L’art de fusionner « Passion & Impact » avec Marie Kretz Di Meglio

Avez-vous déjà ressenti que votre quotidien manquait de sens ?

Dans cet épisode des Trophées des Français de l’étranger 2026 organisé par Lepetitjournal.com, La radio des Français dans le monde, partenaire média officiel vous invite à explorer un parcours inspirant à travers le témoignage de Marie Kretzdi-Meglio, lauréate du Trophée Impact Social remis par Malakoff Humanis. Préparez-vous à découvrir comment des parcours de vie peuvent se transformer en moteurs de changement social.

Marie Kretz Di Meglio est une figure inspirante qui a su transformer ses expériences personnelles et professionnelles en un projet d’envergure internationale. Diplômée de l’ESSEC, elle a vécu à Singapour et à Hong Kong, où elle a été confrontée aux réalités des employées de maison migrantes. Motivée par le désir d’avoir un impact positif, elle a fondé Uplifters, une organisation qui a déjà aidé plus de 10 000 femmes à travers des formations en ligne axées sur l’autonomisation économique et la gestion financière.

Cet épisode explore le parcours de Marie, de ses débuts en France à son engagement pour les droits des femmes migrantes en Asie. Elle partage comment ses études en psychologie et son expérience dans la formation en ligne ont convergé pour créer Uplifters. Nous discutons également des défis rencontrés par ces femmes et de l’importance d’un soutien communautaire pour surmonter les obstacles économiques et sociaux. Enfin, nous abordons l’impact de ce projet et les perspectives de son expansion, tout en soulignant le rôle crucial du mécénat et des partenariats pour continuer à faire évoluer cette initiative.

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Voir l’article concernant Uplifters sur Lepetitjournal.com

Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des Français dans le monde, spécial trophée des Français de l’étranger avec le petit journal.com. On va parler avec Marie Kretzdi-Meglio, lauréate Impact Social 2026, promis par Malakoff Humanis. 10 minutes. 10 minutes.
Et écoutez bien ce podcast, parce que si vous pensez que ce que vous faites au quotidien n’a pas forcément de sens, peut-être qu’un jour, tous ces faisceaux vont se rassembler, se réunir. C’est ce qui est arrivé dans la vie de Marie, qui est mon invitée. Bonjour, bienvenue et félicitations. Merci beaucoup. Alors grosse journée à Paris pour cette remise de trophée avec des ministres, des députés, des sénateurs, des officiels, des partenaires, monter sur scène, faire des discours.
Comment c’était ça pour toi? Comment tu l’as vécu? Oui, c’était une journée exceptionnelle. J’ai été très touchée de toute cette attention pour moi, mais au-delà de l’attention personnelle, c’est pour les femmes que l’on aide à Uplifters que je trouve que cette reconnaissance est vraiment méritée. Évidemment, le prix, c’est toi qui le portes dans tes mains, mais il est partagé avec tous ceux qui t’accompagnent au quotidien.
C’est important de le rappeler. Pour moi, c’est crucial, oui. Je n’aurais rien fait sans la communauté avec laquelle on travaille. Et c’était hier ta première fois au Quai d’Orsay. On est au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, dans un très beau salon de réception.
C’est pas mal, ma maison. Je l’utilise que le week-end. Mais qu’est-ce que t’en penses? J’ai été très impressionnée. Je ne m’attendais pas du tout à que ce soit un aussi bel endroit.
Et je trouve qu’en effet, c’est encore une fois une très belle reconnaissance. Alors, sur la radio des Français dans le monde, ça m’arrive de me promener dans les rues de Singapour. Parfois, je marche entre les lignes aussi. Chose que j’ai fait avec Julie Moulin, une Française qui nous a raconté son parcours il y a peu de temps. Julie, que tu connais d’ailleurs, parce que magie, alors on dit le monde est petit.
Évidemment, vous habitez toutes les deux à Singapour. Elle a eu l’occasion de travailler avec toi. Oui, Julie travaille avec des groupes de migrants qui écrivent et dont en particulier deux femmes de notre communauté qui sont employées de maisons migrantes, participent à des ateliers avec Julie, ont elles-mêmes écrit des recueils de poèmes. J’avais déjà rencontré Julie lors des lancements des livres de certaines de nos élèves. Alors on va commencer par le début si tu veux bien.
Tu es originaire de Paris, tu vas faire tes études à l’ESSEC, tu seras diplômée de l’ESSEC et puis deux voyages à l’étranger vont te marquer, un aux USA, un autre. Tiens donc à Singapour et là tu découvres l’interculturel, tu te dis que c’est un univers qui te plaît bien. Je me dis que c’est très enrichissant de se confronter en effet à des cultures différentes. Ça nous fait sortir de notre zone de confort et ça fait rencontrer plein de gens extraordinaires. Toutefois, tu rentres ensuite en France et tu travailles pour plusieurs grosses sociétés avec cette sensation que c’est un peu trop lourd pour toi.
Tu ne sentais pas avoir un impact positif entre l’idée et la concrétisation, trop de validation, trop d’étapes. Un jour, tu rencontres par hasard un ancien diplômé de l’ESSEC et là, tu vas te retrouver à 24 ans et demi, directrice d’une école. C’est l’occasion pour toi de découvrir ce qu’est la formation en ligne. Si c’est fait avec de bons outils et de bons soutiens, ça fonctionne. Ce n’est pas par hasard que finalement toutes ces choses ont eu lieu dans ton parcours.
Un jour, comme je le disais en intro, tout a fusionné. Un jour, tout a fusionné, oui. Maintenant, tout est extrêmement logique quand j’explique mon parcours. En effet, je n’en avais pas la moindre idée quand j’ai commencé. Mais oui, Uplifters est une très belle symbiose de toutes mes expériences passées.
Tu vas rencontrer ton mari et avec un bébé, vous allez profiter d’une opportunité de travail qu’il va obtenir pour vivre à Singapour. Vous y partez pour deux années. C’était il y a 11 ans, on peut considérer que ça s’est plutôt bien passé. Tu découvres Singapour, du coup, tes jeunes mamans. Comment ça se passe au début là-bas?
Est-ce que tu t’es dit, oh là, j’ai peut-être fait une bêtise? Comment ça s’est passé si je te reprojette 11 ans en arrière? A l’époque, je n’avais pas encore d’enfant. C’est la page blanche qui est une belle opportunité de réécrire ce que j’ai envie de faire, de me donner des opportunités, de me donner la possibilité de faire des choses différentes que je n’aurais pas forcément fait en France. Tout ça, c’est à la fois très excitant, mais c’est aussi un petit peu stressant parce que du coup, justement, On n’est plus dans le moule, on n’est plus dans la droite lignée de ce qu’on faisait.
Mais moi, ça a été génial. Ça m’a donné l’opportunité de commencer une licence de psychologie à distance. J’avais fait des études en école de commerce, mais la psychologie m’intéressait beaucoup. Donc, j’étais ravie de pouvoir faire ça. Et en parallèle, de travailler pour une ONG.
Pareil, je pense que je n’aurais pas fait ça nécessairement en France. et de rencontrer ces employés de maison migrante puisque cette ONG leur proposait des formations en présentiel. Et moi, j’étais avec elles sur le campus tous les dimanches à écouter leurs histoires de vie et à me sentir bien chanceuse et bien petite par rapport à leurs histoires. Alors j’ai placé la grossesse un peu trop tôt. Le bébé va bel et bien arriver au bout d’un moment.
Je parle de ce bébé parce que tu vas avoir besoin à ce moment-là d’une nounou quand tu seras à Hong Kong. Et c’est là que tu vas en fait fusionner tout ton parcours de vie, toutes tes expériences, toutes tes envies aussi. Tu voulais avoir un impact positif. Marie, j’ai la bonne nouvelle de t’annoncer que tu as eu un impact positif sur 10 000 femmes grâce à Uplifters. Donc Paris réussit.
Oui, Paris réussit, encore une fois, extrêmement reconnaissante et je me sens très chanceuse d’avoir pu mener ce projet à bien. Ce bébé en effet, un des clics parce que j’ai embauché une nounou, il n’y a pas de solution alternative. Il faut quand même savoir que c’est des systèmes qui marchent en reposant sur l’aide de ces femmes migrantes. Il n’y a pas de crèche, il n’y a pas d’aide à domicile. Donc la seule façon de faire, si vous voulez travailler, c’est d’embaucher une employée maison migrante.
