[00:00:02] Gauthier Seys: Connaissez-vous le travail d’un député qui représente les Français de l’étranger? Tendez l’oreille. 10 minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seysses et aujourd’hui, on décolle avec Christopher Weisberg. Il n’est pas aux USA, il est à Paris. 10 minutes, 10 minutes, le podcast des Français dans le monde. Eh oui, il faut faire quelques voyages quand on fait ce métier, entre les États-Unis, New York en particulier, et Paris, notamment l’hémicycle où une loi intégrale face aux violences sexuelles et sexistes est actuellement en cours. Monsieur le député, bonjour et bienvenue.
[00:00:47] Christopher Weissberg: Bonjour Gauthier.
[00:00:48] Gauthier Seys: Merci d’être avec nous. Avant de prendre l’antenne, j’ai demandé l’autorisation qu’on se tutoie, comme avec mes autres invités, pour ce 2995e podcast réalisé avec des Français qui vivent la mobilité internationale, mais là c’est un représentant de ces Français. C’est une belle mission quand même.
[00:01:05] Christopher Weissberg: Bah oui, c’est assez rare en fait. Il n’y a pas beaucoup de pays qui ont une représentation de leurs Français à l’étranger. Et moi, je fais partie d’une génération de députés qui étaient très impliqués dans leur vie locale à l’étranger parce que je suis franco-américain, j’ai vécu au Canada, j’ai passé une bonne partie de ma vie entre les États-Unis, le Canada et la France. Et donc assez naturellement, c’était le mandat de représentation qui me correspondait le mieux.
[00:01:34] Gauthier Seys: Alors justement, on va revenir sur le parcours. Né en 1985 à Neuilly-sur-Seine, franco-américain, diplômé de l’Université de Montréal, du Collège d’Europe et de Sciences Po Paris. Les avions, tu connais?
[00:01:48] Christopher Weissberg: Ouais, ouais, ça fait partie de, ça fait partie de ma vie. J’avais une mère hôtesse de l’air, donc tu vois, j’étais prédisposé à beaucoup voyager. Et puis ouais, j’ai une double culture qui est devenue une triple culture quand je me suis installé au Canada. Et tout ça, fonctionne très bien parce que chaque culture se renforce l’une, l’une par l’autre. Et donc je suis très fier d’être un Français d’Amérique, un Américain en France. Je suis très fier du Québec, de la francophonie. Et je trouve qu’on a la chance d’avoir des Français en Amérique du Nord qui participent en fait à cette relation, qui est une relation très forte et qu’il faut garder.
[00:02:23] Gauthier Seys: Justement, un mot sur la francophonie. On est dans une situation assez étonnante où le Canada discute avec l’Europe pour s’associer, avec des conflits entre le Canada et USA. Le monde a beaucoup changé, la géopolitique a évolué ces derniers mois.
[00:02:39] Christopher Weissberg: Ouais, c’est incroyable. Moi, c’est, tu sais, moi j’ai été donc député de 22 à 24, puis ensuite, je, après la dissolution, je suis reparti dans la vie, la vie privée, et je suis revenu en 2025. Et j’ai été sidéré de voir la différence entre mon mandat entre 22-24 et 25. Et évidemment, le changement principal, c’est, c’est c’est l’arrivée de Trump 2 qui a complètement bouleversé. Alors moi, j’avais connu Trump 1 avec mon prédécesseur Roland Lescure et déjà c’était spécial parce qu’il avait fallu traiter des dossiers sur les importateurs de vins et sur plein de choses. Mais vraiment, on a franchi une étape supplémentaire sur cette dernière année avec quelqu’un qui est en train de remettre en question un peu les fondamentaux de ce qu’est l’alliance transatlantique et ce qu’elle représentait dans le monde. Et on peut être de différents bords politiques tout en reconnaissant que c’était quand même l’État de droit, les libertés fondamentales, la liberté de la presse, le pluralisme politique, et que tout d’un coup cet individu est en train de revenir sur tous ces acquis. Et donc ça nous pose une question un peu fondamentale de nos alliances et de notre rôle dans le monde.
[00:04:00] Gauthier Seys: Quand on est député des Français de l’étranger, je suppose qu’on est sollicité. Est-ce que tu ressens plus qu’avant des Français qui étaient installés aux États-Unis qui veulent rentrer en France?
