Cuisiner ensemble ou que vous soyez dans le monde avec Nadège Bidaut

Avez-vous déjà envisagé l’impact de votre alimentation sur votre santé et votre bien-être quotidien ?

Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde » nous explorons cette question cruciale en compagnie de notre invitée, Nadège Bidaut. En nous emmenant dans un voyage culinaire et culturel, Nadège partage ses expériences de vie en Suisse et comment elle a transformé sa passion pour la cuisine en une carrière florissante.

Nadège Bidaut est une expatriée française vivant à Bâle, en Suisse. Originaire de Bourgogne, elle a un parcours riche en expériences, allant de la logistique au management, avant de se réinventer dans le domaine culinaire après la pandémie de Covid-19. Elle a obtenu un CAP cuisine et a poursuivi une formation en diététique, intégrant ainsi ses compétences pour créer son entreprise « Diet Moderne ». Son site s’adresse aux sportifs et expatriés, leur offrant des consultations diététiques et des ateliers de cuisine en ligne.

Dans cet épisode, Nadège nous parle de son approche innovante qui combine diététique et cuisine pratique. Elle explique comment elle aide ses clients à maîtriser leur alimentation en proposant des consultations par cycles et des ateliers interactifs, permettant à chacun de cuisiner chez soi tout en étant guidé à distance. Elle aborde également l’importance de consommer des aliments non industriels et de limiter le sucre transformé pour une meilleure santé. Avec des astuces pour remplacer certains ingrédients difficiles à trouver à l’étranger, Nadège offre une perspective rafraîchissante sur la cuisine et la nutrition, rendant le processus à la fois éducatif et ludique.

