[00:00:02] Gauthier Seys: Comment améliorer son alimentation et son mental pour se sentir bien en expatriation? 10 minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seysses et aujourd’hui on décolle avec Sophie Roussel, direction Marseille. 10 minutes, 10 minutes, le podcast des Français dans le monde. Diététicienne et et sophrologue. 15 ans d’expatriation, Sophie va peut-être pouvoir vous aider, notamment si vous avez quelques gênes, quelques troubles digestifs ou envie de perdre simplement du poids. Bonjour, bienvenue Sophie.
[00:00:46] Sophie Roussel: Bonjour Gauthier.
[00:00:47] Gauthier Seys: On se retrouve dans le cadre de notre partenariat avec Expat Pro. Ça me permet de découvrir des métiers divers et variés avec des gens qui ont connu l’aventure de la mobilité internationale. C’était prévu, toi, toute jeune de vivre l’international, de partir un petit peu ailleurs?
[00:01:05] Sophie Roussel: Alors toute jeune non, mais lorsque j’ai rencontré mon mari, en fin de compte, il partait travailler au Botswana. Donc dès le début de notre histoire, on a voyagé régulièrement. J’allais le voir et on a toujours eu, toujours voulu repartir à l’étranger une fois qu’il était rentré en France.
[00:01:27] Gauthier Seys: Il faut dire que tu es originaire de Reims, bonne région terrienne avec un bon champagne. Ton mari aussi, mais le travail de ton mari va faire que tu vas régulièrement l’accompagner. Raconte-moi comment ça s’est passé lorsque tu te retrouves conjoint expat ex-Allemagne de l’Est après la chute du mur de Berlin, dans une petite ville en Allemagne où, à mon avis, le pourcentage d’expats est proche de zéro.
[00:01:51] Sophie Roussel: Proche de zéro, c’est ça. Première expat, ça a été quand même un sacré choc. J’arrivais 11 ans après la chute du mur en étant considérée comme occidentale, et j’étais pas forcément bien vu par les Allemands, enfin les Rostockois. Donc ça a été un peu rude comme expatriation. Et ça a été une époque où j’ai commencé à fomenter mon projet de changement de carrière, puisque quand je suis partie en expatriation, je me suis mise en disponibilité de l’Éducation nationale. J’étais prof d’EPS, j’ai toujours fait du sport. Et là, je me suis dit, il va falloir que je m’occupe. Et comme la nutrition m’a toujours passionnée, c’est là où j’ai commencé à me dire, tiens, je vais sûrement me lancer à reprendre des études.
[00:02:53] Gauthier Seys: Elle est pas facile, cette place de conjoint accompagnateur. On peut pas forcément travailler, on bouge souvent. C’est quoi, c’est grâce à ça finalement que tu t’es réinventé un nouveau métier?
[00:03:04] Sophie Roussel: Ouais, c’est vrai, c’est grâce à ça. Ça a été une chance, c’est une chance de pouvoir à un moment donné suivre sa passion et pouvoir aussi changer de carrière. Donc c’est vrai que dans chaque situation, il y a du négatif, du positif. Ça, ça a été vraiment du positif pour me permettre de d’aller au bout de mes envies.
[00:03:33] Gauthier Seys: Alors tu le dis, tu étais prof de sport, passion pour le sport, la diététique, et tu vas découvrir aussi la sophrologie. Comment est-elle arrivée sur ton parcours?
[00:03:42] Sophie Roussel: Alors la sophrologie, je l’ai découverte aux Pays-Bas lorsque j’étais expat avec une personne qui se formait, et c’était vraiment quelques mois après la la naissance de mon troisième enfant. Et à chaque séance, ça me faisait tellement du bien. Je ressortais, j’étais tellement détendue que ça m’a titillée et je me suis dit tiens, c’est pas mal ça, pourquoi pas?
[00:04:14] Gauthier Seys: Pourquoi pas?
