Conseils pour une installation réussie à Paris avec Amel Brahma

Comment le Brexit a-t-il influencé les décisions de relocalisation des expatriés francophones ?

Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des français dans le monde », Gauthier Seys explore cette question avec son invitée Amel Brahma, qui partage son expérience et ses observations sur le sujet. Alors que Londres était auparavant une destination prisée, de nombreux expatriés se tournent désormais vers d’autres grandes villes européennes comme Paris et Amsterdam. Amel souligne que ces villes offrent encore de nombreuses opportunités, tant sur le plan culturel que professionnel, rendant la transition post-Brexit moins contraignante pour les expatriés.

Amel Brahma, originaire de Lyon, est une enseignante passionnée par les langues et la mobilité internationale. Ayant parcouru le monde grâce à son métier, elle a acquis une vaste expérience en communication interculturelle. Aujourd’hui installée aux Pays-Bas, Amel utilise ses compétences pour aider les anglophones et les néerlandophones à s’installer en France, principalement à Paris. Elle propose un accompagnement sur mesure, allant de l’apprentissage de la langue à l’assistance administrative, en passant par des conseils pratiques pour s’intégrer dans la vie quotidienne parisienne.

L’épisode se concentre sur le rôle d’Amel dans l’accompagnement des expatriés souhaitant s’installer à Paris. Elle offre un service de relocation personnalisé qui commence par un entretien gratuit pour comprendre les besoins et les projets de ses clients. Amel aide ses clients à naviguer dans les complexités administratives françaises, à surmonter les barrières linguistiques et à trouver un logement dans un marché immobilier compétitif. Grâce à son réseau et à son expertise, elle facilite la transition de ses clients vers une nouvelle vie en France, en s’assurant que leur installation se fasse sans encombre.

