Five Lives : L’innovation qui change la donne avec Xavier Louis

.
Comment pouvons-nous mieux soutenir nos proches atteints de la maladie d’Alzheimer, surtout lorsqu’on vit loin d’eux ?
Enregistré à Paris dans le studio de La radio des Français dans le monde installé aux 13émes Trophées des Français de l’étranger organisés par Lepetitjournal.com, nous accueillons Xavier Louis, un entrepreneur innovant qui partage son expérience personnelle et professionnelle en lien avec la maladie d’Alzheimer. Xavier, qui a passé 19 ans à Londres, partage désormais sa vie entre le Royaume-Uni et Aix-en-Provence, un choix motivé par le désir de se rapprocher de sa famille après le diagnostic de la maladie d’Alzheimer de son père. Son parcours d’expatrié et son retour partiel en France illustrent les défis auxquels sont confrontés de nombreux expatriés qui doivent jongler entre leurs obligations professionnelles à l’étranger et le besoin de soutenir leurs proches en France.

Xavier Louis est le co-fondateur de Five Lives, une application innovante visant à prévenir et à traiter la maladie d’Alzheimer. L’application, qui a déjà été téléchargée par plus de 150 000 personnes en France, au Royaume-Uni et en Irlande, propose des solutions pour améliorer le style de vie et les performances cognitives, réduisant ainsi le risque de développer la maladie. Five Lives a récemment été récompensée par le prix Impact Social de Malakoff Humanis, soulignant l’engagement de Xavier et de son équipe à apporter des solutions concrètes aux défis posés par le vieillissement de la population.

L’épisode se concentre sur les avancées de Five Lives et l’importance de développer des solutions innovantes pour faire face à l’augmentation prévue des cas d’Alzheimer dans le monde. Xavier discute des partenariats académiques et des essais cliniques en cours qui visent à améliorer la qualité de vie des personnes diagnostiquées. Il partage également son optimisme quant à l’avenir des traitements pour la maladie d’Alzheimer, espérant que des solutions thérapeutiques viables seront disponibles d’ici dix ans. L’épisode met en lumière l’importance de la technologie et de la collaboration internationale pour soutenir les personnes touchées par cette maladie et leurs familles.

.
https://lepetitjournal.com/londres/sante/xavier-louis-five-lives-pour-donner-vie-aux-annees

https://www.fivelives.health/fr

.

Podcast n°2507 (mars 2025) produit par Francaisdanslemonde.fr: Radios & podcasts pour les Francophones qui se préparent ou qui vivent la mobilité internationale. Appli mobile gratuite disponible pour Android & Apple, recherchez FRANCAIS DANS LE MONDE.

.
Chapitrage de l’épisode :

0:00:02-Introduction et Présentation de l’Événement
0:00:12-Accueil de Xavier Louis
0:00:31-De Londres à Aix-en-Provence
0:00:57-Impact du Brexit
0:02:13-Présentation de l’Application Five Lives
0:03:25-Développement de l’Application et Partenariats
0:04:25-Impact de la Maladie d’Alzheimer
0:06:10-Solutions pour Mieux Vivre avec la Maladie
0:07:43-Espoir et Développements Futurs
0:09:30-Support pour les Seniors et Expats
0:11:10-Réaction à la Réception du Prix Impact Social
0:12:40-Conclusion et Remerciements
.

Transcription de l’épisode :