https://www.diet-moderne.com/

Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seys et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Nadège Bidaut, direction Bâle en Suisse. 10 minutes.
Et je sais qu’on va faire plaisir à nos auditeurs, 100 000 auditeurs chaque jour dans le monde entier, des francophones qui vivent la mobilité internationale et à qui je vais parler de bouffe. Et ça, ça va être énorme. Pour en parler, mon invité est Nadege. D’ailleurs, je salue au passage Amel qui nous a mis en relation et avec qui je viens de faire un délicieux podcast. Merci d’être avec nous.
Bonjour Nadege. Bonjour Gauthier, merci de me recevoir ce matin. Alors, te voilà aujourd’hui en Suisse germanophone. On va parler de ton parcours parce que ça commence par la Bourgogne. Alors, on a dit qu’on allait parler de bouffe, mais on va parler un peu de vin aussi, du coup.
Oui, obligé. Quelle belle région. Tu es de Cluny. Oui, Cluny, abbaye, vin. Bonne bouffe.
Le rêve, hein. À côté, il y a Saint-Véran, il y a le Maconclay, il y a plein de délicieux vins. Pourquoi les prix de ces vins ont flambé ces dernières années? C’est incroyable. Parce qu’ils sont bons et que tout le monde voudrait en boire.
C’est vrai, j’en ferais la demande. Tu vas faire tes études à Châlons, tu vas faire un PTS logistique. T’aimes bien l’organisation. Tu as fait ça pendant 20 ans. La vente, le management, etc.
Mais après le Covid, tu vas te découvrir une passion pour la cuisine et tu vas faire un CAP cuisine. C’est original. Oui, en ligne en fait, à distance, mais c’est hyper enrichissant. J’ai appris énormément de techniques de cuisine, d’astuces, de choses simples qu’on peut faire même dans sa propre cuisine. Et tu vas pousser le curseur un peu plus loin avec une formation sur la diététique en considérant qu’il fallait que tu t’améliores sur l’ensemble de l’écosystème.
Oui, on mange trois fois par jour, tant qu’à faire, autant trouver le plaisir et la nourriture qui va nous aider dans notre santé. Très bien, alors c’est en reliant ces trois domaines d’activité que tu as créé ton activité. Mais juste avant, sur ton parcours, tu as donc la Bourgogne, un petit peu, quelques temps passés du côté de Grenoble. Là, on goûte la chartreuse, on reste dans l’alcool, sachant que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, surtout si vous en buvez plusieurs des chartreuses. On est d’accord.
Et ensuite, tu vas suivre ton mari avec vos deux enfants pour vous installer en Suisse. Alors, c’est vrai que la Suisse, c’est toujours un peu particulier parce qu’un petit peu de vélo et boum, t’es en France. Mais au demeurant, c’est une vraie expatriation. Oui, vraiment, hyper enrichissant. Vraiment une découverte d’une nouvelle culture.
La Suisse alémanique, ce n’est pas la Suisse francophone. C’est vraiment de… Ils ont une Rosti Graben, qui est une frontière entre ceux qui parlent français et ceux qui parlent allemand, avec vraiment une culture complètement différente. L’ordre est au rendez-vous. Oui.
La précision, les horaires. Effectivement. Ce n’est pas un mythe, vraiment. On n’arrive pas en retard à un rendez-vous. Impossible.
Et justement, comment tu t’es immergée? Ça s’est fait vite ou il a fallu un peu de temps pour que ton cerveau change un peu d’état d’esprit? Non, je pense qu’en fait on était assez formé justement à cette précision rigueur. On s’est adapté vraiment hyper facilement. Et la langue, tu avais déjà un bagage allemand?
Un bagage allemand que j’avais complètement oublié, oui. Donc en fait non, je suis partie de zéro. Mais en fait l’allemand n’est pas la seule langue ici, le suisse-allemand. Donc c’est comme si c’était un dialecte de l’allemand. Donc c’est encore différent.
Donc quand on est arrivé, il a fallu apprendre deux langues, l’allemand et le suisse-allemand. Et ça fait 13 ans que vous êtes dans ce pays. Oui. Alors c’est comment? Dis-moi un petit peu les grands avantages.
Grand avantage, la culture. Bâle et Laville, il n’y a pas de montagne en Bâle, on est d’accord, donc c’est une des rares régions qui n’a pas de montagne en Suisse, donc ils ont remplacé par la culture. Il y a un nombre illimité de musées avec des expositions qui sont assez fantastiques. Ça va du musée de la vente dessinée qui a quatre ou cinq expositions différentes par année et qui est vraiment ultra intéressant, au musée Bayler qui est fantastique et donc vraiment hyper enrichissant. Et il y a du bon fromage!
Ah bah ça c’est pour toute la Suisse, le gruyère, le pâle, la raclette, la fondue, voilà. Alors justement, il y a quatre minutes, j’ai promis à nos auditeurs qu’on parlait de nourriture. C’est le moment d’en parler. Tu as créé DietModerne.com depuis un an. Tu t’adresses aux sportifs, aux expats aussi, qui veulent maîtriser leur consommation, leur fabrication de nourriture, leur diététique.
Le suivi diététique, ça fait partie de tes promesses. Oui, vraiment. J’ai découpé mon activité en deux choses. Le suivi diététique, justement, des consultations, mais c’est des cycles de consultation parce que je ne pourrais pas tout expliquer en une seule fois. Je pense que personne ne peut avoir à intégrer tout ça.
Donc, c’est des cycles. Donc, c’est vraiment, on étale ça pour faire un vrai accompagnement et qui comprend toujours des parties ludiques, des jeux, des mises en situation pour vraiment comprendre. Et j’ai une deuxième activité qui est les ateliers de cuisine en ligne. Alors ça c’est incroyable, donc on peut se retrouver avec toi, dans sa propre cuisine, avec les aliments que tu as demandé de prévoir à l’avance, et tu cuisines avec la visio. On cuisine ensemble, je guide, j’accompagne, on donne des astuces, on est plusieurs en général, ça peut être pour une seule personne, mais en général on est plusieurs, des fois de pays complètement différents, la Suède, les Pays-Bas, la France, la Suisse évidemment, et on cuisine ensemble, on partage, on échange, on se lance parce que des fois on n’ose pas créer telle ou telle recette et on en ressort, on échange les photos à la fin et on échange nos fiertés d’avoir cuisiné, d’avoir mis Je n’osais pas, je n’avais jamais osé faire ça.
Et là, c’est un plaisir d’avoir échangé tout ça ensemble. Petite question sur les matières premières. Lorsque tu vas donc donner un rendez-vous pour un atelier en ligne, il faut avoir les fruits et légumes et tous les accompagnements qu’il faut, etc. Les expats trouvent tout ça Ça peut être parfois difficile, donc je propose toujours des suggestions de remplacement.?
