Présentation du podcast :

Saviez-vous que Bruxelles est souvent appelée le Washington de l’Europe ?

Pourquoi cette ville, souvent associée à la pluie et aux institutions européennes, attire-t-elle autant de ressortissants français? Sur Français dans le monde, le média de la mobilité internationale, en partenariat avec Lepetitjournalcom, ,nous explorons les raisons de cette fascination et ce qui rend Bruxelles si unique et séduisante pour les expatriés, notamment les Français. Rejoignez-nous pour découvrir les charmes cachés de cette capitale cosmopolite et comprendre pourquoi elle est un véritable carrefour culturel et politique.

Notre invité du jour est Nicolò Tissier, un journaliste franco-italien qui a décidé de poser ses valises à Bruxelles après un parcours riche en expériences internationales. Né à Paris et fort d’une double culture italienne, Nicolas a voyagé de Bologne à Tokyo, en passant par le Cambodge, avant de s’établir en Belgique. Avec une formation en journalisme européen, il est aujourd’hui à la tête de l’édition belge « LePetitJournal », un média destiné aux expatriés. Sa perspective unique nous offre un aperçu précieux de la vie en Belgique et des défis et surprises que réserve cette destination.

Dans cet épisode, nous abordons la richesse culturelle et la diversité linguistique de la Belgique, un pays où plusieurs communautés coexistent et interagissent quotidiennement. Nicolas nous parle des subtilités administratives et linguistiques qui surprennent souvent les nouveaux arrivants, ainsi que de l’importance de comprendre ces différences pour une intégration réussie. Nous explorons également la scène culturelle dynamique de Bruxelles, avec ses nombreux festivals et événements, et comment ces éléments contribuent à faire de la Belgique un endroit fascinant pour vivre et travailler.

Podcast n°2955 produit par Français dans le monde, le média de la mobilité international.

00:00:01 – Introduction et présentation
00:00:30 – Le choix de Bruxelles
00:01:70 – Double culture et études à l’étranger
00:01:86 – Expériences au Cambodge et à Tokyo
00:02:140 – Bruxelles, le cœur de l’Europe
00:03:204 – Cosmopolitisme et diversité linguistique
00:04:264 – Complexité du système politique belge
00:05:340 – La réalité transfrontalière
00:06:376 – Oppositions culturelles en Belgique
00:07:463 – Bruxelles, une ville verte et cosmopolite
00:10:637 – Le Petit Journal Belgique
00:13:838 – Conclusion et perspectives

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Transcription IA du podcast :

