Présentation du podcast :

Avez-vous déjà pensé à la manière dont l’éducation pourrait s’adapter aux besoins des enfants vivant aux quatre coins du monde ?

Français dans le monde (FDLM), le média de la mobilité internationale explore cette question fascinante en abordant les défis et les opportunités de l’éducation numérique pour les familles expatriées et les jeunes ayant des parcours atypiques. Préparez-vous à découvrir comment la technologie peut transformer l’expérience éducative de vos enfants, peu importe où vous vous trouvez.

Notre invitée, Delphine Ithembela, est la cofondatrice de l’École Française Digitale (EFD). Originaire de Vichy et ayant grandi à Orléans, Delphine a profité de la période de confinement pour réfléchir à son projet professionnel et reprendre ses études en école de commerce. C’est là qu’elle a rencontré son associé, un ingénieur aéronautique, avec qui elle a décidé de révolutionner l’éducation en créant une école numérique adaptée aux besoins des enfants du monde entier.

Dans cet épisode, nous plongeons dans le concept novateur de l’École Française Digitale, qui propose une scolarité complète, conforme aux programmes du ministère de l’Éducation nationale, pour les élèves de 11 à 18 ans. L’école s’adresse à divers profils, allant des expatriés aux jeunes artistes ou sportifs, en passant par ceux ayant des troubles de l’apprentissage. Delphine nous explique comment l’utilisation de la visioconférence permet de maintenir un esprit de classe et une interactivité entre les élèves, malgré la distance. Elle aborde également les défis liés aux décalages horaires et comment l’école s’adapte pour offrir des créneaux horaires compatibles à travers le monde.

► Podcast n°2903 (mai 2026)

L'École Française Digitale au service des expatriés avec Delphine Ithembela

00:00:01-Bienvenue à l’émission et introduction de Delphine Itambella
00:00:36-Présentation de Delphine et de l’École Française Digitale
00:01:49-Impact du confinement et création de l’École Française Digitale
00:02:36-Origines familiales et ouverture d’esprit
00:03:26-Projets futurs d’expatriation
00:03:43-Création de l’École Française Digitale
00:04:48-Scolarité en ligne pendant la pandémie
00:05:16-Éducation flexible et adaptée aux besoins des élèves
00:06:36-Esprit de classe et interactions en ligne
00:07:41-Couverture des différents fuseaux horaires
00:08:28-Admission en cours d’année et prise de contact
00:08:53-Taux de réussite et satisfaction des élèves
00:09:32-Conclusion et remerciements

Les derniers podcasts mis en ligne :

PODCAST

« Le triptyque des 3T », le débrief du sommet Chine/USA sur fonds de conflit Iranien avec Laure Pallez

