Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seyss et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Isabelle Bax, directrice commerciale adjointe chez AGS déménagement. 10 Minutes. 10 Minutes. Le podcast des français dans le monde.
Bonjour et bienvenue Isabelle. Merci Gauthier. Bonjour. Alors, on va parler des déménagements d’urgence dans un instant. Sujet qui n’a pas encore été abordé dans notre dossier.
Réussir son déménagement international. Mais juste avant, un mot sur toi, ton parcours. Tu as une maman autrichienne, ce qui fait de toi déjà, dans ton ADN, une personne tournée vers l’international. Tout à fait, moi j’ai eu la chance de grandir avec deux cultures en quelque sorte. Donc ça m’a tout de suite très rapidement ouverte au milieu international, aux échanges, aux différentes cultures.
J’ai toujours été attirée par ça et j’en ai fait quelque part mon métier. Même si je ne déménage pas personnellement souvent, je déménage par procuration grâce à mes clients. Très bien Isabelle, en tout cas j’ai un nom de déménageur très efficace si tu veux. C’est vrai que 40 000 familles sont déménagées par les équipes d’AGS chaque année. Du coup, tu dois même, à travers les clients et leurs aventures, découvrir des choses, des pays.
Moi-même, avec mon métier, je sais que ça m’arrive de temps en temps. On me parle d’être présent dans un pays que je ne connaissais pas. Parfois, on découvre que le monde est grand quand même. Tout à fait. Et à chaque pays, on va avoir différents cas de figure.
Alors, on ne va peut-être pas tous les citer parce qu’effectivement, on pourrait passer des heures à en parler. Mais c’est vrai que c’est très intéressant. Chaque famille accompagnée, chaque pays permet d’avoir vraiment des cas de figure vraiment spécifiques qui enrichissent notre métier au quotidien. Et puis, il y a des particularités culturelles. Dans certains pays, il faut s’adapter.
On l’a dit dans plusieurs autres podcasts. Là où ça paraît naturel pour un Français de déménager une caisse de vin, ce n’est pas toujours le cas quelque part dans le monde. Absolument, ça peut être totalement interdit. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de réglementations de pays, des durcissements des règles aussi, notamment dans les biens qu’on transporte. On connaît tous les interdictions qu’il peut y avoir, notamment au niveau des défenses, de tout ce qui peut être ivoire, les coquillages, toutes ces choses-là.
Mais on a encore parfois des surprises avec des clients qui ne sont pas forcément au courant ou qui pensaient que ça pourrait fonctionner, en tout cas qu’on pourrait transporter tel ou tel bien, ce qui n’est pas le cas. Donc, quotidiennement, effectivement, on a ce travail à faire de conseils et d’accompagnement sur ce genre de cas. Et redisons-le à nos auditeurs, si vous pensez que ça va passer discretos, les douanes, souvent, elles, vont repérer ces objets interdits. Et là, ça va vous mettre dans le pétrin, ça va vous donner du retard. Ce n’est pas un bon conseil à donner, quoi.
Non, non, tout à fait. Dans ses différents podcasts du dossier spécial «Réussir son déménagement à l’international », on nous a dit beaucoup «Organisez-vous en amont, planifiez, rangez, triez». Voilà, il y a tout un processus pour que l’on gagne du temps, in fine, mais parfois ce n’est pas toujours possible. Dans le monde, Il y a des crises climatiques, il y a des crises sanitaires, il y a des crises politiques, il y a des zones de conflits. On a même connu en 2020 une période très particulière avec la pandémie.
On peut même dire que la pandémie, Isabelle, c’est vraiment le cas le plus exceptionnel que vous ayez eu à traiter parce que là, tout le monde était impacté sur la planète. Tout à fait. Peu importe où on se trouvait, on était impactés. Donc forcément, nous-mêmes, on était aussi confinés. Donc il a fallu effectivement accompagner les familles qui avaient dû quitter précipitamment les pays dans lesquels elles étaient expatriées, déménager leurs biens sans leur présence physique dans le pays, tout en étant nous-mêmes parfois confinés.
Donc c’est vrai que c’était assez atypique comme situation. Actuellement, on vit une crise majeure au Moyen-Orient. Alors, ce qui est important de rappeler, c’est qu’un cas d’urgence, évidemment, on le gère au mieux et que parfois, les enfants, les femmes, les hommes rentrent avant le matériel. C’est la priorité absolue, c’est mettre en sécurité les hommes et les femmes. Absolument.
Dans ces cas-là, effectivement, nous, on va intervenir dans un second temps puisqu’on va s’occuper principalement des biens qui sont restés sur place. Ce qui va être important pour nous, c’est d’avoir tout d’abord que la personne qui a dû quitter précipitamment le pays puisse nous donner le nom d’une personne de confiance, qui sera habilité, qui aura pouvoir en tout cas à nous donner accès aux biens, à l’appartement. Et puis dans ces cas-là, on intervient en toute sérénité. Vous gérez vraiment toutes les situations? Absolument, on peut gérer tout type de situation.
Donc ça peut être un conflit tout à fait, comme ce qu’on rencontre actuellement au Moyen-Orient. Dans ces cas-là, ce qu’on va pouvoir faire, c’est, étant donné qu’on a du personnel, nous, qui est du personnel qui est natif du pays, en tout cas qui vit dans le pays et qui est sur place et qui n’est pas tenu, en tout cas, de quitter le pays en urgence, on a nos bureaux qui peuvent être donc effectivement rapidement opérationnels et on peut intervenir dans différents cas de figure pour sécuriser les biens. On peut les placer dans nos dépôts sécurisés également pour le temps que la situation s’améliore de manière à pouvoir ensuite acheminer les biens du pays où il y a le conflit vers le pays de rapatriement. Donc c’est des choses qu’on peut envisager dans différents cas de figure et selon différentes étapes. On a parlé des êtres humains, mais il y a aussi les animaux qui peuvent faire partie de notre quotidien.
