Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent, qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seyss et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Damien Bourg, le directeur éditorial et des partenariats chez lepetitjournal.com. On vous parle de la maison de l’expatriation. 10 Minutes.
Eh ben voilà, on va rentrer dans la maison et c’est Damien qui va nous ouvrir les portes. Bonjour et re-bienvenue Damien. Bonjour et bienvenue à la maison du coup. Voilà, on va rentrer tranquillement. Tu vas nous faire visiter dans ces dix prochaines minutes.
Un mot d’abord sur Le Petit Journal et notre histoire qui s’étoffe de mois en mois, d’années en années. Un petit rappel pour peut-être un expat qui n’a jamais entendu parler du Petit Journal. Le petit-genre.com, c’est le média pour les Français et les francophones à l’étranger. On est présent dans 79 villes dans le monde maintenant, puisqu’on a ouvert récemment au Panama et en Belgique, deux destinations qui n’étaient pas encore présentes sur notre carte. On est un média généraliste pour apporter de l’information pour quiconque veut partir à l’étranger et déjà à l’étranger.
On est vraiment comme la presse quotidienne régionale, on apporte plein d’informations pratiques, mais aussi juste une façon de mieux s’intégrer dans son pays d’expatriation. Et lorsque vous allez sur lepetitjournal.com, surfer en musique, cliquez sur lecture et vous écouterez la radio des français dans le monde. Un partenariat qui se poursuit. L’occasion pour nous aujourd’hui de vous présenter la Maison de l’Expatriation. C’est la troisième saison.
Ça se passe à Paris à nouveau du 2 juin au 2 juillet dans le 9e arrondissement. Cette Maison de l’Expatriation, l’idée était dans votre tête depuis un moment, je crois. Vous êtes fier de cette maison. Oui, on est content qu’elle persiste, puisque ça fait la troisième édition, comme tu l’as rappelé. Et pour nous, c’est vraiment au cœur même de l’ADN du PetitJournal.com.
On a un journal, un média de proximité. C’est important pour nous aussi de parler aux futurs expatriés, finalement, qui sont nos futurs lecteurs, futurs auditeurs aussi de la radio des Français dans le monde. L’idée, c’est aussi d’aller au plus proche de leurs problématiques, de voir effectivement avec eux quels sont les obstacles pour cette expatriation et comment on peut les aider aussi en leur apportant toujours encore plus de conseils. Alors, on ne va pas exclure ceux qui ne sont pas sur Paris ou ceux qui ne peuvent pas s’y rendre, puisque la plupart de vos conférences, elles sont soit en présentiel, on vient, on boit un café et on échange avec les autres, mais on peut également y participer en distanciel. Exactement, on continue toujours sur un format hybride, effectivement, que ce soit pour nos conférences ou pour les rendez-vous aussi avec nos conseillères.
L’idée, c’est de pouvoir vous accompagner, peu importe où vous êtes, que vous soyez ailleurs en France ou même aussi déjà à l’étranger, puisqu’on accompagne aussi au retour d’expatriation, donc l’impatriation vers la France. Et si vous écoutez ce podcast au-delà des dates de la maison de l’expatriation, on peut quand même prendre rendez-vous et avoir un rendez-vous gratuit pour échanger sur son projet. Oui, et c’est même déjà le cas d’ailleurs, même avant l’ouverture de cette maison, avant le 2 juin, vous pouvez prendre rendez-vous et au-delà du 2 juillet, avec nos conseillères qui sont là pour répondre, donc un rendez-vous gratuit de 30 minutes pour mettre à plat toutes vos problématiques avant le départ ou au retour en France. Alors on ne va pas se cacher Damien, vivre l’aventure de la mobilité n’est pas si simple que ça. D’autant que quand on cherche, avec Google ou aujourd’hui nos outils d’intelligence artificielle, on est à peu près sûr de trouver tout et son contraire.