La radio des français dans le monde. Présente les trophées des français de l’étranger le petit journal.com.
La radio des français dans le monde est installée aujourd’hui avec son studio à Paris pour les trophées des français de l’étranger et je reçois pour la seconde fois Xavier Louis au micro de notre radio. Bonjour, bienvenue Xavier. Bonjour. Alors, quand on s’est parlé il y a quelques années déjà, tu étais établi à Londres. Les choses ont un peu évolué.
Tu as mis un peu d’Aix-en-Provence dans ton quotidien. Tout à fait, j’ai été expatrié pendant 19 ans au Royaume-Uni à Londres et maintenant je partage ma vie entre Aix-en-Provence et Londres et je me suis rapproché un petit peu de ma famille. J’ai mon père qui est malheureusement diagnostiqué avec la maladie d’Alzheimer et du coup je me suis rapproché de la famille et passé plus de temps avec On. Va parler de ce sujet. Tu étais parti à Londres pour apprendre l’anglais et tu étais parti pour quelques mois.
Finalement tu t’es établi là-bas. Le pays a bougé pas mal. Les deux pays ont changé, la France et l’Angleterre. Il y a eu le Brexit pour l’Angleterre, ça a changé ton quotidien ? Oui, effectivement, j’étais là en plein milieu du Brexit.
Je me rappelle toujours le 23 juin 2016. J’avais été interviewé à la radio le lendemain matin à 6 heures. Donc j’en ai des souvenirs toujours extrêmement, extrêmement forts, tristes. Je pense que ça avait été un peu une déchirure à l’époque. J’avais vécu comme ça.
Le pays a beaucoup évolué depuis. Après, je pense que le Royaume-Uni et la France gardent Un amour fort, plus qu’on ne veut le croire. Un mélange d’amour et de petites tensions. Voilà, ça fait partie de la vie, mais je pense qu’au final, il y a beaucoup plus de choses qui nous réunissent que qui nous séparent. On le voit étrangement dans l’actualité du moment d’ailleurs.
Et la France, 20 ans plus tard, elle a changé ? Oui, ça n’a pas forcément été le plus facile après 20 ans.
Mais bon, on retrouve surtout les bonnes choses. On mange bien, on vit bien. J’ai la chance d’être avec son Provence et du soleil. Donc, je pense que j’ai un peu le meilleur des deux mondes. Je partage ma vie à la fois professionnelle au Royaume-Uni et la vie personnelle dans le sud de la France.
Donc, aucun regret. On se retrouve aujourd’hui pour parler à nouveau de Five Lives qui est mis en lumière dans le cadre de ce trophée avec le prix lauréat Impact Social de Malakoff Humanis. Tu étais au lancement quand on s’était parlé la dernière fois, l’application a dû bien grandir. On peut rappeler aux auditeurs le principe. De Five Lives ?
Oui, Five Lives, application à la fois en prévention et en thérapie de la maladie d’Alzheimer. Donc maintenant l’application Five Lives est disponible sur l’App Store au Royaume-Uni, en Irlande. Et en France, on a plus de 150 000 personnes qui ont téléchargé l’application à date et qui l’utilisent pour améliorer le style de vie, les performances cognitives, réduire le risque de développer la maladie. Même si l’application est disponible directement sur l’App Store, on travaille beaucoup avec des partenaires santé, des assureurs, des mutuels, des groupes pharmaceutiques. Donc par exemple, sur la France, on travaille peut-être un jour avec Malakoff et Venice, mais aussi avec Allianz, Generali et d’autres partenaires qui utilisent, sponsorisent l’utilisation de l’application.
On est ravi du développement à date de l’application et on a un gros projet ambitieux sur 2025. On a développé une deuxième application en thérapie pour aider les personnes qui ont déjà été diagnostiquées. On est en plein milieu d’un essai clinique à la fois au Royaume-Uni et en France. Au Royaume-Uni avec l’Université d’Oxford, l’Imperial College, le Gérontopole d’Île-de-France à Paris, l’Hôpital de la Timone à Marseille. qui sont nos partenaires académiques sur ce projet, et démontrer qu’on peut améliorer les fonctions cognitives de personnes qui ont déjà été diagnostiquées avec une espérance de remboursement et de prescription par les gériates et neurologues d’ici la fin de l’année.
Donc depuis qu’on s’est parlé, ça a avancé. Il faut dire que c’est une maladie qui touche aujourd’hui 50 millions de personnes dans le monde. L’information que j’ai lue dans l’article à propos des trophées dit qu’en 2050, ce nombre pourrait tripler. Pourquoi ? Effectivement, 50 millions dans le monde, 150 millions d’ici 2050, et principalement avec le vieillissement de la population, il y a une prévalence plus importante avec l’âge, et de façon mécanique, plus de personnes âgées, plus de personnes malheureusement avec la maladie d’Alzheimer.