[00:04:10] Christopher Weissberg: Oui, alors tu vois, c’est marrant parce que moi je le ressens, c’est-à-dire que dans mes déplacements, je vois beaucoup de Français qui se posent pour la première fois de leur vie d’expatriation ou leur vie en mobilité la volonté de revenir en France. Et en même temps, les chiffres des registres me contredisent un peu. Parce qu’en fait il y a une augmentation depuis un an du nombre de Français inscrits. Donc ça se poursuit d’ailleurs parce que c’est le cas depuis des années. Mais pour moi cette fois-ci c’est un phénomène un peu nouveau où j’ai l’impression qu’il y a moins de gens qui arrivent, il y a plus de gens qui repartent, mais les gens qui y sont s’inscrivent plus qu’avant parce qu’ils se rendent compte que finalement avoir un lien avec son consulat, avec la France à l’étranger, ça peut être aussi un moyen d’être protégé si s’il y a un problème. Et donc je, moi c’est comme ça que j’interprète les choses, même si encore une fois les chiffres aujourd’hui montrent encore une progression du nombre, du nombre d’expatriations.
[00:05:13] Gauthier Seys: Christopher, c’est l’occasion de rappeler, dans le cadre de notre partenariat avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qu’il faut s’inscrire sur le registre quand on vit à l’étranger. C’est important pour mille raisons.
[00:05:22] Christopher Weissberg: C’est pas obligatoire, mais c’est je pense très important. Déjà parce que, un, contrairement à ce que certains pensent, c’est pas à cause de ça que vous allez payer des impôts ou ne pas payer des impôts. Ça n’a absolument rien à voir. Ce serait vraiment une paranoïa que de croire que le fait de s’inscrire va vous révéler alors que vous voulez être caché. Et par ailleurs, ça donne plus de moyens au consulat parce que plus il y a de monde, plus les moyens qui sont alloués au consulat sont importants. Et quand il y a un problème, en fait, on se rend compte que c’est très utile et très pratique, que ce soit pour être rapatrié en cas d’urgence, que ce soit pour avoir des informations consulaires sur une crise ou sur un— On l’avait vu pendant le Covid aussi, qu’il y avait eu pas mal de gens qui avaient bénéficié de de la protection consulaire. Donc voilà, ça coûte rien et ça permet de, de participer à sa vie, à la vie de Français de l’étranger à petit coût.
[00:06:12] Gauthier Seys: Je vais me faire un peu l’avocat du diable, mais lorsqu’il y a eu les incendies à Los Angeles, j’ai eu de nombreux Français qui étaient sur place qui me disaient, bah, je me suis inscrit, mais pour autant je n’ai pas d’infos, on me donne pas de nouvelles, on me, on rentre pas en contact avec moi. Est-ce que tout le système est bien organisé?
[00:06:27] Christopher Weissberg: Écoute, moi j’étais pas député à ce moment-là, donc je veux pas te donner une information que j’ai pas connu, mais j’étais proche de, je suis toujours très proche de mon prédécesseur, donc j’ai vu. Je pense qu’il y a eu certaines attaques qui n’étaient pas très légitimes parce qu’en fait il y a eu une, il y a eu, il y a eu des gens, je me souviens, qui apparemment sur, sur BFM ont exprimé leur mécontentement, notamment sur le fait qu’ils s’attendaient à ce que, enfin moi, il y ait des moyens financiers en plus, ce qui quand même est un peu particulier parce que encore une fois on vit quand même à l’étranger. Mais l’information, il y en a eu, il y en a eu beaucoup, il y a eu quand même pas mal, pas mal de soutien du consulat. Il y avait régulièrement des, des envois de mails sur, sur ce qui se passait. Et donc je pense quand même qu’il y a pas beaucoup de pays qui ont, qui ont ce niveau-là d’information. Après, tout est perfectible, on peut faire toujours mieux, et peut-être que certains se sont sentis délaissés, c’est possible. Mais je trouve que globalement, encore une fois, la France, les autorités consulaires ont tenu leur rôle de tenir informés les gens et de faire ce qu’ils pouvaient sur sur certaines situations de crise, parce qu’il y en a eu. Et dans ces cas-là, il y a eu aussi du soutien de la communauté française.
