Présentation du podcast :

Partir à l’étranger en couple, accoucher loin de sa famille, mettre sa carrière en veille pour suivre une opportunité professionnelle qui n’est pas la sienne : vivre l’expatriation côté féminin, c’est naviguer entre enthousiasme sincère et questions qui restent souvent sans espace pour être posées.

Alors, comment s’y retrouver, et surtout, comment en faire une force ?

Tess Marie Oudoul est originaire du Sud-Ouest de la France. Après des études à Bordeaux orientées vers la mode et le design, elle part à Milan pour apprendre l’italien et se former dans l’une des capitales mondiales de la mode. C’est là qu’elle rencontre son mari, lui aussi Français en VIE. Le couple pose ensuite ses valises à Paris, puis aux Pays-Bas, à La Haye, où une opportunité professionnelle les conduit depuis septembre 2024.

Maman de deux enfants — avec un troisième en route — elle anime le podcast Girls in Expat, lancé en octobre 2025. Dans cet épisode, Tess se retrouve de l’autre côté du micro. Elle parle de ses premières expériences solo à l’étranger, des défis concrets du statut de conjoint accompagnateur, de la maternité vécue loin de ses proches et du post-partum. Elle évoque aussi son quotidien à La Haye, entre slow life à vélo cargo et gastronomie qui laisse à désirer, et partage sa lecture de l’expatriation en 2026 : une réalité qui évolue, où les femmes prennent davantage l’initiative de partir.

► Podcast n°2983 (Septembre 2026)

Girls in Expat : le podcast des femmes qui osent partir, avec Tess Marie Pudoul
  • 00:00:02Girls in Expat, le podcast des femmes expatriées
  • 00:01:10Une vie entre Pau, Milan et La Haye
  • 00:01:44Les premières années à Milan en solo
  • 00:03:44Une enfance qui prépare à l’aventure
  • 00:04:30La vie quotidienne aux Pays-Bas
  • 00:06:59La naissance de Girls in Expat
  • 00:09:39Un podcast sur les sujets intimes de l’expatriation
  • 00:10:06L’impact et l’enrichissement mutuel
  • 00:11:07L’expatriation féminine en 2026
  • 00:12:21Invitation à découvrir Girls in Expat

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Transcription IA du podcast :

[00:00:02] Gauthier Seys: Partager son expérience de femme, de maman expat dans un podcast. Girls in Expat, c’est le programme du jour. 10 minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seys et aujourd’hui, on décolle avec Tess Marie Oudoul aux Pays-Bas. 10 minutes, 10 minutes, le podcast des Français dans le monde. Eh bien, je demande à notre podcasteuse de prendre l’autre place aujourd’hui. Tu laisses la place d’intervieweuse pour être interviewée. Bienvenue Tess!

[00:00:41] Tess Marie Oudoul: Merci, merci Gauthier de me recevoir. Quelle intro incroyable!

[00:00:46] Gauthier Seys: Merci. Écoute, on essaye de planter le décor parce qu’on va parler d’un sujet important. En effet, vivre cette aventure de l’expatriation, c’est une chose, mais en plus être conjoint accompagnateur, avoir une grossesse à l’étranger, tout ça, ça donne quand même quelques petites perspectives à relever.

[00:01:04] Tess Marie Oudoul: Exactement, ça demande pas mal de défis et c’est important d’en parler aujourd’hui et de mettre tout ça en lumière.

[00:01:10] Gauthier Seys: C’est sûr, on va parler de ton podcast, mais d’abord on revient à Pau. Tu es originaire du Sud-Ouest, tu as 32 ans aujourd’hui, tu es maman de 2 enfants, mais un petit 3e est en train de faire son petit bonhomme de chemin.

[00:01:24] Tess Marie Oudoul: Tout à fait.

[00:01:25] Gauthier Seys: On salue au passage ton mari que tu as rencontré à Milan, mais qui est fan pour autant de l’équipe de Lens.

[00:01:33] Tess Marie Oudoul: Oh là là, il fallait le souligner ça aussi. Comme t’es habile.

[00:01:37] Gauthier Seys: Il faisait un VIE à Milan et 2 Français se rencontrent à Milan. C’est quand même incroyable la vie.

[00:01:42] Tess Marie Oudoul: C’est ça, c’est ça, c’est assez fou.

