas forcément une réponse pour la même question, on a 32 réponses. Donc avoir une communauté compétente, ça a une valeur.
[00:09:08] Tony: Oui, c’est sûr qu’il faut rester en tant qu’expat, on va dire, 2 fois plus informé de ce qui se passe. Parce qu’en fait, quand on habite dans un autre pays et qu’on veut investir en France, on fait face à 2 systèmes. On a a priori un statut de résident fiscal qu’il faut bien comprendre. Si on investit en France et qu’on habite en Angleterre ou ailleurs, on est résident fiscal dans le pays où on est. Et puis forcément, il faut comprendre les règles telles qu’elles sont en France pour l’investissement immobilier sur tous les plans commerciaux, juridiques, finances avec les prêts immobiliers, réglementaires. Et puis il faut comprendre comment ça se vit en termes d’expatrié quand on vit dans un autre pays parce qu’une règle qui peut être bonne en France pour un résident français peut en fait être très mauvaise pour un résident expatrié. Et ça, faut faire attention de bien maîtriser en fait les deux systèmes pour rester pertinent dans sa façon de structurer ses investissements.
[00:10:15] Gauthier Seys: Et selon l’endroit où on se trouve dans le monde, les règles sont différentes et donc il faut être bien entouré. Autant s’entourer dans une communauté qui s’y connaît. Aujourd’hui, tu as des échanges avec cette communauté, tu as même créé des contacts.
[00:10:28] Tony: Oui, tout à fait. J’ai des échanges, des fois je pose des questions, notamment pour comprendre comment les résidents qui habitent en Grande-Bretagne comme moi abordent certains sujets type fiscalité par exemple. Et puis aussi des fois je contribue de moi-même pour répondre à des questions parce que du coup je me suis formé sur pas mal de sujets. Et puis je discute, j’ai d’autres contacts. J’ai un contact qui habite en Suisse par exemple, qui investit en France. J’ai un autre contact qui habite à Hong Kong. Et du coup, on partage un petit peu nos expériences, puis ça nous permet de progresser, voilà, de travailler un petit peu en équipe.
[00:11:15] Gauthier Seys: Eh bien merci Tony pour ce témoignage. Si vous voulez en savoir plus sur Emoneos, eh bien vous pourrez retrouver Tony dans cette communauté. Aujourd’hui, près de 39 000 membres échangent dans ce groupe. Le lien pour pouvoir y accéder est disponible dans ce podcast. Tony, merci d’avoir répondu à nos questions. Je te souhaite une bien belle journée à Londres. Tu regardes un petit peu l’actualité en France? Tu suis un peu ce qui s’y passe quand même?
[00:11:39] Tony: J’ai cru comprendre que tout allait bien.
[00:11:41] Gauthier Seys: Ouais, c’est absolument— c’est parce que tu écoutes la radio des Français dans le monde, sans doute.
[00:11:45] Tony: Voilà, merci Gauthier.
[00:11:46] Gauthier Seys: Merci, au plaisir. Salut. Français dans le monde, le média de la mobilité internationale. Radio et podcast sur fdlm.fr.