Lepetitjournal.com fête ses 25 ans : Rencontre avec Hervé Heyraud

Avez-vous déjà pensé à l’impact que peut avoir un simple projet personnel sur le monde entier ?

Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », Gauthier Seys nous invite à découvrir l’histoire inspirante d’Hervé Heyraud, fondateur de  « Lepetitjournal.com », qui célèbre ses 25 ans d’existence. En revenant sur les débuts de cette aventure, nous explorons comment une idée née d’une reconversion professionnelle a pu se transformer en une plateforme incontournable pour les expatriés français et francophones à travers le globe.

Hervé Heyraud, journaliste de formation, a lancé  « Lepetitjournal.com » en 2001 alors qu’il vivait au Mexique. Ce projet, initialement conçu comme un journal en ligne pour les expatriés, s’est rapidement développé pour devenir une référence internationale, avec 77 éditions à travers le monde. Hervé partage avec nous les défis et les succès rencontrés au fil des années, ainsi que son engagement à répondre aux besoins des communautés françaises et francophones à l’étranger. Son approche innovante et son esprit d’ouverture ont permis à « Lepetitjournal.com » de s’ancrer localement tout en ayant une portée globale.

Dans cet épisode, nous explorons également les initiatives mises en place par lepetitjournal.com pour valoriser les Français de l’étranger, notamment à travers les Trophées des Français de l’étranger. Hervé exprime sa fierté pour cet événement qui met en lumière les réussites de nos compatriotes dans divers domaines à l’international. En outre, il évoque la Maison de l’expatriation, un service gratuit destiné à accompagner ceux qui envisagent une expatriation ou un retour en France. Enfin, Hervé partage quelques anecdotes personnelles, notamment ses rencontres avec des personnalités influentes, tout en soulignant l’importance de la curiosité et de l’ouverture d’esprit dans le succès de son entreprise.

https://lepetitjournal.com/expat-mag/25-ans/les-25-ans-du-media-lepetitjournalcom-en-25-dates-marquantes-298969

Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde, pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seyss et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Hervé Hérault, le fondateur lepetitjournal.com qui fête ses 25 ans. 10 minutes.
Je suis en visio avec Hervé. Lorsque j’ai dit les 25 ans, il a levé les yeux au ciel, il a l’air de dire c’est pas vrai, ça fait déjà 25 ans. Bonjour Hervé. Bonjour Gautier, ravi d’être à votre antenne. Alors, c’est vrai que les années filent à toute vitesse.
On va revenir au Mexique. On est en 2005, le 11 janvier. C’est parti pour l’aventure du petit journal. C’est là que toi, en tant qu’expat, tu as fait naître ce service en ligne. Alors en fait on est en 2001 Gauthier, 2005 c’est quand je suis parti vivre au Mexique en 98 avec ma femme et moi je suis journaliste de formation et j’ai eu l’idée de créer ce journal comme un projet de reconversion et puis après je suis journaliste donc j’ai créé un journal, j’ai pas créé une boucherie, j’ai créé ça le 11 janvier 2001 Et ça a été un vrai succès.
Je l’ai développé au Mexique entre 2001 et 2005. Et puis en 2005, on est parti vivre pour les mêmes raisons pour le travail de ma femme en Thaïlande. Et du coup, je l’ai créé en Thaïlande. Et puis après, j’ai eu l’idée de chercher des partenaires indépendants pour exploiter la marque et le concept un petit peu partout dans le monde. Très bien.
Comme tu vois, je suis plus fort en radio qu’en calcul mental, parce qu’évidemment, 2005, ça ferait pas 25 ans. Mais bon, voilà, petite erreur dans mes notes. D’ailleurs, si on se promène dans la marque Le Petit Journal, on peut même remonter jusqu’en 1863. C’était un vieux journal parisien très connu. Oui, absolument.
Le petit journal a une existence papier. C’est un journal historique qui, comme tu l’as dit, a été créé en 1863 et qui est mort avec la Seconde Guerre mondiale. On pourrait le comparer au journal Le Parisien d’aujourd’hui, mais avec des tirages très conséquents. À l’époque, tout le monde achetait le journal en partant aller travailler. Et je pense que c’était des tirages à plus d’un million, un million et demi d’exemplaires.
C’était colossal. Et si vous avez l’occasion, les bouquinistes parisiens en ont encore beaucoup. des originaux ou des reproductions, mais même d’originaux aussi. Le Petit Journal, ça a été aussi une émission sur Canal+, animée par Barthez. Comment ça a pu se passer Alors, Le Petit Journal, évidemment, est un terme assez générique.
Qu’est-ce qui s’est passé dans cette période-là vers une émission tous les soirs à la télé À la base, en fait. J’Ai créé le petitgenre.com avant qu’existe l’émission de Canna+. Je ne saurais pas dire exactement, elle a dû se lancer vers 2008 ou quelque chose comme ça, mais on a été créé en 2001. Bon, ça s’est lancé et en fait, c’était quand même très français, très parisien. Donc moi, je n’ai pas trop identifié au début et ils ont vraiment eu un gros succès au moment de la campagne électorale de 2012 et ça a pris vraiment de l’ampleur.
Donc, il y a eu un peu des confusions. Il y a un peu des gens qui nous sollicitaient alors que je recevais des lettres d’amour pour Yann Barthez. Ce n’était pas pour moi, donc je faisais suivre des candidatures, des gens qui s’intéressaient. C’est aussi un bar à Paris, tu vas y boire un verre de temps. En temps Non, mais en revanche, le bar est un club de jazz, le Petit Journal Montparnasse.
Moi, j’adore le jazz et malheureusement, je ne suis jamais allé, mais je sais qu’il est toujours ouvert, qu’il existe toujours, donc il faut que j’y aille un jour. Une bonne idée de 25 ans, il faut que j’y emmène mes équipes. Plus de 70 éditions à travers le monde, le monde est grand quand même. Oui, 77 éditions, on a ouvert à Bali très récemment. Voilà une belle destination pour aller vérifier si tout se passe bien.
Le but, ce n’est pas de planter des drapeaux, mais c’est en revanche de pouvoir répondre aux besoins et de servir nos communautés françaises et francophones à l’étranger dans leur quotidien. Depuis quelques années avec la radio des français dans le monde, on travaille de façon intelligente en partenaire et notamment j’interview souvent des personnes de votre équipe qui animent les éditions dans le monde entier et le retour que j’ai souvent de vos équipes c’est en découvre des choses. Lorsque les invités passent au micro, est-ce que dans cette interview tu vas annoncer des choses que ton équipe va découvrir sur toi Hervé Je n’ai pas de. Grands scoops à annoncer, mais je suis ravi effectivement. Je pense que ça me fait plaisir ce que tu dis, c’est-à-dire que quand des équipes que tu interviews découvrent des choses au quotidien, c’est parce qu’en fait, moi je trouve que la clé du succès de notre journal, mais je pense que c’est valable, et j’en suis sûr parce que je te connais, c’est valable pour la radio des Français dans le monde, c’est la curiosité.
