Présentation du podcast :

Avez-vous déjà rêvé de tout quitter pour commencer une nouvelle vie à l’étranger ?

Dans cet épisode de « Français dans le Monde », nous explorons cette question fascinante avec nos invités, Delphine et Raphaël Petitjean, qui ont fait le grand saut il y a 13 ans en quittant la Belgique pour s’installer au Canada. Qu’est-ce qui les a motivés à faire ce choix audacieux, et comment ont-ils construit leur nouvelle vie de l’autre côté de l’Atlantique?

Delphine et Raphaël Petitjean sont les créateurs du média francophone On a le choix, basé en Ontario. Avant de devenir citoyens canadiens, Delphine travaillait dans l’insertion professionnelle et Raphaël était caméraman en télévision en Belgique. Leur aventure au Canada a commencé par une fascination pour les grands espaces nord-américains et une opportunité lors d’un salon de l’emploi. Aujourd’hui, ils partagent leur expérience et les défis qu’ils ont surmontés, tels que la réinsertion professionnelle et l’adaptation culturelle, tout en élevant leurs enfants dans un environnement bilingue.

Cet épisode plonge dans les réalités de l’immigration et de l’intégration au Canada, en particulier pour les francophones. Delphine et Raphaël discutent de leur parcours, des montagnes russes émotionnelles qu’ils ont traversées, et de la création de leur média On a le choix, qui met en lumière les réalités de la francophonie minoritaire et l’intégration des immigrants en Ontario. Leur histoire est un témoignage inspirant de résilience et d’adaptation, offrant un aperçu précieux pour tous ceux qui envisagent de suivre un chemin similaire.

► Podcast n°2887(avril 2026)

00:00:01-Présentation de l’épisode 00:00:17-Introduction des invités
00:01:09-Le début du projet de migration
00:01:95-Préparatifs et procédures d’immigration
00:02:45-Changement de vie et adaptation
00:03:95-Défis d’insertion économique
00:04:75-Racisme et protectionnisme au Canada
00:06:75-Challenge de la langue anglaise
00:07:79-Éducation bilingue des enfants
00:08:50-Bilan de 13 ans de vie au Canada
00:09:95-Les premiers hivers canadiens
00:10:45-Création du média On a le choix
00:11:30-Clôture et remerciements

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Transcription IA du podcast :