Effectivement, la problématique qu’on a, sauf si on surfe sur leptionnel.com, là on est sûr de trouver de la bonne information. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on a plein d’informations contradictoires qui peuvent être aussi compliquées, qui peuvent aussi présenter des obstacles après pour son projet d’expatriation. On se rend compte qu’une expatriation qui se vit bien, c’est une expatriation bien préparée, ça on en est persuadé. Et du coup, on est là vraiment pour aussi écouter les problématiques des personnes qui viennent nous voir, qui viennent prendre rendez-vous, parce qu’elles sont aussi diverses, je dirais variées, que ce qu’on peut imaginer. Et puis, surtout, ça nous permet aussi de pouvoir finalement, en parlant avec un être humain à l’autre bout du téléphone ou en face à face à la maison d’expatriation, de pouvoir aussi mieux comprendre les problématiques, parce que parfois, on a du mal aussi à les formuler.
Alors, il y a des sujets importants, la santé mentale cette année, notamment la maternité. La fameuse place du conjoint compagnateur, le rôle des enfants, des zones dans le monde à fort intérêt comme le Canada. Mais tout ça évolue d’année en année. On vient de publier un article sur l’augmentation des prix pour l’Australie. Tout ça, d’une année à l’autre, faut le remettre à jour.
Effectivement, il faut le remettre à jour, il faut s’adapter aussi aux envies des uns et des autres parce qu’on voit notamment que les Émirats par exemple étaient une zone très forte aussi en termes d’expatriation et on voit bien entendu avec ce qui se passe en ce moment que c’est beaucoup plus complexe. On a des pays comme les États-Unis aussi où l’immigration reste je dirais, se complexifient d’année en année, même s’il y a toujours une envie d’y partir. Et puis même au Canada, qui est quand même une destination à forte, je dirais, valeur, parce qu’il y a beaucoup de Français qui veulent aussi toujours tenter l’aventure, on se rend compte que peut-être qu’il faut aussi ne plus penser au Québec et penser aux autres provinces anglophones. Donc on est là aussi pour aiguiller ces projets d’expatriation qui doivent évoluer aussi avec la situation, que ce soit au niveau géopolitique, mais aussi économique. Alors c’est drôle les trois exemples que tu as pris, parce qu’Australie, Canada, Etats-Unis finalement c’est des pays à haut intérêt qui sont en train d’évoluer.
Le français de France qui dit que si le pays devait amener à virer à l’extrême droite, je ne resterai pas en France. Finalement un peu tout le monde se replie aujourd’hui. Oui, et puis surtout on se rend compte que, alors on a ces discours-là, on a des personnes qui disent effectivement, on est à l’aube d’une prochaine présidentielle, donc les gens y pensent, se disent j’ai envie de partir au cas où, mais même de toute façon je pense que je dirais que j’ai envie de tester autre chose, mais parfois sans forcément imaginer la destination qui pourrait leur convenir. On est là aussi pour les aiguiller là-dessus, parce qu’on se rend compte qu’une expatriation en tant que jeune étudiant, en tant que famille avec des enfants, personne qui parle anglais, qui ne parle pas anglais, qui ne maîtrise pas forcément notre langue étrangère, en fonction aussi du métier, parce qu’il y a des métiers qui s’exportent mieux que d’autres, et bien effectivement ce n’est pas le même projet, ce n’est pas la même destination, donc on est là vraiment pour les aider. Alors il y a la maison de l’expatriation jusqu’au 2 juillet et il y a aussi des déclinaisons, des mini salons ou des nouveaux rendez-vous comme le French Fair que vous avez fait à Londres.