Récemment, dans des exemples donnés à Dubaï, on a vu des familles partir et laisser leurs chats et chiens sur place. Comment vous gérez ce cas de figure. Alors on a des partenaires avec lesquels on travaille sur le transport des animaux et donc on a la possibilité d’intervenir également rapidement pour pouvoir sécuriser ces petits animaux, petits ou grands, des fois on a des gros chiens,? Et leur permettre effectivement de pouvoir être également rapatriés dans les pays d’origine avec leur propriétaire. Petite précision, Isabelle, notamment pour les auditeurs qui sont sur la zone Dubaï.
Tu constates aujourd’hui dans les devis qu’il y a plus d’arrivées que de départs. Alors, je ne sais pas dire s’il y a plus d’arrivées que de départs. En tout cas, ce que je sais vous dire, c’est qu’étonnamment, il n’y a pas tant de départs que ça, en tout cas par rapport à ce qu’on pourrait croire vu la situation. Et je continue à avoir des clients, en tout cas des sociétés qui continuent à muter du personnel vers Dubaï, notamment, en tout cas sur les Émirats. J’ai des déménagements qui sont prévus là, déjà actuellement en cours, voire juin, juillet, août.
Donc ça ne freine pas forcément ces employeurs d’envoyer des expatriés dans ces zones. C’est important de le dire parce qu’il y a évidemment toute cette imaginaire de guerre et on voit que finalement la vie souvent reprend son cours plus vite qu’on ne l’imagine finalement. Tout à fait. C’est assez étonnant, mais oui, étonnant et en même temps rassurant aussi, parce que bon, quelque part, la vie continue. Et je trouve ça assez chouette de voir que malgré ce qui se passe, les gens, les personnes continuent de bouger et de réaliser leurs activités aux quatre coins du monde.
Alors tu le disais, vous avez avec AGS des équipes qui sont sur place et vous avez également des liens locaux, notamment avec les ambassades. Absolument, on travaille également en étroite collaboration avec les ambassades puisque quand il y a effectivement des crises comme celle-ci, les personnes sont amenées à quitter et donc nous on est en contact permanent pour savoir effectivement quels sont les biens qu’il va falloir ensuite mettre en sécurité pour ensuite rapatrier en France en général dans un second temps. Donc voilà, on reste en contact permanent avec c’est effectivement toutes les ambassades et tous les personnels, on va dire, qui travaillent sur ces situations de crise dans le monde. Mais Isabelle, quand on fait un aménagement, on fait un inventeur, il est quasi obligatoire. Comment on fait quand on n’est plus sur place?
Alors quand on n’est plus sur place, il reste obligatoire cet inventaire malheureusement, mais on peut faire beaucoup de choses à distance. Donc ce qu’on va faire aussi nous, c’est que quand on va intervenir pour sécuriser les biens, les emballer et les transporter, on peut procéder déjà par un certain nombre de photos pour photographier l’ensemble des biens qu’on va emballer et faire des vidéos également, de manière déjà aussi à rassurer les propriétaires. Que les choses sont faites dans les règles de l’art malgré les situations complexes. Et ça va permettre également de conserver, donc d’avoir une assurance des débits en question. Et j’insiste d’ailleurs sur l’assurance dans des cas de conflits comme on le vit actuellement au Moyen-Orient.
Il est très important de souscrire à des assurances complémentaires telles que celles de risques de guerre qui sont souvent nécessaires lors de conflits. Et puis dernière chose, c’est la dimension humaine. J’ai l’impression que dans ce cadre de déménagement d’urgence, vos équipes doivent aussi un peu s’adapter. Il faut être réactif, il faut être rassurant. Absolument.
J’ai envie de dire que même si dans un cas, on va dire classique, de déménagement classique, il est important de bien accompagner, de bien conseiller nos clients. J’ai envie de vous dire que dans un cas comme celui-ci, il est primordial de faire preuve de beaucoup d’empathie, de ressentir un peu ce que vit au quotidien la personne qui est amenée à laisser ses affaires derrière elle et à partir en précipitation. Voilà, c’est jamais agréable et je pense que c’est vraiment important d’être encore plus à l’écoute de ces personnes à ce moment-là et de savoir bien les accompagner et les soutenir. On rappelle que le réseau AGS est 2400 employés dans le monde. C’est important qu’il y ait des gens qui soient sur place, qui puissent réagir.
Vous intervenez à peu près partout? Alors on intervient partout en fait, puisque comme je vous le disais, on a un réseau de partenaires également présent dans les pays où nous ne sommes pas nous-mêmes implantés, donc avec lesquels on travaille de manière quotidienne et efficacement. Eh bien parfait, c’est noté. Et le lien pour accéder à votre site est disponible dans le descriptif de ce podcast. Isabelle, merci beaucoup.
La grisaille parisienne parfois ne te plombe pas lorsque tu déménages des familles au soleil. Des fois, je partirais bien avec elle, je ne vous le cache pas. Eh bien, en tout cas, passe le bonjour aux équipes d’AGS aux quatre coins du monde et au plaisir de se retrouver. Merci beaucoup. À bientôt.
Dossier spécial, réussir son déménagement international, parrainé par AGS. Déménager en toute sérénité partout dans le monde avec AGS. Ags-déménagement.com.