On est des gens ouverts sur les autres, ouverts sur le monde. On s’intéresse, on est curieux, on veut découvrir des choses, on veut rencontrer des gens. Donc c’est notre succès, c’est ton succès. Et je pense que sur ce plan-là, on se retrouve tous. Et je dirais que ça me fait plaisir d’entendre ce message.
Je ne suis pas surpris parce que je sais que c’est les gens qui m’entourent, même parfois ceux qui sont très loin. Mais en tous les cas, on est tous dans cet état d’esprit de découverte. En tout cas, grâce à lepetitjournal.com, tu vas un jour croiser et échanger avec Jacques Chirac. Alors bon, j’aurais peut-être pu le rencontrer différemment, mais en tous les cas, il est venu à Bangkok à l’occasion d’une visite présidentielle. Je ne saurais plus dire exactement quelle année, mais je dirais 2008, 2009, 2010, quelque chose comme ça.
Du coup, je suis allé me présenter, lui présenter dans un des bains de foule qu’il affectionnait, où il excellait malgré sa descente de l’avion. Donc il a dit quelques mots à la communauté française et il a traversé la foule. Donc je suis allé me présenter et je lui ai parlé. Et Pierre, mon partenaire de Bangkok à l’époque, a illustré le moment avec une photo où on voit le président extrêmement attentif à ce que je lui dis. Je ne sais pas si c’était si important que ça, mais en tous les cas, il était très attentif.
Justement, par rapport aux politiques, on en reçoit souvent sur cette antenne, cette image des Français de l’étranger. On n’arrive pas en France, malgré le travail des équipes du Petit Journal, nous ou les autres médias, on n’arrive pas à faire de cette diaspora une fierté. Alors que finalement, ces 3 millions de Français font vivre l’image de la France, les valeurs de la France. Pourquoi tu crois que ça reste quand même une image difficile à gommer, cette idée d’évasion fiscale, par exemple La première. Chose, c’est loin des yeux, loin du cœur.
Malheureusement, ça, c’est une réalité. Malheureusement, contrairement à ce que tu fais, à ce qu’on fait, on a des médias qui sont très auto-centrés, très franco-français, avec plein de polémiques, de débats stériles qui ne servent strictement à rien. On a malheureusement pas assez tendance à regarder ailleurs. Ce n’est pas le cas de tout. Le monde, mais je trouve que c’est quand même un tropisme qui est assez fort.
Peut-être que c’est vrai dans les autres pays aussi. Je ne peux pas autant comparer, mais j’imagine. Mais en tous les cas, en France, c’est particulièrement vrai. Donc ça, je trouve que c’est assez regrettable. Effectivement, on a plein de Français qui font des choses dingues.
Ce qui a changé quand même, En 25 ans, c’est la représentation politique des Français à l’étranger. Alors, je ne veux pas dire qu’ils sont beaucoup plus écoutés ou beaucoup plus présents dans le débat national, mais en tous les cas, ils sont représentés par 11 députés, alors qu’avant, il n’y avait que 12 sénateurs. Donc, c’est des députés, c’est des députés de la nation. Et le poids électoral des Français à l’étranger est passé de 800 000 à 1,8 million. 1,8 million, ce n’est pas rien.
C’est plus que le nombre d’électeurs dans les Alpes-Maritimes où je réside. qui n’est quand même pas un petit département. Donc voilà, le poids, mais de là à dire qu’on pèse très fortement, peut-être pas assez. Après, les Français d’étranger eux-mêmes sont aussi des gens qui sont un peu loin aussi et qui, finalement, n’ont pas coupé les points avec la France parce que ça, je ne crois pas du tout. Je pense qu’ils sont au contraire même très, très…
Je suis fier d’être français, à de très rares exceptions, c’est des gens qui tournent le dos à leur pays. Et nous, ce qu’on a fait pour mettre en avant ces profils de français qui vivent à l’étranger et qui réussissent, on a lancé les Trophées des Français de l’étranger. Donc ça va être la 14e édition cette année et c’est quelque chose dont je suis vraiment très fier. qu’a organisé le PetitJournal.com, c’est de mettre en avant, de mettre en lumière des parcours de Français qui réussissent à l’étranger dans différents secteurs. Ça peut être des artistes, ça peut être des entrepreneurs, ça peut être des bénévoles, ça peut être des profs ou autres, des sportifs, etc.
Peu importe le pays où ils résident, ils candidatent et ils sont reçus sous les ordres de la République au Quai d’Orsay. C’est également un événement qu’on a décliné en différentes régions. On le fait à Dubaï, à Londres, à New York, à Shanghai, à Hong Kong, à Madrid, etc., à Milan. Alors j’allais justement, Hervé, te poser la question de savoir de quoi tu étais le plus fier. Est-ce que ce seraient ces trophées ou est-ce qu’il y a d’autres choses en toi qui te rendent assez fier de ce travail sur ces 25 années Evidemment.