L’idée, c’est de rester sur le terrain disponible pour répondre à des questions. Oui, et puis c’est se dire une fois qu’on est est parti à l’étranger, comment bien vivre son expatriation, c’est ce qu’on fait nous au quotidien aussi avec les articles de Petitjournal.com, on est là pour vraiment accompagner les français et les francophones à l’étranger. Donc toutes ces opérations qu’on va avoir notamment au mois d’octobre à New York, donc cette maison de l’expatriation en version mini salon, ou la French Fair, qui est un produit différent, mais qui permet aussi aux Français de se retrouver autour de services et également, je dirais, d’activités ludiques pour la famille. Tout ça, ça nous permet aussi d’aller à la rencontre de nos lecteurs et puis aussi de les aider à mieux cerner, je dirais, les entreprises aussi qui les accompagneront le mieux dans leurs différentes démarches. Et puis également, c’est un beau moment aussi pour se rassembler et puis se rencontrer.
Alors ces dernières années, on a vu les chiffres augmenter, de nombre de francophones qui bougent, qui se déplacent dans le monde. On a vu aussi que souvent, ils n’étaient pas très bien préparés. De plus en plus de services existent, de coaching, d’informations disponibles. Est-ce qu’on sent une évolution quand même dans le temps de préparation? Est-ce qu’au final, aujourd’hui, les gens partent plus équipés ou mieux informés?
On espère en tout cas que tous ceux qui franchissent la porte de la maison de l’expatriation ont déjà justement plus d’informations avec eux pour mieux préparer leur projet. Et ce qui est sûr c’est que je pense qu’on se rend compte que maintenant on est bien entendu, parfois il y a encore des profils de certaines personnes qui qui imaginent que l’expatriation c’est forcément l’eldorado, que tout va bien se passer peu importe où je pars dans le monde, mais ça reste quand même de moins en moins le cas, les personnes aussi cherches du travail ont un projet qui est peut-être aussi moins défini, se disent voilà j’ai envie de trouver un travail, j’ai envie de partir dans un pays comment faire, Donc les gens se posent des questions. On était aussi présents cette année sur beaucoup de salons liés à la mobilité et également à l’emploi international et on voit que beaucoup des personnes qu’on a pu rencontrer sur notre stand se posent des questions quand même qui sont, je trouve, qui sont très pertinentes et qui préparent davantage aussi leurs projets. Ce n’est pas forcément un projet dans les six prochains mois, c’est plutôt sur les un ou deux ans à venir. Et puis on va s’intéresser aussi à ceux qui ont vécu la mobilité et qui rentrent.
Attention, warning, ce n’est pas un moment facile. Et notamment dans le cas de la maison, vous allez pouvoir les accueillir. C’est Français qui retrouvent un pays qui a pu changer, évoluer. Moi, j’imagine que cette impatriation, c’est presque effectivement une expatriation en France inversée. On revient parfois d’une expatriation à l’étranger qui a duré des années.
Souvent, les gens partent au moins trois, quatre ans, voire même beaucoup plus, une dizaine d’années. Et quand on revient dans un pays, comme moi, j’ai pu le vivre également en tant qu’ancien expatrié, c’est un pays qui n’est plus tout le même. On n’a plus les mêmes repères. Il faut aussi pouvoir valoriser son expérience à l’international. Ce n’est pas forcément évident dans le monde du travail actuel.
Parce qu’en soi tout le monde a plus ou moins une expérience qui est liée à la mobilité internationale donc il faut quand même pouvoir aussi se réinventer je dirais et puis nous on essaye aussi d’orienter ces français qui reviennent donc en France sur aussi des destinations qui peuvent les intéresser au sein même de leur pays parce que revenir en France c’est pas forcément et c’est en tout cas c’est pas le cas on espère revenir à la case départ au contraire on revient avec de nouveaux bagages Et surtout, parfois, on va aussi vivre dans une nouvelle ville qui peut être davantage cosmopolite. On peut retrouver des attaches qu’on avait dans le pays où on était. Et donc, on essaie de faire le lien aussi avec ces destinations au sein même de la France qui peuvent être intéressantes pour eux. Et Damien, pour terminer cette interview, la radio des Français dans le Monde s’est lancée dans un grand combat. Les clichés liés autour de l’expatriation.
