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Margaux Cras : L’entrepreneuse qui fait bourdonner Londres

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Vous pensiez que la plus célèbre des abeilles était Maya l’abeille ? Eh bien non, c’est Margaux Cras qui prend aujourd’hui le devant de la scène avec son nouveau projet à Londres. Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le Monde », Margaux nous parle de « I Wanna Bees », un réseau professionnel féminin destiné à la communauté française expatriée dans la capitale anglaise. Comment ce réseau peut-il révolutionner la vie des femmes expatriées et entrepreneuses à Londres ? Écoutez pour le découvrir.

Margaux Cras, coiffeuse de profession et entrepreneuse accomplie, n’en est pas à son premier coup d’essai. Originaire de Valenciennes, elle a démarré sa carrière dans le monde de la coiffure avant de s’installer à Londres il y a sept ans. Depuis, elle a ouvert deux salons de coiffure prospères et lancé une école en ligne pour former de nouveaux talents. En plus de ses activités professionnelles, Margaux est très engagée dans l’association Future Dreams, qui soutient les patientes atteintes du cancer du sein avant et après leur traitement.

Dans cet épisode, Margaux nous présente « I Wanna Bees », un réseau d’entraide et de soutien pour les femmes expatriées à Londres. Ce réseau propose des ateliers et des événements pour aider les entrepreneuses à surmonter les défis spécifiques qu’elles rencontrent en tant qu’expatriées. De la gestion du stress à la négociation de baux commerciaux, chaque session est conçue pour offrir des conseils pratiques et un soutien communautaire. Avec déjà plus de 300 femmes inscrites en seulement six semaines, « I Wanna Bees » semble être une initiative prometteuse pour renforcer la solidarité et l’entraide au sein de la communauté française à Londres.

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https://iwannabees.com/

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Podcast n°2256 (Juillet 2024) produit par www.FrancaisDansLeMonde.fr, 1ère plateforme multimédia pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité internationale. Ecoutez nos radios et nos podcasts « Expat » en installant l’application mobile gratuite.

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Chapitrage de l’épisode

0:00:01-Introduction du Podcast 0:00:39-Présentation de Margaux Cras
0:00:58-Début de carrière à Londres
0:01:91-Succès des salons de coiffure
0:02:122-Engagement dans Future Dreams
0:02:154-Naissance de l’idée I Wanna Bees
0:03:190-Partage de réseau et création de I Wanna Bees
0:04:252-Objectifs du réseau I Wanna Bees
0:05:315-Cibles du réseau et succès initial
0:06:374-Difficultés entrepreneuriales à Londres
0:07:457-Projets futurs et coût d’adhésion
0:09:544-Projets futurs avec NHS et produits capillaires
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Retranscription de l’épisode