https://www.amelbrahmacreations.com/fr/

Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde, pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Amel Brahma, direction Rotterdam et Paris aussi. 10 minutes. 10 minutes. Le podcast des français dans le monde.
Nous nous rendons aux Pays-Bas avec Amel, que j’ai le plaisir de retrouver. Ça fait quelques mois qu’on ne sait pas parler, Amel. Bonjour! En effet, bonjour Gauthier. Merci de m’accueillir sur cette antenne.
Moi, j’aime beaucoup la radio des Français dans le monde. C’est un plaisir d’écouter tous tes invités et je suis ravie de faire partie aujourd’hui de tes invités. J’espère que mon parcours va inspirer d’autres personnes aussi. Eh bien, je suis très content de pouvoir échanger avec toi, d’autant qu’on est sur un sujet important, s’installer à Paris. Et tu me disais que, notamment depuis le Brexit, ceux qui se rendaient à Londres ont peut-être repensé l’installation dans d’autres grandes villes ou d’autres grandes capitales.
D’ailleurs, les Pays-Bas et Amsterdam en font partie, mais Paris aussi a toujours la côte. Et toi, on va expliquer pourquoi, mais tu accompagnes notamment cette installation. C’est plutôt une chance, du coup, le Brexit, pour une fois. Effectivement, moi je remarque un report des projets d’installation à l’étranger de Londres vers Paris et Amsterdam parce que du coup Paris et Amsterdam c’est l’Europe et par rapport aux démarches administratives, par rapport aux opportunités, du coup pour nous c’est C’est jackpot parce que toutes ces personnes ont envie de s’installer dans des villes qui restent encore attractives, même d’un point de vue culturel, linguistique. Donc, pour nous, c’est une chance.
Alors, Amsterdam-Paris, égalité au niveau de la pluviométrie. Elle est à peu près similaire. Après, ce sont deux grandes capitales internationales. On va dire que chacun a quand même des atouts dans sa poche. Oui, tout à fait.
C’est ce que je remarque un petit peu en accompagnant des personnes. Ce sont des villes qui restent attractives, même au quotidien. Il y a des réseaux de transport assez développés. Il y a beaucoup de francophones aussi à Amsterdam, mine de rien. Donc, pour nous, on a quand même pas mal de réseaux, pas mal de possibilités de communiquer avec des francophones.
au niveau du travail, des opportunités, au niveau du quotidien, des restaurants, des loisirs, la culture, c’est un plaisir en fait d’être dans ces villes-là. Donc oui, je remarque vraiment un vrai plaisir de vivre. Alors, on va parler de ton travail pour aider à s’installer à Paris, mais un mot sur ton parcours. Tu es né à Lyon, tu es professeur et grâce à ce métier, tu as eu l’occasion de parcourir le monde, l’Asie, l’Afrique, les USA et donc aujourd’hui les Pays-Bas. C’est des souvenirs impérissables pour toi?
Oui, tout à fait. Tu as parlé de Lyon, donc un petit clin d’œil à tous les Lyonnais qui nous écoutent, qu’ils soient à Lyon ou ailleurs dans le monde. J’ai beaucoup aimé mes années sur Lyon. J’ai fait un lycée bilingue, section bilingue anglais, Et donc, c’est à ce moment-là qu’effectivement, j’ai commencé un petit peu à communiquer en anglais. J’ai utilisé des textes de Shakespeare, d’Oscar Wilde.
Vraiment, ça m’a donné une grande passion pour l’anglais. Et en parlant anglais, déjà, on a quand même beaucoup de billes pour pouvoir communiquer dans le monde. J’ai fait aussi de l’espagnol, de l’allemand, du latin, du grec, donc ça rajoute un petit peu des billes pour pouvoir communiquer. Et puis après, effectivement, en devenant professeur des écoles, donc je suis titulaire de l’éducation nationale, l’éducation nationale française a pas mal d’accords avec d’autres pays dans le monde, donc ça nous donne la possibilité de voyager. Et en parlant plusieurs langues, ça ouvre d’autant plus de portes.
Alors, on va maintenant parler de ton travail. Tu donnes des cours de français pour notamment les anglophones ou les néerlandophones qui veulent s’installer en France et principalement, on ne va pas mentir, dans la capitale. Et au-delà des cours de français, tu vas jusqu’à cet accompagnement pour qu’ils s’installent. On va essayer de faire un petit peu le point ensemble. D’abord, quand on travaille avec toi, le premier échange est gratuit.
Il y a un moment de discussion pour connaître le projet, pour que tu puisses savoir ou pas si tu vas accompagner cette personne. Exactement. Notamment, j’ai parfois des demandes de traduction. Et là, effectivement, quand on me demande de traduire des choses, je suis obligé de… d’arrêter la collaboration, parce que je ne suis pas traductrice.
Donc, il y a des personnes qui sont formées pour ça, qui sont agréées, assermentées, qui font très bien ça. Donc, je les réoriente vers des personnes que je connais, qui font très bien ça. Mais pour ce qui me concerne, moi, je suis plutôt enseignante. Je suis professeure des écoles de formation, mais j’ai aussi une certification complémentaire FLS, Français Langue Seconde. Et grâce à ça, j’ai des guides pédagogiques pour mettre en place un parcours linguistique.
Et c’est plus de ce côté-là que je m’oriente. Donc, je regarde avec les personnes quels sont leurs projets personnels ou professionnels. Certains partent aussi pour le plaisir. Ils veulent une résidence secondaire en France. D’autres pour le boulot.