[00:01:44] Gauthier Seys: Tu fais tes études à Bordeaux, tu aimes la mode et le design. Du coup, on te dit c’est bien, mais il faudrait parler le français, l’anglais et l’italien, la langue de la mode. C’est pour ça que tu vas atterrir à Milan. C’est quoi pour toi ces premières expériences loin de chez toi en solo? C’était des bons souvenirs ou c’était dur?

[00:02:01] Tess Marie Oudoul: J’en retiens vraiment du bon, du meilleur, même si au début, forcément, quand on arrive dans un pays étranger, on est jeune, on parle pas bien la langue, on est seul, c’est pas facile. Mais franchement, ça a été le début d’une belle aventure qui continue aujourd’hui. Et s’il fallait recommencer, mais je recommencerais mais 1000 fois. Vraiment, il faut y aller, quoi.

[00:02:26] Gauthier Seys: Alors c’est vrai, Tess, qu’on a tendance à ne garder que le meilleur. Je te pose cette question sur les moments un peu difficiles parce qu’en effet, une jeune fille loin de chez soi qui débute une aventure comme ça avec une langue, une culture différente, même si l’Italie, c’était pas le plus difficile au monde quand même. Il y a quand même pas mal de liens, de passerelles avec la culture française.

[00:02:44] Tess Marie Oudoul: C’est ça. Non, non, j’avais aussi choisi l’Italie parce que j’avais un objectif bien précis, voilà, d’apprendre l’italien, de me perfectionner dans vraiment le milieu de la mode. C’est quand même une des villes phares de la mode. Mais c’est vrai que voilà, quand on arrive, quand on est seul, Bah, faut savoir se gérer seul, effectivement prendre le temps d’apprendre la langue, de ressentir plus d’une fois cette frustration de pas être compris ou mal compris. On est jeune, donc on peut être aussi un petit peu pris de haut et se sentir un petit peu, voilà, démuni dans certains moments. Mais faut s’accrocher, c’est ce que j’ai fait, et au final on y arrive toujours, quoi.

[00:03:27] Gauthier Seys: Et puis en Italie, on peut parler avec ses mains.

[00:03:29] Tess Marie Oudoul: On peut parler avec ses mains. Et je dois avouer que quand on est une femme, ça peut aider dans certaines situations où les Italiens ont cette tendance à être extrêmement bienveillants avec les femmes, très respectueux. Et donc ça, j’avoue, c’est chouette.

[00:03:44] Gauthier Seys: Alors il faut dire aussi que tes parents t’avaient habituée à voyager. Très petite, tu vas découvrir la Laponie, l’Égypte, les Amériques. Voilà, c’est aussi bien parce que ça prépare un peu son mindset à vivre différemment.

[00:03:57] Tess Marie Oudoul: Totalement, c’est ça. J’avoue que j’ai eu, je me sens très chanceuse d’avoir eu des parents qui très jeunes ont osé partir avec 2 enfants, parce que j’ai un petit frère, à l’étranger pour nous emmener dans plein de pays différents. Et c’est vrai que du coup, le jour où on m’a dit ça serait bien que tu saches parler l’italien dans le secteur de la mode, finalement partir en Italie, c’est sûr, c’était un risque. Il fallait oser, ça faisait peur. Mais finalement, du fait d’avoir vu qu’il existait un autre monde que la France, Ça m’a pas non plus fait plus peur que ça d’y aller.

[00:04:30] Gauthier Seys: Alors vous avez vécu un peu à Paris, vous avez vécu donc à Milan en Italie, et depuis que ton mari a eu une opportunité professionnelle aux Pays-Bas, tu es à La Haye. La Haye, c’est la slow life, on a son vélo cargo où on met toute sa petite famille dedans, mais la culture, la langue très difficile, la gastronomie est différente.

