L’aventure « Smartphone ID » avec Emile Menetrey

Saviez-vous que la simple photo d’identité, que nous considérons souvent comme une formalité, peut être source de grandes différences culturelles à travers le monde ?

Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », Gauthier Seys s’entretient avec Émile Menetrey pour explorer les complexités et les subtilités qui entourent la création de photos d’identité à l’international. Ce sujet, qui semble anodin au premier abord, révèle en fait des anecdotes fascinantes et des défis inattendus pour ceux qui vivent ou voyagent à l’étranger.

Émile Menetrey, l’invité de cet épisode, est un entrepreneur français à l’origine de Smartphone ID, une entreprise innovante qui facilite la création de photos d’identité conformes aux normes internationales. Ayant lui-même vécu l’expérience de l’expatriation à Barcelone, Émile combine sa connaissance personnelle des défis de la mobilité internationale avec son expertise professionnelle. Son parcours l’a mené à devenir un spécialiste reconnu dans le domaine des photos d’identité, et son entreprise est désormais un acteur majeur dans plusieurs pays.

Au cours de l’épisode, Émile explique comment Smartphone ID a su tirer parti des avancées technologiques pour simplifier le processus de création de photos d’identité conformes à des normes souvent très variées d’un pays à l’autre. Il partage également des anecdotes intéressantes, telles que l’interdiction de sourire sur certaines photos ou les particularités culturelles qui influencent les exigences en matière de photos officielles. Grâce à une combinaison d’intelligence artificielle et de contrôle humain, Smartphone ID permet aux utilisateurs de produire des photos acceptées par les administrations du monde entier, tout en garantissant la sécurité des données personnelles.