[00:04:15] Sophie Roussel: En plus, je trouvais que ça se mariait aussi très, très bien avec la diététique puisqu’en sophrologie, on est vraiment sur la gestion du stress, la gestion des émotions, plus s’écouter. Avoir une meilleure conscience de soi-même. Donc c’est, je trouvais que c’était deux activités très complémentaires.
[00:04:35] Gauthier Seys: Alors justement, puisqu’on parle diététique, on va mettre dans un, dans une belle machine ton expérience d’expat avec l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, l’Égypte, l’Angleterre, ta passion pour le sport, pour la diététique, et on rajoute la sophrologie. On démarre la machine, on broie tout ça, et ça donne un cabinet installé aujourd’hui à Marseille dans le 12e arrondissement. Tu as un site internet diet-sophrologue-marseille.com et te voilà à disposition de nos auditeurs aux quatre coins du monde. Évidemment, quand on a connu l’aventure de l’expatriation, on propose plus facilement ses services à ce public.
[00:05:11] Sophie Roussel: Oui, ouais, je trouvais que c’était vraiment sympa de retrouver cette ambiance, de pouvoir partager les aléas de l’expatriation. Moi-même, lorsque j’ai été expat, parfois j’étais dans des villes où je n’avais pas accès aux thérapeutes ou aux professionnels dont j’avais besoin. Bon, à l’époque, la vidéoconsultation n’existait pas vraiment et je me suis dit tiens, bah ça, voilà, moi j’aimerais bien proposer et aider des gens qui sont en expatriation et qui ont besoin de mes services en tant que diététicienne et sophrologue.
[00:05:54] Gauthier Seys: Alors justement, quand on est expat, la difficulté pour bien s’alimenter selon les pays où on se trouve, ça peut être un peu rock’n’roll. Parfois il y a des produits équivalents, mais on les connaît pas toujours. Parfois la culture est très différente. Comment on fait pour s’en sortir? Parce qu’en plus, certains, et ça c’est bien fait, la nature nous envoie des morphologies très différentes, et donc certains, ça va aller tout seul. Pour d’autres, ça va être un peu plus compliqué.
[00:06:19] Sophie Roussel: Ouais, c’est sûr. Après, tout dépend des pays. C’est vrai que je me rappelle quand j’étais en Finlande, trouver des légumes surtout l’hiver, c’était la chasse au trésor. De toute façon, le maître mot en expatriation, c’est l’adaptation. Donc justement, lors des consultations avec les expatriés, c’est connaître un petit peu l’offre, qu’est-ce que, voilà, et s’adapter complètement à ce qu’ils peuvent trouver pour pouvoir justement personnaliser le suivi. C’est ça qui est intéressant lorsqu’on a affaire à à une professionnelle de la diététique, c’est que normalement elle doit vraiment complètement s’adapter à la réalité de la personne.
[00:07:09] Gauthier Seys: Quels conseils tu peux donner du coup quand on se retrouve dans un pays où les légumes et les fruits sont rares? Il y a des alternatives?
[00:07:17] Sophie Roussel: Oui, augmenter sa part de légumineuses très riches en fibres et en nutriments, ça peut être un bon complément. Il n’y a pas vraiment de conseils tout faits, mais tout dépend de ce qu’on trouve.
[00:07:37] Gauthier Seys: Alors dans ton métier, tu as des focus sur des sujets en particulier: les troubles digestifs, le SMOP. Il faut que tu m’éclaires un peu. Et puis aussi la période de la ménopause. Le SMOP, c’est quoi du coup?
[00:07:50] Sophie Roussel: Donc le SMOP, c’est l’acronyme pour syndrome métabolique ovarien polyendocrinien. Avant, on l’appelait le SOPK. Mais en fin de compte, le SOPK, c’est vraiment un trouble métabolique qui est, qui, c’est-à-dire qu’il y a des troubles sur différentes hormones. C’est pour ça que cette nouvelle appellation englobe plus la réalité de cette pathologie. Donc la diététique est très centrale dans la gestion de ce syndrome puisque tout va se jouer sur la glycémie sur l’insulinémie. Donc c’est important, voilà, de savoir bien rééquilibrer ses repas.