Et si ce podcast était le début de votre nouvelle vie? Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seyss et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Delphine et Raphaël Petitjean. Ils vivaient en Belgique. Les voilà aujourd’hui, citoyens canadiens.
10 Minutes.
Et il faut le savoir, dans la vie, on a le choix. Et alors, ils en savent quelque chose, mes deux invités du jour. Puisqu’on a le choix, c’est le nom de leur média, un média francophone basé du côté de l’Ontario. Nous voilà au Canada, à quelques heures de vol quand même de votre Belgique natale. Bonjour Delphine, bonjour Raphaël.
Bonjour Gauthier. Alors, vous nous avez contactés pour parler notamment de votre média On a le choix, pour parler de votre parcours de vie. Je commençais l’interview en disant, et si c’était le début de votre nouvelle vie? Vous, pour le coup, vous vous êtes offert une nouvelle vie il y a 13 ans en décidant de quitter la Belgique. Est-ce que c’était un projet qui était dans votre tête depuis longtemps?
Est-ce que vous vous êtes dit, il faut le faire maintenant? Comment tout ça s’est mis en place? C’est un projet qui évidemment ne s’est pas mis en place du jour au lendemain, qui a mûri. Donc, ça a commencé avec le fait qu’on était allé en Amérique du Nord et qu’on a été séduit par le continent. Et puis, il y a eu un salon de l’emploi et il y a souvent des salons comme ceux-ci pour les Belges et les Français pour parler du Québec.
Et donc, le Québec, c’était l’Amérique du Nord et en même temps la francophonie. Donc, je me suis rendue à ce salon puis j’ai proposé à Raphaël de tenter cette aventure-là. Et il a été d’accord. Et donc, il y a eu à peu près deux ans de procédures, d’analyser un petit peu, trouver le bon visa, trouver le logement, voir ce qu’on va faire côté boulot. Et c’est vrai que 2009, votre voyage en Californie, ça a fait, ça a allumé la lumière nord-américaine.
Vous vous êtes dit, c’est bien là qu’on devrait vivre aujourd’hui. C’est quand même très différent du paysage où vous étiez du côté de Namur en Belgique. On peut dire qu’il y a une petite différence quand même. Les espaces ne sont pas les mêmes. Non, c’est ça, c’est vraiment les grands espaces, la nature, c’est certain que ça change vraiment et puis c’est assez séduisant.
Alors toi, tu travaillais dans l’insertion professionnelle d’Elfine Raphaël. Toi, tu étais caméraman en télévision. Lorsque vous vous installez au Canada en 2013, vous arrivez avec deux bébés. Ils sont tout petits, un garçon, une fille. Et puis, c’est parti pour le Québec.
Vous allez commencer là-bas. Lorsque vous arrivez, sachant que vous avez fait le choix de tout vendre en Belgique, de prendre le minimum, En l’occurrence Raphaël, toi tes instruments de musique qui étaient précieux, mais sinon le minimum quand vous arrivez là-bas sur place et que la culture change, le rythme de vie change, le décor change, etc. Comment on est dans sa tête? Vous m’avez parlé de montagne russe. On est curieux d’abord.
Au début, c’est qu’on dit pour tous les immigrants que le début, c’est la lune de mai. Donc le côté découverte est très, très emballant. Maintenant, quand je parle de montagne russe, c’est parce qu’évidemment, passer la découverte, il y a beaucoup de défis à relever, principalement l’insertion économique. Puis c’est ça. Donc forcément, ce n’est pas égal tous les jours.
Il y a des fois où vous vous dites, on a merdé, on n’aurait pas dû faire ça. Pas comme ça. Non, moi les regrets ne font pas partie de ma vie parce que je trouve que ça ne sert pas à grand chose. Mais par contre, tirer des leçons, des erreurs, très certainement. Mais oui, quand on est arrivé, c’est certain qu’il faut être prêt aussi à recommencer tout de zéro.
Moi, quand je suis arrivé, j’ai eu des emplois alimentaires comme voiturier dans un hôtel ou bien comme à faire des sandwichs dans un Tim Hortons qui est comme une chaîne de sandwichs. C’est pas très valorisant du monde, mais il faut un peu passer aussi par là pour pouvoir évoluer et puis faire d’autres choses. Alors le Canada a une vraie stratégie pour faire venir des francophones. Après, on peut peut-être parler d’un petit sujet. Une fois qu’on est immigrant, est-ce que de temps en temps, on ne suit pas un peu de racisme?
C’est un grand mot, mais est-ce qu’une fois qu’on est sur place, tu parlais, par exemple, de ton travail dans le monde de l’audiovisuel? Ça n’a pas été si simple que ça. Non, non, non. Je ne sais pas si on peut vraiment parler de racisme. Je parlerais plus de protectionnisme un petit peu.
Là, c’est certain que pour avoir un emploi dans l’audiovisuel, c’est déjà assez restreint. Et puis, c’est certain qu’il reste comme un peu plus entre eux. C’est quelque chose d’un peu compliqué. J’ai essayé. Il fallait vraiment repartir au tout début.
J’ai même été faire comme des formes de stages d’observation. Je me retrouvais vraiment derrière des tout jeunes qui étaient très, très mal à l’aise d’avoir quelqu’un d’expérience derrière eux et qui était en train de les observer. Mais finalement, j’ai fait un retour aux études parce que c’était comme un peu trop compliqué d’obtenir quelque chose vraiment dans mon domaine. Et ce n’est que des années et des années plus tard maintenant que, je veux dire, après avoir été refaire des études dans le développement web que j’ai finalement fondé mon média avec toutes mes compétences. En effet, tu vas reprendre les études parce que tu te dis que l’audiovisuel, ça va être un peu compliqué.
Tu te diriges vers l’informatique et vous allez vous retrouver tous les deux à travailler. Il y a la pandémie et la challenge dans le challenge. Vous êtes dans la région de Québec. On parle français, mais en même temps, vous aimeriez bien découvrir un petit peu la province anglophone de l’Ontario en 2021, tout en gardant votre travail, en travaillant à distance. Vous allez vous installer dans une petite ville à une heure d’Ottawa.