https://www.smartphone-id.com/

Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin. La mobilité internationale. Je suis Gauthier Seys et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Émile Menetrey. On va vous parler photo d’identité.
10 minutes. 10 minutes.
Souriez, vous êtes filmé. Nous allons vous parler de cette fameuse photo d’identité. Je suis certain que vous n’avez pas idée des différences culturelles à travers le monde. Mais Emile, notre spécialiste, va nous raconter. C’est mon premier Emile en 2646.
Interview. Bonjour, bienvenue, Emile. Bonjour, Gauthier. Bonjour et merci à la radio des Français dans le monde de m’avoir invité. Alors c’est très important pour nos auditeurs d’écouter ce podcast parce que de temps en temps, il faut refaire des papiers d’identité.
Il faut donc avoir une photo et vous n’avez pas idée, chers auditeurs, des différences à travers le monde de ce qu’on peut ou ce qu’on exige sur une photo officielle. Mais Emile est là avec le service Smartphone ID. Avant de parler de ton entreprise, Emile, tu es à Paris au moment où on se parle, mais tu as connu l’aventure de l’expatriation. Tu avais un envie de vivre cette aventure à l’international. Toi, tu étais plutôt partant pour New York.
C’était un peu loin pour la famille que tu emmenais. Oui, c’était un peu trop loin. Il y a au moins six heures de trajet, donc c’est un peu trop loin. Donc pour ne pas partir trop loin de la famille et des grands-mères, etc. Barcelone a été la destination idéale pour moi.
Et quel souvenir tu as de ces deux ans à Barcelone? C’était très agréable, d’abord le climat, l’ambiance, le bord de mer. Quand on vit à Paris et qu’on a le bord de mer, c’est plutôt bien. En tout cas, ma fille qui était au lycée français avait énormément de plaisir entre midi et deux d’aller se baigner dans les piscines environnantes et le soir, après les cours au lycée français, d’aller à la mer avec ses copines. Donc c’était vraiment un grand changement par rapport à Paris.
Mais malgré tout ça, vous êtes rentré quand même. Malgré tout ça, on est rentré quand même parce que rien ne dure jamais, ni le bon, ni le mauvais. C’est du bon qui n’a pas duré, mais on a gardé des attaches à Barcelone et on y va très régulièrement. 2017, on va arriver sur la création de Smartphone ID. C’est une idée incroyable.
On s’est rencontrés lors des trophées des Français de l’étranger du petit journal. Tu m’as tendu ta carte et on échange aujourd’hui sur ce sujet important parce que la photo d’identité, il fallait y penser. Smartphone ID l’a fait. Quand on refait des documents, on peut quasiment tout faire en ligne, mais arrive le moment de la photo et c’est là que ça peut buguer un peu, puisque pour un permis de conduire, par exemple, ou un titre de séjour, Il faut respecter un certain nombre de règles. Comment est venue l’idée, Emile, de cette création?
C’est tout simple. Il y a huit ans, l’État français a dématéialisé deux services en ligne qui étaient le permis de conduire et le titre de séjour. Dans le cadre de cette dématérialisation, tout pouvait se faire à distance. On pouvait envoyer la preuve de sa domiciliation, ses pièces d’entité qu’on avait scannées ou qu’on avait prises en photo. Tout, sauf la photo-entité qui demandait d’abord des normes bien précises.
Dans certains pays, c’est comme aujourd’hui, comme dans la France, dans une photocabine, vous ne pouvez pas faire une photo pour la Chine ou l’Amérique, etc. La photo sort toujours au modèle français. Nous, ça nous a paru comme une évidence de pouvoir s’adapter d’un pays à un autre, même quand on a besoin d’une photo pour le pays en question. Parfois, on est loin d’une photocabine ou d’un photographe. Et la deuxième chose, c’est que pour faire la photo en ligne, tout le dossier 100% en ligne, il fallait avoir un code e-photo.
C’est un code qui est donné par le ministère de l’Intérieur quand on est agréé photographe. Et donc, on avait ce code-là et on l’avait au travers, pas d’une cabine téléphonique, mais au travers d’un smartphone. Du coup, les gens pouvaient faire 100% de la dématérialisation. du service public en ligne. Et ça c’est plutôt avantageux quand on a même, si on veut refaire son permis de conduire à un moment et qu’on a envie de rentrer en France, quand on habite à Las Vegas ou à New York ou en Afrique, on peut tout faire en ligne dès le déjà sans bouger de chez soi.
Et depuis la société a grandi, puisque vous proposez ce service dans d’autres pays, tu es devenu le spécialiste des normes photo d’identité. Spécialiste, je ne sais pas. En tout cas, on a une expertise forte sur les photos d’identité, avec quelques petites anecdotes. Par exemple, sur les passeports, la photo du passeport, c’est une norme mondiale qui est gérée par ICAO, qui est l’organisme qui gère l’aviation dans le monde. Mais par exemple, le passeport japonais, le seul où on peut sourire.