Donc, on regarde quel est leur domaine de travail, leur domaine d’activité. et puis on regarde ensemble qu’est-ce qui serait important pour eux. C’est du travail sur mesure. Si la personne vient dans le cadre d’un boulot dans la pharmacie par exemple, dans le domaine pharmaceutique, toi tu leur apprends le vocabulaire pour être performant dans leur domaine. Chaque personne avec qui tu travailles, c’est du sur mesure.
Exactement. En plus, tu donnes l’exemple de la pharmacie, c’est un très bon exemple parce qu’effectivement, sur Amsterdam, on a, je ne sais plus le nom, je crois que c’est l’agence du médicament qui est revenue suite au Brexit justement. Donc, j’ai eu effectivement des personnes qui travaillaient dans le monde pharmaceutique. J’ai eu des personnes aussi qui étaient dans le monde privé, donc des entreprises dans l’agriculture, dans le transport. J’ai eu pas mal de publics aussi, Armasad, Consulat, Collaboration Internationale, donc c’est très diversifié.
Alors une fois que tu as validé le projet, l’idée ensuite est d’établir un planning et une liste de tâches à faire. Il y a un petit peu d’administratif, si on vient s’installer à Paris, si. Mes infos Exactement, un petit peu d’administratif et c’est toujours un peu stressant. J’ai eu quelqu’un par exemple qui avait des soucis tout simplement avec EDF et cette personne a eu des problèmes pendant des semaines et des semaines et ça le rendait fou. Et du coup, on en a parlé ensemble, on a regardé et en une heure, c’était réglé.
On a regardé ensemble le vocabulaire qui n’allait pas, quel était le problème, on l’a expliqué dans plusieurs langues. Et à la fin, on a réglé ça en très peu de temps. Parfois, l’administration, quand on ne coche pas la bonne case, ça peut rendre fou. Oui, je te confirme, les impôts aussi. Je pense à quelqu’un aussi qui avait une personne qui avait des soucis avec les impôts.
Elle n’endormait pas parce que les impôts lui réclamaient des milliers d’euros. Et en fait, pareil, en une heure, on a réglé le problème parce que c’était très, très simple. Il y avait un gros malentendu entre les personnes et l’administration. Et en fait, d’avoir un regard extérieur comme ça, qui reprend tout depuis le début et qui pose à plat, ça permet de voir qu’en fait, des fois, c’est très, très simple. Cela dit Amel, avec 2649 podcasts, c’est ton numéro de podcast aujourd’hui, on me parle un peu des administrations dans le monde entier.
Et alors là, il y a un dénominateur commun, c’est toujours le foutoir. Oui, je confirme, je confirme. Mais il y a aussi des interlocuteurs qui sont très, très, très sympas. Et en fait, il faut Et voilà, il faut reprendre le truc tranquillement. Parfois c’est un problème linguistique, parfois c’est un problème culturel, parfois administratif.
Et quand on a le bon interlocuteur, les bons documents, ça peut bien se passer en fait. C’est pas magique, mais parfois c’est vraiment pas compliqué. Et puis il reste aussi un petit détail, c’est de se trouver un logement. Et l’immobilier à Paris, ça donne des cheveux blancs. Oui, là je confirme, c’est incroyable.
L’immobilier à Paris et même dans le sud de la France, parce que j’accompagne aussi des personnes dans le sud de la France, ça peut aller très très vite. C’est un monde vraiment particulier. Et en fait, moi j’ai la chance d’avoir des relais sur place qui connaissent le marché, qui sont agents immobiliers ou qui sont en contact avec des agents immobiliers. Et ça, c’est une grande chance parce que ça permet de discuter un petit peu avec le client, de voir un petit peu ce qu’il veut faire. Ça me fait bizarre de parler de client parce que ça fait un peu mercantile, moi qui viens du public.
C’est aussi une réalité. On en discute quels sont les souhaits et puis après qu’est-ce qui est réalisable ou pas. Et puis après on regarde ensemble. Mais il faut être rapide, ça c’est sûr. Et puis tu me disais aussi, il faut surtout réussir son démarrage.
Il ne faut pas qu’il y ait de cailloux au démarrage du projet. Exactement, ça c’est vraiment, il faut prendre du temps, ça maintenant je l’ai compris, poser vraiment à plat tout ce premier rendez-vous, là il peut durer deux heures, c’est pas un souci pour moi maintenant parce qu’il faut vraiment bien cibler ce qu’on veut, comment on le veut, Quelles sont les échéances? Ce n’est pas un souci de prendre du temps pour moi. Je perds un peu d’argent là-dessus parce que c’est gratuit. Mais après, je gagne du temps et de l’argent et de l’efficacité et je sais qui faire venir sur quel dossier.
Alors, chers auditeurs dans le monde entier, plus de 100 000 auditeurs chaque jour écoutent la radio des Français dans le monde. Vous êtes plutôt francophones si vous nous écoutez, mais si vous avez des amis anglophones qui comptent s’installer dans la capitale parisienne, direction Hamel, le contact est dans le descriptif de ce podcast. Voilà pour ton interview. Te voilà dans la galerie. Oh, quel plaisir!
J’espère inspirer d’autres personnes. Merci infiniment Gauthier pour cette opportunité. C’est génial. Tu vas aimer t’écouter. Souvent, on n’aime pas s’écouter.
Je n’aime pas m’écouter, mais peut-être que d’autres aimeront m’écouter. Ça me fera plaisir. En tout cas, Amel, entre toi et moi, je sais que tu traverses une épreuve difficile en ce moment. Je voulais t’envoyer tout mon courage et toutes les bonnes ondes. Et Dieu sait que je m’y connais en ondes.
Oui, oui. Merci de ton attention. Merci beaucoup.

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Podcast n°2649 (janvier 2026)

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