Le 7 ème art et le désir de partir

L’expatriation au cinéma constitue souvent un ressort narratif puissant : changement d’identité, choc culturel, quête intime, amour impossible et amitiés fondatrices. Ces films mettent en scène le passage d’un monde à un autre, et souvent, d’une vie à une autre.

Dans L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch, l’expatriation est initiatique. Le film dissèque la construction identitaire dans un contexte multiculturel. Les langues se mélangent, les repères vacillent, les amours se nouent et se défont. Avec Hampstead de Joel Hopkins, l’expatriation se joue dans la nuance. Une Américaine installée à Londres découvre une autre forme d’altérité, sociale cette fois. L’histoire met en lumière les rencontres improbables et la solidarité au-delà des origines. Sous le soleil de Toscane propose une vision plus contemplative. Après un divorce, l’héroïne achète une villa en Italie. L’expatriation est ici un acte impulsif, presque thérapeutique. Le film explore la reconstruction de soi, l’apprentissage d’une nouvelle langue, et d’un nouveau rythme de vie. Enfin, Une grande année de Ridley Scott met en scène le fantasme du retour à l’essentiel où un trader londonien hérite d’un vignoble en Provence. Le contraste entre la City et la campagne française entretient le récit. L’expatriation, ou plutôt le déplacement choisi, devient une critique du matérialisme.

Ces films ont en commun cet ailleurs agissant comme révélateur, entremêlé des rêveries et de désillusions. Les amitiés et les amours se confrontent à la solitude et à l’imprévu. Ainsi, le cinéma dévoile les changements d’un regard sur soi-même, dans une dramaturgie de l’inconnu, de l’illusion et d’une nouvelle définition du bonheur.

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