Voici 10 minutes, le podcast des Français dans le Monde pour aider tous ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité internationale, des parcours inspirants et des paroles d’experts. Je suis avec Margot Krah. On va parler de I Wanna Bees, un nouveau réseau à Londres. 10 minutes, le podcast des Français dans le Monde.
Vous pensiez que la plus célèbre des abeilles était Maya l’abeille ? Eh bien non, c’est Margot qui est avec nous aujourd’hui pour la seconde fois. On se retrouve sur l’antenne de la radio des Français dans le Monde. Margot, bonjour. Bonjour Gauthier, bonjour tout le monde.
Je suis enchantée d’être de retour à l’antenne. Je suis très content de pouvoir parler avec toi de ce nouveau réseau professionnel féminin à Londres. Londres a quand même une énorme communauté d’expats. On va parler d’abord de ton parcours. Tout commence à Valenciennes et c’est là que tu commences à faire ton métier dans le monde de la coiffure.
Une passion depuis toujours ? Exactement. Je suis fille de coiffeuse et ma grand-mère était coiffeuse aussi. Donc je pense que c’est dans les gènes. C’est assez naturel qu’il y a sept ans, lorsque tu arrives à Londres, tu te lances dans cette aventure de l’entreprenariat.
Tu crées un puis deux salons. Ça fonctionne plutôt très bien, même si ça a été dur pendant la période Covid. Aujourd’hui, les affaires sont florissantes. C’est ça, que du positif ! Tu décides de monter une école en ligne pour former les coiffeurs, toujours pratique d’avoir ça sous la main, qui continuent à tourner aussi.
Tu es très impliquée dans une association de lutte contre le cancer du sein, Future Dreams, un petit mot ? Oui, Future Dreams, c’est donc une association qui est très grande en Angleterre et j’aide en fait les patientes avant et après leur traitement et leur chimiothérapie quand elles sont atteintes du cancer du sein. Alors on a remarqué que tu étais une femme dynamique, qui avait plusieurs projets en même temps. Tu arrives à tout mener, tu arrives à dormir un peu de temps en temps quand même ? Je dors très bien, je rêve beaucoup.
Alors justement, parlez-moi de ce rêve. Je suppose que c’est lors d’une nuit ou je ne sais pas quelle raison, tu t’es dit qu’il manquait un réseau d’entraide sur la capitale anglaise et c’est ainsi que I Wanna Bees va naître. L’idée de départ, c’est au salon d’ailleurs, pour être précis, pas dans ton lit. Oui, j’étais dans un météo en coiffure, tout simplement. Pendant des mois, en fait, les clientes me demandaient tout le temps, vous savez, quand la couleur pose ou le balayage, qui est une technique bien française de coloration, les clientes me demandaient toujours, Margot, est-ce que tu aurais les coordonnées d’une psychologue ?
Est-ce que tu aurais la coordonnée d’un agent immobilier, d’un studio de yoga sympa ? Et en fait, je me suis rendu compte qu’il y avait toujours des questions qui revenaient et on me demandait souvent de partager mon réseau et étant coiffeuse, J’ai un réseau qui est assez grand et de qualité, donc ça me faisait vraiment plaisir de toujours partager les contacts des autres françaises à Londres. J’allais te poser la question comme ça, naturellement étant un garçon, pourquoi tu ne t’intéresses qu’aux filles ? Parce que I Wanna Be, c’est une ruche pour les abeilles. Et c’est vrai qu’il y a déjà beaucoup de réseaux autant pour les hommes que pour les femmes à Londres.
Mais il n’y avait pas de réseau spécifique aux femmes expatriées qui sont soit entrepreneuses, soit professionnelles ou des expats, tout simplement. Alors, est-ce que c’est dans le salon ou dans ton lit que tu as eu l’idée du nom de ce réseau, I Wanna Be ? Je l’ai eue grâce au Spice Girls. Tout le monde connaît cette musique et c’est juste une musique qui me donne des ailes quand je l’entends. Elle fait partie, je pense, des cinq chansons qui donnent le plus de joie avec la chanson de Queen, Don’t Stop Me Now.
Mais c’est vrai que c’est des chansons, on les entend, ça fait du bien. I Wanna Bees avec cette petite référence pour les petites abeilles qui travaillent. Oui, pour la ruche, parce que tout simplement, les abeilles butinent et c’est vrai que la ruche, c’est vraiment l’atmosphère que je voulais créer, quelque chose de coloré où il y a beaucoup d’entraide et vraiment un réseau, un collectif d’entrepreneurs et d’entraide pour les femmes à Londres. Et la ruche, on a tout bien compris. Résultat, entre l’idée et la concrétisation, ça traîne jamais avec Margot.
Non. L’idée est arrivée il y a 6 semaines dans ma tête et il y a un mois on a créé le premier événement à The Earth. On va justement zoomer un peu parce que ce n’est pas un réseau où on va boire un coup comme ça peut exister. C’est un réseau qui travaille directement avec des ateliers, des workshops. Exactement, en fait, donc La Ruche, c’est un espace créatif où tout simplement on a trois objectifs, construire un réseau bien sûr, mais surtout de partager les expériences et de trouver un soutien nécessaire à notre réussite.