Politique
▶︎Écouter
Handicap : l'Europe des frontières
PODCAST

Handicap : l’Europe des frontières

▶︎Écouter
PODCAST

Français isolés : l’expatriation extrême

▶︎Écouter
PODCAST

Entre famille & engagement associatif avec Marie Des Courières

Etudier / Enseigner • Famille & Enfants
▶︎Écouter
PODCAST

Élections consulaires : le Moyen-Orient, l’Asie et l’Océanie votent

▶︎Écouter
PODCAST

My Tattoo Hub, le Airbnb du tatouage avec Alex Bage

Economie / Entrepreneuriat • Medias & Services en ligne
▶︎Écouter

Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Delphine Itambella. Nous allons à Virzon, ça change un peu. 10 Minutes, 10 minutes, le podcast des français dans le monde. T’as voulu voir Virzon et on a vu Virzon, le grand Jacques Brel, un petit hommage à cette voix de légende qu’on entend sur la radio des français dans le monde.
Bonjour et bienvenue Delphine. Bonjour Gauthier, merci. Je suis content de t’accueillir, tu es la cofondatrice de l’école française digitale. Vous êtes dans le club des partenaires. Si vous voulez en savoir plus sur cette école, vous avez deux solutions.
Soit aller sur la page du club des partenaires, soit rester avec nous pour les dix prochaines minutes parce qu’on va vous parler de cette école en ligne bien pratique pour vous qui vivez aux quatre coins du monde. Delphine, d’abord, un petit mot sur ton cursus. Toi, tu es née à Vichy, tu as grandi à Orléans, où tu as fait tes études, où tu t’es installée, où tu as deux enfants. Voilà, une vie douce et paisible. C’est ça, douce et paisible, jusqu’à ce fameux confinement où tout était bloqué pour tout le monde et où on a pris le temps, du temps pour soi et du temps pour réfléchir sa vie, à son projet professionnel, à la suite qu’on souhaitait lui donner.
Je crois que la période Covid a fait pas mal de choses, notamment ça a rendu possible la radio des français dans le monde qui est née dans cette période. Il y a eu quand même un virage dans ce confinement mondial, ça a changé quand même beaucoup de choses. Moi, ça a changé énormément de choses pour moi, et ça a été malgré tout salutaire, malgré tout ce chaos autour, puisque ça m’a permis de réfléchir, de reprendre mes études en école de commerce, d’y rencontrer mon associé, et ensemble de créer l’École Française Digitale, puisqu’on arrivait avec des idées, des projets plein la tête, l’envie de mettre notre patte, de contribuer, et d’adapter l’école aux enfants et à leur particularité. On va parler de l’EFD dans un instant. Juste un mot, tes parents sont originaires du Congo.
Du coup, tu as quand même connu avec la famille le fait de changer de pays, de changer de culture. Aujourd’hui, tu n’es pas expat, même si l’idée pourrait te passionner quand même. Tu crois que ça change un petit peu de sourire au monde quand justement, dans sa famille proche de soi, on a eu l’occasion de se promener sur la planète. Ça change d’état d’esprit? Ça change d’état d’esprit, ça donne une grande ouverture.
Rien de mieux que de sortir de sa zone de confort pour progresser et pour évoluer. Ça a été le cas de mes parents qui ont tout quitté de leur pays d’origine. Le climat, la langue, la culture, les amis, la famille, pour permettre à la famille qu’ils avaient fondée tout récemment de pouvoir s’élever, voir d’autres horizons, permettre à mes frères et sœurs et moi d’aller à l’école. Donc, ça leur a permis ça. Et moi, je pense que ça donne une grande ouverture d’esprit.
Je n’ai jamais connu l’expatriation, moi, en tant que telle, mais maintenant que je fais un métier où je peux travailler de n’importe quel endroit de la planète, je pense que dans les années à venir, je ne vais pas me priver. Et comme ça, tu pourras à ton tour aux enfants montrer ce que c’est que de vivre quelque part avec d’autres langues, d’autres quotidiens. Par contre, tu as quelques critères. Il faut qu’il fasse plus de 25 degrés. Il faut que la mer ne soit pas loin.
Et peu importe la langue, tu l’apprendras. Tu connais des professeurs. Les critères sont posés à suivre. Donc bientôt, peut-être auditrice quelque part dans le monde. C’est ça.
On va revenir sur l’école française digitale. Ton associé est ingénieur aéronautique. Toi, tu es cadre commercial dans le bâtiment. Et en effet, pendant la période Covid, vous allez vous pencher sur le sujet de l’éducation que vous voulez, sur lequel vous voulez mettre un petit coup de neuf. Finalement, vous n’êtes pas de ce monde de l’éducation nationale.
Non, on ne vient pas du tout de ce monde-là. On a tout été à l’école, on a été à l’école, on connaît l’école en tant qu’élèves. Puis on a repris nos études sur l’Etat, donc on connaît encore mieux l’école en tant qu’élèves. Et c’était une œuvre qui nous permet justement de ne pas avoir de frein, de ne pas avoir d’objection, de penser que tout est possible et qu’on peut révolutionner un système qui date, mon Dieu, et qui a besoin de neuf, qui a besoin d’innovation, qui a besoin d’initiatives justement pour être plus actuel. Alors justement, en 2020, il y a un virage avec l’utilisation de la visio.
Et vous vous rendez compte que la méthode à distance peut très convenablement s’adapter à l’éducation. Ça fonctionne. Du coup, vous vous mettez à travailler sur l’école française digitale, EFD, qui va naître dans votre tête à partir de 2022. Ça touche les collèges et les lycées, donc en gros de 11 à 18 ans. Et plus puisque parfois la vie fait qu’on peut être arrêté, on a une phobie à l’école, on tombe malade, ses parents s’expatrient…
