Voyage éducatif à Leeds avec Manon Veyssières

Saviez-vous que Leeds est la cinquième plus grande ville du Royaume-Uni, mais qu’elle reste souvent méconnue par rapport à Londres ?

Dans cet épisode du podcast 10 minutes, Gauthier Seys nous emmène à la découverte de cette ville du Yorkshire en compagnie de Manon Veyssières. Ensemble, ils explorent les particularités de Leeds, de son climat pluvieux à ses opportunités culturelles, tout en s’interrogeant sur la vie quotidienne dans cette région typique de l’Angleterre. Alors, êtes-vous prêts à découvrir une autre facette du Royaume-Uni ?

Manon Veyssières, notre invitée du jour, est originaire de Limoges et a un parcours académique riche qui l’a menée de Poitiers à la Nouvelle-Zélande avant de s’installer en Angleterre. Passionnée par le bilinguisme, elle a poursuivi ses études en Angleterre où elle a obtenu un PGCE, l’équivalent du CAPES français. Aujourd’hui, elle est la directrice pédagogique de la petite école de Leeds et de l’Alliance française de Leeds, tout en enseignant le français. Son parcours est marqué par une passion pour l’éducation et la francophonie, qu’elle s’efforce de promouvoir au Royaume-Uni.

Dans cet épisode, Manon partage son expérience de vie à Leeds, soulignant les défis et les joies d’enseigner le français dans un environnement anglophone. Elle décrit comment la petite école de Leeds attire des familles de toute la région, désireuses de maintenir un lien avec la langue et la culture françaises. Manon explique également comment l’école organise des événements culturels pour élargir la compréhension de la francophonie parmi les enfants, tout en abordant la dynamique du bilinguisme chez les jeunes élèves. Enfin, elle souligne l’importance des rencontres Parapluie Flamme UK pour échanger des idées et des solutions avec d’autres éducateurs engagés dans la promotion de la langue française.

https://lapetiteecoledeleeds.co.uk/

Transcription IA du podcast :