A Bruxelles, l’union fait la force, donc direction le Washington d’Europe. Dix minutes d’inspiration pour votre vie aux quatre coins du globe. Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gautier Saïs et aujourd’hui, on décolle avec Nicolas Autissier, direction le Petit Journal Belgique.
Dix minutes, le podcast des Français dans le Monde.
Il faut dire qu’on part, je pense, dans le pays où il y a le plus de ressortissants français, entre 200 et 250 000. Les chiffres ne sont pas très précis, on sait pourquoi. Nicolo va nous en parler. Bonjour et bienvenue, Nicolo. Bonjour Mathieu, bonjour tout le monde.
Alors évidemment, un prénom qui sonne italien quand même. C’est quand même étrange d’avoir un si beau pays au soleil et de choisir le ciel gris de Bruxelles. Oui, c’est vrai. En fait, en ayant des origines italiennes et en parlant français, on s’intègre très facilement à Bruxelles et en Belgique. Au vu de l’aspect francophone du pays et de nombreuses personnes qui ont des origines italiennes.
Absolument. Alors, on va revenir sur ta vie à Bruxelles, mais avant, on commence par le début. Donc, on le disait, franco-italien, tu es né à Paris, tu as fait tes études en licence d’histoire. L’été, c’était l’Italie quand même, en famille. Oui, absolument.
Je dis souvent, moi je suis né et grandi à Paris, en France, mais avec une vraie double culture italienne parce que chaque été, je passais 2-3 mois en Italie, j’étais beaucoup éduqué par mes grands-parents. Et donc voilà, j’avais vraiment cette double culture. Et donc cette base interculturelle va te servir. Dès 19 ans, un Erasmus, ce sera à Bologne, en Italie. Tu vas vivre aussi d’expérience au Cambodge et récemment six mois à Tokyo.
C’est agréable de découvrir d’autres cultures, d’autres façons de voir la vie. Oui, absolument. Moi, ça s’est inscrit très rapidement dans mon parcours, dans ma vie et dans ma carrière. Surtout, comme tu le dis, je suis allé travailler quand j’avais 24 ans, juste après mon diplôme de journalisme, je suis allé travailler au Cambodge pendant un an. Et ça, pour moi, ça a été une expérience vraiment fondatrice.
Et c’est quelque chose que j’ai toujours recherché. Et puis surtout, voilà, avec une installation en Belgique pour mes études et qui est en fait ma base. C’est ta base aujourd’hui. Tu as fait des études master de journalisme et puis tu t’es installé à Bruxelles avec une spécialisation européenne. Je le disais en intro, c’est le Washington d’Europe, cette belle capitale.
Il y a quand même les institutions européennes qui sont là. C’est très cosmopolite Bruxelles. Oui absolument, c’est très cosmopolite et puis surtout, je reviens sur La définition de Washington d’Europe, ça nous fait sourire et en fait c’est un petit peu ça, c’est un peu le cœur de l’Europe et donc il y a des institutions européennes mais il y a aussi d’autres institutions internationales comme l’OTAN et c’est vrai que ça se ressent beaucoup. En quotidien, on a vraiment cette dimension-là de centre un peu culturel, politique. Et puis après, c’est très cosmopolite comme ville aussi, au-delà vraiment, au sein de la société belge, où il y a des communautés de tous les pays, de tous les continents.
Et ça se ressent beaucoup, et c’est quelque chose qui est très appréciable, surtout à Bruxelles, où on entend parler énormément de langue, en fait. Ça, c’est très impressionnant. Alors en effet, ne serait-ce que par la situation de ce siège européen, il y a des personnes qui viennent de toute l’Europe, donc on parle plusieurs langues. Mais aussi, de toute façon, c’est un pays qui est très composé, puisqu’il y a une partie qui parle en français, une partie qui parle en néerlandais, il y a une partie allemande. C’est plusieurs pays dans un pays, finalement.
Exactement, moi je dis souvent que c’est très logique en fait que Bruxelles soit la capitale de l’Europe parce qu’elle est cosmopolite, elle est plurielle, elle est multiple, elle est un peu chaotique parfois, exactement à l’image de l’Europe et donc c’est en fait plusieurs peuples, plusieurs langues, plusieurs cultures, plusieurs styles. Qui vivent ensemble, et c’est ça qui est très chouette. Les studios de la radio des Français dans le Monde se trouvent à Lille. Moi, j’ai une partie de mon âme qui est belge aussi. Je me suis parfois penché sur la politique, sur le système politique belge.
Je t’avoue, Nicolo, qu’à ce jour, je n’ai jamais rien compris. C’est assez normal, Gauthier. Je pense que même pas mal de Belges n’ont pas tout compris. Enfin, nous, on en parle souvent, mais il y a beaucoup de gouvernements en Belgique Il y a beaucoup de niveaux de politique, de décision politique. Mais effectivement, comme tu le dis, on est voisins et c’est ça qui est fort avec la Belgique, c’est qu’en fait il y a plusieurs voisins, il y a plusieurs connivences et donc un Belge qui habite à Mouscron, il va se sentir très très proche d’un Français qui habite à Lille.
