CES 2026 à Las Vegas : le futur & l’IA vu par Nicolas Rochelemagne

Avez-vous déjà imaginé ce que l’avenir nous réserve en matière de technologie et d’innovation ?

Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », Gauthier Seys nous transporte au CES 2026 à Las Vegas, un événement incontournable pour les passionnés de technologie du monde entier. Accompagné de Nicolas Rochelemagne, CTO d’EmotiConnect, nous explorons les tendances émergentes et les rencontres inattendues qui façonnent le futur de notre quotidien.

Nicolas Rochelemagne, notre invité, est le directeur technique d’EmotiConnect, une entreprise spécialisée dans l’application de l’intelligence artificielle aux émotions des consommateurs. Avec une voix légèrement enrouée après des journées intenses au salon, Nicolas partage son expérience unique au CES, où il a eu l’opportunité de rencontrer des cadres influents de grandes entreprises comme Coca-Cola et Nestlé. Le salon, avec ses milliers de participants et ses innovations impressionnantes, offre un cadre idéal pour échanger sur les nouvelles technologies.

L’épisode se concentre sur les avancées technologiques présentées au CES, notamment l’essor de l’intelligence artificielle et son impact sur notre quotidien. Nicolas discute de l’évolution rapide de l’IA, qui transforme les méthodes de travail et l’organisation des entreprises. Il souligne également l’importance de réguler cette technologie pour éviter les dérives potentielles. Le CES 2026, bien que marqué par des améliorations plutôt que des révolutions, montre que l’IA est désormais au cœur de nombreux développements, promettant un avenir où la technologie accélérera considérablement la recherche et l’innovation.

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Transcription IA du podcast :

Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des Français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gautier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes dans le futur avec Nicolas Rochelemagne. Je vous emmène au CES 2026 de Las Vegas.
10 minutes, 10 minutes. Le podcast des Français dans le monde. Mon invité est Nicolas, mais un peu Barry White aussi, parce qu’au bout de quelques jours de salon, on a pris un petit coup de microbe quelque part et on a une voix. T’es prêt pour chanter « You’re the first, the last, my everything ». Bonjour Nicolas.
Oui, bonjour. Effectivement, je pense que je paye le surplus d’énergie que j’ai dépensé la semaine dernière, peut-être le nombre de personnes que j’ai rencontrées. Mais effectivement, depuis que je suis rentré dimanche, ma voix n’est plus ce qu’elle était avant. mais mon ERJ est toujours là. J’ai eu la chance et l’opportunité d’aller au CEF la semaine dernière grâce à la région Paris-Est-Marnebois, que je.
Remercie énormément. Alors tu y es allé en tant que CTO d’Emoti Connect. Je rappelle qu’on a fait un podcast sur cette société. Tu travailles avec l’intelligence artificielle appliquée aux émotions des consommateurs. Et d’ailleurs, si j’ai bien compris, tu as fait de bien belles rencontres sur le stand d’Emoti Connect.
D’un coup, tu te rends compte que tu parles avec un des cadres. De Coca-Cola. En fait, il y a à peu près 150 000 personnes au CES et 4000 sociétés, 1000 startups. Et moi, j’étais plutôt dans le hall dédié aux startups. Et on a des personnes qui défilent toute la journée.
On a tous un badge. Dès un moment, il est retourné ou à l’endroit. Mais souvent, quand on engage la discussion avec la personne, on n’a pas le temps de bien réaliser qui est cette personne, d’où elle vient. Les personnes viennent du monde entier. Beaucoup d’Asie, beaucoup des États-Unis, aussi d’Europe.
Et ça m’est arrivé plusieurs fois, à la fin de la conversation seulement, J’avais bien réalisé que la personne venait d’Atlanta, mais de réaliser que je parlais avec une personne décisionnaire sur toute la partie Asie de Coca-Cola. Et quelques minutes après, à peu près la même expérience avec une personne qui s’occupait du branding de toutes les marques du groupe Nestlé sur la partie mondiale. Donc c’est vraiment des belles rencontres. En fait, on est là au salon pour rencontrer les gens, voir comment ils réagissent par rapport aux produits et aux innovations. Qu’On propose.
Alors, on rappelle pour les auditeurs, le CES de Las Vegas, c’est un grand rassemblement de quatre jours sur plusieurs sites différents. Il y a 150 000 personnes qui viennent du monde entier. Je pense qu’au niveau des aéroports, ça doit être un petit peu le foutoir pendant quelques jours, même si tout ça est très, très bien organisé, à. L’Américaine quoi. Oui, alors en fait, sur les aéroports, il faut quand même savoir que je pense qu’ils doivent pas être loin de l’état de saturation.
puisque toutes les personnes que j’ai rencontré, ils ont eu soit des vols retardés, décalés ou des propositions d’être payés pour partir le lendemain. En fait, c’est plus facile d’arriver. Les gens arrivent plus décalés parce que le salon commence effectivement mardi. Mais dès le dimanche, il y a déjà des conférences qui ont lieu dès le dimanche et le lundi. Mais les gens repartent presque tous en même temps.
Et c’est surtout sur le départ que se crée le brouhaha. En plus, ce qui se passe, C’est que beaucoup de gens sur leur stand utilisent des moniteurs télé ou d’électronique, et pour éviter de le transporter, ils vont l’acheter à Best Boy qui est un peu la fnac du coin, et puis ils le ramènent tous en fin de salon, le vendredi ou le samedi, pour se le faire reprendre, parce que c’est très facile de se faire reprendre les. Articles achetés. C’est un bon plan pour l’année prochaine, ceux qui veulent pas se tringoler avec l’oréatos. Bon, on est dans une région du monde où en ce moment il fait plutôt beau comme à peu près tout le temps à Las Vegas.
Gare aux coups de froid et des climatisations en passant d’un endroit à l’autre et gare aux claques aussi que l’on peut prendre en découvrant ce que sera. Le futur. Alors moi j’étais essentiellement passé la majorité de mon temps sur mon stand mais j’ai pu avoir l’opportunité d’aller voir des parties avec des innovations dans le hall principal qui se situe à peu près à 30 minutes de là où j’étais. et j’ai pu découvrir des tracteurs géants motorisés comme un peu un Roomba maison mais qui sert à cultiver les champs sans pilote ou alors la partie réalité virtuelle où vous pouvez courir mais vraiment courir pour de vrai sur place en fait. tourner à 360 degrés.
Il y a à la fois des parties pour les jeux vidéo, pour les voitures, pour l’électronique, la vision et même du logiciel. C’est vraiment extrêmement impressionnant de voir toutes ces technologies au. Même endroit. Alors, ce qui se développe énormément, évidemment, ce sont les lunettes, les robots. J’ai même vu un petit chien robot aujourd’hui.
Pourquoi pas ? Je ne sais pas à quoi il peut bien servir à sa maison. Mais voilà, même si je lisais à droite à gauche que tout ça est encore pas mal en développement. Alors, certes, les écrans, maintenant, ça se généralise un peu partout, mais les vraies innovations style ces robots qui pourraient nous aider dans notre quotidien, on n’est pas là d’en acheter un. Tout de suite.
Il y a beaucoup de produits qui sont présentés au CES. qui sont des produits qui vont être commercialisés dans le premier semestre de l’année. Il y a des produits qui sont des produits de recherche qu’on ne verra peut-être pas arriver tout de suite, mais beaucoup, beaucoup de produits de fabricants profitent de l’événement pour présenter les produits qui vont. Commercialiser dans l’année. On voit par exemple des drones qui permettent d’emmener un passager à l’intérieur.