Le français de France aime, par exemple, pas mal se plaindre, notamment de son système de santé, par exemple. Il faut interviewer, comme nous, 3000 français de l’étranger pour se rendre compte qu’au final, on est pas mal côté liberté d’expression, gastronomie, système de santé éducatif, etc. Qu’est-ce qu’on peut dire à ces français de France qui ne comprennent pas On. Peut leur dire qu’effectivement, on a de la chance en tant que Français et même à l’étranger, parce qu’on conserve beaucoup de droits. On a très prochainement les élections consulaires, donc les représentants des Français aussi de l’étranger qui vont pouvoir être élus.
C’est quand même, je pense, inédit par rapport aux autres systèmes internationaux. Donc on a ces sénateurs, ces députés des Français et de l’étranger qui sont là pour nous représenter. On a des consulats qui sont là pour nous aider en cas de problème. On peut exprimer son droit de vote, on a également cette Caisse des Français à l’étranger qui nous permet aussi de conserver nos droits à la sécurité sociale même une fois qu’on est à l’étranger, donc il y a beaucoup beaucoup de choses qui sont pensées aussi pour ces Français à l’étranger qui peuvent aussi d’ailleurs influer sur les décisions en France parce qu’on continue aussi à voter pour les prochaines présidentielles etc. Donc je dirais qu’effectivement les expatriés eux ont cette vision parce qu’ils ont pu expérimenter d’autres systèmes et d’ailleurs j’imagine aussi ont pris des bonnes habitudes d’autres pays parce qu’on peut toujours s’améliorer On râle beaucoup, mais on peut aussi en apprendre beaucoup des autres.
Et donc, je dirais qu’il n’y a rien de mieux qu’un séjour à l’étranger pour se rendre compte aussi de la chance qu’on a et puis également de tout ce qu’on peut puiser aussi de l’extérieur. Paradoxalement, CFE, qui est partenaire de la Maison de l’Expatriation, où l’AEFE traverse des périodes difficiles avec des budgets qui sont réduits, on entend ça continuellement, ça vint l’encontre de ce qui se passe sur l’intérêt de la mobilité internationale. C’est sûr que ce n’est pas forcément une période facile pour ces institutions, pour ces organisations aussi, qui doivent prouver leur intérêt, parce qu’on peut se dire que depuis la France, pourquoi donner aussi autant à ces Français d’étrangers qui ne vivent plus sur le territoire? Ce qui est important justement, c’est de pouvoir aussi voter pour ces députés, pour ces sénateurs via les conseillers des Français d’étrangers aussi, pour pouvoir prouver que cette France de l’étranger a une richesse aussi qu’on apporte, ça apporte au rayonnement de la France, ça apporte aussi beaucoup d’argent à la France, puisque ça permet notamment aussi de créer des contrats, de créer aussi du relationnel avec d’autres pays. Donc c’est important aussi de rappeler et de se battre aussi pour ces institutions.
Et ces 4 millions d’auditeurs qui ont écouté la radio des Français dans le monde ces 30 derniers jours le savent mieux qu’quiconque en plus. C’est sûr. Disons-le, ça va mieux. Merci Damien. On se retrouve à la Maison de l’Expatriation pour boire un café.
Avec plaisir et même un cocktail parce que c’est souvent comme ça que vous finissez à la Maison de l’Expatriation. Elles vont être belles vos soirées parisiennes. C’est dans le 9e arrondissement. Mémoire de l’adresse? C’est au 16 rue Louise-Emilie de la Tour d’Auvergne.
Donc ça fait déjà voyager. Vous êtes déjà prêts à partir. Merci beaucoup, Damien. Passe le bonjour à l’ensemble du réseau. Ça fait du monde, mais je suis sûr que tu peux y arriver.