Tous les autres passeports, vous devez faire la tête, faire la gueule, pour être simple. Et puis après, il y a plein d’anecdotes qui sont parfois liées à la culture du pays. La France étant un pays laïque, par exemple, sur la photo, sur aucune des photos d’entités. Les photos d’entités, d’abord, c’est un produit obligatoire. À Noël ou pour l’anniversaire, on n’offre pas une photo d’entité.
Jamais. D’accord. Donc, c’est obligatoire et comme c’est obligatoire, on doit respecter certains normes. Donc, par exemple, en France, le voile religieux, que ce soit pour des sœurs catholiques ou pour des femmes musulmanes, c’est interdit de le porter. On voit bien le visage, mais c’est interdit.
C’est le seul pays en Europe. En Suisse, ils ont une particularité, c’est qu’en Suisse, le voile religieux est accepté. Les sœurs catholiques peuvent avoir un voile religieux ou des femmes musulmanes, etc. Mais si vous mettez un foulard Hermès dans les cheveux, on vous le refusera. C’est une bonne nouvelle.
Ça, c’est une chose. Et puis après, il y a quand même aussi des normes en termes de dimension, taille de la photo, puis dimension, le fond, la couleur. Il y a pas mal de choses. Dans certains cas, les bijoux vont être, si contrevoyants, refusés. Il y a aussi une chose qui est assez rigolote, c’est que pour les photos de passeport, on s’aperçoit que les jeunes demoiselles font extrêmement attention à leur maquillage.
Elles vont se maquiller plusieurs dizaines de minutes pour paraître belles. Mais le problème, c’est quand elle passe les passeports avec les passes automatiques, le passe automatique ne va pas les reconnaître. Parce que du coup, pour casser un contrôle biométrique, il suffit de mettre deux, trois rouges à lèvres sur tes joues, etc. Et ça y est, la machine, elle panique. Donc, dans ces cas-là, on renvoie la personne au douanier physique.
Mais le douanier physique, quand il regarde la photo, il regarde la demoiselle. Parfois, il arrive de ne pas reconnaître. On a des anecdotes comme ça. Et naturellement, en plus, quand on prend l’avion et qu’on a pour faire 5-6 heures de vol, en général, elles ne sont pas maquillées et elles sont en survêtement. du sportswear et du coup, entre la photo super maquillée et puis la photo de la personne pas maquillée, parfois ça peut faire des ravages.
Surtout à un certain âge. Il est taquin. Alors l’histoire du sourire sur la photo, est-ce qu’on sait pourquoi on ne peut pas sourire sur une photo d’identité? Ça nous fait des têtes pas possibles, on a l’impression d’être cherché par les polices d’Interpol. Pourquoi?
C’est quoi cette règle? Parce que la photo, quand tu souris, forcément, ça déforme un peu le visage. C’est juste pour ça. Attention, parce que, par exemple, il y a des personnes qui sont en situation de handicap qui ne peuvent pas fermer la bouche, par exemple. Donc ça, c’est très problématique pour l’administration française.
Nous, on identifie que la personne est en situation de handicap, mais l’administration française ne le sait pas. Il n’y a pas de case encore. Ou les administrations dans le monde entier. Après, il y a plein d’anomalies. Par exemple, la photo du bébé.
Quand on prend un bébé, aujourd’hui, un passeport est obligatoire. Même pour un vol Paris-Toulouse, par exemple. un bébé, allez demander à un bébé de ne pas sourire quand vous êtes dessus. Au Canada, jusqu’à un certain âge, qui est à peu près un an, un an et demi, ils autorisent que le bébé ait la bouche ouverte. En France, il faut que le bébé ait la bouche fermée.
Donc, c’est quand même dur d’imposer la bouche fermée à un bébé. Mais bon, c’est toujours plus agréable de faire une photo avec un smartphone de son bébé qu’on va allonger tranquillement sur son lit pour faire la photo dessus, plutôt que de l’emmener chez un photographe ou dans un photomato où vous ne devez pas apparaître, on ne pourra pas voir votre Donc quand le bébé a quelques mois, bravo! Ceux qui arrivent, ce sont des prestidigeateurs. Alors on ne le sait pas forcément, mais la taille de la tête, la couleur du fond, les normes sont différentes d’un pays à l’autre. Évidemment, on n’a jamais été capable de s’harmoniser sur le sujet.
Une fois c’est vert, une fois c’est gris, une fois c’est jaune. Tout à fait Gauthier, tout à fait. Alors il y a des raisons historiques à ça, c’est qu’à l’époque dans les photocabines, il y avait des flashs et quand le fond était blanc, le flash renvoyait et donc c’était très dur de faire une photo. Donc en France, on a mis un fond gris bleu. Mais d’autres pays, le flash était plutôt harmonisé, etc.
Certains pays exigent une cravate et la personne ne la faisant pas la photo avec la cravate, on l’ajoute après. Alors en Thaïlande, c’est le cas, tu as encore raison Gauthier. En Thaïlande, il faut mettre une polézone pour avoir une cravate, donc ils rajoutent la chemise blanche et la cravate. C’est comme les jouets qu’on avait petits, parfois on rajoutait des habits sur un mannequin en carton dur. Ils le font la même chose sur la photo.