Vous allez plonger au cœur d’une nouvelle histoire inspirante. Bienvenue dans le réseau Parapluie Flamme UK. Voici 10 minutes, le podcast des Français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité internationale. Je suis Gautier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Manon Vessières, direction Leeds.
10 minutes. 10 minutes.
Ça a beau être la cinquième plus grande ville du Royaume-Uni, je vous ai dit Leeds, est-ce que vous savez le placer sur la carte ? Et bien nous partons donc, comme je vous l’ai dit, à quelques indices en Angleterre retrouver notre invité. Bonjour Manon ! Bonjour ! Alors c’est vrai, on ne va pas se mentir, Leeds, c’est moins.
Connu que Londres. beaucoup moins, c’est un peu perdu. Quand moi je suis arrivée, je ne savais pas vraiment où c’était, ni à quel point c’était grand. Et en fait, c’est une ville très typique de l’Angleterre où les centres-villes sont très petits et en fait, les villes sont très étalées en superficie, ce qui en fait une très grande ville, un grand. Pôle en Angleterre.
On est dans le nord de l’Angleterre, t’es à deux heures en train de Londres, c’est pas si loin. On est dans la région du Yorkshire, des petites villes avec des jolies campagnes, des cottages, très carte postale quasiment. Bon, une météo qui n’est pas non plus incroyable toute l’année. Il y a un petit. Peu de pluie.
Oui, il fait beaucoup de pluie. Il fait très gris et très froid. Donc la météo, pas idéale. Mais quand il fait beau, il fait vraiment beau. Donc ça, c’est très agréable.
Et pour les randos, c’est vraiment top d’habiter. Dans le Yorkshire. Bon, après, si t’as besoin de culture, tu vas. À la capitale. Oui, voilà, je peux aller à la capitale.
Il y a quand même beaucoup de choses. Il a y un opéra, il y a un théâtre ici. Il y a quand même des expositions de temps en temps. Mais oui, pour les gros points culturels. C’Est assez vide.
Alors avant de s’installer à Leeds, retour sur ton parcours, tu es originaire de Limoges, tu vas faire tes études, ta licence là-bas, puis ensuite direction Poitiers, puis dans le cadre de ton Buster, l’occasion de faire un stage et tu vas choisir la Nouvelle-Zélande. Alors là, il va falloir m’expliquer parce que c’est pas à côté quand. Même, la Nouvelle-Zélande. Mais c’était un peu un coup de chance. En fait, il y avait cette offre de stage que j’ai trouvée sur Internet.
Et pour moi, ça fait partie des pays auxquels on ne va pas vraiment parce que c’est si loin. Donc, j’ai un peu postulé un coup de tête et voir ce qui allait se passer. Et en fait, j’ai été prise. Donc, je suis. Partie en Nouvelle-Zélande.
Très bien. Est-ce que tu as découvert là-bas un autre monde ? Parce que c’est vraiment, on a la. Tête en bas là-bas. Exactement, c’était vraiment incroyable.
Malheureusement, c’était en 2020, donc pendant le Covid. J’ai fait mon confinement en Nouvelle-Zélande, ce qui était très différent de ce que je. Pouvais entendre en Europe. C’était assez libre, visiblement. Les frontières étaient fermées, c’est une île.
On n’y rentrait pas et quand on était dessus, on pouvait faire un. Peu comme on voulait. Exactement. En fait, on a eu six semaines, je crois, de confinement comme un peu partout. Et une fois que les six semaines sont passées, on est revenu à un mode de vie normal puisqu’on avait atteint le cas zéro.
de Covid, donc on était Covid-free. Donc ça. C’Était vraiment très agréable. Alors, tu vas vouloir continuer une autre expérience à l’étranger, bien apprendre l’anglais. Il n’y a pas beaucoup d’offres.
C’est comme ça que tu vas être amenée à t’installer en Angleterre. Te voilà là-bas en 2021. En tout cas, la réussite, c’est que maintenant. Tu parles parfaitement l’anglais. J’espère.
Je pense que oui, oui, oui. J’ai continué mes études en Angleterre, donc. J’Ai parfait mon anglais. Alors tu as l’équivalent d’un CAPES qui se dit comment chez. Les anglais ?
C’est PGCE. Donc ça c’est le diplôme pour être enseignant dans les collèges et les lycées. Donc c’est une expérience que j’ai tentée parce que moi de base je suis juste prof de français et langue étrangère mais il n’y a pas vraiment de reconnaissance à l’étranger de ce diplôme. Donc j’ai voulu compléter mais ça ne m’a pas vraiment plu. Donc j’ai arrêté les adolescents et maintenant je me concentre sur.
Les petits-enfants et les adultes. est passionnée du bilinguisme, tu as fait un master en éducation sur ce sujet, le bilinguisme. Franco-Anglais te passionne ? Oui, et surtout la compétence écrite chez les enfants bilingues, donc je mets vraiment accès à mes recherches sur la bilittératie, comme on dit dans le milieu, sur l’écriture. Dans les deux langues en fait.
Alors, on a bien compris que tu ne serais pas une représentante de l’Office du tourisme de Leeds, mais par contre, tu aimes énormément ton travail et tes différentes tâches, tes collègues, les projets, l’Alliance française. Il faut dire qu’en plus d’être la directrice pédagogique de la petite école de Leeds, donc dans le Yorkshire, tu es aussi la directrice de l’Alliance française de Leeds. Tu. Es aussi prof, si tu cumules. Je cumule, je cumule, je suis multitâche, je suis une passionnée de l’éducation et de la francophonie, donc j’ai beaucoup de mal à me restreindre sur mon nombre de projets.
Donc ça, j’aime beaucoup ma dialyse pour ça, puisque je peux cumuler différents projets. Différents publics, donc c’est vraiment l’idéal. Comment. On défend la francophonie depuis le Royaume-Uni aujourd’hui ? On la défend en faisant pas mal d’événements culturels, en essayant de de parler de la gastronomie, de parler aussi des opportunités professionnelles et, oui, et culturelles dans le monde, en fait, puisque le français est parlé dans de nombreux pays aujourd’hui.
Et voilà, on. Essaye de, petit à petit, de s’étendre. On a toujours eu avec les Anglais une drôle de relation, mi-amour, mi-haine. Comment tu vis aujourd’hui ce quotidien implanté. Dans ce pays en étant française ?