Et donc vous avez imaginé un concept dans lequel tous les enfants pourraient reprendre une scolarité à distance. Absolument, donc on dispense la scolarité complète, de la sixième jusqu’à la terminale, dans le respect des programmes du ministère de l’Éducation nationale. Notre objectif c’est de préparer nos jeunes à passer le brevet, à passer le baccalauréat. Et donc viennent à nous différents parcours, différents profils, des expatriés bien sûr, des jeunes qui ont décroché un moment et qui souhaitent tout de même passer le bac et donc qui reviennent, des jeunes qui ont des troubles de l’apprentissage et qui cherchent une école qui s’adapte à leur manière d’apprendre, des jeunes qui font du sport, de l’art ou de la musique de manière intensive et qui ont besoin de flexibilité de leur emploi du temps pour consacrer suffisamment de temps à leur passion. Et finalement, être derrière un écran et en visio peut quand même très bien s’adapter à l’éducation.
On peut créer un esprit de classe, on peut avoir des camarades, il peut y avoir de l’interactivité, ça n’est pas opposé. Absolument pas. Bien au contraire, les outils de visio nous permettent à nos élèves de se voir, de se parler, de parler à leurs enseignants, de créer des groupes classes solidaires dans l’objectif de progresser avec bienveillance et exigence. On y tient. Et puis c’est une classe, donc ils parlent, ils débattent.
Il y a des amourettes aussi. Il y a même des jeunes qui arrivent à convaincre leurs parents d’aller se visiter les uns les autres, même à des milliers de kilomètres. Et je trouve ça formidable. Ça fait des belles histoires. Cependant, il y a quand même un petit problème à résoudre parce qu’on a des systèmes de décalage horaire dans le monde.
On n’est pas sans le savoir en écoutant la radio. La zone Europe, Asie, Afrique est plutôt compatible. Vous avez là des rendez-vous le matin, mais vous avez aussi ouvert des créneaux en après-midi pour la zone Amérique. Absolument, quand on a ouvert l’école, le créneau entre 8h du matin, heure de Paris, et 13h, heure de Paris, nous permettait de couvrir toute cette zone-là, Europe, Asie, Afrique, et d’avoir des flux d’horaires compatibles. Notre élève le plus loin à l’époque vivait au Japon, et donc, l’après-midi, c’était l’après-midi pour lui quand c’était le matin pour nous.
Il avait quand même sa demi-journée de libre pour la consacrer à des activités extrascolaires. Et avec le développement de l’école et le développement des demandes, on a ouvert depuis l’année dernière déjà le créneau horaire entre 14h et 19h de Paris, ce qui nous permet d’adresser la zone amérique. Très bien, c’est très clair. Alors justement, si des parents nous écoutent et se disent tiens, je voudrais en savoir plus, comment se passe l’aventure avec l’école française digitale? Comment on vous contacte?
Est-ce qu’on peut arriver en cours d’année par exemple? On peut arriver en cours d’année. La vie ne respecte pas un calendrier bien établi. On peut être amené à voyager de manière inopinée en plein milieu de l’année et auquel cas, vous nous appelez, vous nous contactez via notre site internet, vous prenez un rendez-vous avec moi, vous choisissez un créneau qui correspond à votre disponibilité et moi, je serai derrière mon écran, on se verra et on pourra échanger sur votre projet, sur votre enfance, sur ses particularités et comment l’accompagner. Aujourd’hui, on voit ces outils de mise à disposition en ligne et on a un peu de recul justement sur son efficacité par rapport au présentiel?
Alors oui, nous on l’a, puisqu’on va faire notre cinquième rentrée en septembre. On a eu l’occasion d’accompagner une centaine d’élèves pendant ce laps de temps. Donc effectivement, on s’est rendu compte que ça fonctionnait, oui. Que les élèves étaient heureux, épanouis, qu’ils réussissaient leurs examens. 91% De taux de réussite au brevet l’année dernière, ce qui est excellent.
C’est plus que le taux national. Et tous ceux qui ont obtenu leur brevet avec nous l’ont obtenu avec mention. Je suis assez fière de le dire et je suis fière de nos élèves. Eh bien, je vois ça que tu es fière et tu peux l’être. D’ailleurs, tu salueras l’ensemble de la structure qui encadre les professeurs et les élèves qui peuvent être donc chez vous aux quatre coins du monde et qui donc sont potentiellement des auditeurs de la radio, du coup.
Absolument. Delphine, merci beaucoup. Si je comprends bien, dans quelques temps, on se retrouvera pour que tu nous racontes ton début dans une nouvelle vie quelque part dans le monde, alors. J’ai tellement hâte. À condition qu’il fasse plus de 25 degrés et que la mer soit pas loin.
Au plaisir de te retrouver. Tu salues donc toute l’équipe. Merci beaucoup.

Podcasts du moment :

PODCAST

« Le triptyque des 3T », le débrief du sommet Chine/USA sur fonds de conflit Iranien avec Laure Pallez

Politique
▶︎Écouter
PODCAST

L’art de la dispute constructive des couples avec Sandy Kaufmann

Coaching • Culture & Francophonie
▶︎Écouter
PODCAST

La menace hantavirus décryptée par Eric Crampon, virologue

Santé
▶︎Écouter

Podcasts les + écoutés :

PODCAST

Le visage du réseau FIAFE : Corinne Levet

Mobilité internationale • Préparer son départ / Revenir d'expatriation
▶︎Écouter
Stratégies pour "Réussir aux USA" par Vanina Joulin Batejat
PODCAST

Stratégies pour « Réussir aux USA » par Vanina Joulin Batejat

Coaching • Economie / Entrepreneuriat
▶︎Écouter