Et un belge d’envers va se sentir très proche d’un frontalier néerlandais. Et donc en fait c’est ça qui fait la richesse du pays. Comme tu dis aussi, il y a une communauté germanophone qui a décidé d’être belge, de rester en Belgique, tout en parlant fluorellement. C’est tout ce qui fait la richesse culturelle belge selon moi. Et on parle rarement des transfrontaliers, mais alors il y en a des dizaines de milliers tous les jours.
Ils passent de la France à la Belgique pour travailler ou dans l’autre sens aussi. Il y en a même quelques-uns qui vont s’installer juste à la frontière entre la France et la Belgique pour des raisons d’impôts. On connaît quelques familles célèbres. Oui, bien sûr. Il y a quelques exemples à l’oeuvre, comme tu dis.
Mais oui, la réalité transfrontalière est très forte en Malgique, surtout en Wallonie. Aussi en Flandre, même si c’est peut-être moins massif parce qu’il y a moins de Français qui vont travailler en Flandre, alors qu’il y en a beaucoup qui vont travailler en Wallonie. Mais voilà, c’est un peu difficile à quantifier, mais il y a effectivement beaucoup de personnes qui, chaque semaine, passent d’un pays à l’autre. Beaucoup de Belges aussi, comme tu disais, qui vont travailler en France. Et voilà, ça se ressent aussi beaucoup parce que c’est vrai que nos deux pays sont très proches à plein de niveaux et au niveau économique en partie.
Et l’espèce d’opposition entre la partie flamande et la partie wallonne existe toujours. Moi, j’ai des souvenirs d’enfance d’autoroutes qui étaient construites en Wallonie. Et une fois qu’on arrivait à la frontière avec la partie flamande, l’autoroute s’arrêtait parce qu’ils ne s’étaient pas mis d’accord. Ça continue toujours au quotidien, cette espèce. De petit conflit Ça continue au quotidien.?
Ça continue et en fait, justement, dans le petit journal belgique, ce sera un des objectifs de raconter cette histoire-là. Et en fait, c’est un peu cette opposition culturelle qui, par moment, est devenue, a réussi à bien fonctionner, à pousser et à apporter la Belgique. Et par moment, en fait, a été très compliquée et l’a beaucoup handicapée. Mais oui, on le voit toujours. Par exemple, une anecdote que j’ai récemment, c’était au dernier JO d’hiver dernier, où la seule médaille qui avait été gagnée, c’était en patinage de vitesse par des Flamands.
Et quand ils sont passés devant la télévision francophone, ils n’ont parlé qu’en flamand. On leur a demandé de parler en français. Ils ont dit, ah oui, oui, ils vivent la France. C’était un petit peu fou. Ça a fait débat en Belgique francophone, évidemment, mais en fait, voilà, il y a toujours un peu cette opposition culturelle qui reste forte et qui est très visible et qui peut être très surprenante pour les Français qui viennent s’installer en Belgique.
Absolument. Si on s’intéresse plus spécifiquement à la capitale, Bruxelles, une ville cosmopolite, mais aussi très verte, intéressante, on va dire archi…
Intéressante architecture. Je n’arrive pas à le dire. Du point de vue de l’architecture, absolument. Je vais refaire ma phrase du coup. Bruxelles, on l’a dit, une ville cosmopolite avec une architecture intéressante, plutôt verte.
Et tu m’as dit très agréable. Oui, absolument. Comme tu le dis, c’est une ville très verte. Il y a beaucoup de parcs. Il y a carrément un bois, le bois de la cambre, au sein de la ville.
Il y a la forêt de soigne juste à sa bordure dans le sud de la ville. Et beaucoup de parcs, c’est très agréable en vélo par exemple, même si, ça je tiens à le dire aux personnes qui pensent venir s’installer à Bruxelles, c’est très agréable en vélo, par contre c’est pas du tout une ville plate, contrairement au nom du pays, c’est le pays plat, mais la ville n’est pas du tout plate, c’est très wallonné, il y a beaucoup de collines à Bruxelles. Mais oui, c’est une ville très très agréable à vivre, En fait, la spécificité de Bruxelles, c’est que c’est une région, donc il y a 19 communes différentes, et donc chacune a son identité culturelle, au niveau architectural aussi, mais politiquement aussi, il y a des divisions qui sont différentes, donc en fait, ça fait qu’il y a une vraie identité forte pour chacune des 19 communes. Certaines sont grandes, donc elles-mêmes ont différents quartiers, et c’est ça qui, voilà, pour moi, crée la richesse de ce type d’identité multiple qu’est Bruxelles, où en fait, on passe d’un quartier à l’autre, d’une commune à l’autre, et ça peut avoir rien à voir. Et donc c’est ça qui est très agréable parce qu’on peut toujours découvrir des nouveaux quartiers, des nouvelles ambiances.
Et donc toujours aussi avec cet aspect cosmopolite où après il y a des communautés très fortes dans certains lieux. Je pense notamment au quartier de Matonguay à Aixelles qui est le quartier congolais où c’est très visible et c’est super intéressant d’y aller. Et les Français s’installent plutôt dans quel quartier? Le quartier le plus connu des Français, c’est la partie d’Ixelles qui est Bailly et le quartier du Châtelain qui, on le dit un peu parfois, c’est un peu le petit Paris parce que ça ressemble un petit peu au Marais et il y a beaucoup de Français qui s’y installent. C’est assez chic, mais voilà.