Bon voilà, il faut avoir rudement confiance dans la technologie quand même. Des systèmes de stockage d’énergie solaire. ce qui serait quand même une grosse avancée. Aujourd’hui toi tu as vu des choses, tu t’es dit allez je serais prêt à m’en acheter un. ?
Il y a un truc qui me passionne, c’est ces paddleboard hybrides avec un foil et qui sont électriques. Alors il existe différentes versions, il existe une version qui est motorisée sur le foil en bas et une version qui n’est pas motorisée sur le foil en bas et qui permet en fait de de survoler le niveau de l’eau, mais il faut savoir que les modèles que j’ai vus sont représentés entre 8000 et 16000 dollars, c’est à peu près la même chose en euros. On peut toujours rêver que les prochaines générations seront beaucoup plus abordables, puisque là je pense que ça me semble. Assez comédiciste comme produit. Si on parle de l’intelligence artificielle, sujet que tu connais bien en étant à la tête de Emoticonnect.
Aujourd’hui, on se rend compte quand même que tout ça prend forme et que ça change notre quotidien. J’ai vu un chiffre impressionnant de personnes qui l’utilisent au travail ou dans leur loisir aujourd’hui en quotidien. Ça a changé toi entre le moment où tu as développé Emoticonnect et 2026. Tu as vu. Le changement sur son utilisation ?
Alors honnêtement, l’utilisation de l’IA, ça change jour après jour, mois après mois, on se rend compte, ça bouleverse nos sociétés. Dans un premier temps, c’est un ensemble d’outils qui sont difficiles à appréhender pour des grands groupes parce qu’il existe beaucoup de solutions, qu’elles utilisent, comment utiliser, comment former la société. Il ne faut pas l’ignorer aujourd’hui. Nous, ça transforme notre quotidien dans le sens où, par exemple, on a déjà supprimé toute la partie testeur, on dispose de l’IA. Aujourd’hui, mon objectif pour 2026, c’est que tout développeur passe 80% de son temps J’ai envie de dire conduire l’IA, de l’IA au responsable.
L’un des risques au début quand on utilise l’IA est de lui donner un problème à résoudre et de se retrouver avec quelque chose qu’on ne sait pas quoi faire, qui est très éloigné de la réalité. Aujourd’hui, les techniques permettent de mettre l’IA sur des rails, de pouvoir diviser un problème en sous-étapes, et d’utiliser l’IA pour chacune de ces 12 étapes et d’avoir un point de contrôle humain où on va pouvoir vérifier, valider et en fait, écrire des specs. Et ça devient notre métier aujourd’hui. Et c’est vraiment une révolution au quotidien dans le sens où beaucoup de grands groupes, inclus Spotify, ont commencé même à changer l’organisation de leurs équipes. C’est-à-dire que jusqu’à présent, des équipes, pour être performantes, c’est une équipe de 5 à 10 personnes.
Pourquoi ? parce qu’on a une équipe à taille humaine où on peut communiquer. On a une équipe avec différentes expertises, un expert en base de données, un expert en comptant, un expert peut-être en documentation, peut-être en design. Mais aujourd’hui avec l’IA, l’IA devient l’expert et peut remplacer cette expertise. Et l’humain est là pour la guider.
Donc on peut créer des équipes de deux à trois personnes. On peut diriger l’IA sur des parties dont on ne maîtrise moins bien, dont on n’est pas forcément un expert, mais à partir du moment où on a un oeil critique et un minimum de connaissances, on peut corriger et détecter les erreurs grossières et les erreurs que pourrait faire lire. Donc c’est vraiment une. Révolution au tout début des jours. Alors on parle de révolution, on l’a utilisé, ce mot parfois on l’a un peu galvaudé, mais on a bien senti un grand changement de paradigme avec l’arrivée d’internet.
Est-ce que tu crois qu’aujourd’hui on est prêt à cette révolution-là, qui aura des conséquences dans les entreprises, dans notre quotidien ? Est-ce que c’est bien bordé tout ça ? Quand on est chef d’une entreprise qui utilise cette technologie, on intègre aussi tout ce qui est difficile, tout ce. Qui pourrait être compliqué dans le futur ? En fait, ça me fait penser, il y a l’IAHAC européen, qui est là justement pour essayer d’encadrer et d’éviter ces dérives.
C’est très important. Nous, avec Emoticonnect, c’est aussi un peu nos enjeux objectifs en disant, on n’est que des hommes, et on bat des hauts et des bas. Et on est dans un monde qui devient de plus en plus hyper connecté. Et si on pouvait garder le côté émotion au centre, de nos décisions plutôt que de laisser la machine prendre le contrôle. C’est pour ça aussi qu’on a créé Emoticonnect.
Il n’y a qu’en mettant des garde-fous et des règles qu’on pourra éviter les dérives. Et je pense que dire acte européen est justement. Une très très bonne chose pour éviter ces excès. Nicolas, merci en tout cas de nous avoir permis de revivre ce CES 2026. J’ai aussi lu qu’il n’y avait pas eu des grandes annonces, des grandes innovations.
On est sur de l’amélioration. Il y a encore pas mal de choses qui. Vont nous surprendre, en tout cas dans le futur. Oui, quand on pense que probablement l’IA est au cœur aujourd’hui de tous les designs qui arrivent, donc je pense qu’on va pouvoir aller plus vite, plus rapide. Je disais encore il y a deux ou trois semaines, une chef de développement de Google, qui disent que les équipes galéraient depuis un an à mettre en place un système et ils ont utilisé un nouveau IA Cloud Code et en quelques jours, en moins d’une semaine, ils ont pu aller plus vite que ce qu’ils avaient fait en une année.
Donc ça donne à peu près quel ordre de grandeur en fait l’IA. Va accélérer la recherche, le design et le développement. Merci en tout cas de nous avoir fait ce rapport suite à ce salon. Au plaisir de te retrouver. T’es retourné dans l’Utah où.
Tu vis aujourd’hui. Soigne-toi bien, soigne cette petite gorge. Merci beaucoup. OK, merci. Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr.

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Podcast n°2638 (janvier 2026)

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