[00:07:43] Gauthier Seys: Tu parlais de BFM. Globalement, les médias français, lorsqu’ils parlent des Français de l’étranger, en parlent mal. La radio des Français dans le monde, depuis 6 ans, accompagne chaque jour plus de 100 000 auditeurs, à qui forcément, avec qui on échange sur leur quotidien, qui n’est pas du tout celui dont on peut entendre parler sur les médias français. Et on m’a même déjà dit, au sein même de l’hémicycle, certains députés ont aussi des images d’Épinal sur ces Français de l’étranger. Comment on peut faire évoluer cette image?
[00:08:10] Christopher Weissberg: Ah bah écoute, évidemment, nous on est toujours là pour rappeler, et là je parle des députés, des sénateurs, quel que soit leur bord politique, pour rappeler quand même que les quelques inepties qui peuvent être dites, notamment bon le cliché l’exilé fiscal, qui est vraiment, si tu veux, totalement dérisoire. Pour un exilé fiscal, il y a des milliers et des milliers de Français qui sont là, qui vivront là. Voilà, donc c’est vraiment ridicule. C’est un faux procès qui est parfois repris Parce que l’époque veut ça, si tu veux. Tu sais, aujourd’hui, quand on regarde la vie politique, on a d’un côté un extrême qui dit que c’est la faute des étrangers, et de l’autre côté un extrême qui dit que c’est la faute des plus riches et de tous ceux qui ne sont pas, qui seraient contre la société dans son collectif, et notamment avec des slogans un peu faciles de taxer les riches et tout ira mieux. En fait, et donc très vite, en fait, on se rend compte que parmi taxer les riches, il y aurait cette petite image d’Épinal comme quoi les Français de l’étranger en feraient partie. Parti. Et nous, on est là pour rappeler que c’est pas le cas. On est là pour rappeler que les Français qui vivent à l’étranger, ils ont, ils sont, ils sont maintenant totalement intégrés dans leur vie locale. Ils le font souvent par amour. C’est quand même la raison pour laquelle les gens restent en général dans un pays, c’est parce qu’ils ont rencontré quelqu’un d’autre. Et donc on est là pour les défendre et rappeler aux Français les vérités qu’on aperçoit dans notre mandat de représentation.
[00:09:37] Gauthier Seys: Alors on a cette mission de faire passer le message que l’amour est devant les évadés fiscaux dans Les Français de l’étranger. Changer. J’espère y arriver un jour.
[00:09:45] Christopher Weissberg: Largement, très largement.
[00:09:47] Gauthier Seys: On parlait des élections présidentielles parce que justement cette fois-ci on va se dire que les Français inscrits, 1,5 million à peu près, vont pouvoir voter et qu’ils auront leur rôle. Toi tu es député, tu as suppléé à Roland Lescure sous la bannière Ensemble pour la République. Ça va être une année d’élection compliquée.
[00:10:07] Christopher Weissberg: Ouais, bah bien sûr. Enfin de toute façon, si tu veux, quand tu, quand tu donnes le, enfin quand tu es au pouvoir depuis longtemps et on a appartenu à une majorité qui qui a accompagné Emmanuel Macron, c’est normal, c’est assez légitime au bout de 10 ans que les gens nous reprochent plein de choses. Et c’est tout à fait ça la démocratie. D’ailleurs, j’aime bien moi justement être challengé là-dessus pour défendre un peu ce qu’on a réussi, ce qu’on a raté. Il y a plein de choses qu’on n’a pas réussies. Pour autant, aujourd’hui, les enjeux, ils sont, je pense, beaucoup plus importants que simplement être de droite, de gauche, de la majorité ou pas de la majorité. Il y a des extrêmes très forts qui se sont normalisées en fait. Et je pense que les Français de l’étranger, c’est un électorat qui un peu naturellement est nuancé et modéré. Et moi, ce que je veux surtout, au-delà de mon cas personnel, c’est qu’on arrive dans cette campagne à rappeler et à participer à éviter ce qui est à mon avis un péril très très grave, serait que la France choisisse un bord, et aujourd’hui ce serait plutôt l’extrême droite, et que l’opposition officielle soit l’extrême gauche. C’est pour ça que je veux me battre. Et puis après, il y a plein de gens qui pourraient représenter ça, et je ferai tout pour, pour que, pour que cette voix-là s’entende.