Le plus gros challenge, c’est qu’on a déjà du mal à accueillir, à avoir suffisamment d’environnements adaptés aux personnes avec la maladie, et c’est des choses qui vont être encore plus difficiles d’ici 10, 15, 20 ans, donc besoin de solutions nouvelles et innovantes pour aider soit pour ne pas avoir la maladie ou pour aider les personnes qui ont déjà été diagnostiquées et améliorer leur qualité de vie. C’est-à-dire qu’on a avancé au point de pouvoir ralentir son arrivée ? Tout à fait, ce qu’on cherche à démontrer via notre protocole scientifique, c’est qu’on peut améliorer les fonctions cognitives, vivre plus longtemps en bonne santé, ralentir le déclin. Ce n’est pas forcément une cure, mais ça permet d’améliorer très fortement la qualité de vie. C’est un petit peu le motto de Five Lives, c’est « Add life to yours », ajouter de la vie aux années, donc vraiment aider les personnes à vivre plus longtemps en bonne santé, gérer un petit peu ça comme une maladie chronique, mais le gérer mieux dans le temps et vraiment mettre plus de qualité dans la vie de tous les jours.
Les scientifiques du monde entier travaillent et collaborent pour faire avancer. Oui, on a la chance d’avoir des partenaires académiques à la fois côtés avec Royaume-Uni et Français de premier plan. J’ai mentionné Imperial College, l’Université d’Oxford, la Gérontopole d’Île-de-France, l’Hôpital de Latimone. On est vraiment ravis d’avoir des experts du domaine de premier plan qui nous aident à développer cette solution et à mettre en place le protocole de recherche pour mettre ça sur le marché. 60% de la population connaît quelqu’un qui a Alzheimer.
Aujourd’hui, quand on découvre que quelqu’un dans sa famille est touché par la maladie, c’est quoi les bons réflexes ? Malheureusement aujourd’hui c’est que si on va voir son médecin suite à peur de perte de mémoire ou d’Alzheimer, il n’y a pas de solutions thérapeutiques qui sont données. Aujourd’hui c’est un peu une sorte de désert médical. Dans le futur, la première chose c’est déjà d’aller télécharger l’application FiveLives pour les bonnes pratiques, que ce qu’on peut faire aujourd’hui. 50% des risques liés à la maladie sont liés à des facteurs modifiables, c’est-à-dire qu’on peut prendre en charge, on peut faire des choses dès maintenant, dès aujourd’hui, pour améliorer sa qualité de vie et éviter d’avoir la maladie.
Et dans le futur, que les neurologues ou les gériates puissent prescrire l’utilisation de l’application en curatif à quelqu’un qui a déjà été diagnostiqué. Mais dès aujourd’hui, c’est les charges de FiveLabs. Là un auditeur quelque part dans le monde peut directement utiliser l’application, se l’installer et commencer à l’utiliser ? Alors l’application est disponible directement sur l’App Store France, Royaume-Uni, Irlande. On espère la distribuer dans…
dans le monde entier, dans les semaines, mois, années à venir. Si vous êtes dans un autre pays et qu’elle n’est pas actuellement disponible, contactez-nous et on trouvera un moyen de vous aider. C’est un sujet aujourd’hui qui est important. On a une petite panique parce que justement, on a ce discours de on ne sait pas trop quoi faire toujours. Donc quand ça touche une famille, évidemment le réflexe c’est l’application, comme tu nous expliquais.
Mais on commence à avoir des protocoles aujourd’hui qui avancent et qui peuvent rassurer. Oui, effectivement, je pense qu’on veut changer la vision qu’on a vis-à-vis de la maladie. Il y a effectivement quelques années, c’était un peu une épée de Damoclès et quand on vous annonce le diagnostic, c’est fini. Non, au contraire, sur les prochaines années, on va me donner un message d’espoir qu’il y a des protocoles en cours de développement ou existants qui permettent d’améliorer le traitement. Je suis très optimiste sur les prochaines années, sur le développement des produits comme Five Lives avec la communauté scientifique.