Que je suis fier des trophées parce que je pense que c’est un bel événement qui met bien en valeur et bien en avant tout le positif de l’expatriation, ce que moi j’ai vécu pendant 13 ans et ce qu’on retrouve et je pense que la très grande majorité des gens ont un retour extrêmement positif C’est une richesse de s’expatrier, donc ça c’est très bien. Je suis très fier aussi de la maison de l’expatriation qu’on a lancée il y a deux ans, qui est un service gratuit à destination du public pour préparer son expatriation ou préparer son retour avec des conseillers et conseillères dédiées, donc sur des formats de rendez-vous gratuits avec une possibilité de prendre des rendez-vous en ligne à partir de fin janvier. et la maison physique ouvert sous un format pop-up store boutique éphémère. Ça sera au mois de juin cette année dans le 9e arrondissement de Paris. Donc ça c’est un service, on s’est rendu compte que c’est ce qu’on imaginait mais qui…
qui répond vraiment à un besoin, à une demande, avec beaucoup de gens qui ont plein de questions parce que c’est pas si facile que ça de s’expatrier et c’est bien de bien le préparer. Donc je suis ravi et j’ai l’impression que cette maison, ça va être la troisième année cette année, j’ai l’impression que maintenant elle s’inscrit dans la durée et ça j’en suis vraiment fier. Et moi, je pense que tu peux être aussi très fier de tes équipes, celles qui sont sur Paris ou à l’international. Je les fréquente quotidiennement. Ils ont quelque chose de différent.
Je trouve une humanité, un plaisir de faire ce travail. Et je voulais, je pense, comme tu es le patron, te féliciter pour cette constitution d’équipe. Je suis aussi chef d’entreprise et je sais que ce n’est pas toujours facile de s’entourer. Je pense que ça, ça fait vraiment partie de la grande réussite de ton travail, c’est d’avoir des personnes autour de toi qui font un travail de fou. Je te remercie et je bois tes paroles et je les partage complètement parce qu’effectivement, Ce n’est pas tout seul qu’en 25 ans j’ai eu l’idée, mais après c’est le travail de chacun, le dynamisme, la motivation, la participation, l’innovation, la créativité qui ont fait qu’on en est arrivé là et que ce n’est pas fini et que ça continue de grandir.
Évidemment j’ai mes associés Damien, Erwann et Adrien qui travaillent avec moi au quotidien. d’autres associés et puis mes collaborateurs Capucine, Chloé et d’autres qui sont mon fils Mehdi qui m’a rejoint en alternance, j’en suis ravi. On est une équipe d’une quinzaine de personnes, c’est très peu. Et puis tous nos partenaires évidemment dans le monde entier, sans qui le Petit Journal ne serait rien parce que la vraie valeur ajoutée, la vraie force du journal, c’est son ancrage local. Présents sur le terrain, bien sûr.
Présents localement, donc c’est leur capacité à chacun à s’approprier le projet, à le déployer, à faire en sorte de faire un journal de qualité, parce que je crois que c’est la base aussi, c’est parce qu’on fait un journal de qualité que les gens nous lisent, c’est pas simplement parce qu’on est gratuit et présent. Donc voilà, c’est un engagement quotidien et je suis également, donc je suis ensuite vraiment très fier et on va lancer en fait, donc je lance l’appel à travers ta radio, mais on va le lancer aussi sur PetitJournal.com, un appel à témoignage à toutes les personnes qui ont participé à l’aventure du PetitJournal.com. Si vous voulez laisser un petit mot sur une sorte de livre d’ordre, peu importe, appelons ça comme on veut, peu importe, ça peut être juste un message de joyeux anniversaire ou que nous avons, si vous voulez témoigner que vous ayez écrit un ou deux articles, que vous ayez collaboré ou contribué pendant des années, que vous me connaissiez personnellement et qu’on ait travaillé ensemble ou pas du tout parce que vous étiez à l’autre bout du monde ou que peu importe, qu’on ne se soit pas croisés. Parce que j’estime, c’est très difficile à quantifier, mais je pense qu’il y a plusieurs milliers de personnes qui ont collaboré pour le Petit Journal quand même en 25 ans. Et ça, je dirais que tu me demandais ma fierté.
Ça, c’est ma plus grande fierté. Eh bien, on va proposer à tous ceux qui ont une histoire à raconter par rapport au Petit Journal à le faire. Le lien est dans le descriptif de ce podcast. Pour terminer sur un peu du glamour, Hervé, pour ces 25 ans, grâce à ce métier, tu rencontres des personnalités Alors, la reine d’Espagne ou Catherine Deneuve, si tu devais les revoir Ce n’est pas. La même génération, mais en tous les cas, effectivement, j’ai rencontré les deux.
Et j’avoue qu’il y en a une qui est plus sympathique que l’autre. Oh là, ça finit très bien ce podcast. Dans 25 ans, on vous dira qui.
Merci beaucoup Hervé pour ce témoignage. Encore une fois, bon anniversaire à toi, à tes équipes et à tous les lecteurs à travers le monde entier. A bientôt. Un très grand merci Gauthier. Merci à tous.

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Podcast n°2645 (janvier 2026)

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