[00:11:23] Gauthier Seys: D’autant que les Français de l’étranger ont sans doute un mindset un peu plus ouvert sur le monde que les Français de France qui se regardent un peu le nombril. C’est un peu un état de fait qu’on peut, qu’on peut voir chaque jour finalement.
[00:11:35] Christopher Weissberg: Exactement. Quand vous vivez à l’étranger, vous vous rendez compte qu’avoir un système de sécurité sociale qui est quand même toujours de très très loin un des plus généreux, performant, je pense aussi performant parce que tu sais souvent on entend des gens qui disent que tout fout le camp, mais en fait quand on vit au Canada, qu’on se rend compte qu’aux urgences parfois on peut passer 10 à 12 heures avant d’être pris en charge par un service médical, quand on est aux États-Unis et qu’on voit que très vite on a une addition qui peut être multipliée multiplié par 50 par rapport à ce qu’on paye en France, on se rend compte que finalement on a encore des très bons soins, notamment pour les pathologies les plus graves, et que ça coûte globalement rien. Et ça coûte rien, tout a un coût en fait, c’est un choix collectif et on assume collectivement le coût de cette prise en charge. Et ça, je pense qu’il faut vivre à l’étranger pour s’en rendre compte. Malheureusement, je trouve qu’en France ça a l’air acquis, alors qu’en fait on se rend compte que c’est des choses qui sont, qui sont et qu’on retrouve pas ailleurs.
[00:12:39] Gauthier Seys: Christopher Weisberg, député des Français établis hors de France. Il nous reste 2 sujets: l’enseignement et cette loi sur laquelle tu travailles actuellement face aux violences sexuelles et sexistes. On commence par ce sujet. La Radio des Français dans le Monde a ouvert un dossier sur le divorce à l’international. Divorcer quand on est à l’étranger, c’est se retrouver face à souvent de la solitude. Est-ce que cette loi est également pensée pour les Français de l’étranger?
[00:13:06] Christopher Weissberg: Alors au départ non, je vais être très, très franc avec toi. Au départ, il n’y avait absolument aucune disposition qui prenait en compte les Français de l’étranger, alors que tu l’as dit, c’est un public extrêmement fragile. Je pense évidemment aux victimes. Les victimes de violences conjugales, de violences sexuelles et sexistes à l’étranger, elles sont très isolées par principe. C’est déjà évidemment un fléau en France et c’est pour ça qu’on fait une loi qu’on veut être intégrale et systémique. Mais alors tu imagines quand tu n’es pas dans ton pays, que tu es une femme parce que c’est la quasi-totalité des cas, ou un enfant, et que tu n’as pas de cellule familiale pour t’aider, que tu n’as pas ce qui existe quand même quand tu es dans ton propre pays, et que tu es dans une autre langue, évidemment on se retrouve avec des gens qui sont très très isolés. C’est pour ça que dans la loi loi, on a, on a cherché à amener des éléments pour traiter de cette, de, de ce public spécifique, de nos Français à l’étranger, de nos Françaises à l’étranger. On a commencé à y glisser des amendements importants et on va continuer la semaine prochaine à rajouter des dispositions pour que les Françaises et les Français de l’étranger soient intégrés dans la loi, la loi intégrale.
[00:14:25] Gauthier Seys: Un scoop pour la radio des Français dans le monde.
[00:14:27] Christopher Weissberg: C’est un scoop, mais je pense qu’on communiquera dessus après encore plus parce que surtout il faut que ça se sache. On a plusieurs dispositions, Les plus importantes, je dirais, les plus emblématiques, c’est un, d’essayer de rattraper ce qui existe déjà mais qui n’est pas encore généralisé. Donc typiquement, de permettre aux consulats d’avoir la formation suffisante pour que quand une femme française est victime de violences sexuelles et sexistes, elle puisse joindre, dans les cas les plus graves, son consulat, et qu’ensuite le consulat puisse soit déposer une plainte auprès du procureur, voire même de temps en temps avec des associations locales réussir à les rapatrier parce que ça arrive. Et il y a aussi un des amendements sur la partie enseignement parce qu’on a un gros réseau d’enseignement français à l’étranger. Je crois que tu m’as dit que tu m’en reparlerais, mais l’idée c’est aussi que l’entretien individuel, en tout cas le questionnaire, le côté individualisé de la prise en charge pour les enfants et les élèves s’applique aussi dans le réseau des lycées français à l’étranger.