pour apporter des solutions nouvelles et mon rêve ou souhait c’est que d’ici 5 à 10 ans on puisse résoudre et soigner la maladie d’Alzheimer. Tu veux dire que la courbe de développement de la maladie peut descendre ? Tout à fait. Aujourd’hui, ce qui a été démontré sur certains des protocoles, c’est qu’on peut réduire le déclin cognitif, même renverser la tendance et améliorer les performances cognitives des personnes. Effectivement, je pense qu’on est encore au tout début d’un point de vue scientifique sur comment on peut aborder la maladie.
Et j’ai vraiment beaucoup d’espérance que d’ici dix ans, on aura des solutions thérapeutiques pour résoudre et soigner la maladie. Quand la courbe monte, est-ce qu’elle monte de façon linéaire ou est-ce qu’elle monte par palier ? Non, là il y a une prévalence effectivement liée à l’âge. Aujourd’hui, si vous avez plus de 90 ans, vous avez quasiment 50% de chances de le développer, autour de 10% au-dessus de 80 ans. La prévalence est bien sûr bien moins importante entre 50 et 60 ans.
Cependant, ça représente déjà plus de 9 millions de personnes dans le monde entre 50 et 60 ans. qui ont développé la maladie d’Alzheimer. Donc ça touche malheureusement tout le monde, toutes les familles. On en parlait tout à l’heure, 60% de la population adulte connaît quelqu’un avec la maladie. Ça peut être un parent, un voisin, un ami.
Donc effectivement aujourd’hui c’est une dimension sociale extrêmement importante puisque tout le monde connaît quelqu’un avec la maladie. Sur la radio des Français dans le Monde, on s’apprête à faire un dossier spécial sur les seniors et l’expatriation. Alors, sous tous ces angles, être notamment un expat et avoir ses parents qui vieillissent en France, un retraité qui veut se mettre au soleil ou tous des services à destination de ces seniors. C’est pareil, on a quand même la sensation qu’aujourd’hui, il y a une prise de conscience. On s’en occupe mieux de nos seniors et il y en a de plus en plus.
Donc, c’est peut-être aussi logique que des outils se développent pour eux. Oui. Effectivement, ça fait partie de la vie et on est tous exposés à un moment ou à un autre avec nos parents plus âgés et qui ont des problèmes d’autonomie ou de dépendance. Moi, j’ai la chance de ne pas être trop loin et de pouvoir aider. Tu es même revenu.
Je me considère chanceux de pouvoir avoir ce temps. particulièrement important avec sa famille.
J’ai été expatrié pendant quasiment 20 ans au Royaume-Uni, donc finalement je n’étais pas si loin, c’est un peu différent si j’étais au bout du monde, mais j’ai eu la chance de pouvoir me rapprocher, pouvoir aider et passer du temps de qualité. Avec le développement de la nouvelle technologie, à la fois en traitement et en accompagnement, on peut améliorer et mieux suivre, mieux piloter, mieux aider le bien vieillir de nos aïeux. Est-ce qu’on peut être loin des yeux et près du cœur ? Après, on ne peut pas y être tous les jours, mais on essaie de revenir le plus fréquemment possible, donc même si on est au bout du monde, on a la possibilité de pouvoir revenir régulièrement et d’être à leur côté. Ou de piloter des choses à distance pour aider la famille et ça peut se faire aussi, des outils d’anticipation.
Oui, tout à fait, ça peut être des solutions digitales, le piloter, ça peut être piloter les éléments financiers, on a accès à la vidéo, on peut vivre des… Je pense qu’aussi la période du Covid nous a permis de ne pas montrer. qu’on pouvait faire plein de choses à distance et de qualité. On peut garantir une aide, des émotions, des moments à partager de qualité à distance aussi. Alors en parlant d’émotion, Xavier, qu’est-ce que tu as dit ?
Comment tu as réagi quand tu as appris que tu gagnais ce prix Impact Social ? C’est forcément… J’étais très touché. Je pense que c’est beaucoup de reconnaissance pour ce que j’ai fait, mais surtout aussi pour toute l’équipe, parce que je ne suis pas tout seul. C’est mon associé ou toutes les personnes de l’équipe qui travaillent ardemment tous les jours sur Five Live.
Je pense qu’on voit ça plutôt comme un coup de boost qui nous donne envie d’aller encore plus loin et plus vite pour aider plus de personnes. C’est un peu comme une étape. On est très fiers de cette reconnaissance et on espère que ça permettra aussi de parler de Five Love au plus grand monde. En tout cas, aujourd’hui, on a parlé sur notre antenne de cette application et on met le contact pour pouvoir entrer en relation avec vous s’il n’avait pas la possibilité de télécharger dans le pays où vous vous trouvez. Merci.
Belle journée à Paris. Merci beaucoup.
Vous écoutez la voix des expats.
.
Podcasts à ne pas louper !