souvent philippines ou indonésiennes. En l’occurrence, la nôtre, Yvonne, était philippine. Et je me suis vraiment projetée femme absolument incroyable, qui avait fait des études, qui avait fait une licence en finance quand même, une licence en finance, famille nombreuse comme moi. Et vraiment, je me dis, la seule différence entre cette femme et moi, c’est que moi, j’ai eu la chance de naître en France et elle, aux Philippines, elle n’avait pas de travail bien payé. Et donc, ça faisait au moins cinq ans qu’elle était à Hong Kong.
Et malgré son étude, elle a été dans la même situation qu’en fait toutes ces femmes que j’avais rencontrées dans cette ONG. Elle n’avait pas mis un sou de côté, elle avait en fait plein de dettes parce qu’elle soutenait son père, elle soutenait son père qui était invalide, elle soutenait sa soeur dans ses études. Et donc, en fait, ces femmes, elles soutiennent des villages entiers et une personne, ça ne peut pas soutenir un village entier. Et c’est là que j’ai eu le déclic. J’ai eu le déclic en me disant mais ce n’est pas possible, c’est une femme aussi intelligente qu’elle.
Elle est dans la même situation que toutes les autres. Il faut que vous trouviez une solution. Il faut que vous trouviez une solution d’échelle. Et moi, j’avais entre guillemets une solution que je pouvais tester avec cette expérience dans la formation à distance. Tout ce que j’avais appris lors de mes études en psychologie sur les changements de comportement, comment est-ce qu’on peut les accompagner.
Et puis ce bébé qui me faisait me dire, voilà, intégrité, regarde-toi dans la glace, tu as toujours dit que tu voulais avoir un impact positif. Cet enfant, plus tard, tu pourras lui dire, maman elle a essayé. Et donc tu lui as dit que Yvonne était le début d’une grande histoire, tu lui as raconté à la petite? Oui, mon fils, je ne l’ai pas encore raconté. En tout cas, en effet, tu lances Uplifters.
Alors si on doit le traduire, c’est s’élever et élever les autres. Oui. Et tu développes cette application en 2018. Ensuite, tu lances Singapour en 2024. Et donc, je disais, plus de dix mille femmes ont été impactées par ce circuit de formation.
Ça les a élevées. Ça doit être dingue de regarder d’un coup, de se poser là avec son trophée dans les mains, de regarder dans le rétroviseur. Oui, c’est très chouette. On vient de fêter nos huit ans en plus, en même temps que le trophée, le hasard des choses. Et puis en plus, c’est la journée de la femme au même moment.
Donc, tout ça et beaucoup d’anniversaires cette semaine. Oui, c’est très chouette. Et pour revenir sur Uplifters, on s’élève et on élève les autres. C’est très important parce qu’encore une fois, c’est un projet qui est mené par la communauté. Et moi, ce qui me touche le plus, c’est que ce projet me dépasse, mais largement, c’est-à-dire que nous, les employés, on crée les formations, on s’appuie énormément sur le retour de la communauté, on leur met à disposition les outils de formation en ligne, mais en fait après le projet c’est les anciennes élèves qui vont aider les nouvelles et en fait elles vont les soutenir dans la formation pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de décrochage, mais au-delà du décrochage ce qu’on veut surtout c’est que derrière nos formations phares qui sont autour de la gestion de leur argent, de l’éducation financière, d’apprendre à épargner, résister, éviter les scams, éviter tous les dangers qu’elles peuvent avoir dans leur parcours de migration.
Tout ça, en fait, ce n’est pas moi qui suis la mieux placée pour en parler. C’est une femme comme elle qui a vécu la même chose qu’elle. Je le disais hier, ce n’est pas moi qui vais leur dire non, non, ton enfant, il te demande un cadeau. Là, tu ne peux pas. Il faut penser à l’avenir.
Moi, je mets mes enfants au lit tous les soirs. C’est inentendable. Jamais je ne me permettrais de dire une chose pareille. En tout cas, bravo, félicitations. Et ce prix Impact Social est clairement mérité.
On en parlait avant d’enregistrer ce podcast. Ça pourrait se faire dans d’autres villes. Maintenant, le nerf de la guerre, c’est l’argent. On est écouté par 100 000 francophones à travers le monde chaque jour. Besoin de financement, c’est peut-être l’occasion de lancer un petit message.
Oui, donc on fonctionne beaucoup avec du mécénat d’entreprise et en effet notre projet il résonne avec des thématiques qui sont mondiales sur l’empowerment des femmes, sur l’émancipation économique, sur l’autonomisation financière, tech for good également, évidemment les problématiques de migration, donc les grandes entreprises françaises ou pas d’ailleurs, qui sont implantées dans des pays dépendants de ces femmes-là, il y a beaucoup de sens. Il y a un impact social immédiat et nous on est ravis d’avoir des partenariats qui peuvent d’ailleurs aussi impliquer à près des employés à l’échelle locale. Pour te contacter, le lien est disponible dans le descriptif de ce podcast. Marie, félicitations encore. Un petit bonjour à toute la famille, aux trois garçons.
J’en ai un que j’ai transformé en fille tout à l’heure, je suis désolé. Et bonjour à monsieur qui t’a donné du coup un nom italien puisqu’il est… Son grand-père est originaire de la région de Naples. Ça te fait voyager tout ça? Tout à fait.
Et là en France pendant quelques jours du coup? Et oui, nous avons un très beau pays et je pense que c’est quelque chose que les Français de l’étranger voient beaucoup. On a aussi beaucoup de chance d’avoir un système social aussi développé. Moi, je le vois beaucoup au contact de ces femmes-là. Mais rentrer en France, c’est aussi apprécier tout ce que notre pays a de beau.
Et c’est bien de le dire parce que, en effet, étrangement, ce sont mes invités qui sont des Français de l’étranger qui parlent le mieux de la France. Il faut se rendre compte qu’on est dans un beau pays avec un bon système de santé, d’éducation, un bon accompagnement social. C’est bien, ça va mieux en 10 ans, comme on dit. Merci beaucoup, Marie. Je te souhaite un excellent séjour en France et à très vite.
Merci. Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr. et sur YouTube en cherchant Français dans le Monde.

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Podcast n°2674 (mars 2026)

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