[00:15:31] Gauthier Seys: Eh bien justement, Christopher, on va parler de l’enseignement. Il y a une crise économique mondiale qui nous mène à, en France, des crises budgétaires. On dit qu’on a plus d’argent et pourtant l’enseignement est un coût. On l’a bien vu cet été, notamment en recevant le nouveau directeur général de l’AEFE. Des chantiers sont ouverts. Qu’est-ce qui va être fait dans les prochains mois?
[00:15:51] Christopher Weissberg: Il y a une réforme importante qui, qui va être en, en, en discussion, bah, parce qu’on a bien vu depuis quelques mois le fait que, de façon un peu surprenantes parfois et sans qu’il y ait de préparation, ont demandé à ces établissements de contribuer largement au fonctionnement du réseau. Et en fait, sans préavis, et ça a mis le réseau en grande difficulté. Il y a deux choses. Un, c’est qu’il n’y a pas juste une réponse pour tout le réseau. Le réseau est très varié et très divers. Moi, dans ma circonscription, Il y a des écoles qui sont très intégrées aux systèmes locaux comme au Québec. Au Québec, on a 2, à Montréal, on a 2 lycées français qui s’appellent Stan et Marie-de-France, qui sont en fait des écoles qui bénéficient de larges subventions locales. Et là, si vous voulez, dans ce système-là, il faut faire très attention à ne pas augmenter comme ça parce que le risque, c’est que ces établissements ne soient plus reconnus ensuite par le gouvernement québécois et ce serait une catastrophe. Et puis de l’autre côté, il y a des établissements aux États-Unis qui aujourd’hui sont devenus des vrais lycées et des écoles internationales avec des coûts très, très, très élevés. Et là, il faut se poser la question de comment on arrive à avoir un service et un réseau qui contribue à ces écoles sans que ça devienne une charge qui soit trop difficile à gérer pour ces établissements. Et donc il n’y aura pas qu’une seule solution, mais il y a une prise en considération un peu générale que maintenant il faut faire autrement et qu’il faut adapter l’AEFE, l’Agence d’enseignement français à l’étranger, à un contexte d’écoles qui ne sont plus simplement les établissements en gestion directe qui existaient il y a quelques années. Aujourd’hui, il y a beaucoup de lycées qui sont des écoles privées et qui ont un système privé, quoi. Comme quand on va à l’école bilingue en France, eh bien on va dans une école française Et donc le réseau doit s’adapter par rapport à ça. Je crois que c’est ce qui était en train d’être refait par le nouveau directeur.
[00:17:56] Gauthier Seys: Christopher, merci. C’est la première fois qu’on échange sur la Radio des Français dans le Monde. En préparant l’interview, je demandais si tu connaissais ce média qui accompagne chaque jour plus de 100 000 francophones aux quatre coins du monde. On parlait de cette France qui a des élus des Français de l’étranger. Est-ce que finalement ton travail et mon travail ne se rejoignent pas?
[00:18:15] Christopher Weissberg: Évidemment, on est tous un peu dans la même équipe en fait. C’est réussir à communiquer sur ce qu’on fait. Et si on n’a pas des médias qui s’en emparent, en fait, on se rend compte qu’on est dans une communication un peu institutionnelle qui marche pas trop. En fait, c’est-à-dire que juste envoyer des mails sur les listes électorales consulaires, les registres, en fait, les gens en ont un peu marre. Et donc c’est très important d’avoir des médias qui font leur travail, qui font de l’intermédiation, qui posent des questions, qui mettent en contexte. Et c’est pour ça que, évidemment, on est très content d’avoir ton, ton podcast, et plus il sera diffusé et plus on sera utile.
[00:18:54] Gauthier Seys: Et ben merci d’avoir répondu à nos questions, au plaisir de se retrouver. L’année sera dense, nos chemins vont se recroiser.
[00:19:01] Christopher Weissberg: Merci Gauthier et à très bientôt.
[00:19:06] Gauthier Seys: Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale, radio et podcast sur fdlm.fr.