Exemple, betterave crue, il y a beaucoup de pays où en fait, on ne la trouve que cuite. Allez, je pourrais donner des astuces pour remplacer. Et c’est identique pour les intolérances, le gluten, le lactose ou quoi que ce soit, on trouve toujours une solution. Et d’où l’intérêt de cuisiner ensemble, parce que souvent, on voit des recettes, des recettes, il en existe des milliers. Pourquoi on ne les fait pas toutes parce qu’on a peur, on n’ose pas,?
ça je ne peux pas le manger. Et là, en fait, par quoi je peux remplacer ça? On peut essayer ça, ça, ça marche. Et c’est l’intérêt de l’échange et de cuisiner ensemble. Est-ce que la cuisine, c’est scientifique ou c’est du feeling?
Les deux. Non, le feeling est hyper important. L’atelier créatif, j’aime aussi beaucoup, ce serait de dire, on est dans sa cuisine, j’ai ça, qu’est-ce que je peux faire avec ça? Et ça, je le fais notamment à partir des légumes. On peut cuisiner des milliers de recettes et le légume est une base que j’adore utiliser et se dire, OK, je fais quoi avec tel ou tel légume?
Il y a des milliers de solutions, donc j’aime beaucoup la créativité. Et alors justement, moi je cuisine comme ça, au feeling, en associant des choses. Est-ce que c’est l’occasion parfois de dire, oh là là, côté diététique, cette association n’est pas maligne? C’est une bonne occasion de se dire comment je vais faire mon assiette. Il n’y a aucun aliment interdit.
Je cuisine. Peut-être qu’en fait il manque quelque chose à mon assiette. Je vais faire une soirée pizza par exemple. Il n’y a aucun problème à faire une soirée pizza. Qu’est-ce que je peux rajouter pour avoir des légumes en plus?
C’est vraiment cette approche.
Avec le créatif, d’aller créer encore plus de choses et de se dire, je vais me faire plaisir et je vais manger équilibré, sainement et tout sera parfait pour ma tête, pour mon cœur et pour mon corps. Ça fait des années qu’on entend parler de ces cinq fruits et légumes par jour. Pourquoi on doit associer systématiquement du légume Les légumes, ça va nous apporter les fibres, les vitamines, la satiété pour les personnes qui n’ont pas forcément leur sentiment de satiété hyper développé. C’est quelque chose qui va apporter de l’eau pour les gens qui ne boivent pas de la journée.
C’est vraiment hyper intéressant et hyper important de manger ces fameux cinq fruits et légumes qui peuvent être déclinés en quatre et un, en trois et deux. Nadège, est-ce qu’on sale pendant qu’on cuisine ou est-ce qu’on sale lorsque le plat est servi? Les deux sont possibles. L’idée, je pense qu’on a vraiment mis un gros poids sur cette histoire de sel. Mettons qu’en fait, on mange pas industriel.
La quantité de sel, elle va être… Alors, c’est ce que j’allais te dire. C’était ma prochaine question. Est-ce qu’on évite tout ce qui est industriel? La réponse est oui, oui, oui.
Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, Et oui, oui, pour oui, oui, des milliers de raisons, oui, mais justement aussi parce que si on cuisine, on utilise des aliments classiques, basiques. Et quand en fait, on lit une étiquette, c’est un exercice que je fais souvent faire. La lecture d’étiquettes, c’est bizarre. C’est des choses que tu ne trouveras pas dans ton placard ni dans ton frigo. Donc, si toi, tu faisais cette recette, ça n’y serait pas.
Il faut réfléchir. Quand en fait, on ne sait pas ce qu’il y a dedans. Je pense qu’il faut pas le manger ou pas. Et dernière question, le sucre est trop présent dans notre alimentation, notamment des sucres transformés. Alors, je pense notamment à ceux qui nous écoutent sur la zone nord américaine, où parfois c’est vraiment du sucre que l’organisme ne tolère pas du tout.
On aurait intérêt à limiter cette consommation de sucre. Oui, l’OMS recommande réellement de l’imiter, mais ce n’est pas si facile que ça de se désimprédier de ces habitudes de sucre. Et justement, dans les produits industriels, même un produit salé contient du sucre. Donc, en fait, on ne perd jamais ce goût. Et donc, d’où l’intérêt de cuisiner par soi-même pour justement modifier la quantité, réduire et du coup, perdre cette habitude.
On est trop habitué au sucre maintenant. Il n’y a aucun souci à en manger. Il faut juste savoir quand, comment et la fréquence. Mais en fait, quand on mange industriel, ce n’est pas forcément qu’on en mange. Et du coup, on ne sent pas qu’on est imprégné par ce sucre.
Oui, c’est ça. Il y a sucre et sucre. On peut jeter tous les gâteaux industriels qu’on achète, qui ont des drôles d’étiquettes en effet, et faire une tarte aux pommes. une crumble aux pommes, une tarte aux pommes, vraiment tout ce qui nous fait plaisir. On va passer un moment hyper agréable à le préparer, on va se régaler à le manger, on va avoir une fierté de l’avoir fait, on va le partager, on va manger cette tarte à plusieurs et passer un moment exceptionnel.
Alors qu’on peut aussi ouvrir un paquet de gâteaux et manger le paquet. Et puis pour ceux qui nous écoutent et qui fantasment justement sur la nourriture française, on a quand même un bon niveau en France. Quand on y vit loin, parfois ça nous manque. On peut trouver des alternatives à à peu près tout ce qu’on aime quand on était en France? Je pense, oui.
Et puis surtout, je pense que justement, on peut le faire parce que les ingrédients, la crème, le beurre, la farine, le sucre et tout ça, qui sont les ingrédients de base d’un pâtissier, si on parle de pâtisserie, si on apprend à le faire soi-même, en étant justement loin, on va pouvoir recréer ces pâtisseries à la française qu’on adore. Alors si vous avez envie de faire ces ateliers en ligne, si vous avez besoin d’un suivi diététique pour vous réaiguiller sur le bon chemin, contactez Nadege de la part de la radio des français dans le monde. Elle vous recevra avec plaisir. Le lien de ton site est présent dans le descriptif de ce podcast. Ecoute Nadege, il me reste à te souhaiter une belle journée à Balde.
et un bon appétit si vous écoutez à l’heure du repas. Je ne sais jamais à quelle heure ils nous écoutent, puisque avec ces fuseaux horaires, on ne sait jamais. Mais de toute façon, s’ils sont français, ils mangeront dans pas très longtemps. A très vite. A très vite, merci, au revoir.

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Podcast n°2661 (mars 2026)

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