Vivre à l’étranger, c’est l’aventure… mais c’est parfois aussi apprendre à composer avec les forces de la nature. Comment font les Français expatriés dans les zones à fort risque sismique ? Sont-ils préparés ? On fait le point.
Vivre à Tokyo, Lima ou Istanbul, c’est accepter une réalité : celle de voir le sol trembler. Pour les milliers de Français installés dans ces zones rouges, la préparation commence bien avant les premières secousses, et l’allié numéro un s’appelle l’ambassade.
Dès leur arrivée, les expatriés sont fortement incités à s’inscrire au Registre des Français établis hors de France. Pourquoi ? Parce qu’en cas de séisme majeur, c’est ce fichier qui permet au Quai d’Orsay de savoir exactement qui est là, et où.
Sur place, le dispositif repose sur un système très concret : le découpage par îlots. Chaque ville à risque est divisée en secteurs, gérés par des « chefs d’îlot ». Ce sont des expatriés volontaires, de véritables relais de proximité. En cas de catastrophe — qu’elle soit naturelle ou autre — si les réseaux saturent, ce sont eux qui font le lien humain entre l’ambassade et la communauté française pour vérifier que tout le monde va bien.
Et pour les formations ? Les ambassades ne donnent pas de cours de survie en présentiel, mais elles distribuent des guides ultra-précis, comme le Livret du résident au Japon. Les consignes y sont claires : interdiction d’utiliser les ascenseurs, obligation d’avoir un sac d’urgence prêt avec sept jours d’autonomie en eau et en vivres, et surtout, l’apprentissage des réflexes locaux. Au Chili ou en Indonésie, les expatriés apprennent vite à copier les locaux : repérer les structures parasismiques et savoir se couper immédiatement des réseaux de gaz.
En clair : l’expatriation en zone sismique ne s’improvise pas. Entre la technologie des alertes consulaires et la solidarité des chefs d’îlots, le maître-mot reste l’anticipation.
L’info de la mobilité internationale préparé et présenté par Cléa Cornet