Alors en l’occurrence, pour éviter de galérer avec sa photo d’identité, on installe désormais Smartphone ID et on fait sa photo tranquillement chez soi en respectant les règles qui sont imposées. Ensuite, vous certifiez la photo, c’est ça? Nous, quand vous allez télécharger la photo, vous choisissez sur l’application le pays pour lequel vous désirez une photo parce que d’un pays à l’autre, Les normes ne sont pas les mêmes, le poids numérique n’est pas le même, la taille de la photo, la taille du visage, etc. Et puis après, nous, on fait passer ça par un outil d’intelligence artificielle qu’on a développé en interne. Ce n’est pas un outil américain, d’accord?
Donc ça, c’est aussi très bien. La deuxième chose, c’est qu’après ça, l’outil A90, A91, voire 12% dans certains cas, accepte la photo et elle passe par un contrôle humain. Le contrôle humain, il dit si la photo est OK, il dit OK. Si la photo, il manque quelque chose, il va enrichir en deep learning les raisons pour lesquelles ce n’est pas passé. Et ça repart en demandant par exemple à la personne de retirer son chapeau.
On arrive à authentifier ça automatiquement. Et du coup, on va enrichir l’outil d’intelligence artificielle. Ce qui était très important, c’est d’abord qu’on ait un outil d’IA propriétaire. On avait décidé ça dès le début. Pourquoi?
Parce qu’à l’époque, on avait des gens comme Google ou Apple qui faisaient des produits assez bien pour détourer les visages des gens. Mais ces produits-là, ça part aux États-Unis. Pour des raisons de sécurité, et on a bien fait, et de souveraineté, ce qui est le deal maintenant, notre application est mise dans un serveur Google en Europe. Et il y a une couche de sécurité par Thales qui encrypte les données qui rentrent. Et du coup, les Américains, s’ils veulent avoir accès à nos données, au travers d’un Magiltra qui en ferait la demande à Thales pour avoir un objet.
Donc, par exemple, les Européens sont très fuyants de cette sécurité-là et que leurs données ne partent pas à l’étranger, ce qui est une obligation quand on travaille avec notamment Google. Grâce à ça, on a arrivé à contourner cette objection. Quelle belle idée française, Emile. C’est une chouette idée française. On est French Tech, on est France Digital.
Et puis, comme on le dit toujours chez nous, on n’a pas de pétrole. On a des idées. Et du coup, tu as des témoignages. Aujourd’hui, plus de cent mille auditeurs chaque jour écoutent la radio des Français dans le monde. Quelques-uns doivent lever les yeux au ciel en disant ça y est, ça va résoudre tous mes problèmes.
Tu as d’ailleurs eu des témoignages d’expats qui reviennent vers toi en disant merci pour le service. Tout à fait. Sur LinkedIn, j’ai des témoignages comme ça et on a pas mal de témoignages sur le service client aussi qui nous remercient parce que ça les a vraiment dépannés d’avoir à se déplacer. C’est compliqué, surtout quand on est dans des pays où les réseaux de communication ne sont pas faciles. C’est très compliqué.
Leader en France, 4 millions de téléchargements, 2 millions de photos officielles certifiées par Smartphone ID. Félicitations. Quand on a besoin d’avoir une version papier, vous l’envoyez. Alors, en Europe, c’est assez rapide. Dans certains endroits du monde, c’est un peu plus long.
Tu me disais même, il y a des endroits dans le monde où on recevra jamais rien. On a fait des tests avec des gens qu’on connaissait et on ne l’envoie pas parce qu’il n’y a pas d’adresse postale ou il n’y a pas de… Notamment dans les pays en Afrique, Ça n’arrive pas. Par contre, leader en France, ça cartonne avec l’Angleterre, les USA, les pays du Maghreb, l’Asie, l’Australie aussi utilisent ton service. Félicitations, bravo.
C’est quoi l’avenir pour SmartphoneID? L’avenir, c’est que notre position de numéro 1 et de leader en France, on l’acquiert aux Etats-Unis et en Angleterre. On travaille beaucoup avec les Etats-Unis, on a beaucoup de projets en B2B notamment. On s’est aperçu que les Américains n’étaient pas aussi avancés que nous. Et pourquoi ça ne marche pas aux Etats-Unis?
Parce que c’est un développement horizontal de l’immobilier. Ils ont des maisons, donc ils prennent la voiture pour n’importe quoi. Les Américains ont offert gratuitement le fait de faire sa photo entité au travers d’un PC. Et quand tu fais ta PC, une photo au travers de ton PC, de ta caméra, tu as toujours la photo de mamie au mur derrière ou la plante verte. Et du coup, les gens les utilisent parce que la photo, c’est le seul document qui nécessite vraiment quelque chose de très précis et qui va retarder la délivrance du document officiel.
Donc, dans ces pays comme les États-Unis, ça marche très, très bien. Et on travaille aujourd’hui avec Lamba et je pense qu’en courant en semaine 2026, on aura deux très, très grosses entreprises qui ont deux très, très grosses notoriétés, qui auront pris notre système d’à la fois de contrôle biométrique et de photoidentité. Merci beaucoup, Emile, et j’espère que nos auditeurs auront découvert un service génial et pratique pour eux dans leur quotidien. Au plaisir. Au plaisir.
Merci beaucoup.

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Podcast n°2646 (janvier 2026)

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