[00:04:50] Tess Marie Oudoul: Comment tu vis aujourd’hui ton quotidien à La Haye en En toute transparence, je le vis bien. Comme tu dis, c’est vrai que c’est une slow life en comparaison à Milan où les choses vont plus vite, ça klaxonne, ça parle avec les mains, ça parle fort. La Haye, voilà, c’est une ville où tout va plus lentement, tout est plus calme, il n’y a pas de tabou ou de problème en particulier à partir plus tôt de son travail pour aller chercher ses enfants. Ça, c’est vraiment très ouvert. Et voilà, il y a la mer, donc le matin tu te réveilles, tu entends les mouettes. C’est vraiment chouette. Après, voilà, la culture est quand même bien différente. Les Néerlandais ont cette tendance à être très directs, un peu plus froids. On passe pas par quatre chemins quand on dit les choses. Et puis voilà, la nourriture, bah désolée, pour moi c’est quand même important. Et puis venant d’Italie, effectivement, là ça a été un énorme gap. J’avoue qu’au niveau de la nourriture, c’est pas trop ça. L’Italie me manque beaucoup. Puis voilà, moi charger mes enfants le matin dans le vélo cargo comme tu dis, les emmener à l’école, revenir, enfin ça par contre c’est un kiff suprême quoi. Il y a des pistes cyclables partout. Après voilà, je dois avouer qu’on s’y sent bien, mais ce n’est pas un coup de cœur, en tout cas pour moi, pour ma famille. Comme tu le disais, moi je viens du Sud-Ouest de la France, mon mari est vient du Sud-Est, on est tous les deux du Sud. Et voilà, en Italie, même si on était content d’accepter une autre opportunité à l’étranger et qu’on a beaucoup appris ici, l’ambiance du Sud nous manque, ça c’est une évidence. C’est aussi en s’expatriant dans différents pays qu’on sait et qu’on se rend compte vraiment de ce qui nous convient, en fait, à force, enfin au bout d’un moment. Et donc voilà, on a ce projet, dès qu’une occasion, une opportunité se débloque, d’éventuellement bouger.

[00:06:48] Gauthier Seys: De peut-être retrouver un peu le soleil aussi.

[00:06:51] Tess Marie Oudoul: Ah, ça serait bien parce que la météo aux Pays-Bas, je t’avoue que de novembre à mars, tu ne vois pas forcément le ciel.

[00:06:59] Gauthier Seys: En tout cas, au cours d’une nuit riche, tu vas te réveiller avec un concept dans la tête: créer un podcast qui s’appelle Girls in Expat. Il est né en octobre 2025. Tu étais alors avec un enfant, un bébé de 2 mois et cette grande solitude de vivre avec ton mari qui travaillait, de vivre dans un pays que tu connaissais pas, tu t’es dit alors là cette maternité loin de chez moi c’est pas fastoche, mon boulot ben qu’est-ce que je vais en faire, notre couple comment on va se le réorganiser un peu, tout ça tu as eu envie de le partager en fait.

[00:07:37] Tess Marie Oudoul: Oui, oui, oui, en fait c’est vrai que cette deuxième expatriation, du coup on est arrivé aux Pays-Bas en septembre 2024, elle a été, elle a pas été simple au début. Il y a une année effectivement où, comme on est arrivé avec 2 enfants dont le plus petit qui avait 2 mois, j’ai vraiment passé une année entière à trouver mes marques, à nous installer, à m’occuper de ce petit bébé qui prenait beaucoup de temps et d’espace. Mais voilà, deuxième expatriation vécue comme un véritable reset où il faut tout recommencer. Et je pense que beaucoup de femmes se reconnaîtront là-dedans. Ou voilà, moi je suis l’aventure de l’expatriation, mais parfois au détriment de mes grossesses, de ma maternité, d’avoir ma vie professionnelle freinée. Et voilà, on sent cette grande frustration quand même qui est là, qui est en nous, et on se dit quand même je vaux plus que d’être une maman à l’étranger, même si être à l’étranger m’apporte énormément. Et voilà, petit à petit j’ai rencontré plein de nouvelles personnes pour le coup qui m’ont donné plein de nouveaux points de vue nouveaux. Et je me suis rendu compte qu’il y avait plein de femmes, de mères qui ressentaient toutes ces choses-là à l’étranger. Beaucoup de solitude, de remise en question, parfois voilà sur des sujets très intimes qui sont pas forcément véhiculés aussi dans la maternité, comme tu le dis, qui est un gros chamboulement. Voilà, je me suis réveillée un matin avec Girls in Expat dans la tête. Ça faisait très longtemps que je voulais créer un podcast, mais pour qui, comment, pourquoi? En fait, cette deuxième expatriation a été un tel chamboulement qu’il a répondu à énormément de questions que j’avais en moi. Et en fait, ça a été une évidence. Quand mon petit a eu une place à la crèche, je l’ai mis à la crèche, la plus grande à l’école. Et une fois que j’étais entre guillemets débarrassée, c’est pas un joli mot, mais que j’étais libre de mes enfants pour reprendre un peu le pouvoir de ma vie professionnelle, j’ai lancé Girls in Expat qui me tenait vraiment à cœur.