Donc en fait, on a des formats sous forme d’ateliers de deux heures, des breakfasts, enfin petits déjeuners, où en fait, on va travailler sur des thématiques avec des intervenantes pour aider les entrepreneurs à avancer grâce à La Ruche. Donc j’imagine qu’à chaque fois, on est sur des thématiques très précises avec des réponses très concrètes. Exactement. Gestion du stress, comment pitcher, négociation d’un bail commercial et tout ce qui s’ensuit. On a des beaux ateliers qui arrivent du coup après l’été.
Alors, on n’a déjà pas de chiffres sur le nombre de Français qui vivent à Londres. Je suppose qu’avoir un chiffre sur le nombre de femmes entrepreneuses, c’est encore plus obscur. Mais t’as idée justement de toute cette population qui peut être intéressée par ton réseau ? Eh bien, il y a énormément de femmes à Londres qui sont, bien sûr, des entrepreneurs, mais aussi des professionnels qui aiment le business ou des expatriés qui aimeraient juste créer leur business. Il y en a énormément.
Donc déjà, pour l’instant, sur seulement six semaines depuis que j’ai lancé l’idée, qui n’était qu’un projet, j’ai quand même déjà plus de 300 femmes répertoriées, ce qui est un réel succès. Et la ruche, en fait, grandit à toute vitesse, donc c’est fantastique. Est-ce que tu peux revenir un peu dans ta mémoire et te dire quels ont été les obstacles et les blocages quand tu as créé ton premier puis ton deuxième salon ? Il y avait des interrogations comme ça que tu avais et sans réponse ? Oui, il y en avait beaucoup, bien sûr.
Et c’est vrai que le fait de ne pas avoir été entourée au début a été pour moi très compliqué en tant qu’entrepreneur. Et mon idée, en fait, via Laruche, c’est vraiment de pouvoir aider ces femmes entrepreneurs comme moi. J’aurais souhaité être entourée il y a sept ans quand je suis arrivée à Londres. J’imagine par exemple un bail commercial, c’est pas pareil à Londres que quand on est en France, qu’il faut connaître les bons réseaux, faut pas faire d’erreurs, faut éviter de se faire arnaquer aussi. C’est dans cet esprit-là que tu proposes I Wanna Bees ?
Exactement, même le fait de créer ta communauté, de tout ce qui est le retour sur les taxes, le côté autant légal que social et communautaire. En fait, il y a beaucoup de choses qui sont très différentes de la France, donc il faut être bien entouré et surtout bien aiguillé. Alors il y a le site internet iwannabiz.com si des femmes entrepreneurs sur Londres sont intéressées, elles peuvent se rendre sur le site. Et puis un calendrier d’ateliers qui se met en place tout doucement. Tu as déjà prévu dans les prochaines semaines des rendez-vous.
Voilà, exactement. Donc, en fait, l’événement de la rentrée sera le samedi 7 septembre à 13h. On va concocter un après-midi, un retreat pour les femmes. Donc, ça va être un après-midi entier. Et ensuite, à partir du 10 septembre, les premiers ateliers vont être annoncés la semaine prochaine, fin de semaine prochaine, jusque fin novembre.
et ce sera deux ateliers par mois sur des thématiques spécifiques avec des entrepreneurs qui sont géniales mais aussi des intervenantes de qualité et ça j’en suis très fière. Margot, ça coûte combien de rentrer dans le réseau ? Alors pour l’instant c’est pas payant de rentrer dans le réseau, c’est des one shots pour les ateliers. Par contre pour rentrer à nos soirées networking, là ça va être bien sûr un membership. Oui, une participation au frais pour la structure qui vous accueille.
Pour le cash flow tout simplement, pour pouvoir faire fonctionner la rue. Eh bien Margot, voilà une bien belle idée. Je pense qu’il y a du monde qui va te rejoindre sur ce projet. Oui, ça va bourdonner comme on dit. Je suis enchantée et vraiment j’espère que dans dix ans on écoutera cette interview en se disant tu te souviens Gauthier d’où ça a commencé ?
Parce que c’est ça aujourd’hui avec toi. Quels sont tes autres projets ? Petite abeille travailleuse dans le futur pour toi, t’as d’autres choses qui arrivent ? Oui, je suis en train de travailler sur la création de produits de ma marque Capilaire, donc c’est un très très gros projet où j’ai des associés qui sont fantastiques sur ce projet et ça va j’espère bientôt prendre le jour mais ça fait déjà plusieurs mois qu’on est dessus parce que pour faire quelque chose de qualité et bien il faut du temps et le deuxième projet c’est de travailler avec le NHS donc qui est. Le.
Les hôpitaux en Angleterre tout simplement, le public, l’hôpital public, pour en fait créer des formations pour les coiffeurs dans les écoles, pour former les coiffeurs à gérer les clientes quand elles sont malades et savoir comment réagir sur le côté psychologique. Donc je travaille avec des médecins. Voilà, pour que les femmes, espérées un jour dans les écoles, les coiffeurs pourront, en sortie d’école, gérer aussi les clientes quand elles ont des moments difficiles dans la rue. Et ça me tient beaucoup à corps. Eh bien, deux très bonnes nouvelles puisque ce sera l’occasion pour nous de nous retrouver sur cette radio et de pouvoir échanger ensemble.
Je te souhaite du coup un bel été, de bien faire grandir cette ruche. Au plaisir de te retrouver. Merci Gauthier. Merci, merci à tout le monde.
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