[00:08:40] Gauthier Seys: À quel moment on se tourne vers un professionnel? À quel moment les services de Sophie peuvent être utiles? Comment on sent le besoin d’être accompagné?
[00:08:49] Sophie Roussel: Bien souvent, on vient vers moi quand les gens ont essayé un peu tout seul, surtout que maintenant avec l’IA, avec tous les conseils qu’on peut glaner sur les différentes plateformes des réseaux sociaux. On essaye des choses, mais comme c’est pas vraiment personnalisé, à un moment donné, je crois, c’est le retour que j’ai. Il y a une prise de conscience que tiens, il faut que j’aille voir une professionnelle qui va me poser des questions pour bien me connaître et qui pourra vraiment répondre à ma, à ma à moi.
[00:09:33] Gauthier Seys: Sophie, on invite nos auditeurs à découvrir le site internet, site sur lequel tu as une zone blog. Ça m’a fait rire, j’ai vu un article sur ne pas prendre de poids pendant la période des fêtes. Si tu as une solution miraculeuse, c’est le moment ou jamais d’en parler.
[00:09:49] Sophie Roussel: Oui, alors après, moi je suis pas une adepte des régimes. Pour moi, le plaisir est vraiment central. Moi je suis une gourmande, donc moi j’aime bien, pour perdre du poids, garder le plaisir. Après, il y a des comportements comme manger plus lentement, prendre vraiment conscience qu’on est en train de se faire plaisir, ne pas partir sur le foutu pour foutu, je me laisse complètement aller.
[00:10:19] Gauthier Seys: C’est le genre de phrase que je sais dire, de toute façon c’est cramé, donc on n’est plus à une saucisse près.
[00:10:24] Sophie Roussel: Ben non, non, non, non, non, non. Il faut voir l’équilibre dans le corps, non pas, enfin, tout s’arrête pas à minuit et recommence le lendemain matin à zéro, à minuit une. C’est, voilà, il faut voir l’équilibre sur une semaine, 15 jours. Bah oui, pendant la période des fêtes, on va peut-être un petit peu prendre, mais après, on va, ça se régulera plus tard, bouger davantage.
[00:10:50] Gauthier Seys: Sophie, tu commences à Reims, aujourd’hui te voilà à Marseille, avec entre-deux 15 ans d’expatriation dans des pays très divers. C’est où ta place maintenant?
[00:11:00] Sophie Roussel: C’est Marseille. Bon, je continue à voyager pour, pour les vacances, pour le plaisir, mais c’est une région que j’aime beaucoup. Moi, je, on est adepte avec mon mari de la randonnée, donc ici il y a, il y a pas de limite au niveau des randonnées.
[00:11:23] Gauthier Seys: Il y a la montagne de Reims quand même, enfin qui grimpe pas bien haut, mais sur laquelle il y a beaucoup d’étapes à faire dans des maisons championnoises.
[00:11:29] Sophie Roussel: Mais bon, c’est sûr, c’est sûr.
[00:11:33] Gauthier Seys: En tout cas, en préparant cette interview, je t’ai demandé pastis ou champagne. Là, par contre, ton cœur, il reste à Reims.
[00:11:39] Sophie Roussel: Ah ouais, ah ouais, le champagne, c’est vraiment une boisson que j’aime beaucoup.
[00:11:47] Gauthier Seys: diet-sophrologue-marseille.com pour le site internet, également présente sur la plateforme Expat Pro. Merci Sophie pour cette présentation, je te souhaite le meilleur et une belle journée sur la canne et bière.
[00:11:57] Sophie Roussel: Merci beaucoup Gauthier.
[00:12:02] Gauthier Seys: Français dans le monde, le média de la mobilité internationale, radio et podcast sur fdlm.fr.