[00:09:39] Gauthier Seys: Alors en effet, les sujets peuvent être sensibles, ils peuvent être personnels, voire intimes. Tu parles de post-partum, tu parles de dire au revoir quand on change d’expatriation, tu parles de cette grossesse, de travail, etc. On a différents sujets qui sont abordés. Tu trouves aujourd’hui une bonne trentaine d’épisodes. Soit t’es en solo, soit tu es avec des invités et tu échanges en toute transparence. Ça doit t’enrichir beaucoup même, toi.

[00:10:06] Tess Marie Oudoul: Ah mais c’est extraordinaire, ça m’enrichit moi. Ça enrichit aussi finalement les femmes qui viennent parler parce qu’elles viennent déposer quelque chose, elles viennent le partager. Elles déposent aussi une certaine partie d’elles qui, pour certains sujets, peuvent faire mal, sont un petit peu lourds ou pas faciles d’en parler. Et c’est vrai que chaque invitée qui est venue sur le podcast est toujours repartie plus légère. Le jour où l’épisode va sortir, avec un petit peu d’appréhension. Mais une fois que l’épisode sort, le nombre de messages finalement qu’elles reçoivent qui les remercient de parler de certaines choses, voilà, elles reviennent vers moi, elles me disent, punaise, je reçois plein de messages hyper gentils à mon égard, je pensais pas que ça pouvait toucher autant de femmes, qu’autant de femmes avaient vécu la même chose que moi. Et voilà, moi, à chaque fois qu’on me dit ça, je comprends et je, je sens la raison du pourquoi je, je fais ce podcast, c’est clair.

[00:11:07] Gauthier Seys: Alors la place de la femme en plus dans l’expatriation n’a pas toujours été simple, on en parle souvent sur cette radio. en préparant ce podcast, tu me disais l’expatriation évolue. C’est quoi un peu ton analyse en 2026?

[00:11:20] Tess Marie Oudoul: C’est ça, je trouve que l’expatriation d’il y a par exemple 10 ans, elle est déjà pas la même que ce qu’elle est aujourd’hui. C’est vrai qu’il y a plusieurs années, le contexte c’était souvent on bouge dans un cadre d’expatriation où ce sont les boîtes qui nous expatrient à l’étranger. C’est beaucoup les femmes qui suivent leur mari. Et aujourd’hui, en fait, je me rends compte qu’on peut être dans un contexte mais totalement différent. On est une génération qui vraiment va davantage aller s’expatrier de son propre plein gré. Et ça peut venir effectivement d’un conjoint, d’un homme qui a une opportunité, mais également d’une femme qui ose, qui a cette envie de partir à l’étranger et finalement d’emmener également sa famille avec elle. Et voilà, je me suis bien rendu compte que toutes ces perspectives, elles changeaient, elles ont changé, et que c’était important de remettre tout ça en lumière avec plein de parcours différents de femmes.

[00:12:21] Gauthier Seys: Eh bien, Tess, c’est nous qui sommes heureux de mettre en lumière aujourd’hui ton podcast Girls in Expat. Je vous invite à découvrir ces parcours, ces interviews ces échanges intimes à ton micro. Le lien pour écouter ton podcast est disponible dans ce descriptif. Merci beaucoup, on se retrouvera sans doute dans quelques mois dans un autre pays, au soleil peut-être.

[00:12:44] Tess Marie Oudoul: Mais avec plaisir, dans un autre pays au soleil, ou alors dans un stade de foot à Lens.

[00:12:49] Gauthier Seys: Ah bah oui, allez, au stade de Lens.

[00:12:50] Tess Marie Oudoul: On n’est pas à l’abri que mon mari m’y traîne.

[00:12:52] Gauthier Seys: En tout cas, si tu y vas, je t’accompagnerai, on ira au bar pendant le match.

[00:12:57] Tess Marie Oudoul: Avec Plaisir.

[00:12:59] Gauthier Seys: À bientôt, Tess.

[00:12:59] Tess Marie Oudoul: Salut, à bientôt.

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