Je pense que du côté des Anglais, c’est un peu pareil, le sentiment avec les Français. Je vis un peu à la française, pour être très honnête. J’ai mes horaires très françaises pour les repas, j’aime bien cuisiner français. Donc, je ne me suis pas vraiment mélangée là-dessus, mais en même temps, une petite bière au pub à la fin du travail, c’est sympa. Donc, j’essaie de prendre un peu le positif dans.
Les deux cultures et de les mélanger ensemble. Bon bah t’as trouvé aussi un compagnon qui est anglais. Donc y’a un petit mélange à la maison. Exactement, y’a un petit mélange à la maison, même si j’essaie de le. Franciser petit à petit, il est très britannique.
Est-ce que tu lui as fait. Manger des cuisses de grenouille ? Non, mais je lui. Ai fait manger des escargots et il aime ça. Ah bah voilà, bon c’est pas un vrai anglais alors.
Et ça doit lui surprendre aussi quand il vient en France. Quand même. Il t’accompagne je suppose de temps en temps ? Oui, on rentre en France plusieurs fois par an. Je pense que c’est surtout qu’il prend plusieurs kilos à chaque fois qu’on va en France parce.
Qu’On fait le tour des fromages, le tour du pain. Ça change de l’âge lait et du thé. Allez, on arrête les clichés, on va s’intéresser à l’école. Alors l’école, t’es pas à la naissance de la petite école de Leeds, mais un petit mot sur l’histoire de cette école. Qui accueille aujourd’hui 126 enfants chaque samedi matin pendant 2h30.
L’école a été créée en 2005 par un groupe de parents, et c’est un peu tout ce que je sais sur la naissance de cette école malheureusement. Moi je suis arrivée en 2021 en tant qu’enseignante pour la classe de moyenne section, donc les enfants qui ont 30 ans. Quand il y a eu un changement de direction, J’ai saisi l’opportunité pour devenir la directrice pédagogique, mais c’est une école qui est assez grande puisqu’elle attire les enfants de toute la région, qui est une des régions les plus grandes du Royaume-Uni. Donc on a des. Familles qui sont très motivées le samedi pour venir puisqu’elles peuvent parcourir J’allais le dire, il y a deux.
Heures de route parfois pour venir jusqu’à la petite école. Exactement, oui. Je pense qu’en moyenne, la majorité des gens parcourent au moins 40 minutes de route pour venir et certaines familles poussent. Le vise jusqu’à quasiment deux heures de route pour venir. D’accord.
En effet, ils sont motivés. Une fois qu’ils sont sur place, ils apprennent. Avec toute une équipe aussi que j’ai rencontré lors des rencontres Parapluie Flamme UK, des équipes extrêmement motivées. Il y a évidemment l’enseignement, mais il y a tous les alentours, les rencontres, les échanges, les. Événements aussi que vous pouvez faire autour des traditions francophones.
Oui, on essaye de ne pas juste parler, même si on est une petite école française distante, on essaye d’élargir la francophonie en général. Donc, par exemple, le plus parlant pour ça, c’est notre carnaval. On essaye chaque année d’avoir un thème organisé par les professeurs volontaires d’organiser ce carnaval. On a déjà fait le Pays Basque. où on essaie de raconter des légendes des régions.
On a fait les antifrancophones, où pareil, on a essayé de reprendre les cultures, les chants créoles, sensibiliser les enfants à ces différentes cultures. Je sais que dans certaines classes, ils ont pu apprendre des mots en créole, parler de toute la culture, de l’histoire de ces îles aussi. Donc, on. Essaie de profiter de ces événements leur connaissance plus largement. Je me pose toujours la question de savoir comment c’est facile ou pas pour les enfants, une fois arrivés le samedi matin dans la classe, de basculer leur cerveau, de quitter l’anglais pour.
Arriver au français. Il y a une phase d’adaptation quand vous commencez les cours Ça dépend des classes et des enfants, ? puisque chaque enfant est un peu différent. Il y a des enfants qui comprennent très bien, mais qui ne parlent qu’en anglais. Il y a des enfants qui ne parlent qu’en français.
Ça dépend aussi de leur vie familiale et de leur relation personnelle avec la langue française, de comment ils se sentent, francophones ou pas. Et pour beaucoup d’enfants, c’est un peu le rendez-vous français. Ils savent qu’ils vont à l’école française, donc ils savent que le samedi matin, c’est en français, parce que nous, en classe, on essaie d’utiliser le français au maximum, donc il y a une espèce de synergie de groupe aussi qui les pousse à switcher leur cerveau en français à ce moment-là. Et puis, de toute façon, pour la majorité, c’est ce qu’ils font dans leur quotidien avec leurs parents, puisque Beaucoup d’entre eux ont un parent francophone et un parent anglophone. Ou même parfois sont trilingues, voire 3 trilingues à la maison.
Ma dernière question Manon, on s’est rencontré lors des journées. Parapluie Flamme UK, c’est des journées essentielles pour tous ceux qui participent à l’aventure Flamme ? Oui, c’est hyper essentiel. Moi, c’était la première fois que je participais à ces journées-là et c’était vraiment superbe de pouvoir rencontrer d’autres bénévoles, directeurs, professeurs des autres petites écoles du Royaume-Uni pour déjà se rendre compte qu’on a les mêmes problématiques. Parfois, des problèmes qu’on a, eux, ils ont essayé des solutions, de pouvoir s’échanger des conseils, de juste pouvoir se rencontrer, pouvoir partager notre expérience.
Ça, c’était vraiment super de pouvoir rencontrer. Et. Puis les tables rondes aussi, c’était extrêmement intéressant, très enrichissant comme journée. Parfait. En tout cas, Manon, merci d’avoir présenté la petite école de Leeds.
Pour les plus passionnés, allez taper le nom de la ville sur Google pour voir des photos. C’est en effet très joli, même si aujourd’hui, moi, dans mon studio, la pluie frappe mes carreaux et que de ton côté, la neige est quasiment au rendez-vous. Donc on n’est pas dans une grande journée. Qu’est-ce que tu dis si on vient de proposer. Un poste pour piloter la francophonie en Afrique ?
Ça va te faire un choc ? Ah ben là, choc thermique, ça c’est sûr. Mais pourquoi pas ? Qui sait où je serai dans quelques années. ?
Écoutez la radio des Français dans le Monde. Manon viendra nous le dire. À bientôt.

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Podcast n°2614 (janvier 2026)

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