Et là, cette fois-ci, c’est le challenge de la langue, notamment. La langue, oui. Moi, j’avais déjà un certain niveau d’anglais, mais c’est certain qu’on découvre tous les jours, je pense encore maintenant. Cornwall est une ville où il y a quand même une communauté francophone. C’est important de le noter.
C’est pour ça aussi qu’on peut être le média francophone de Cornwall. Oui, je pense l’anglais, on dit que ça s’attrape comme une grippe. Ce n’est pas la même chose que d’apprendre le français, qui est une langue beaucoup plus compliquée. Et quatre ans plus tard, je te dirais que comprendre, on comprend tout. C’est naturel quand même.
C’est certain qu’on n’est pas bilingues comme nos enfants, évidemment, mais on a réussi le pari que eux soient bilingues. Alors justement, parlons des enfants. Ils ont aujourd’hui 14 et 15 ans. Pour eux, ils ont toujours quasiment vécu au Canada. Aujourd’hui, ils parlent anglais sans doute mieux que les parents.
Eux, leur vie est là-bas. D’ailleurs, ils ont voulu venir en Belgique. Vous revenez de temps en temps. C’est quoi leur réaction quand ils arrivent, parce qu’ils sont belges aussi, quand ils arrivent sur le sol belge? Oui, c’était une demande cette année des enfants de faire un retour sur la Belgique.
Je pense qu’ils veulent aussi. C’est leur racine quand même. Il n’y a rien à faire. On est belgo-canadien et on reste belge à moitié, si on peut dire ça comme ça. Donc, je pense qu’ils voulaient vraiment aller à leurs racines et puis faire connaissance avec la Belgique aussi.
Ce n’était pas la première fois qu’on y retournait, mais là, ils sont de fait un peu plus grands. Et puis, ils ont vraiment été enchantés et ils étaient vraiment contents. Pour eux, c’est évidemment exceptionnel dans le sens où c’est très intense en une quinzaine de jours. Alors, ils disent, mais ils ont quand même dit pourquoi est-ce qu’on est parti? Mais ils ont cet équilibre de se dire, ils sont heureux ici de toute façon, donc ils seront toujours doubles.
Et puis, c’est très bien comme ça. Alors pour les auditeurs qui nous écoutent et qui rêvent de changer de vie, c’est quand même un rêve que beaucoup de personnes ont. Aujourd’hui, avec 13 ans de recul, pas de doute, la sentence est claire, vous avez fait le bon choix. Ah oui, c’est comme tout à l’heure, on a fait un retour en Belgique et puis ça s’est très bien passé. On a très, très bien mangé et puis c’était important pour nous parce qu’on aime manger et puis que ce n’est pas la même cuisine que la cuisine nord-américaine.
Mais quand on est remonté dans l’avion, on s’est regardé et puis on s’est dit on rentre chez nous. Donc, oui, le choix et le choix est clair. Et puis, je veux dire, on n’a pas de regrets à ce niveau là. Maintenant, je pense que c’est important de dire et d’admettre, entre guillemets, que chaque histoire est tellement unique qu’il ne faut pas généraliser. Ça peut être un rêve pour d’autres, ça peut être mitigé ou ça peut être un cauchemar.
C’est correct comme ça. Ça ne veut pas dire que c’est un échec non plus, parce que ça demande tellement de remise en question qu’il faut pouvoir le prendre. Moi, je dirais que ce n’est pas vraiment un rêve. Bien sûr, j’en ai rêvé, on en a rêvé, mais je pense que c’est les deux. Je veux dire, ce n’est pas quelque chose de facile, c’est plutôt quelque chose de difficile où il faut beaucoup de résilience.
Et moi, je te dirais quand même que c’est le mélange entre le rêve et le cauchemar et qu’il faut s’accrocher pour que finalement, il trouve ton compte ou ton équilibre. C’est très personnel, c’est ça? Par exemple, j’ai interviewé beaucoup de francophones qui ont eu du mal avec l’hiver canadien. Ça peut faire une donnée qui ne passe pas, c’est-à-dire qu’on se bloque à ce niveau-là. Mais ce n’est pas le même mode de vie.
Non, non, non. Mais il faut savoir aussi que forcément, surtout au Québec, les hivers sont vraiment intenses, mais l’équipement n’est pas le même. Ils sont vraiment bien équipés. Mais ma première tempête de neige, mon premier hiver, qui était quand même un hiver assez rude en 2013, c’est-à-dire beaucoup de neige et très froid parce qu’en général, ça ne va pas de pair. Mais là, je te dirais que ça a été de pair.
Ma première tempête de neige, je suis rentré, j’ai fermé la porte derrière moi, j’ai regardé le film et j’ai dit c’est l’apocalypse. C’est complètement hors du temps pour un Belge ou un Européen de vivre ça. On ne voit pas un maître. C’est impressionnant. Ça peut choquer.
En tout cas, le bilan est positif au bout de 13 ans. En intégrant, en effet, que tout ça est très personnel à chacun. Et puis, vous avez mis un challenge dans l’autre challenge, puisque en 2024, vous avez quitté vos emplois pour créer On a le choix. C’est le seul média francophone sur la zone de Cornwall, qui est donc cette ville à une heure d’Ottawa. Vous relatez tout ce qui est actualité locale francophone.
Et donc, avec ce Canada qui aime quand même toujours protéger sa francophonie, aujourd’hui, vous parlez de quoi dans On a le choix? Les réalités de la francophonie minoritaire, principalement, qui est composée des francophones natifs et aussi des immigrants. Donc, en fait, nous, comme on est immigrants, on a été rejoints par des immigrants qui se sont identifiés à ce parcours-là. Et Cornwall est une communauté francophone accueillante élue par le gouvernement fédéral. Le but étant d’augmenter le poids démographique des francophones hors Québec.
Et donc, c’est l’actualité. Tout ce qui se passe en termes d’événements et en termes d’événements communautaires, l’intégration aussi beaucoup, l’intégration des immigrants. C’est un sacré parcours que vous avez décidé de prendre et de réussir. Alors bravo. Merci de nous avoir contacté pour partager votre expérience aux auditeurs de la radio et puis sur tous ceux qui nous écoutent, qui sont sur la zone de l’Ontario, peuvent découvrir le média onalechoix.com.
Merci Delphine. Merci Raphaël. Merci à toi. Au plaisir de vous retrouver sur l’antenne de la radio.

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