En général, autour de Flagey aussi, tout ce qui est de la commune d’Ixelles, mais aussi de la commune d’Eterbecq et beaucoup aussi à Saint-Gilles et à tous les quartiers du sud de la ville. Alors toi, tu es journaliste freelance, tu travailles pour la presse belge et européenne. En 2023, tu avais déjà découvert Le Petit Journal lorsque tu étais au Cambodge. Récemment, tu proposes à Hervé, qui pilote Le Petit Journal au niveau international, d’ouvrir une édition belge. Alors on dit Le Petit Journal Belgique ou Le Petit Journal Bruxelles?
On a opté pour le petit Blanc d’Est de Belgique et pour une raison très simple, c’est que je voulais m’adresser pas que à Bruxelles et donc justement par rapport à cette dimension régionale et fédérale de la Belgique, je voulais pas qu’on parle que de Bruxelles mais qu’on parle aussi de la Wallonie un petit peu mais aussi beaucoup de la Flandre. Qu’on oublie souvent et qui est une réalité totalement différente par rapport à la France, justement, et qui offre une vraie expérience d’expatriation avec une autre langue qui est très utile à apprendre d’ailleurs, même si l’on vit à Bruxelles ou si l’on vit en Wallonie. Et donc voilà, je voulais que ça s’appelle le petit journal belgique pour que ça ait cette dimension-là nationale. Et puis sur la radio des Français dans le monde, on le dit souvent, lorsqu’on part de l’autre côté du monde, on s’attend à une différence culturelle. Quand on passe la frontière entre la France et la Belgique, peut-être un peu moins.
Et pourtant! Et pourtant, c’est ça qui est très surprenant en Belgique, c’est que quand on arrive en tant que francophone, on voit énormément de similarités. Et puis c’est juste à côté, donc on voit énormément de similarités et on s’attend à beaucoup de similarités par rapport à la France. Et en fait, il y a des petites différences et ces petites différences qui sont très surprenantes. Et qui parfois sont des vrais défis, et c’est en fait des vrais défis d’expatriation, c’est-à-dire, c’est des spécificités administratives, c’est des spécificités linguistiques, il y a certaines choses qu’on dit d’une certaine manière en Belgique.
Bon, par exemple, il y a le plus connu, 70 et 90, mais en fait on s’y fait vraiment parce que ça fait vraiment partie du pays et on l’intègre en fait très rapidement. Et donc moi, justement, avec le petit journal belgique, je voulais que ce soit un guide pour ça, pour qu’on comprenne ces spécificités-là belges. Alors il y a la compréhension de ces subtilités, il y a aussi un espace de partage d’expériences, un guide culturel. C’est une ville et un pays extrêmement dynamique, notamment avec beaucoup de festivals. Donc on parle de tout ça dans les lignes du Petit Journal Belgique.
Voilà, absolument. C’est ma volonté d’en faire aussi un guide culturel pour les sorties, pour connaître les bons plans. Et en fait, oui, c’est un pays qui a une richesse culturelle énorme, aussi bien en Pousselle que dans d’autres villes belges. Et donc, voilà, un peu pour s’y retrouver là-dedans et pour connaître et pour en profiter. Et donc, du coup, grâce à ton métier de journaliste, tu peux aller voir les festivals.
T’es obligé d’aller aux festivals belges pour raconter? Allez, je ne le fais pas encore beaucoup, mais je vais me sacrifier pour être une électrice et je vais essayer de faire le plus de concerts possible et voir le plus d’expo possible, mais c’est vraiment par dédication au métier. Oui, on est obligé, je comprends bien. C’est quoi, c’est Tomorrowland que tu vas réaliser cette année? Qui s’appelle plus comme ça maintenant, il y a Dour, il y a des festivals assez exceptionnels quand même.
Oui bien sûr, récemment il y a eu les Ardentallièges aussi, en fait ça c’est tous les gros festivals, mais j’aimerais bien aussi faire connaître les plus petits, ils ont quand même des grosses dimensions, que ce soit à Bruxelles ou ailleurs, et en fait il y a aussi beaucoup de festivals culturels d’un autre type, Il y a des festivals de cinéma, d’art, tout au long de l’année. Ils sont peut-être un peu moins connus que les gros festivals de musique. Pendant l’été, en Belgique, ils sont les plus connus.
De faire connaître toute cette subtilité-là et toute cette diversité. Et avec 80 éditions à peu près dans le monde entier, il est enfin temps que Le Petit Journal ait sa propre édition sur le territoire belge. Eh bien, suivez Niccolo et ses articles. Le lien est présent dans le descriptif de ce podcast. Je te souhaite donc de bons festivals et une vie la plus agréable possible dans cette très jolie ville.
Merci beaucoup, Gauthier.
Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr et sur YouTube en cherchant Français dans le Monde.

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